Note : Salut ^^! Alors, avant de vous souhaiter une "Bonne lecture", je tenais à m'excuser auprès des puristes, car afin de conserver un nombre convenable de personnages originaux, je n'ai pas toujours respecté les réelles différences d'âge qu'il pouvait y avoir entre eux. C'est tout ! Sur ce : "Bonne lecture" ;) .


Cela faisait maintenant presque dix minutes que Ron et Harry patientaient au bas des escaliers menant au dortoir des filles. Comme bon nombre de leurs camarades, dès leur arrivée dans la salle commune, ils avaient eu en premier réflex de chercher du regard un tableau, une affiche ou tout autre information relative à l'annonce qui avait été faite la veille au soir. Mais ils durent rapidement se rendre à l'évidence : il n'y avait rien concernant les fameux binômes d'apposé dans la pièce circulaire.

- Peut-être en bas, dans le hall, proposa Ron avec un petit espoir.
- Mmouais..., fit Harry. Bah ! De toute façon, je suis d'avis comme Hermione qu'on saura très rapidement avec qui on fait équipe. Après le ramdam que ça a mis hier soir, les professeurs ne s'amuseront pas à nous faire patienter trop longtemps.
- Pourvu que tu ais raison. Mais surtout, pourvu que...Oh pitié !, se mit soudain à prier Ron, qui joignit ses mains avec une expression d'intense ferveur. Faîtes que je ne sois pas avec un serpentard ! Oh s'il vous plaît, pas avec un serpentard !

Harry sourit, mais ne dit rien.


Quelques minutes plus tard, Hermione fit son apparition, suivie de près par Emy – qui partageait désormais le même dortoir qu'elle. La jeune fille aux longs cheveux incoiffables adressa aussitôt un regard interrogateur à ses deux amis qui lui répondirent d'un léger, mais négatif, mouvement de tête. Connaissant Hermione et son amour du travail, les deux garçons n'avaient pas eu besoin de lui demander à quoi elle faisait allusion dans son questionnement muet : c'était évident – et ils avaient d'ailleurs vu juste.
Peu après, tous quittèrent la salle commune des Gryffondor dans l'intention de se rendre à la Grande Salle où ils prendraient leur premier petit déjeuner ensemble.

Alors qu'il ne leur restait plus qu'à descendre l'imposant escalier de marbre pour arriver à destination, Ron se pencha par-dessus la rambarde pour voir s'il régnait une agitation inhabituelle dans le hall d'entrée du château ou pas. Mais mis à part quelques élèves qui s'y croisaient, aucune activité particulière n'y fut décelable.

- Mince alors !, ronchonna le garçon. Quand est-ce qu'ils vont nous dire avec qui on va devoir travailler cette année ?
- Tu es si pressé que ça de le savoir ?, lui demanda Hermione, étonnée par son impatience.
- Parce que toi non, peut-être ?, rétorqua Ron.
- Moi ? Bien sûr que si, voyons ! Je trouve même que c'est une excellente idée de nous faire collaborer ainsi avec une autre maison. Car au-delà de l'aspect purement studieux, rencontrer de nouvelles personnes est très intéressant, non ?
- Non !, s'écrièrent Ron et Harry qui, sans être vraiment surpris par l'analyse d'Hermione, ne pouvaient décemment concevoir qu'on qualifie une pareille initiative d'intéressante.

Pour eux, c'était tout, sauf intéressant. C'était un travail qui allait leur demander du temps, des efforts intellectuels supplémentaires, qui empièterait désagréablement sur leur temps libre – ainsi que sur les entraînements de quidditch de Harry – sans parler des éventuels compromis qu'ils allaient se retrouver à devoir faire en fonction de la personne sur laquelle ils tomberaient.
Donc c'était tout, sauf intéressant.

- Et toi, qu'est-ce que tu en penses, Emy ?, demanda d'une voix un peu forte Harry pour couvrir la crise qui grondait entre Ron et Hermione, en se tournant vers la jeune fille qui était restée silencieuse derrière eux.
- Hum...A vrai dire, dit Emy en se grattant la tête, l'air soudain pensive, je crois que je m'en serais bien passée. Mais bon, vu qu'on va avoir du mal à y réchapper, autant trouver des points positifs à la chose, histoire de nous motiver à la tâche.

