Bonjour tout le monde.

J'avais entamé la rédaction du chapitre il y a deux semaines, mais j'ai des vacances qui s'annoncent mouvementées et chargées. Jeudi, j'ai eu un peu peur... je suis allées aux oraux du CAPES et parfois, je me demande comment les gens peuvent passer l'étape des écrits avec les réponses qu'ils donnent au jury, j'ai entendu des choses très cool et très marrantes -_- .

Enfin, j'avais juste envie de le dire que ça m'a choqué lol.

Bref. Je souhaitais juste dire qu'encore une fois, je ne vais pas répondre aux non inscrits par manque de temps, mais je vous promets que je vais le faire la prochaine fois. Promis juré!

Je vous souhaite une bonne lecture


Chapitre 5


Trois mois, déjà trois mois que mes petites princesses étaient nées, j'avais beaucoup de mal à m'y faire. Le temps filait à une vitesse hallucinante et je n'étais certaine de pouvoir supporter une cadence aussi rapide dans les prochaines années qui allaient arriver. Depuis qu'Edward était retourné au travail, je ne voyais plus passer mes journées. J'aurais bien évidemment aimé le garder à la maison un peu plus longtemps, mais il avait besoin d'aller travailler, je voyais bien qu'il finissait toujours par tourner en rond. Il aimait son travail et ne pouvait pas en rester loin trop longtemps. Cependant, le premier matin de la reprise, je m'étais réveillée en sentant le froid dans le lit qui me semblait d'un coup beaucoup trop grand. La première journée avait été réellement difficile, mais le voir partir signifiait aussi ressentir une joie immense lorsqu'il repasserait la porte au soir. Et c'était ce qu'il s'était passé. J'avais été heureuse de pouvoir me lover dans ses bras, de sentir ses lèvres contre les miennes, de l'embrasser jusqu'à en perdre haleine. C'était dans ces moments que je me rendais compte qu'Edward était mon tout. Je n'avais besoin que de lui pour me sentir en sécurité et heureuse. Enfin, de lui et de mes filles.

Les jours suivants, il avait continué à retourner au travail, mais toujours en rentrant tôt, passant du temps avec Carlie, se levant la nuit pour s'occuper des filles. Une nuit, à peu près six semaines après mon accouchement et donc après la naissance des filles, il s'était levé vers 3h du matin pour nourrir les filles et il était remonté vers 4h avec un immense sourire. Intriguée de le voir aussi excité, je m'étais un tant soit peu réveillée pour le questionner.

flash back

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandais-je d'une voix un peu ensommeillée.

- Je ne suis pas certaine que tu veuilles vraiment que je te le dise.

- Ed... il est quatre heures du matin et tu te retournes dans tous les sens, alors si, je veux savoir ce qu'il se passe pour pouvoir dormir.

- Bien... Jade m'a sourit. Dit-il avec un immense sourire.

- oh...

Un tas de sentiments me prirent au cœur Bien évidemment, j'étais heureuse pour lui, je ne pouvais qu'être heureuse d'ailleurs en le voyant sourire de la sorte. Mais en même temps, j'étais horriblement jalouse que notre fille lui ai fait son premier sourire, c'était totalement idiot et puérile mais je ne pouvais empêcher la jalousie et la déception de s'insinuer dans mes veines, et même si je tentais de prendre sur moi, Edward le remarqua.

- Bell's, ce n'est pas si important, ce n'est qu'un sourire.

- Bien sur que si c'est important. Dis-je en sentant les larmes monter.

- Merde, j'aurais jamais du te le dire, je suis trop con. Dit-il en caressant doucement ma joue.

- Je suis désolée, je ne devrais pas pleurer, c'est super pour toi, je suis trop égoïste.

- Bébé, tu es tout sauf égoïste, tu es juste fatiguée et déçue, et je peux le comprendre, voilà pourquoi je n'aurais pas du te le dire.

- Et ne pas me dire que notre fille avait fait son premier sourire ? Demandais-je en me blottissant contre lui.

- Oui, elle t'en aurait fait un le lendemain.

- Ne dis pas n'importe quoi, je suis contente pour toi.

