Je soupirais en balançant mes jambes dans le vide.

J'étais assise sur mon balcon, qui faisait selon moi plus la taille d'une terrasse. De la musique s'échappait de ma chambre par le biais d'une baie vitrée située sur tout le mur du fond à l'opposé de ma porte: « The preacher de J. Smith, une reprise du groupe le Vieux Carré ». Excellente musique soit dit en passant. Un groupe pur normand, là où j'habitais avant mon déménagement en Bretagne.

La vue était magnifique, la forêt s'étendait à perte de vue, faites d'arbres centenaires, parfois millénaires. On apercevait même la cime du vieil If, gardien d'un cimetière oublié, non répertorié et croyez moi j'ai cherché.

Mes doigts tapotèrent ma cigarette et la cendre s'effrita grâce à la petite bise qui soufflait en ce mois de Juin. Ma bouche prit un pli amer et mes yeux jamais ne cillèrent: ils fixaient sans le voir le beau ciel étoilé. Je faisait le compte rendu de ces dernières semaines: « Merde, comment on se sortir de cette situation trop pourrie. Putain de merde ».

Oui l'expression jurer comme un charretier peut s'appliquait à moi, sauf que charretier, je ne le suis pas. Je m'appelle Alix, je suis une adolescente banale avec une vie banale mais il y a peu ça a dérapé. Et là maintenant je ne sais vraiment pas comment me sortir moi et mes amis de la mouise.

Voilà comment en quelques semaines je me suis dans la panade.