Et là-dessus, elle fit un grand sourire à Harry qui la regarda incrédule en songeant qu'il aurait bien aimé avoir une telle capacité à relativiser ses problèmes.


Au fur et à mesure qu'ils descendaient les dernières marches, la rumeur provenant de la Grande Salle se faisait de plus en plus forte. Et pour cause : à cette heure-ci, l'immense pièce qui faisait généralement office de réfectoire était quasiment pleine. Les quatre longues tables étaient dressées et à chacune d'elles, des dizaines d'élèves mangeaient, bavardaient ou regardaient les emplois du temps que les directeurs et directrices des différentes maisons étaient en train de distribuer.

Les quatre amis restèrent quelques instants à l'entrée de la salle, constatant que là encore, aucun élément ne donnait d'informations susceptibles de satisfaire leur curiosité. Renonçant donc pour le moment à essayer d'en savoir davantage, ils se mirent plutôt à chercher du regard des personnes qu'ils connaissaient et qui seraient toujours attablées.

Au travers des mouvements incessants des élèves qui se levaient ou s'installaient, ils finirent par repérer un peu plus loin Katie Bell et Angelina Johnson.

- On va s'installer à côté d'elles ?, proposa Ron. Y'a des places de libres...
- On te suit.

Les filles s'engagèrent aussitôt dans une allée, tandis que les garçons, dans une autre. Progressant lentement au gré des mouvements des élèves, ils parvinrent enfin à destination, constatant alors qu'en fait, Katie et Angelina n'étaient pas seules. En face d'elles – et jusqu'à présent masqués par un groupe d'élèves qui discutaient devant eux - étaient assis les frères jumeaux de Ron : Georges et Fred. Fred qui était d'ailleurs en train de se faire vertement réprimander par sa directrice.

- Pour la dernière fois, monsieur Weasley : non ! Il n'est pas possible – et encore moins question - que je modifie votre binôme ! Et s'il y a encore parmi vous quelqu'un qui me pose cette question ou fait la moindre remarque à ce sujet, je lui mets une retenue et j'enlève cinquante points à Gryffondor ! Est-ce que c'est clair pour tout le monde ?

Sur quoi, excédée et son chapeau de travers, McGonagall ne prit même pas la peine d'attendre une réponse et s'éloigna à grandes enjambées. Suite à cela, Katie et Angelina se gardèrent bien de dire quoi que ce soit et finirent plutôt de boire leur thé. Quant à Fred, il s'abstint de tout commentaire et reporta son attention sur la feuille qu'il tenait entre ses mains, l'air de très mauvaise humeur.
Témoins interloqués de la scène, Harry, Ron, Hermione et Emy se contentèrent dans un premier temps de prendre place sans bruit en échangeant des regards perplexes.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?, demanda ensuite doucement Hermione à Katie, en attrapant un toast.
- Ben..., dit Katie à voix basse en faisant une petite grimace, c'est à cause de ces fameux binômes. Lorsque Fred a vu avec qui il était, il a demandé à McGonagall de changer de partenaire. Mais j'ai comme l'impression qu'ils étaient très nombreux à lui avoir déjà demandée la même chose. Alors du coup...Enfin, tu connais McGonagall...

Hermione acquiesça d'un mouvement de tête puis se tourna vers Emy qui affichait la même expression compatissante. Mais réalisant soudain ce que Katie venait de dire, cette dernière revint rapidement sur sa déclaration.

- Attends, ça veut dire que vous savez déjà avec qui vous êtes ?
- Quoi ?, s'exclama Ron de l'autre côté de la table.

Le garçon n'avait pas pu comprendre l'explication de Katie, mais Emy ayant parlé normalement, il n'eut aucune difficulté pour entendre ce qu'elle dit. Sa curiosité en avait brusquement ressurgi, lui faisant même oublier qu'il avait faim.

- Comment ça se fait ? Y'a rien nulle part !
- C'est marqué sur ton emploi du temps, grogna Fred. Regarde.

Le garçon étant assis à gauche de son jeune frère, il put ainsi lui montrer la feuille qu'il était toujours en train de fusiller du regard et où figurait effectivement l'emploi du temps des septièmes années assorti d'une annotation individuelle, mentionnant le binôme. Et en l'occurrence, concernant Fred, il s'agissait de...