- Je le sais mon amour. Et puis penses que tu seras celle qui pourra assister à leurs premiers mots, leurs premiers pas. Et le côté positif d'avoir des jumelles, c'est qu'il y aura deux fois plus de premières fois.

- Merci. Dis-je en déposant un baiser sur sa mâchoire.

- De rien mon ange.

fin du flash back

Et il avait eu raison, le lendemain, non seulement Jade m'avait sourit, mais en plus, Ambre m'avait elle aussi donné son tout premier sourire. J'avais été idiote de me mettre à pleurer pour si peu, mais après en avoir parlé avec Rose, cette dernière m'avait annoncé qu'elle avait eu la même réaction avec Emmett. J'étais un peu soulagée de voir que je n'étais pas la seule, et surtout, qu'Edward ne m'en voulait pas d'être égoïste. Il ne m'avait fallu qu'un peu de temps pour comprendre que ce n'était pas si important de rater cela, tant qu'Edward avait eu la chance de le voir, j'étais heureuse.

Notre vie depuis trois mois s'était organisée. Edward se levait pour aller travailler, il s'occuper de Carlie qui affectionnait particulièrement ces moments avec son père. Je savais que c'était très important pour elle, cela lui donnait une sorte de stabilité. Pendant les premières années de sa vie, elle avait vécu uniquement avec son père, sans aucune autre présence, et j'avais tendance à oublier que mon arrivée avait tout bouleversé. J'avais totalement oublié qu'elle n'était pas réellement ma fille, que je n'étais pas vraiment sa mère. Pour moi, elle était ma fille, c'était un fait, je ne me souvenais plus vraiment de ce à quoi pouvait ressembler ma vie avant mes deux amours. Mais elle était une enfant, elle avait besoin de retrouver certains repères pour grandir et retrouver son père le matin était quelque chose de très important. Je passais la matinée à m'occuper des tâches ménagères, à m'occuper des filles, mais aussi à tenter de retrouver mon corps d'avant la grossesse. Un corps qui d'ailleurs se réveillait petit à petit. Mes hormones recommençaient à me titiller. Et c'était réellement horrible car Edward prenait ses distances avec moi, sans doute de peur de me blesser, mais plus le temps passait, plus j'avais besoin de lui. J'avais énormément de mal à me retenir lorsque je le voyais plonger dans la piscine, lorsque je le voyais revenir du travail en costume, lorsque je le voyais sortir de la douche avec une serviette autour des hanches. J'étais l'épouse d'un homme qui ressemblait à un dieu et pour le moment, il avait peur de me toucher. Je me jurais mentalement de mettre fin à cela.

A 15h, j'allais chercher Carlie à l'école, je retrouvais bien souvent Tanya qui passait chercher Laura. Nous étions devenues de très bonnes amies et parfois, elle revenait à la maison alors que d'autre fois, j'allais chez elle. À 17h, nous nous retrouvions juste toutes les quatre, bien souvent, je laissais les filles dans leur chambre, juste pour m'occuper de Carlie. Je ne m'étais pas imaginé que s'occuper de trois enfants prenait autant de temps. Je me demandais comment je pourrais reprendre le travail, ce que j'allais pouvoir faire des filles, qui allaient pouvoir s'occuper de ces dernières. Et en plus, je n'avais pas envie de les laisser, de les quitter, je voulais continuer à m'occuper de ces dernières. Mais dans un même temps, je me disais qu'il fallait que je me mette à travailler, qu'il fallait que je m'occuper l'esprit mais aussi le corps, que je sorte de cette spirale de mère au foyer. M'occuper de mes filles n'était pas ce qui me dérangeait, loin de là. Mais je détestais faire le ménage. Je n'avais jamais été maniaque, mais il fallait que cette maison soit propre. Bien évidemment, Esmé m'avait proposé de venir le faire lorsqu'Edward lui avait dit que je n'aimais pas trop faire cela, mais c'était totalement hors de question. Quant à ce dernier, il voulait lui aussi faire le ménage le soir quand il rentrait à la maison, mais je refusais que ce dernier travaille plus que de nécessaire.

Enfin, voilà à quoi pouvait ressembler ma vie ces derniers mois, et je l'aimais, même si je me demandais si je ne devais pas penser à chercher du travail. Mais j'avais encore du temps devant moi, si je reprenais le travail, ce ne serait pas avant des mois, je voulais encore profiter de mes filles un maximum.

