Bonjour tout le monde.
Et oui, c'est bien moi qui suis de retour! Voilà bien longtemps que je n'avais pas publié mais je pense que ce temps est révolu. En effet, je viens d'achever les épreuves CAPES! Et je peux vous dire que je compte bien en profiter, tout d'abord en vous publiant un chapitre et ensuite en ne faisant rien, en profitant du temps, en dormant, en allant au cinéma. d'ailleurs, je suis allée voir Twilight, et je l'ai trouvé vraiment bien, je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais c'était pas mal.
Sinon, je suis désolée de ne pas avoir pris le temps de répondre à toutes les reviews, mais je souhaitais vraiment publier le plus vite possible.
Enfin, voilà, trêve de blabla, je vous laisse lire le chapitre.
Bonne lecture!
Ce matin en me réveillant, j'avais l'impression que tout avait changé et pourtant les choses étaient identiques à la veille. J'étais toujours dans ma nouvelle et grande maison, j'étais toujours mère d'une famille nombreuse, j'étais toujours mariée à un homme formidable. Mais je me sentais mieux, plus complète encore. Je devais sans doute mettre cela sur le fait que j'avais retrouvé mon époux, charnellement parlant. Et dieu que ça m'avait manqué ! Sentir ses mains se balader sur mon corps, le caresser, le vénérer, c'était juste bien mieux que n'importe quelle sensation au monde. Ne faire qu'un avec lui, sans que rien d'autre ne compte. J'étais heureuse, totalement heureuse.
Je savais que le bonheur n'était qu'un état d'esprit, quelque chose de non permanent, mais ces derniers temps, il me semblait que j'étais bien plus chanceuse que n'importe qu'elle autre personne de ce monde.
Je bougeais un peu, juste de quelques millimètres, pour reprendre conscience de mon corps qui était un peu engourdi, mais aussi de mon environnement. Je gémis de plaisir en sentant la prise d'Edward autour de mon corps, c'était tout simplement le paradis.
- Tu es réveillée ? Me demanda-t-il en enfouissant son nez dans mes cheveux.
- Hum hum. Dis-je en déposant un baiser sur son torse.
- À priori, pas assez.
- C'est juste que je suis tellement bien ici.
- Tu as le droit de te réveiller et de rester ici tu sais.
- Moui, mais ça voudra dire que le jour est en train de se lever et que je vais quand même devoir finir par me lever.
- Quoiqu'il arrive, tu devras te lever.
- Tu n'es pas marrant, et je n'en ai pas envie !
- Tu n'as pas envie de revoir les filles ?
- si... mais je suis tellement bien avec toi.
- Je serais encore là après tu sais.
- Oui... lui répondis-je en me blottissant encore plus contre lui.
- Visiblement, tu as décidé de bouder aujourd'hui.
- Oui.
- Il m'arrive d'oublier que ma femme est horriblement jeune.
- Horriblement jeune ? Pas à ce point.
- Tu n'as pas encore 23 ans Bee, tu es juste super jeune.
- Je suis mariée à un vieillard de 28 ans, oh mon dieu ! M'exclamais-je en souriant.
- Sans doute, mais je sais que tu l'aimes ton vieillard. Me dit-il avec son sourire en coin.
- Plus que tout au monde. Répondis-je en souriant.
- J'aurais souhaité me blottir un peu plus contre lui, mais il ne semblait pas du même avis puisqu'il se mit à bouger et à se lever.
- Où vas-tu ? Demandais-je en boudant légèrement.
- Préparer le petit déjeuner.
- J'ai pas faim.
- Tu dis cela, mais dans une demie-heure, ton ventre fera plus de bruit qu'un concert de Hard rock.
- Pfft. Dis-je en cachant ma tête dans le matelas, bien décidée à bouder.
- Je t'aime ma petite femme.
Il m'avait dit cela en me déposant un baiser sur la colonne vertébrale avant de remonter le drap.
J'avais l'impression de reprendre une vie normale avec Edward, ma vie d'avant la naissance des filles, d'avant mon mariage.
Edward avait raison, j'étais encore jeune, et j'aimais quand mes réactions redevenaient puériles. Je ne pouvais le faire uniquement quand j'étais avec mon époux, il était totalement impossible de le faire avec mes filles ou encore les membres de ma familles qui ne rateraient pas ce moyen pour se moquer de moi. Mais Edward réagissait de manière différente, il entrait dans mon jeu ou me laissait faire. Et j'aimais cela, j'aimais savoir que certaines choses étaient restées à leurs places.