- Pansy Parkinson ? Nooon ! C'est une blague ?

Ron n'en revenait pas – tout comme ses amis d'ailleurs, qui en restèrent figés sur place. Quelle chance - ou risque - y avait-il pour que l'un d'entre eux se retrouve obligé de supporter la promiscuité de l'une des pires tares de Poudlard ? Une infime. Mais pourtant...

- J'suis dégoûté, pesta Fred pour la vingtième fois en se défoulant sur une boulette de mie de pain qu'il écrasa entre ses doigts. Franchement, je vais devoir me coltiner cette face de pékinois toute l'année !

Et là, l'image de Fred suivit d'un petit chien faisant tout pour lui mordre la jambe fit, un peu malgré lui, éclater de rire Ron.

- Ron enfin !, le reprit aussitôt Hermione. C'est pas sympa !
- Je suis...désolé !, baragouina le garçon qui avait du mal à reprendre son souffle. C'est juste que...mmm ! mmmmm ! mmmmm !

Soudain, la bouche de Ron, telle une fermeture éclair, s'était refermée. Portant une main sur ses lèvres qui refusaient de s'ouvrir, le rire du garçon s'était envolé et avait laissé place à un sentiment de panique. Ron regarda alors Hermione en quête de secours, puis Emy, puis Harry...Mais aucun d'eux ne put rien faire. En fait, les trois le dévisageaient, totalement stupéfaits.
C'est alors que quelqu'un chantonna sur sa gauche :

- Et alors Ronounet...? C'est pas beau de se moquer de son grand-frère bien aimé...

Ron se tourna aussitôt vers Georges qui arborait un rictus triomphant tout en agitant sa baguette magique tel un chef d'orchestre. Comprenant aussitôt d'où le sort provenait, il menaça son frère de son poing et montra de son autre main sa bouche, exigeant silencieusement qu'on lui redonne l'usage de la parole. Mais plutôt que d'agir en ce sens, Georges se pencha vers son jumeau.

- Qu'est-ce que t'en penses ? On le laisse comme ça ou pas ?
- J'sais pas trop, fit mine d'hésiter Fred avec un air vengeur. Au moins, s'il arrêtait de parler, ça ferait des vacances à tout le monde.

Ron baissa alors son poing et, affichant tout à coup une tête de parfait repenti, implora ses frères de faire cesser le sortilège.

- Aller, c'est bon !, soupira alors Fred qui libéra Ron d'un négligent coup de baguette.
- C'est pas drôle..., marmonna aussitôt celui-ci en se frottant la bouche, heureux de pouvoir à nouveau l'ouvrir.
- La prochaine fois, réfléchis un peu avant de te moquer des autres, lui conseilla doucement Georges.
- Ouais, parce qu'il se pourrait bien qu'à l'avenir, on décide de te boucher autre chose que la bouche, sous-entendit dangereusement Fred.

Et c'est sur une grimace fort à propos du principal concerné que l'incident prit fin.


Un petit moment de silence suivit durant lequel chacun se concentra sur son petit-déjeuner, jusqu'à ce qu'Hermione, soucieuse de détendre l'atmosphère, demanda à Katie et Angelina avec qui elles allaient faire équipe.

- Moi, avec un gars de Poufsouffle, répondit Angelina. Un certain...McMillan. Ernie McMillan, confirma-t-elle en jetant un œil à son emploi du temps.
- Oh ! Très bien, approuva Hermione tout en étalant consciencieusement de la marmelade sur son toast. C'est un garçon sérieux.
- ...et un peu pompeux, toussota Harry – qui s'attira les foudres d'Hermione.
- « Sérieux », Harry ! Pas pompeux, insista-t-elle en posant son petit couteau à tartiner sur la table. Et si j'étais toi, ajouta-t-elle avec un petit sourire, j'éviterais de me moquer des autres. Je te signale au passage que je connais le sort dont s'est servi Georges...
- Et toi Katie, tu es avec qui ?, r embraya immédiatement Emy pour couper court à toute réflexion malheureuse en provenance du banc d'en face.
- Moi ? Avec...