J'étais assise dans le bureau, surveillant Carlie qui faisait ses devoirs lorsque le téléphone sonna.

- Edward ?

- Oui, c'est moi ! Dit-il de sa voix tendre et un peu rauque.

- Tout va bien ?

- Oui, très bien. J'ai une proposition à te faire.

- Heu... j'écoute. Dis-je en regardant Carlie colorier son illustration de poésie.

- Dan vient de me dire qu'il y avait un gala ce soir, et j'avais oublié, genre totalement oublié et tu vois, il faudrait que je sois présent, et si je suis présent, ce serait cool que tu sois là aussi.

- Attends, attends, attends... tu es entrain de me dire que nous devons aller à un gala ce soir ?

- Hum... oui. Dit-il d'une toute petite voix.

- Ed... comment veux-tu que je sois prête en si peu de temps ? Qui va garder les filles ? Je n'ai même pas de robe adéquate.

- Je vais appeler Alice, elle va s'en occuper non ?

- je... ok.

- Merci mon amour, tu nous sauves la vie, tu le sais ?

- Tu exagères là... j'appelle ta mère pour garder les filles.

- Je t'aime Bella, vraiment.

- J'espère bien.

- Je passe te prendre à 20h.

- Ça marche, à ce soir.

Je raccrochais le téléphone avant de souffler un bon coup. J'avais bien envie de maudire Edward pour me faire un coup comme ça, mais je ne pouvais pas le faire. Dans un sens, j'étais heureuse de sortir et de passer une soirée uniquement avec mon mari, ça me semblait faire une éternité que nous ne nous étions pas retrouvés que tous les deux.

- c'était papa ? Me demanda Carlie en me souriant.

- Oui mon ange, je pense que vous allez dormir chez mamie cette nuit.

- Oh ! Pourquoi ?

- Papa a un gala et il faut que nous y soyons.

- Tu vas avoir une belle robe ?

- Je pense, papa appelle tatie pour ça.

- oh... je te plains. Me dit-elle en riant.

- Merci Carlie, ta compassion me fait plaisir.

- Je sais pas ce que ça veut dire, mais de rien.

Je secouais la tête amusée avant de composer le numéro de téléphone de ma belle-mère qui bien évidemment paru tout d'abord débordée à l'idée de recevoir ses petites filles avant de m'assurer qu'elle s'en occuperait plus que bien. Esmé paraissait toujours débordée lorsqu'on lui demandait quelque chose à la dernière minute, mais elle était toujours heureuse de voir qu'on avait besoin d'elle. Mon téléphone sonna une nouvelle fois et je savais que c'était la fin de ma tranquillité pour la soirée.

- Alice ?

- Oui Bella, juste si tu pouvais passer sous la douche avant que j'arrive, c'est à dire dans dix minutes.

- Et je fais quoi de mes enfants ? Je les laisse se noyer dans la piscine ?

- Haha... tu es trop marrante. Tu embarques Carlie avec toi dans la salle de bain et tu mets Jade et Ambre dans leur parc.

- Carlie fait ses devoirs.

- Sérieusement ? Nous sommes vendredi, elle pourra aussi bien les faire demain.

- Non, elle ne peut pas, mais je vais gérer.

- J'espère ! Je suis là dans neuf minutes. Dit-elle avant de raccrocher.

- Carlie, tu peux rester tranquillement ici pendant que je vais me doucher ?

- Oui.

- Tu termines tes devoirs, j'en ai pour cinq minutes et tatie arrive dans huit minutes maintenant.

- Oki.

Elle baissa la tête une nouvelle fois pour continuer de travailler. Je me pressais dans la salle de bain, m'épilant rapidement, puis passant sous la douche sans omettre de me laver les cheveux pour ne pas me faire tuer ma ma belle-sœur. Dix minutes, je retournais dans le bureau pour trouver Alice faire réciter sa poésie à Carlie, j'arrivais à la fin de cette dernière.

- Enfin !

- Bonjour Alice, oh oui, je vais bien et toi ? Oui, moi aussi je suis contente de te voir.

