Chapitre 6
Plus tard, Bloom et Slater roule en voiture.
"Elle ressemble un peu à celle-là, sauf qu'elle doit être de l'autre côté de la route parce qu'elle donne sur la mer." Dit Bloom en désignant une des maisons.
"Écoute. Pour comprendre tout ça, il faut que tu sache une chose : comme je te l'ai dit tout à l'heure, je suis une fée. Et je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à me transformer, ni à utiliser mes pouvoirs, mais je possède quelque chose qui pourrait te le prouver." Dit Bloom en sortant le ticket magique de sa poche.
"Regarde ça. C'est un ticket magique, j'te jure que ce n'est pas du chiqué. D'un instant à l'autre on va se retrouver dans une salle d'auditorium avec plein d'élèves, de professeurs, et sans oublier mes ami(e)s, qui nous observent en ce moment." Dit Bloom en montrant le ticket à Slater. Mais le super flic lève brièvement les sourcils. "…Euh il faut peut-être que je le secoue un peu." Dit-elle en secouant le ticket. Mais rien ne se passe.
"Mais oui. Ma baguette magique aussi il faut que j'la secoue." Répond Slater.
"Bon, ok. C'est une maison de style Européen, comme on en voit sur les cartes postales d'Italie, si tu veux… Comme celle-là." Dit Bloom en pointant une maison. Jusqu'à ce que nos deux héros arrivent devant un portail ouvert d'une grande villa. "La vache ! Je suis sûre que c'est cette maison ! Les méchants sont à l'intérieur !" S'exclame la jeune fée.
Jack Slater pousse un rire discret tout en prenant sa plaque.
"Tiens, j'te donne ma plaque. Je crois que tu l'as bien méritée." Dit-il en donnant sa plaque à Bloom.
"Non, non, je ne l'ai pas méritée." Dit-elle.
"Qu'est-ce que tu racontes ? Grâce à toi cette affaire est résolue. C'est une révolution dans l'histoire de la police criminelle. Quand je pense à toutes ces années que j'ai passé à étudier le comportement humain, la psychologie des terroristes, l'analyse des empreintes, tous ces cours que j'ai suivi sur la filature, la récupération d'otages, la criminologie. Alors qu'il suffit de se balader au volant d'une voiture et de montrer une maison au hasard en disant « Les méchants sont à l'intérieur » !" Dit Jack, d'un ton de plus en plus énervé.
Restant silencieuse pendant quelques secondes, Bloom regarde Slater d'une drôle de manière.
"Tu te trouves drôles ?" Demande-t-elle.
"Oui extrêmement ! Ne suis-je pas le célèbre comique Arnold Albertschweizer ?" Répond Slater.
"Schwarzenegger !" Dit Bloom.
"À tes souhaits !" Répond Slater en roulant vers la grande villa.
Peu après cette légère dispute, Jack Slater frappe à la porte de la villa, avec Bloom à ses côtés. Tous deux sont accueillit par un majordome asiatique costaud (joué par Toru Tanaka).
"Vous désirez monsieur ?" Demande la majordome.
"Je voudrais parler aux trafiquants de drogue de la maison." Dit Slater.
"Je vous demande pardon ?" Demande le majordome.
"Oui il fait beau, c'est l'été, on a envie de descendre quelques trafiquants de drogue. Ets-ce qu'il y en a dans cette maison ?" Demande Slater.
Le majordome ricane doucement et referme la porte.
"Tu peux t'attendre au pire maintenant." Dit Bloom. "Qu'est-ce que tu fais ? Tu t'en vas ?" Demande-t-elle en voyant Jack partir. Le super flic s'arrête et tourne le regard vers Bloom.
"Je reviendrai ! …Ha ! Tu t'attendais pas à ce que je dise ça hein ?" Dit Slater avec un grand sourire.
"Mais si. Tu dis toujours ça." Répond Bloom.
"T'es sûr ?" Demande Jack.
"C'est une réplique que tous les spectateurs attendent que tu places. C'est ta care de visite." Explique Bloom.
