Bonjour tout le monde.
Déjà, je m'excuse de ne pas avoir répondu à toutes les review, mais j'ai déjà un retard inimaginable dans la publication alors j'ai décidé de ne pas vous répondre pour une fois pour publier plus rapidement, j'espère que vous ne m'en voudrez pas^^
Ensuite, bah j'espère que ça va vous plaire :)
Chapitre 1
Ce que j'étais en train de vivre était quelque chose de totalement inouï, jamais je n'aurais imaginé pouvoir ressentir cela. Vous savez cet amour inconditionnel dès le premier regard, ce sentiment qui vous transperce de part en part et qui fait que vous savez que votre vie ne sera plus jamais la même. J'étais maman. Je venais de donner la vie et c'était quelque chose d'hallucinant. Bien évidemment, j'avais déjà mon petit ange, ma petite Carlie, mais nous avions mis quelque temps pour s'apprivoiser, pour apprendre à se connaître et pour finalement s'aimer. Et je l'aimais réellement, autant que les deux anges qui venaient à peine de voir le jour. Et à présent, je n'avais qu'une seule envie, que l'on passe du temps ensemble, juste tous les cinq. Je voulais que Carlie découvre ses petites sœurs, je voulais avoir Edward près de moi. J'étais fatiguée, plus que je ne l'avais jamais été, mais j'étais totalement comblée. Et beaucoup plus que plus tôt dans la journée.
Dès qu'Edward avait quitté la maison pour aller au travail, j'étais persuadée qu'il se passerait quelque chose que je ne pourrais pas gérer toute seule. Mais j'avais tenté de faire abstraction de cela, après tout, j'étais une grande fille et on ne peut pas dire qu'avec mon mari j'avais eu la joie de m'adonner aux tâches ménagère... il s'assurait toujours avant de partir que la maison était absolument propre pour être certain que je ne ferais rien, alors que j'étais totalement apte à faire quoique ce soit. Mais mon époux ne semblait pas du même avis que moi.
Flash Back
Aujourd'hui avait été une journée plus qu'agréable, pour une fois, je n'avais pas eu un des membres de ma famille qui était en toujours derrière mon dos. Tout ce que j'avais voulu, c'était être seule et profiter de ma fille. J'avais donc réussi à éviter la présence de Tanya qui heureusement pour moi me comprenait. Notre soirée avait elle aussi été agréable, en compagnie de ma fille et mon époux, un moment à trois, juste entre nous, ça m'avait fait énormément de bien.
Cependant, la nuit avait été moins calme que ce à quoi je m'étais attendue, j'avais eu des douleurs partout dans le ventre, mais je ne voulais pas inquiéter inutilement Edward, je ne voulais pas qu'il se réveille en plein milieu de la nuit, surtout qu'il devait travailler. Je ne voulais pas qu'il prenne du retard dans son travail à cause de moi. Il venait à peine de prendre la direction du cabinet et qu'il allait prendre un congé parental pour une durée de sa volonté. Il devait se mettre à jour avant de partir en congé et je ne voulais pas que ses nuits se passent mal.
Enfin, vers trois heures du matin, j'avais enfin trouvé le sommeil mais j'avais été réveillé quelques heures plus tard par une douleur plus violente que les autres. J'avais même réveillé Edward par un coup violent. Je m'étais presqu'aussitôt rendormie et à mon réveil, Esmé était à mes côtés avec un sourire bienveillant.
- Esmé?
- Bonjour ma belle. Comment vas-tu?
- Je vais bien et vous.
- Tu es certaine que tu vas bien, je t'ai vu te tordre de douleur durant tout le temps que j'étais là.
- De simple douleurs au ventre. Dis-je en haussant les épaules.
- On va attendre un peu.
- Et Carlie?
- Je l'ai conduite à l'école.
- Vous êtes un amour Esmé, je ne sais pas ce que je ferais sans vous.
- Je suis certaine que tu t'en serais aussi bien sortie.
Elle avait dit cela alors que j'essayais de me lever mais une douleur plus vive que les autres me cloua contre le lit.
- oh mon dieu.
- Tu vas bien?
- J'ai mal. Gémis-je.
- Ma belle, je pense que le moment va arriver.