Rassurée par mes pensées, je décidais de me lever et de rejoindre mon mari dans la cuisine, avant qu'il ne la fasse brûler. Pour se faire, je passais une chemise à laquelle je ne passais que deux boutons, histoire d'être un tant soit peu habillée.
Une fois dans ma cuisine, je fus séduite par la vision d'Edward, en caleçon qui coupait des fruits et qu'il déposait dans une coupelle à côté de laquelle se trouvaient des tartines de chocolat. Il leva les yeux et son sourire disparu un peu quand il me vit.
- Tu n'es pas marrante, je voulais t'apporter ça au lit.
- Tu es trop chou. Dis-je en lui déposant un baiser sur la mâchoire.
- Chou ou pas, je voulais te faire plaisir.
- Crois-moi, te voir torse nu dans notre cuisine me fait encore plus plaisir que de te voir m'apporter le petit déjeuner.
- Plaisir à quel point ? Me demanda-t-il en arquant un sourcil.
- Je suis certaine que tu en as une petite idée.
J'avais dit cela en faisant glisser la main le long de son torse avant de s'échouer sur son caleçon. J'aimais l'idée que rien qu'une simple caresse lui fasse de l'effet. Tout doucement, de haut en bas, je flattais son membre qui ne cessait de prendre de l'ampleur.
- J'ai l'impression que vous êtes insatiable Mme Cullen.
- Uniquement de la faute de mon époux.
- Tu n'as pas faim, on pourrait sans doute manger et continuer cela par la suite.
- Honnêtement ? Non, et j'ai faim d'autre chose là.
- Bien, dans ce cas, en temps qu'époux, je me dois de pourvoir à tes besoins.
Il m'avait dit cela en me faisant asseoir sur le plan de travail et avant que je n'ai eu le temps de penser à quoi que ce soit, il fit glisser son sexe au sein de mes plis intimes, me faisant gémir de plaisir.
Habituellement, il prenait toujours le temps de vérifier si j'étais prête, mais j'étais bien contente de voir qu'il ne l'avait pas fait cette fois-ci. Nous n'avions rien fait pendant près de quatre mois à cause de ma grossesse et de mon accouchement et j'étais bien décidée à rattraper le temps perdu.
J'avais longtemps eu peur que ma grossesse fasse que mes envies seraient moins importantes, mais ce n'était pas le cas, la maternité n'avait fait qu'exacerbe le besoin que j'avais d'Edward et à priori le besoin qu'il avait de moi. En même temps, il m'était assez difficile d'imaginer que je ne veuille plus de mon époux un jour, je vivais avec un dieu au corps parfait, et je ne pourrais jamais me lasser de lui.
Lentement, il entama un mouvement et très vite, il prit de plus en plus de vitesse. Brusquement, il me tira afin que mes fesses soient sur le bord du plan de travail, me forçant à m'allonger sur ce dernier. Il me martelait à présent avec une force inouïe. C'était juste parfait. À tel point que je ne voulais pas que ça se termine, je souhaitais ressentir cette sensation pendant encore des heures, même si je savais que c'était impossible, c'était la seule envie que j'avais.
Mais bien vite, je me sentis sur le point de perdre pied et il du le sentir car il accéléra encore la cadence, me faisant tomber dans les méandres du plaisir, avant qu'il ne sombre à son tour.
Nous restâmes quelques minutes comme cela afin de reprendre notre respiration.
- je suis une mère indigne si je dis que j'aimerais que nous confions plus souvent nos fille à ta mère ? Lui demandais-je en murmurant dans son cou.
- Ça ferait de moi un père indigne aussi... mais je ne parviens pas à avoir honte. C'est tellement bon de pouvoir te prendre partout dans la maison sans n'avoir rien à craindre.
- Nous sommes des pervers sexuels.
- J'en ai bien peur, mais nous nous sommes bien trouvés à priori.
- Parfaitement.
Il avait dit cela en m'aidant à me relever et me rhabiller. Nous nous installâmes par la suite à table afin de prendre ce petit-déjeuner qu'il nous avait préparé.
- c'est ce que j'appelle un matin parfait. Me dit-il en souriant.
- Je ne te le fais pas dire ! A présent que nous nous sommes à peu près rassasier l'un de l'autre...
- à peu près ? Me demanda-t-il en arquant un sourcil.