Mais Katie n'eut pas le temps de répondre. Arrivant de son pas toujours aussi dynamique, McGonagall s'approchait des élèves de sa maison qui n'avaient pas encore reçu leur emploi du temps.

- Granger ! McLane ! Potter et Weasley !, appela-t-elle avec autorité.

Cessant toute activité, les quatre faillirent se mettre au garde à vous. Mais finalement, ils se limitèrent à se tourner vers leur directrice, dans la plus grande discipline.

- Vos emplois du temps !, dit-elle sèchement en tendant à chacun la feuille qui lui était destinée. Allons Weasley, faites un peu attention !

Ron venait de laisser tomber par mégarde sa feuille par-terre – feuille qui glissa bien loin sous la table. Là-dessus, McGonagall s'en alla – préférant ne pas prendre le risque d'entendre de nouvelles réflexions sur les choix du Choixpeau Magique.


D'ordinaire, la première des choses que les élèves faisaient quand ils recevaient leurs horaires, c'était de les éplucher – chose qu'ils ne firent évidemment pas cette fois-ci. Que ce soit Harry, Hermione ou Emy – Ron étant toujours coincé sous la table à essayer de récupérer son emploi du temps - tous balayèrent frénétiquement la feuille en quête du précieux nom.
Le premier à réagir fut Harry. Le garçon afficha rapidement un petit sourire satisfait.

- Bonne pioche Harry ?, s'intéressa Fred qui devina que la réponse à venir serait enviable.
- Je suis avec Roger Davies, de Serdaigle, précisa le garçon - qui ne put cacher son soulagement de ne pas être avec un serpentard.
- Ah..., lui ?, dit Georges en faisant la moue. J'espère pour toi qu'il est meilleur dans les études qu'au quidditch, parce que sinon...
- Oh ! Arrête un peu Georges ! Davies est un très bon capitaine de quidditch, fit remarquer Angelina.
- Et également un brillant élève, ajouta Katie.
- Qu'est-ce que t'en sais ?, insista Fred avec mauvaise humeur en regardant Katie.
- Je le sais parce qu'on est ensemble au club d'enchantement, rétorqua l'étudiante qui se désintéressa ensuite ouvertement des jumeaux et regarda Harry avec un sourire confiant. Crois-moi Harry, il est super sympa et bon élève. Tu es bien tombé.

Harry la crut sur parole et n'en fut que plus content – et il semblait qu'autour de la table, il n'était pas le seul à partager ce sentiment.

- Hermione ?, demanda le garçon qui, une fois rassuré, s'intéressa au sort des autres et remarqua l'expression de son amie.

Et effectivement, Hermione afficha une mine enchantée lorsqu'elle répondit :

- Je suis avec Adel Rhomson de...
- ...Serdaiiigle !, s'exclamèrent en chœur Katie et Angelina, avant de se regarder en pouffant comme deux groupies sous l'air écœuré de Fred et Georges.
- Tssss..., siffla l'un.
- N'importe quoi..., dit l'autre. Vous êtes vraiment des gamines ! Tout ça parce qu'il se la joue bellâtre, l'autre...
- Haaan ! Vous n'êtes que deux gros jaloux !, répliqua Angelina.
- Ah ouais ?, contrattaqua Georges, dédaigneux. Désolé, mais y'a rien chez ce type qui puisse me rendre jaloux !
- Bien sûr !, railla Katie. T'as raison ! Qui pourrait bien avoir envie d'être beau, gentil, populaire, intell...?
- Aïe !

Mettant fin d'une manière originale (et douloureuse) à la dispute qui menaçait, Ron émergea soudain de sous la table en se massant le crâne, son emploi du temps brandi d'une main ferme et victorieuse.

- Ça va Ron ?, lui demanda Harry. Tu t'es fait mal ?
- Hum...non, ça va, marmonna le garçon distraitement. De qui vous parliez, là ?, s'intéressa-t-il plutôt.
- D'Adel Rhomson, répondit Hermione alors que les quatre élèves de septième année continuaient à se défier du regard.
- Et...qui c'est celui-là ?, questionna Ron avec des yeux ronds en se tournant vers Harry – qui ne semblait pas être plus au courant que lui.

Hermione regarda alors le plafond et soupira, désespérée d'avoir des amis aussi ignorants.

