Disclaimer : Teen Wolf ne m'appartient pas. Les quelques PNJ cependant viennent de moi.
Rating : M (langage vulgaire et lemon à la fin)
Avertissement et paring : Présence d'un couple M/M. Stiles x Derek (Sterek)
Note de l'auteur : Bonjour ! Voici le second chapitre. Je suis content que l'histoire vous plaise et j'espère que la suite vous plaira tout autant.
Petite précision : Stiles a 25 ans et Derek Hale (je conserve son prénom) est Superman.
Publication : Tous les dimanches si tout va bien. (prochaine le 11 septembre)
Bonne lecture !
Une fois dans ma voiture, je tournais un dernier regard vers le bâtiment détruit, réalisant encore une fois que j'étais bien vivant et cela grâce à Superman. Démarrant ma vieille jeep, je roulais jusqu'à chez moi sous ses réguliers crachotas de fatigue. Elle avait fait son temps mais je ne pouvais me résoudre à la laisser tomber. Elle avait tant vécu d'histoire avec moi. Caressant sa carrosserie comme pour la féliciter d'une nouvelle course, j'entrais dans l'immeuble où je logeais. Avec mon maigre salaire, l'appartement que je pouvais me payer n'était pas vraiment grandiose. Un simple 18m2, de quoi vivre convenablement. Et même si ce n'était pas très grand, j'étais attaché à lui. La décoration avait été faite à mon image. Si l'entrée et la cuisine gardait un ensemble simple et clair, le coin salon/chambre avait été customisé. Sur les murs, des tonnes de posters se surplombant, de super-héros, d'affiche de cinéma alors que le sol abordait un somptueux bordel. Heureusement je m'y retrouvais toujours dedans. Un jour, je perdrais ma tête, comme disait souvent Scott.
Me déshabillant dans un soupire de contentement, je laissais mes affaires tracées mon chemin jusqu'à la douche dans laquelle je m'engouffrais rapidement. L'eau retirait la poussière qui s'était glissée dans mes cheveux, détendait mes muscles alors que mon esprit semblait analyser cette journée si incroyable. Une journée à entourer dans le calendrier. Je ne m'attendais tellement pas à me faire sauver par lui. J'avais pensé très fort à Dante, à mon père. Mais à Superman. Je savais bien qu'il existait, qu'il sauvait les gens, mais qu'il me sauve moi, un simple ouvrier sans histoire ni importance. J'enviais les personnes qui passèrent à la télé dans les bras du héros de Métropolis mais maintenant que j'y étais passé, je comprenais parfaitement leurs ressentis. Et si je m'étais moqué sous la jalousie -avoyons le, je m'excusais maintenant. C'était vraiment génial. Ce fut plongé cette euphorie que je sortais de ma douche, sachant que Scott arriverait dans quelques minutes. Et j'eus bon, à peine je finissais d'enfiler mon pantalon que l'on toquait frénétiquement à ma porte. Je savais que c'était lui, il toquait d'une façon bien particulière, une sorte de signature. Un peu à la Sheldon. Lui ouvrant, la porte, je le serrais dans mes bras, heureux de le retrouver. A cause de ses études de médecine il avait beaucoup moins de temps à m'accorder et cela faisait un petit moment que l'on ne s'était pas croisé. Enfin, il y avait aussi une brune qui lui plaisait beaucoup et lui prenait une bonne partie de son temps. Mais il n'était visiblement pas prêt à m'en parler alors je respectais son choix. Pourtant c'était marqué sur son visage lorsqu'il en parlait.
" T'as ramené la pizza, t'es super bro ! Je viens à peine de rentrer et j'ai rien eu le temps de faire. " M'exclamais-je en le laissant poser la boîte sur la table.
" Comme toujours Stiles. " Rétorquait-il en prenant ses aises.
Je pris un air choqué et mécontent avant d'éclater de rire, vite accompagné de mon meilleur ami. C'était sans aucun doute vrai. Je cherchais à bien faire, à me préparer en avance mais finalement, devant le fait accomplis je n'arrivais à rien, il y avait toujours quelque chose qui me tombait dessus et ralentissait la réalisation de mes projets. Mais aujourd'hui j'avais une bonne excuse, c'était un immeuble qui m'était tombé dessus. Je le laissais allumer la télévision pendant que j'allais chercher un couteau pour découper la pizza.
" Stiles, tu passes à la télé ! " Criait Scott inutilement, je n'étais pas très loin de lui.