- Comme si je pouvais être totalement rassasiée de toi.
- Pas faux, et idem. Me répondit-il en riant.
- Bref, je disais donc, à présent, je pense que tu pourrais m'expliquer tout ce qu'il s'est passer hier entre King et James, et pourquoi je devrais me méfier de ce dernier.
- On va dire que Royce King n'est pas l'homme qui a la meilleure réputation dans la ville.
- C'est à dire ? Tu sais que je ne suis pas au courant de tout ce qu'il se passe dans la ville.
- Il est mouillé dans des choses pas très claires.
- Du genre mafia ?
- Ouais. Dit-il en me servant un jus d'orange.
- Avec les flingues, le cigare et tout et tout ?
- Ce n'est pas tout le temps comme dans les films mon amour, mais il est vrai que par moments, oui, ça y ressemble.
- C'est à dire ?
- Son nom apparaît dans plusieurs affaires de meurtres et de détournement de fond.
- Tu penses réellement, je veux dire des meurtres.
- Nous sommes dans une grande ville bee, ça arrive.
- Tu ne peux pas me dire cela comme ça, avec nos filles et...
- nous n'avons rien à voir avec cet homme, il n'a aucune raison de s'en prendre à nous, et honnêtement, je pense que nous sommes dans un quartier tranquille. Tu n'as pas à t'en faire pour cela mon ange. Me dit-il en me déposant un baiser sur le front.
- Tu es tout de même lié à ce dingue, tu le défends je te rappelle.
- Je suis sur le coup, je cherche à me défaire de cette affaire.
- Et comment tu comptes faire ? Je veux dire, il est un peu impossible que tu puisses te défaire de cette affaire, tu vas te le mettre à dos.
- Nous ne sommes pas dans un film bébé, il trouvera un autre avocat beaucoup plus compétent.
Je lui fis une petite moue qui le fit sourire. Je savais que j'angoissais un peu pour rien mais savoir que mon époux travaillait avec quelqu'un qui était lié à des affaires pas très nettes ne me rassurait absolument pas du tout.
Edward changea par la suite de sujet de conversation, revenant à des sujets plus gais, même si je n'en savais pas plus sur James.
Trois heures plus tard, nous étions sur la route qui nous menait chez mes beaux-parents. La route n'était pas bien longue, mais nous avions tout de même décidé de prendre la voiture afin de nous rendre au restaurant d'Emmett. Cela faisait longtemps que nous n'y étions pas allé, d'ailleurs, ça faisait longtemps que nous n'étions pas sorti du tout, mise à part hier et une petite sortie en famille nous ferait le plus grand bien.
- Nous pouvons toujours faire demi-tour et retourner chez nous afin de passer toute la journée ensemble.
- Nous avons hélas notre devoir de parents à assumer.
- Je préférerais assumer mon devoir conjugal. Me dit-il en me faisant un sourire en coin.
- Père indigne. Lui répondis-je alors que ce dernier garait la voiture.
- Je sais, mais au moins, je suis un bon époux.
- Je ne peux pas dire le contraire.
- Ha les enfants, vous êtes là !
Esmé nous avait dit cela alors que nous sortions à peine de la voiture. Voilà un peu plus d'un an que je la connaissais et j'avais l'impression qu'elle ne changeait absolument pas.
- papa ! Maman ! Nous dit Carlie en venait se jeter dans nos bras.
J'aimais toujours la manière dont pouvait nous accueillir notre fille. Je savais que cela ne durerait plus vraiment longtemps. Très vite elle allait rentrer dans cette phase de la pré-adolescence, elle ne voudrait plus qu'on lui fasse des baisers, qu'on la prenne dans nos bras. Bientôt, elle voudrait faire des soirées avec ses copines et je ne sais pas trop quoi.
Alors que j'étais prise dans mes pensées, elle était retournée dans la maison avant que je n'ai eu le temps de m'en rendre compte.
- Tout va bien Bee ? Me demanda Edward en passant un bras autour de ma taille.
- Oui. Je viens juste de faire un bond dans le futur.
- Et ça donnait quoi ?
- Carlie ne voudra plus se jeter dans nos bras et elle souhaitera faire des soirées avec ses copines, comme toutes les adolescentes normales.
- Elle est encore un peu jeune pour penser à cela.
- Rends-toi compte que cela va quand même bientôt faire deux ans que nous nous connaissons, le temps passe vite.