- Le moment? Demandais-je en arquant un sourcil.
- Ton accouchement.
- Quoi? Non, ce n'est pas du tout le moment! C'est trop tôt.
- De peu ma belle. Allonges-toi et nous allons compter le temps entre tes contractions.
- Esmé! Commençais-je à paniquer.
- Chut ma belle, tout va bien se passer. Je vais appeler Edward.
- Non, pas tout de suite, je ne veux pas le couper dans son travail.
- Tu es certaine?
- Oui, nous ne l'appellerons qu'en dernier recours.
- D'accord ma belle.
Esmé resta près de moi pendant de très longues minutes. Comptant avec moi l'espacement entre chacune des contractions, quand l'espacement devint assez court, elle appela un membre de la famille afin que tout le monde soit au courant. Quant à moi, je commençais à réellement paniquer, Esmé prit ma valise et la déposa dans la voiture et en fit de même avec moi alors que je tentais tant bien que mal de respirer pour faire passer la douleur. Je ne comprenais pas vraiment en quoi cela pourrait être efficace, mais j'écoutais les conseils d'une femme qui avait mis au monde trois enfants et non des moindres, surtout quand on regardait Emmett. Je n'eus pas le temps d'étendre ma réflexion car une nouvelle douleur plus forte que les autres me transperça.
- Oh mon Dieu Esmé. Ça fait mal.
- Je sais ma belle. Respire.
- Je n'arrête pas!
C'est bien continue.
- J'aime pas qu'on me donne des ordres.
- Ce sont des conseils ma belle et non des ordres. Dit-elle avec un petit sourire.
- Ce n'est pas marrant.
- Je n'ai jamais dit cela. Elle avait dit cela en me serrant la main.
- Merde! Dis-je subitement en serrant les cuisses.
- Que se passe-t-il?
- Vous connaissez ces films où la femme perds les eaux au moment le moins opportun?
- Oui...
- je ne savais pas vraiment ce que c'était que perdre les eaux, mais je le sais maintenant.
- oh... dit-elle en me regardant.
- Je suis désolée pour votre siège.
- Ce n'est pas important. Dit-elle en accélérant soudainement.
- Esmé. Nous allons avoir un accident. Ralentissez!
- Si je ralentis, tu vas accoucher dans la voiture. Et bien que j'ai déjà subi trois accouchement, je ne veux pas que tu sois sans aide médicale.
Je ne dis plus rien, serrant les jambes pour retarder le moment et enfin arriver à l'hôpital où je n'espérais qu'une seule chose, qu'Edward soit déjà là.
Au moment où Esmé arrêta la voiture, une autre voiture fit un dérapage contrôlé dans le parking de l'hôpital et presqu'au même moment, Edward se précipita vers moi. J'étais presque soulagée de le voir, réconfortée même. Je souffrais le martyr, mais l'homme que j'aimais été là, c'était le plus important.
La suite se passa dans une avalanche de sentiments et d'émotions que je ne contrôlais absolument pas. J'avais conscience d'être exécrable avec mon époux et même avec les autres, mais j'avais l'impression qu'il ne m'en tenait pas rigueur, il essuyait toutes les critiques avec un calme olympien, ce qui m'énervait encore plus. À cet instant là, il était trop parfait pour moi, je voulais juste qu'il craque, que je ne sois pas la seule à le faire. Mais Edward n'était pas comme cela, il avait été à mes côtés durant toute ce temps, sauf quand je lui demandais de partir.
Quelques heures plus tard, j'étais présente et je ne l'étais plus. J'étais fatiguée, usée, mais j'étais heureuse, plus que tout autre personne sur terre. Je venais de mettre au monde deux petits anges.
fin flash back
Et voilà comment, quelques heures plus tard, j'étais dans ma chambre d'hôpital avec mes deux petites filles et mon époux qui était venu annoncer la bonne nouvelle à toute la famille. Étonnement, mes deux filles dormaient, je ne savais pas comment élever des enfants, je ne connaissais rien de tout cela, et je ne savais pas s'il était normal qu'elles dorment toutes les deux et c'est pour cela que j'avais hâte qu'Edward revienne et qu'il me dise que tout allait bien. J'étais une angoissée de nature et j'avais la vague impression que ça n'allait pas aller en s'arrangeant. Je respirais un bon coup pour me calmer, ce qui marcha quelques secondes, puis l'angoisse me gagna de nouveau. J'espérais sincèrement que ça allait se calmer sinon, j'allais mourir prématurément.