Revenant à ses côtés, j'haussais les épaules, ne disant rien de plus. J'observais l'écran où je me revis, dans ses bras. J'avais l'air d'une de ses pucelles devant leurs acteurs préférés, c'était minable.
" C'est pas Superman ça ? "
" Non, c'est Batman. " Répondais-je du tac au tac en commençant à couper la pizza.
" Ahahah, très drôle Stiles. T'as pu enfin rencontré ton fantasme de toujours. "
" Ce n'est pas mon – " Tentais-je de plaider pour ma défense.
" Ne me la fais pas à moi. J'ai presque grandis dans tes couches. " Me coupait-il.
" C'est super flippant. Mais ok, ouais, je l'ai rencontré. Il m'a pris dans ses bras, j'ai bandé un coup et puis voilà. On passe à autre chose. De toute façon, ce n'est pas comme si je le reverrais. " Déclarais-je un peu vivement avant de baisser la tête.
Cette constatation m'attristait. Mais je ne pouvais déjà pas rêver mieux de le rencontrer. Scott s'approchait de moi pour m'entourer de ses bras.
" Allez, Star Wars va commencer. Et puis j'ai pris ta pizza favorite, interdiction de râler. " Me réconfortait-il, toujours là pour moi.
Je le remerciais silencieusement en prenant une part de pizza dès que le film commençait. Nous connaissions les films par cœur et nous amusions comme à chaque fois à réciter les répliques. Les éclats de rire animèrent la soirée, réchauffant mon cœur et me faisant oublier tout le reste. À la fin du film, je raccompagnais Scott jusqu'en bas de mon appartement, le regardant partir avant de rejoindre la chaleur de mon habitacle, non sans jeter un coup d'œil vers la lune, penseur. Je finis par m'écraser dans mon canapé, le dépliant avec flemme, m'endormant peu de temps après. La journée avait été épuisante et pleine de rebondissement. Et cela ne faisait que commencer.
« Can't help it, I just think that they would make such a good pair, in canon they have never met. I don't care, I ship it. »
Je grognais dans mon oreiller en lançant ma main à l'aveuglette vers ma table. Mais malheureusement l'objet du délit s'écrasa au sol, continuant de me tirer de mon sommeil. Ce n'est qu'au bout de la seconde sonnerie que je semblais comprendre qui m'importunait. C'était mon patron. Sa sonnerie n'était qu'un délire entre nous. Je m'en saisis rapidement, décrochant en m'asseyant sur le bord de mon lit. J'allais prendre cher pour ce nouveau retard. Pas de prime pour moi ce mois-ci.
" Boss je peux tout expliquer je me – " Tentais-je rapidement, stressé.
" Stiles, pas le temps. Tu as rendez-vous avec le Daily Planet pour une interview. Concernant les événements d'hier. " M'interrompait-il aussitôt.
Je pris un instant pour analyser les événements. Le Daily Planet ! C'était Le journal de Métropolis. Et ils avaient besoin de moi ? Oh.
" Bien Boss. C'est à quelle heure ? " Demandais-je simplement, la surprise de la nouvelle m'avait cloué sur place.
" 12h30. Sois à l'heure pour une fois. Et n'oublie pas de parler de la compagnie. " M'informait-il alors que je sentais son sourire dans sa voix. Dès que ça touchait business, il souriait toujours.
" J'y manquerais pas Boss. " Répondais-je avant de raccrocher.
Je me laissais à nouveau tomber sur mon lit en lâchant un soupire théâtral. Pourquoi ça arrivait à moi tout ça ? Si le Boss voulait que je sois à cette interview, ça voulait dire que j'avais un jour de repos aujourd'hui. Il était 10h, j'avais donc un peu de temps avant de me rendre là-bas. Le temps de réfléchir à une façon de ne pas m'humilier en public. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir dire ? Je me retournais dans mon lit, observant ma chambre d'un air penseur. Je me demandais où vivait Superman, dans quelle sorte d'habitation il logeait. Il avait sans doute un vaisseau comme dans Star Wars ? Peut-être même sa propre planète. Il était tout de même exceptionnel, à vivre sa vie sur sa planète avec des gens comme lui et à être là pour sauver la terre à chaque occasion. C'était vraiment un héros. Me redressant, je faisais face au poster géant à l'effigie de Superman. Je m'étais battu pour l'avoir mais les deux mois de salaire qui étaient passés dedans en valaient le coup. Je glissais ma main sur sa joue, rêveur avant de me pencher vers lui comme pour lui souffler un secret aux creux de son cou. En me rendant compte de ce que je faisais, je m'écartais aussitôt, m'emmêlant dans mes draps qui m'envoyèrent rouler en dehors de mon lit. J'agissais comme une adolescente devant son chanteur préféré maintenant. Ce n'était qu'un fantasme, rien de concret, rien de réel.