- Certes, mais je n'ai pas souvenance d'avoir été un adolescent avec des tonnes d'amis, et quelque chose me dit qu'il en était de même pour toi.
- Avoir des tonnes d'amis à Forks, c'est assez compliqué. Dis-je en lui donnant un coup dans l'épaule.
- Bien, la question est réglée, nous garderons nos filles enfermées dans un donjon et nous les forcerons à nous faire des bisous et des câlins.
- Bon plan. Tu pourras aussi m'y mettre, je te ferais des bisous et des câlins volontiers.
- Ne me tentes pas Mme Cullen.
J'éclatais de rire alors que nous entrions dans la maison. Il était si simple de rendre dingue mon époux et j'aimais le faire.
Une fois dans le salon, je ne pu résister à l'envie de me jeter sur mes deux bébés.
- Coucou les filles ! Vous avez manqué à maman. Dis-je en leur chatouillant le ventre.
- Et dire que tu ne voulais pas te lever. Me dit Edward en déposant un baiser sur le front de chacune de nos filles.
- Regarde maman, je t'ai fait un dessin.
- Oh merci mon ange, il est très beau.
- Je l'ai fait avec mamie, et elle m'a dit que je dessinais bien mieux que tonton Emmett.
- Garde ça en tête, tu pourras lui dire tout à l'heure. Lui répondis-je en la prenant dans mes bras.
- On va voir tonton ? Me demanda-t-elle avec un sourire qui allait jusqu'à ses yeux.
- Oui, nous allons au restaurant. Répondis-je en souriant.
- Vous voulez venir ? Demanda Edward à sa mère.
- C'est gentil mon chéri, mais ton père est au travail pour la journée et je vais vous laisser passer du temps en famille.
- Ne dis pas de bêtises maman, tu viens avec nous. Et comme je suis dans un bon jour, je te paie le restaurant !
- Mon fils est tellement généreux. Dit-elle en lui déposant un baiser sur la joue.
- N'en profites pas pour m'embrasser. Répondit-il en se frottant la joue.
Je le regardais moqueuse.
- Comment souhaites-tu après ça que notre fille ne nous rejette pas ? Demandais-je en lui déposant un baiser sur la mâchoire.
- Temps que je t'ai pour me faire des baisers, ça me va. Me répondit-il en riant.
- Je monte avec mamie ! Nous dit Carlie alors que nous installions les jumelles dans la voiture.
- Tu vois, ça commence déjà.
Edward me jeta un regard avant de mon servir son légendaire regard en coin. Il savait très bien qu'après cela, je n'avais plus rien à répondre.
- Oh Ciel, ma famille débarque.
Tels étaient les mots qui furent lancés par Emmett alors que nous entrions dans son restaurant. Je pense que j'avais oublié pourquoi nous ne nous rendions pas plus souvent dans ce dernier, à présent, ça me semblait plutôt clair. Emmett ne savait pas faire dans la discrétion, et il venait encore une fois de nous le témoigner.
- Bonjour à toi aussi Em'. Dit Edward en le serrant dans ses bras.
- Tu as sorti ton harem ? Demanda-t-il en me faisant un clin d'œil.
- Que veux-tu, je sais m'occuper de ma famille.
- Les cernes sous les yeux de ton épouse me le confirme.
- Sérieusement Emmett, tu comptes nous le sortir à chaque fois que tu nous vois ? Lui demandais-je en lui faisant la bise.
- J'aime tellement te rendre chèvre ma très chère belle-sœur.
- Dans ce cas, je ne ferais que te rappeler que ton frère ne s'endort pas après l'acte, lui.
- Ce n'est pas juste Bella !
- C'est tout à fait juste, et tu sais bien qu'on te le ressortira à chaque fois, jusqu'à temps que nous oublie. Dit Edward alors que son frère nous installait à une table.
- Si tu crois que je vais arrêter de vous taquiner !
- Emmett, voudrais-tu nous amener les cartes ? Tu auras au moins fait quelque chose d'utile de ta journée.
- Maman ! Pourquoi tu me parles comme ça ? Je suis un incompris dans cette famille. Dit-il théâtralement.
- Mais bien sûr tonton, mais bien sûr.
- Même toi tu me trahis ?
Carlie éclata de rire mais ne répondit rien à son oncle.