Heureusement pour ma santé mentale, des coups frappés à la porte me ramenèrent à la réalité. La porte s'entrouvrit doucement et le visage de mon ange personnel apparu et je me sentis instantanément apaisée. Une petite tornade le suivait et à peine avait-elle posé un pied dans la chambre qu'elle se précipita sur moi.
- ça va? Chuchota-t-elle.
- Très bien et toi ma princesse. Demandais-je en lui caressant tendrement les cheveux.
- Je vais bien. Ce sont mes sœurs? Me questionna-t-elle en jetant un regard sur les deux berceau.
- Oui. Répondis-je tout doucement.
- Tu veux les voir? Demanda Edward.
- Oui. Sautilla-t-elle.
- Aller viens. Dit-il en la prenant dans ses bras.
Elle ne se fit pas prier pour entrer dans l'étreinte rassurante de son père. Ce dernier s'approcha des berceaux et se pencha pour les présenter à Carlie.
- Ma belle, je te présente Ambre. Et là, c'est Jade.
- Elles sont trop belle. Dit-elle en souriant à son père.
- Autant que toi.
- Je peux les toucher? Demanda-t-elle impatiente.
- Bien sûr.
- Tu es certain, je ne vais pas les casser?
- Mais non ma belle.
Elle jaugea un instant son père pour être certaine qu'il disait la vérité. Voyant que ce dernier ne flanchait pas, elle approcha sa main de la joue de Jade et caressa de son petit doigt la joue de sa soeur.
- elle est toute douce.
Elle m'avait dit cela en me regardant avec un immense sourire. J'acquieçais avec un sourire au moins aussi grand que le sien. Ragaillardie, elle en fit de même avec son autre soeur qui commença à s'agiter. Aussitôt, elle ôta sa main et demanda à son père de la déposer et vint se loger dans mes bras.
- qu'est-ce qui se passe ma puce?
- J'ai fait quelque chose de mal? Demanda-t-elle alors qu'Edward prenait Ambre dans ses bras pour la bercer.
- Bien sûr que non mon amour, elle avait juste envie de dire bonjour à sa grande soeur. Dit Edward en s'asseyant à nos côtés.
- C'est vrai?
- Oui, regardes, elle ne pleure même pas.
- Oh oui.
Je regardais mon époux émerveillée. Il était encore plus beau que d'habitude avec un bébé dans ses bras, et davantage encore quand ce bébé était le notre. Nous restâmes ainsi quelques minutes, sans parler, juste à contempler notre petite famille. J'étais heureuse, mais épuisée. Au bout d'un moment, Carlie se leva et sorti de son petit sac un appareil photo.
- je vais les prendre en photo, et je vais aller les montrer à tout le monde. Dit-elle impérieuse.
- Fais donc. Répondit son père amusé alors qu'elle se mettait à l'ouvrage.
- Oh, j'ai une idée, papa, faut que tu mettes le truc qui prend la photo après.
- Le retardateur?
- Oui! Comme ça, on aura une photo tous ensemble.
- ok.
Edward avait dit cela en me donnant Ambre qui commençait déjà à se rendormir. Je déposais doucement un baiser sur son front, ne résistant pas à la tentation. Carlie vint se mettre à mon côté droit alors qu'Edward prenait tendrement Jade qui s'était elle aussi réveillée et s'installa à ma gauche, à peine deux secondes plus tard, l'appareil photo se déclencha et Carlie ne demanda pas son reste. Elle le prit et quitta la chambre à toute vitesse pour rejoindre notre famille qui était encore dans le service. Heureusement que Carlisle travaillait ici, sinon je pense qu'Edward aurait couru après elle.
- Tu vas bien? Me demanda-t-il alors que nous étions un peu plus au calme.
- Je vais bien. Dis-je en levant la tête pour réclamer ses lèvres, auxquelles il me donna accès pour un chaste baiser.