- C'est un élève de Serdaigle, dit Emy avec un petit sourire - évitant ainsi à Hermione de répondre un peu trop rudement. Un bon élève apparemment même...

Précision qui exaspéra un peu plus les jumeaux Weasley qui pourtant, ne dirent plus rien à ce sujet.

- Aaah ! Il semblerait donc que concernant Hermione, le Choixpeau ait été plus inspiré cette fois-ci, plaisanta Ron qui put enfin découvrir avec qui il allait faire équipe.

Cependant, après un court instant, alors qu'Hermione allait demander ce qu'il en était pour Emy...

- Quoi ? Oh nooon !, se lamenta bruyamment Ron. C'est pas vrai...
- Qu'est-ce qu'il y a ?, s'exclamèrent les autres en le voyant si déconfit.

Mais le garçon n'eut même pas la force de répondre. Il tendit seulement sa feuille à Harry, qui la parcourut rapidement à la recherche du nom de celui ou celle qui ne pouvait qu'être à l'origine de cette détresse et qui, dès qu'il le trouva, afficha une tête digne des plus émouvantes condoléances à son ami.

- Il est avec qui ?, s'impatienta Hermione.
- Marcus Flint.
- Oups...
- Aïe...
- Hou la...
- Ah ah ! Bienvenu au club !, s'exclama Fred - en même temps qu'il donna une bourrade dans le dos de son frère.

Mais bizarrement, Ron ne goûta pas à la plaisanterie. Et c'est dans un gémissement désespéré qu'il enfouit plutôt son visage dans le creux de ses bras. Harry lui tapota alors maladroitement l'épaule en signe de soutien.

- Eh bien..., dit soudain Emy d'une voix étrange, il semblerait que les couples Gryffondor/Serpentard aient particulièrement inspiré le vieux Choixpeau...
- Pourquoi tu dis ça ?, demanda aussitôt Hermione en fronçant les sourcils.
- Parce que je suis aussi avec l'un d'entre eux...
- Quoi ?

Même si elle était loin d'avoir réagi d'une manière aussi expansive que son camarade, il était néanmoins flagrant que ce choix n'avait pas non-plus enflammé Emy. Elle avait immédiatement répondu à la question, en essayant même d'afficher un léger sourire de circonstance, mais...

- C'est pas possible !, s'énerva ce coup-ci Fred en tapant du point sur la table. C'est pas normal, ça ! Y'en a combien encore qui vont devoir supporter ces espèces de...

Mais le passage inopiné de Rogue à proximité du groupe mit un frein brutal et efficace à la diatribe du jumeau. Ce dernier regarda toutefois le directeur de Serpentard s'éloigner avec un regard mauvais.

- Je suis sûr que c'est lui qui a manigancé tout ça, maugréa-t-il dès que l'homme fut trop loin pour l'entendre.
- N'exagère pas Fred, dit doucement Hermione. Le Choixpeau Magique n'est pas influençable. Et puis, quel intérêt aurait-il à faire travailler ses élèves avec ceux qu'il sait pertinemment qu'ils ne s'entendent pas ?
- « Quel intérêt » ?, répéta Fred, incrédule. Je vais te le dire, moi, l'intérêt : le simple plaisir qu'il va éprouver chaque fois qu'il viendra nous voir pour bien nous rabaisser devant ses petits élèves chéris ! Voilà l'intérêt !

Hermione parut sceptique tandis que Ron, tout à fait convaincu - comme d'autres - en gémit un peu plus fort.

- Et avec qui t'es toi au fait, Emy ?, demanda Fred, toujours aussi mordant.

La jeune fille regarda à nouveau sa feuille et...

- Ewan Lynch.

Mais alors que Harry et Ron parurent à nouveau totalement largués, Hermione plaqua une main sur sa bouche dans une expression interdite tandis que Katie et Angelina se regardèrent effarées. Quant aux jumeaux Weasley, il passa de longues secondes avant qu'ils ne réagissent enfin sous le regard de plus en plus inquiet d'Emy qui ne comprenait pas leur réaction.

- Hé ben ma pauvre, dit sombrement Georges en remuant lentement la tête.
- Là...Là franchement, ajouta Fred qui avait mis de côté sa hargne, t'as vraiment pas de chance...