J'avais dit cela d'une seule traite et à la fin de ma tirade, Carlie éclata de rire et se jeta dans mes bras pour me dire que j'étais marrante. Ma petite princesse était trop bon public, sans doute le fait d'avoir grandit avec Emmett.

- oui, tu es hilarante ! Mais nous n'avons pas le temps pour l'humour.

- Alice, tu sais que j'élève trois enfants, j'aimerais juste qu'elles comprennent que la politesse s'applique à tout le monde. Dis-je en lui tirant la langue.

- C'est bas ça ! Me dit-elle en sortant du bureau.

- Quoi donc ?

- Utiliser tes enfants, juste pour avoir raison.

- Je sais que tu m'aimes. Lui répondis-je en éclatant de rire.

- Oui, et c'est pour cela qu'on va aller s'occuper de te faire belle, parce que je ne veux pas que ma belle-sœur adorée ne soit pas au top de sa forme face à la haute société de Seattle.

- La haute société ? Lui demandais-je alors que nous entrions dans ma chambre.

- Un gala Bella, tu pensais qu'il y aurait qui ?

- Les gens du cabinet...

- ce n'est pas un gala organisé par le cabinet.

- ok...

- Bella, ça va aller, tu es superbe, tu l'as toujours été donc tout se passera bien. Et puis tu seras avec Edward.

- Ouais...

Que pouvais-je lui répondre de plus. Il était évident que dans son esprit, elle était persuadée que tout se passerait bien, mais ce n'était pas du tout mon cas. Edward ne m'avait emmené qu'une ou deux fois dans ces soirée, et j'avais toujours eu l'impression d'être la brebis galeuse, de ne rien avoir à faire avec eux. Je n'étais pas de leur monde et je n'avais pas vraiment de légitimité parmi eux, hormis parce que j'étais en couple avec Edward. Enfin, à présent j'étais mariée avec ce dernier, et à priori, il fallait que je sois là, ou du moins, Edward tenait à ce que je sois présente. Je ne connaissais pas encore tous les codes de cette société, mais il arrivait à M. Parker de venir sans sa femme, ce qui me faisait arriver à la conclusion qu'Edward souhaitait seulement que je sois présente, pour je ne sais quelle raison obscure.

Alice s'était donc attachée à me préparer, longuement, méticuleusement, me coiffant, maquillant enfin, me faisant tout un tas de choses qui pour moi ressemblait toujours à de la torture. Heureusement qu'Esmé était arrivée pour calmer la folie d'Alice, sinon, je n'étais pas certaine de m'en sortir vivante.

A 19h30, j'étais toute seule dans ma maison, attendant que mon prince charmant se présente. Comme à son habitude, Alice avait fait un travail d'enfer, elle avait choisi la bonne robe, la bonne coiffure et le bon maquillage. Cela faisait des mois que je ne m'étais pas sentie aussi belle, et force était de constater que cela faisait du bien. Comme il me l'avait dit, Edward passait la porte de la maison à 20h, un énorme bouquet de fleurs à la main.

- c'est pour toi. Dit-il en m'enlaçant tendrement.

- En quel honneur ? Lui demandais-je en déposant les fleurs dans un vase.

- Et bien, en premier lieu parce que je t'aime, ensuite pour te remercier de m'accompagner ce soir et ensuite, parce que tu es tout simplement magnifique. Dit-il en me déposant un baiser dans le cou.

- Merci. Répondis-je en rougissant.

- Ma Bella rougissante, ça m'avait manqué.

Il avait dit cela en m'embrassant tendrement, une tendresse qui disparu au profit de la passion que nous ressentions l'un envers l'autre. Mais nous dûmes mettre fin à cette passion pour rejoindre la voiture afin de nous rendre sur le lieu du gala. En gentleman qu'il avait toujours été, Edward m'ouvrit la porte et m'aida à monter dans la voiture. Alors que nous étions sur la route qui nous menait à la salle de réception, je sentis l'angoisse monter en moi.

- Quelque chose ne va pas mon ange ? Me demanda Edward en posant sa main droit sur ma cuisse.

- Il y aura qui ?

- Et bien, quelque uns des clients les plus importants du cabinet, des hauts dignitaires de la ville, sans doute le maire. Pourquoi ?