- Certaine?
- Oui, je suis juste un peu fatiguée, mais j'imagine que c'est normal.
- On le serait à moins... et je ne peux que te conseiller d'en profiter, avant que tout le monde ne débarque.
- C'est même étonnant qu'ils ne soient pas tous déjà dans la chambre.
- Je leur ai dit que je leur enverrais un message pour leur dire de venir, mais chacun leur tour.
- Tu as pensé à tout dis donc.
- Je suis là pour ça. Tu fais le plus difficile et je gère l'intendance.
- Tu es un amour. Dis-je en caressant sa joue.
- Je sais, c'est bien pour ça que tu m'as épousé. Répondit-il en haussant les épaules.
- Modeste ne serait-il pas ton deuxième prénom.
Il éclata de rire avant de déposer Jade dans son berceau et de me prendre Ambre pour en faire de même. Je le regardais un peu surprise, pour toute réponse, il me déposa un baiser sur le front et s'assit à mes côtés.
- Il y a pas mal de choses qu'on n'avait pas abordé. Dit-il en reprenant son sérieux.
- Tu me fais peur.
- Tu n'as pas à avoir peur. Je veux juste savoir comment vont se dérouler les choses.
- C'est à dire.
- Déjà, je peux jouer de mes relations si tu souhaites que je reste ici cette nuit.
- Et Carlie? Demandais-je.
- Ma mère la gardera pour la nuit.
- je... même si l'infirmière m'a dit qu'elle les prendrait... Je... j'aimerais bien.
- Dans ce cas, je demanderais à papa de s'occuper de ça.
- Edward... dis-je d'une petite voix.
- Oui mon ange?
- Sans que je ne comprenne ce qu'il se passe, je me mis à fondre en larmes. C'était quasiment incontrôlable.
- hé ma puce, qu'est-ce qui se passe?
- Je ne sais pas... je... j'ai peur. Dis-je en me lovant contre lui.
- Il ne faut pas mon ange.
- Et si je n'étais pas à la hauteur?
- Tu vas être parfaite mon amour.
- Comment tu peux en être aussi certain? Je ne savais même pas comment changer un enfant avant que l'infirmière ne m'apprenne, alors que toi, tu sais t'y prendre.
- Bébé... Quand Carlie est venue au monde, j'étais encore plus perdu que toi. Me répondit-il en me déposant un baiser sur le front.
- Alors comment tu as fait. Demandais-je en reniflant.
- J'avais ma mère. C'est elle qui m'a tout appris. Et tu vas voir, certaines choses sont innées.
- Mais tu seras là.
- Évidemment mon amour, je serais toujours là.
- ok. dis-je en souriant.
- Et sinon, pour les nourrir, tu veux faire comment?
- oh...
- oui, je m'étais dit qu'on aurait le temps de réfléchir à cela, mais c'est arrivé très vite. Et puis, c'est à toi de prendre cette décision.
- je... si je ne les allaite pas, je serais une mauvaise mère? Demandais-je.
- Quoi? Non! Bien sur que non!
- Tout le monde dit que c'est mieux pour le bébé mais...
- Bella, si tu n'as pas envie de les allaiter, tu ne le fais pas. Et ce n'est pas parce que tu ne leur donnes pas le sein que tu seras une mauvaise mère.
- Donc?
- Donc je vais demander à l'infirmière de continuer avec les biberons.
- Merci.
J'avais murmuré cela alors qu'il me déposait encore et encore de tendres baisers sur le haut de mon crâne. J'étais peut-être puérile, mais j'avais besoin d'Edward, j'avais besoin de lui pour être certaine que je faisais les bons gestes et pour me rassurer. Car il avait cette capacité inouïe de me rassurer juste avec quelques mots. Une heure plus tard, je décidais qu'il était temps de présenter nos enfants à tout le monde. Je demandais donc à Edward d'envoyer un message à son père, ce qu'il fit avec un grand sourire. À peine cinq minutes plus tard, Esmé, Carlisle, Charlie, René et Phil entraient dans la chambre. Je ne savais pas comment ils avaient fait pour passer devant Alice, mais j'étais heureuse que mes parents et ceux d'Edward soient les premiers à découvrir nos filles.
