Chapitre 15

"Bloom !" Hurle ses ami(e)s, tous heureux de la revoir.

"Ça a dû être incroyable pour toi ?! On t'a observé quand tu étais dans le film ! Tout ce que t'as vu, on l'a vu aussi !" Dit Stella, très excitée.

"Ça, j'en doutais pas." Répond Bloom.

"On a eu tellement la frousse pour toi à chaque instant, on a vraiment cru que t'allais finir en purée !" Dit Sky.

"Et comme toujours, je m'en suis sortis." Dit Bloom en souriant à son amoureux.

"Et pendant que tu étais là-bas, t'as aussi entendus les musique ? Les musiques des scènes d'actions ?" Demande Musa.

"Les musiques d'AC/DC ? J'ai tout entendu ! Tout !" Répond Bloom.

Le groupe continu de parler avec excitation pendant que Slater reste dans son coin sans rien dire. À un moment, le supe flic se dirige vers le projecteur. Le Prof Palladium, s'occupant du projecteur, prend un air surpris en voyant Jack Slater s'approcher de lui.

"Oh heu… Sacher que c'est un immense honneur pour moi de vous rencontrez, monsieur. Je suis un fervent admirateur de vos films." Dit Palladium.

Mais Slater se contente d'ignorer les paroles de l'elfe et s'empare du boîtier DVD de Jack Slater IV, puis l'observe en restant silencieux. Bloom et ses ami(e)s le rejoignent.

"Prof. Palladium, ce n'est pas qui vous savez." Dit Bloom en désignant Slater.

"Comment ? …Alors c'est l'autre ? …Je voulais dire : c'est un grand moment pour moi, monsieur Slater. Je n'avais jamais encore approché un héros de fiction. Et ça doit être aussi extrêmement exaltant pour vous." Dit Palladium.

Slater tourne les yeux vers Palladium en restant inexpressif.

"…Exaltant ? Je viens d'apprendre que je n'existe quand imagination." Commence Slater en reposant le boîtier et en s'asseyant par terre. "Quel effet sa vous ferait à vous de découvrir que ce qui fait votre vie a été inventé ? Votre travail, votre mariage, vos enfants… Tiens, si on poussait son fils du haut du building, ça lui donnera des cauchemars jusqu'à la fin de sa vie. Mais il est fictif, on en a rien ciré… Oh je m'excuse mais je ne trouve pas quoi que ce soit d'exaltant de s'apercevoir qu'on a passé toute sa vie dans des films." Termine-t-il.

Palladium viens s'assoir à côté de Slater.

"Vous êtes jeune et un peu trop sensible. Il y a pire que le cinéma, vous savez. Surtout sur Terre : les hommes politiques, les conflits, les incendies de forêt, les famines, la peste, la douleur, les maladies, les verrues, les hommes politiques-" Dit Palladium avant de se faire interrompre par Slater.

"Oui, vous l'avez déjà dit." Répond Jack.

"Je sais. Mais c'est qu'ils sont deux fois pires que tout le reste. Mais au fond, je comprends ce que ça fait d'avoir passé toute sa vie au cinéma. Nous, les habitants de la Dimension Magique, nous avons toujours vécu la même chose que vous, monsieur Slater, mais en différent : les gens sur Terre, qui pense tous que la magie n'est que de la fiction. Mais après tout, c'est normal puisque c'est quelque chose qu'aucun Terrien ne doit savoir. Vous imaginez l'énorme pagaille que cela engendrerait ?" Dit Palladium.

"J'en doute pas vraiment." Répond Slater.

"Peut-être qu'il n'y a que là-bas, dans votre réalité que vous vous sentirez mieux. Est-ce qu'on peut avoir le ticket ?" Demande Palladium.

"Bah… il y a un problème : Benedict est là, lui aussi. Et il a le ticket." Dit Bloom.

"L'homme de main à l'œil de ver ?" Demande Palladium en prenant un air désespérer.

"Mais comment allez-vous retournez là-bas, monsieur Slater ?" Demande Brandon.