- Pour me préparer mentalement. Marmonnais-je.

- À quoi ?

- Edward, tu me connais, je suis d'une maladresse sans nom, je ne voudrais pas me faire remarquer.

- Bella, quand auras-tu confiance en toi ?

- Sans doute jamais. Surtout dans ce genre de soirée. Il faut être honnête, ce n'est pas mon monde, les gens vont se demander ce que je fais là, et ils auront raison, je n'ai aucune légitimité.

- Isabella... Premièrement, ce que peuvent penser ces gens est le cadet de nos soucis, ensuite, tu as tout à fait ta place là-bas, c'est tout à fait ton monde.

- En quoi ? Je n'ai pas grandit dedans.

- Non, mais tu m'as épousé, je pense que c'est suffisant pour que ces personnes comprennent que tu es à ta place. Et si ce n'est pas suffisant, nous avons des enfants, nous sommes une famille, un tout ! Et puis, ce n'est pas réellement mon monde non plus. J'y vais parce que j'y suis obligé. J'aurais largement préféré passer la soirée en famille, ou uniquement nous deux, dans un restaurant, j'aurais été mille fois plus à l'aise.

- Tu es entrain de me dire que tu es mal à l'aise dans ces soirées ?

- Pire que cela.

- Mais... tu as l'air tellement dans ton élément.

- Je joue la comédie. Personne n'est réellement à l'aise là-dedans, enfin, sauf ceux qui aiment cela, mais je n'en connais pas beaucoup.

- ok...

- ça va aller.

- Tant que tu restes avec moi, oui, je pense que ça ira.

- Tant mieux alors. Me dit-il en me faisant un petit sourire.

- Et toi ? Ça va aller ?

- Je vais devoir marquer mon territoire, faire en sorte que les hommes de la soirée ne s'approchent pas trop près de toi, mais ça devrait aller.

- Comme si tu en avais besoin. Tu sais bien que je suis toute acquise à ta cause. Répondis-je en souriant..

- S'il y a quelque chose que je ne prendrais jamais comme acquis, c'est bien toi ! Dit-il alors qu'il garait la voiture devant le bâtiment où se tenait la soirée

- Tu es trop charmeur pour mon propre bien. Lui répondis-je avant qu'il ne sorte de la voiture pour m'ouvrir la portière.

- Et toi, tu sais que je suis sérieux. Me répondit-il en me prenant la main pour m'emmener à l'intérieur du bâtiment.

J'aimais toujours autant la galanterie de mon époux, ça me montrait l'attention qu'il me portait. Une fois à l'intérieur de l'hôtel qui accueillait le gala. Bien évidemment, tout était très guindé. Un homme, sans doute un maitre d'hôtel nous attendait à l'entrée pour vérifier que nous étions bien sur la liste, je n'avais que rarement vu cela, mais avec Edward, il fallait que je me prépare à tout.

Une fois dans la salle, j'eus la bonne surprise de découvrir que Dan et Félix étaient là. Au moins, je les connaissais, j'eus instantanément envie de me joindre à eux, mais quelque chose me disait qu'ils parlaient de quelque chose d'important, vu le regard qu'ils lançaient à Edward dès que nous étions entrés. Je détournais mon regard vers le bar pour voir que Tanya était là.

- Je vais aller voir Tanya. Dis-je en déposant un baiser sur la mâchoire de mon époux.

- D'accord. Je te rejoins dans dix minutes.

- Ça marche. Dis-je en rejoignant Tanya.

- Je vous paye un verre jolie brune ? Me demanda-t-elle en souriant.

- Avec un immense plaisir. Un mojito à la fraise.

- Mme Cullen, vous souhaitez finir ivre morte avant la fin de la soirée ?

- C'est une bonne idée. Répondis-je en souriant.

- Et voilà madame. Tu as fait quoi de tes enfants ?

- Merci. Esmé s'en occupe.

- Esmé est adorable. Me dit-elle dans un sourire tendre.

- Oui, j'ai beaucoup de chance de l'avoir.

- Je suis certaine qu'elle était enchantée de garder ses petites filles.

- Un peu débordée, mais enchantée, comme toujours. Tu sais ce qu'il se passe ? Demandais-je en regardant Edward et ses collègues en pleine discussion.