La porte s'ouvre et nos deux héros se retrouvent accueillit par Benedict.
"On me dit que vous faites dans les trafiquants de drogue c'est exact ?" Demande Benedict.
"Oui." Répond Slater, avant que Bloom ne l'attrape pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille.
"Jack. C'est l'homme de main de Vivaldi, celui qui a un faux œil." Explique-t-elle discrètement à Slater.
"Pardon monsieur, êtes-vous un homme de main ?" Demande Slater.
"Non, je serai plutôt un homme de ménage. Vous désirez autre chose ?" Demande Benedict.
"Oui : ôtez donc vos lunettes." Dit Slater. Benedict reste silencieux pendant une seconde.
"Qui vous autorise ?" Demande-t-il.
"Cette jolie plaque !" Répond Slater en montrant sa plaque.
"Vous êtes à côté de la plaque. On ne peut pas dire que vous cassiez des briques." Dit Benedict.
"Non, je laisse ça à Bruce Lee." Répond Slater.
"Vraiment ?! Personne n'est parfait. Dites-moi, j'espère que vous supportez la vue du sang." Dit Benedict, avant de claquer des doigts. Et en moins d'une seconde, Bloom et Slater se retrouvent entourés de chiens de garde. "Je vous conseille d'être très prudent, ils m'obéissent au doigt et à l'œil." Dit-il avant de claquer à nouveau des doigts pour que les chiens se mettent les uns sur les autres, afin former une pyramide.
"Et il me suffirait de claquer encore des doigts pour que demain vous soyez aspiré par une moto-crotte sur le trottoir d'en face. Je ne saurai donc trop vous conseillez ainsi qu'à votre toutou de rentrer à la niche. Vous avez d'autres questions ?" Dit Benedict.
"Oui. Deux très brèves." Répond Slater en s'allumant un cigare. "Primo, pourquoi est-ce que je perds mon temps avec un branquignol dans ton genre, alors que je pourrai faire des choses beaucoup plus risquées, comme ranger mes chaussettes par exemple. Deuxio, comment comptes-tu claquer des doigts pour tes molosses une fois que je t'aurai bouffé les pouces des deux mains ?" Demande Slater.
Par cette réplique qui tue, Benedict prend un air confus. Sans oublier Bloom qui regarde Slater d'un air étonner. Benedict finit par ôter ces lunettes pour montrer son œil de ver qui a la forme d'un smiley.
"Je vois souhaite une bonne journée." Dit Benedict, avant de refermer doucement la porte.
"Quand il était avec ton cousin il avait un autre œil, avec une cible. Il déteste son patron. Il l'a traité de « gougnafier de sicilien »." Explique Bloom à Slater, sans savoir que Benedict l'écoutait derrière la porte entrouvert.
Benedict referme la porte en prenant un air très surpris. Slater renverse une statue avec sa voiture, en voulant faire marche arrière pour quitter la villa. Tony Vivaldi les observes depuis sa fenêtre.
"Comment elle sait où j'habite, cet abruti ? Tu peux me le dire ?" Demande-t-il violement à Benedict, qui n'a pas l'air de prêter attention à son patron. "Je voulais qu'il entre à mon service, mais il est fou ! Il préfère courir après les méchants. Et comment il sait que je suis un méchant ? Hein ? Ce n'est pas écrit sur une pancarte ?" Termine Vivaldi en riant.
"Trouve celle qui l'accompagne et supprime la ! Et ensuite, descend Slater ! …Hé ! …Hé ! Je te parle !" Dit Vivaldi à Benedict.
"Il faudrait changer les modalités des obsèques." Répond Benedict.
"Ça va pas les testa ? Moi, quand je dis « un bon bain de sang » c'est…" Commence Vivaldi.
"UN BON BAIN DE SANG !" disent-ils tous les deux en même temps.
"Je vais essaye de savoir d'où sort cette gaminer rouquine que Slater traine dans son sillage." Dit Benedict avant de partir.