"Bonne question." Répond Slater. "Mais ça ne sert à rien de flipper. N'est-ce pas Bloom ?" Demande-t-il.

"Heu…" Répond la jeune fée.

"Quoi qu'il se passe, il vaudrait mieux rester sur Terre. Après tout, c'est là que se trouve Benedict." Dit Sky.

"C'est vrai. Je vais m'occuper de Slater en attendant." Dit Bloom.

Un peu plus tard, de retour sur Terre, Bloom arrive chez ses parents adoptifs, à Gardenia, en Italie, avec Slater à ses côtés.

"Bon, tu me laisses parler, d'accord ?" Dit Bloom.

À peine Bloom commence à ouvrir la porte, ses parents adoptifs débarquent avec un air inquiet.

"Où est-ce que tu étais passé ?" Demande Vanessa, la mère adoptive de Bloom.

"Il est 3 heure du matin. Tu nous avais pourtant promis de ne pas rentrer tard ce soir." Dit Mike.

"Attendez, calmez-vous. Heu… Une fois, vous avez dit que je ne me faisais pas assez d'amis sur Terre. Alors heu… ben." Dit Bloom en montrant Slater.

Le super flic se présentent ainsi aux parents adoptifs de Bloom.

"Heum… Bonsoir, Monsieur et Madame Peters." Dit Slater, avant de leur tendre sa main. "Arnold Bocalboweir." Dit-il en voulant se présenter.

Mike et Vanessa fixe Slater avec un grand regarde d'étonnement. Pendant ce temps, à New York, Benedict explore les quartiers les moins fréquentables de la ville. En voyant les petits cinémas diffusant des films X, les trafiques et autres jeux illégaux. Benedict ne se sent absolument pas à l'aise. À un moment, une prostituer d'une quarantaine d'années s'approche de lui.

"Salut. Tu veux prendre ton pied ?" Demande la prostituer.

Benedict la fixe sans rien dire. Très surpris de voir que cette fille n'est pas aussi belle que les nanas de son monde.

"Quel âge avez-vous ?" Demande Benedict, l'air dégouté.

"Laisse tomber." Dit la prostituer en s'en allant.

Tout à coup, Benedict entend des coups de feu, juste à côté. L'homme à l'œil de ver se met à courir vers une bande de clochard prenant la fuite.

"Ses pompes ! Tire lui ses groles !" Dit l'un des clochards, avant de prendre la fuite.

"Allez viens, on se tire ! Dépêche-toi !" Dit l'autre clochard.

Benedict arrive devant un tas de sac poubelle où, derrière, est caché un cadavre sans chaussures.

"…Tire lui ses groles ?" Se demande Benedict, très surpris par ce langage.

Vérifiant les alentours, Benedict prend la fuite mais s'arrête aussitôt de courir.

"…Pas de hurlements ? …Pas de sirènes de police ?" Se demande-t-il en regardant encore les alentours.

Plus tard, dans une rue sombre et déserte, Benedict attire l'attention d'un mécanicien dans un garage.

"S'il vous plaît ! …Excusez-moi !" Dit-il.

"Oui ?" Répond le mécanicien.

"Heu… Je suis navré de vous dérangé. Est-ce que vous pourriez m'aidez à vérifier une théorie ?" Demande Benedict.

"Oui. Qu'est-ce que je peux faire ?" Demande le mécanicien.

"Alors voila." Dit Benedict avant de prendre son revolver et d'abattre le mécanicien. Celui-ci vérifie ensuite sa montre et observe les environs, mais rien ne se passe. Benedict tire plusieurs encore sur le cadavre du mécanicien.

"HÉ OH ! Je viens de tuer quelqu'un et c'était complètement préméditer !" Hurle Benedict. Pas de réponse. Silence total. "…Je disais que j'ai abattue un homme à dessin et que je souhaite faire des aveux complet !" Hurle-t-il.

"Tu vas bientôt fermer ta gueule ?!" Lui répond quelqu'un en hurlant.