- Non, aucune idée. Répondit-elle en haussant les épaules.

- Mais au fait, ta présence ici, c'est un peu une officialisation ! Dis-je en lui donnant un coup dans l'épaule.

- On peut dire ça comme ça. Il m'a appelé tout à l'heure pour me le demander, et j'étais un peu désorientée, je ne m'attendais pas du tout à cela, mais c'est plutôt bien non ?

- Totalement !

- Et puis Laura avait l'air contente donc ça me va !

- Mesdemoiselles. Nous interrompu un homme d'une trentaine d'année.

- Bonsoir Dit Tanya d'une voix froide.

- Je peux vous offrir quelque chose à boire ?

- Non, ça ira, nous avons ce qu'il nous faut. Répondis-je, cet homme ne m'inspirant pas du tout confiance.

- Je peux peut-être vous offrir quelque chose d'autre.

- James, je vois que tu as fait la connaissance de mon épouse. Dit Edward en me prenant par la taille.

- Votre... épouse ?

- Oui, ma femme si tu préfères. Tout va bien mon ange ?

J'hochais simplement la tête, heureuse de retrouver mon époux. James parti après avoir échangé quelques formules de politesses avec nous.

- Tout s'est bien passé ? Me demanda-t-il avec sollicitude ?

- Oui, oui. Où est passé Tanya ?

- Elle a rejoint Dan une fois que je suis arrivé.

- Qui était-ce ?

- James ? C'est celui qui travaille avec Dan, sur le cas de Royce King, qui d'ailleurs est ici.

- Quelle est l'histoire exacte ?

- Et bien, je ne peux pas vraiment te la raconter ici, tu comprends, il y a plein d'oreilles indiscrètes, mais je te raconterais.

- ok. dis-je en lui déposant un baiser léger sur les lèvres.

Finalement, la soirée ne se déroulait pas si mal que ce à quoi je m'étais attendue. C'était en fait un gala de charité, ce que mon époux avait oublié de me préciser, et par contre, comme il me l'avait dit, la plupart de ses clients étaient là. Mais ce n'était pas réellement ce qui l'intéressait. Je ne compris son insistance quant à notre présence ici que lorsque nous nous étions retrouvés devant le maire de la ville. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'aussi haut placé, et même si la politique ne m'intéressait pas vraiment, j'étais intimidée de me retrouver face à cet homme qui pourtant paraissait fort sympathique.

- Monsieur Cullen, quel plaisir de vous revoir.

- Monsieur le maire, madame. Les salua-t-il poliment.

- Qui est donc cette jeune femme ?

- Je vous présente mon épouse, Isabella Cullen.

Le maire me prit la main pour y déposer un baise-main qui bien évidemment me fit rougir. Sa femme me fit un sourire amusé avant de me faire la bise. Comme c'était prévisible, je venais de me faire remarquer, mais à priori, ce n'était pas si important.

- c'est un plaisir de vous rencontrer Isabella. Me dit cette dernière en souriant.

- Un plaisir partagé.

- Alors Edward, parlons peu mais parlons bien, j'ai eu vent de votre idée d'ouvrir un pôle pour...

- ha non, nous avions dit que nous ne parlions pas de travail ce soir Georges.

- Mais c'est l'une des seules occasion que j'ai de rencontrer ce cher Edward. Dit-il avec l'air d'un enfant prit en faute.

- Bien, puisque c'est ainsi, nous allons aller nous asseoir avec Isabella, si vous me permettez de vous voler votre épouse Edward.

- Tant que vous me la rendez, je ne vois aucun problème.

Il avait dit cela en me déposant un baiser sur le front avant que l'épouse du maire ne m'emmène à une table, et m'invite à prendre un siège.

- Alors ma chère, que faites-vous dans la vie.

- Et bien, j'ai un diplôme en histoire, mais pour le moment, je suis mère au foyer. Dis-je en sentant une bouffée de fierté m'envahir.

- Sans doute le plus beau des métiers. La petite Carlie va bien ?

- Elle va très bien, de même que ses sœurs

- Ses sœurs ? Carlisle doit nous cacher des choses.