" Ah mon pauvre Stiles, il va vraiment falloir te trouver un copain. " M'apitoyais-je en passant une main dans mes cheveux.
Je devais prendre une douche avant ce rendez-vous et je passerais sans doute manger avant. Ça ne le fait pas si mon ventre se manifeste en pleine interview. Et oui j'avais dit un copain. Je savais depuis longtemps que j'étais homosexuel. Les filles ne m'intéressaient pas et même si Lydia, une amie d'enfance m'avait embrassé dans l'espoir de me faire réagir, je ne pouvais frissonner que face à un partenaire masculin. Et j'avais réalisé que dans ma jeunesse, j'avais inconsciemment sélectionner mes petits-amis selon leur ressemblance avec le héros kryptonien. Il a sans doute été le premier homme que j'ai aimé mais je ne pouvais continuer à y penser, à espérer qu'il viendrait vers moi un jour pour me choisir. C'était le rêve de la princesse attendant son chevalier. Et j'en riais maintenant, de bon cœur. Cela ne m'avait pas empêché d'être un adulte mature et responsable. Du moins, ce n'est pas ça qui avait fait que je ne le sois pas.
Pendant l'heure qu'il me restait, je préférais m'affaler sur mon canapé, un bol de céréale dans la main, en regardant les dessins-animés. Je commentais allégrement le programme et les erreurs de scénario. C'était une activité que j'aimais bien m'adonner, me renvoyant à mon enfance. Lorsqu'il fut l'heure d'y aller, j'abandonnais mon pyjama de l'Empire pour enfiler quelque chose de plus élégant. Pris au hasard dans ma pile d'affaire, j'en sortis une chemise à carreau et un pantalon noir. J'espère que ça conviendra. Je n'avais pas vraiment de costume dans mon armoire. Après un passage rapide à la salle de bain pour tenter de dompter mes cheveux, je pris le chemin du Daily Planet. Mes mains devenaient moites sur le volant à mesure que je m'approchais du monopole journalier. Je ne me sentais pas très bien et je faillis perdre tout courage en me garant devant le bâtiment. Il ne passait pas inaperçu avec son logo géant à son bout. Et je me sentais vraiment tout petit devant. Insecte devant la botte des médias. Respirant un coup, j'entrais finalement dans le bâtiment, avisant le panneau d'affichage pour savoir où je devais me rendre. Finalement, je montais au second étage, là où se déroulait les interviews, sentant lentement mon stresse revenir. Je devais penser positif, je devais penser comme Rick Grimes lorsqu'il s'était réveillé, face à tous ces zombies, avec pour seul arme ses quelques balles. Impuissant mais arrivant à surmonter l'apocalypse.
" Monsieur Stilinski, c'est bien ça ? " M'apostrophait une voix, me sortant de ma réflexion sur l'évolution des zombies.
J'hochais vivement la tête en rejoignant la femme qui m'avait appelé, manquant de tomber en me prenant les pieds dans un meuble qui je suis sûr avais bougé pour se mettre sur mon chemin. La femme avait un air pincé, un nez droit qui réclamait la discipline et l'obéissance. Ses cheveux bruns étaient attachés dans un chignon où aucune mèche ne sortait, semblant aussi apeurés que moi à subir la colère de la femme en cas de relâchement. Elle me détaillait d'un œil critique avant de taper son stylo sur son bloc-notes. Elle se retournait vers les bureaux, cherchant quelque chose du regard.
" Hale, tu te charges de Monsieur Stilinski. Je veux le rapport sur mon bureau dans une semaine. " Fit-elle d'un ton exigeant avant de partir en claquant des talons.
Je fronçais les sourcils, pas rassuré devant ce premier accueil. Il était encore le temps de partir, personne ne me remarquerait. Je commençais déjà à me retourner lorsqu'une voix grave se fit entendre, à quelques pas de moi :
" Monsieur Stilinski ? Je me présente, Derek Hale, je serais le journaliste en charge de votre interview. "