- Nous avons eu des jumelles il y a trois mois. Vous connaissez Carlisle ?

- Oui, il a toujours été le médecin de mon époux, enfin, avant de se retrouver chirurgien ! Et il fut un temps où nous étions voisins, mais les choses changent. Toutefois, nous avons toujours gardé de bons contacts avec les Cullen, c'est une famille formidable.

- Je ne peux qu'être d'accord avec vous. Dis-je dans un sourire absent en regardant Edward.

- Vous savez, je n'ai jamais aimé ce genre de soirées. Me dit-elle soudainement.

- Réellement ?

- Oh oui. Trop guindé, trop de codes pour moi, je suis donc heureuse de vous trouver ici, vous êtes un peu un vent de fraîcheur pour moi.

- Je peux m'asseoir ? Nous demanda Tanya qui se tenait debout derrière moi.

- Mais bien sur ! Répondit l'épouse du maire dans un sourire bienveillant.

- Madame, je vous présente Tanya Dénali, une amie de la famille.

- Je suis enchanté de vous rencontrer mademoiselle.

- Moi aussi madame. J'ai cru que je ne te retrouverais jamais.

- Et bien j'étais ici. Dis-je en lui souriant.

- Oui, alors que moi j'étais aux mains d'un certain Royce.

- Royce King ? Nous demanda l'épouse du maire.

- Oui, il me semble, pourquoi ?

- Tentez de rester le plus loin possible de cet homme, on ne sait jamais ce qu'il souhaite réellement.

- Je tacherais de suivre vos conseils madame.

Finalement, cette soirée ne se déroulait pas aussi mal que j'avais pu le prévoir. Nous étions restés à la table du maire et de son épouse, cette dernière nous ayant demandé de lui tenir compagnie pour le repas, ce que je fis avec un grand plaisir, trop heureuse de ne pas avoir à me confronter à James ou encore à ce M. King dont je ne connaissais absolument rien du tout. Mon plaisir augmenta encore lorsque mon mari finit par nous rejoindre en compagnie du maire. Ces deux-là s'étaient parlé pendant plus d'une demie-heure, ne s'occupant guère des autres invités de la soirée. Mais quand je vis revenir mon époux, il avait un magnifique sourire accroché à son visage, je le questionnais alors du regard, mais il me répondit simplement que nous parlerions de cela lorsque nous serions seuls. Alors que nous venions de terminer nos entrées, une douce musique retentit et je sentis le regard d'Edward peser sur moi.

- même pas en rêves ! Lui marmonnais-je.

- Je n'ai rien dit ! Me répondit-il en levant les mains en l'air et en riant.

- Je préfère.

Il avait encore ce regard rieur alors que je me renfrogner, j'aimais lui faire croire que je lui faisait la tête, c'était totalement puéril, mais tellement bon. Enfin, c'était surtout sa réaction qui était bonne, il s'attelait toujours par la suite à se faire pardonner, et ce de n'importe quelle manière. Mais avant qu'il n'ait pu dire un mot, quelqu'un vint troubler notre conversation silencieuse.

- Mademoiselle, je peux vous inviter à danser ? Me demanda un homme assez grand, une légère moustache, mais qui ne m'inspirait pas du tout confiance.

- Et bien c'est que...

- je suis désolé monsieur King, mais ma femme m'a promis de me réserver toutes ses danses ce soir. Nous allions justement aller sur la piste. Tu viens mon ange ? Dit-il en se levant et en me tendant la main.

- Heu... oui...

- vous pourriez peut-être m'en accorder tout de même une.

- Je suis navrée monsieur, mais je ne pense pas. Dis-je en suivant Edward sur la piste. Tu arrives toujours à tes fins. Dis-je alors que nous commencions à nous mouvoir.

- Il semblerait en effet. Me dit-il alors que je me resserrais contre lui.

- Tu es conscient que tu vas avoir des tonnes de choses à me raconter lorsque nous allons rentrer.

- J'avais prévu tout autre chose, mais si tu souhaites parler, nous parlerons.

Il avait dit cela dans un petit sourire mystérieux qui fit qu'un million de frissons se propagèrent dans tout mon corps. Peut-être que ce Royce King ne m'intéressait pas tant que cela finalement...