Le repas se passa dans la bonne humeur, Emmett fut quelque peu vexé lorsque sa nièce lui appris qu'elle dessinait bien mieux que lui, fait qui fut d'ailleurs confirmé par Esmé. Plus le temps passait plus je me rendais compte que j'adorais ma famille, et ma belle famille. J'avais souvent entendu des gens se plaindre de leur belle famille, ma mère en étant le meilleur exemple, mais j'avais eu la chance de ne pas du tout connaître ça.
Deux heures plus tard, nous étions de retour chez nous, et j'en étais plutôt contente. Cette petite sortie en famille m'avait fait du bien, mais avec la nuit que nous avions passé, j'étais très fatiguée. J'accueillis la proposition de mon époux de commander à manger avec la plus grande joie.
- Sushis ? Me demanda-t-il avec un petit sourire.
- Oh oui ! Des sushis ! M'exclamais-je avec envie.
- Par moments, je me demande si tu ne préfères pas les sushis à ton époux.
- Rien ne peut égaler la saveur de mon époux. Répondis-je mutine.
- Bella...
- Mais j'ai été trop longtemps privée de sushis pour y résister !
- Ok, j'ai compris, je commande.
- Voilà une bonne initiative, je vais faire à manger pour Carlie.
C'était un peu devenu une tradition le samedi soir. Les filles nous prenaient tellement de temps que nous avions décidé que le samedi soir serait notre soirée, celle où nous nous retrouverions autour d'un repas, uniquement tous les deux alors que nos filles dormaient. Pour le moment, cela fonctionnait plutôt pas mal et j'en étais assez contente.
Bien évidemment, Carlie avait eu du mal à comprendre pourquoi nous ne mangions pas avec elle ce soir-là, mais elle s'était faite à cette idée, et que ce soit Edward ou moi, nous faisions toujours en sorte qu'elle ne soit pas seule à table. Ce soir, c'était donc moi qui était installée avec elle alors qu'elle mangeait une soupe que j'avais faite la veille.
Alors qu'Edward mettait les jumelles au lit, le téléphone se mit à sonner et je dus donc me dévouer pour y répondre.
- Oui ?
- Bella, c'est moi !
- Oh papa ! Comment vas-tu ? Demandais-je le sourire aux lèvres.
- Je vais bien. Dis, j'ai pris quelques jours de vacances.
- Tu as pris quelques jours de vacances ? Tu es malade ? Demandais-je en souriant.
- Ne dis pas de sottises, bien sur que non. Mais je me disais que ma famille me manquait et tu penses que je pourrais venir vous voir un de ces jours ?
- Papa, tu sais bien que tu es le bienvenu, quand tu veux et le temps que tu le souhaites.
- Je ne veux pas vous déranger.
- Tu ne nous déranges jamais !
- Dans ce cas, je pensais arriver samedi prochain.
- D'accord, je te prépare la chambre d'amis. Tu restes combien de temps ?
- Tu pourrais peut-être demander à ton mari s'il est d'accord avant de me le proposer non ?
- Tu connais Ed' papa, il ne dira rien. J'espère que tu resteras une semaine.
- Maman ! Je veux parler à papi.
- D'accord. Pa', je te laisse, Carlie veut te parler. Dis-je alors qu'Edward nous rejoignait.
- Qui est-ce ?
- Mon père, il va venir la semaine prochaine.
- Cool. Dit-il en me déposant un baiser dans le cou.
- Tu t'occupes de Carlie, j'ai quelque chose à faire.
- Ça marche.
J'abandonnais donc mon époux et me faufilais dans ma chambre afin de trouver un peu de solitude pour mener à bien ce que je souhaitais faire.
Mon amour,
Voilà bien longtemps que je ne t'ai pas écrit de lettre, et j'ai un peu honte de moi. Parfois, il me prend l'envie de t'écrire, mais je ne sais pas toujours quoi te dire ou il m'arrive même d'avoir honte car ce que j'aurais aimé te dire serait un peu trop « fleur bleue ».
Mais ce soir, il me prend l'envie de t'écrire, de renouer avec ce moyen de communication qui nous a porté tellement de chance.
Je ne parviens pas encore à me rendre compte que cela va bientôt faire deux ans que nous nous connaissons. Voilà deux ans que tu as éclairé ma pauvre vie d'étudiante. Je sais que je te l'ai déjà dit, mais avant toi, je n'avais que mes études, et tu as tout changé, tout renversé et je ne t'en remercierais jamais assez.
A chaque jour qui passe, je remercie tous les dieux qui peuvent exister de t'avoir placé sur ma route, mais aussi de t'avoir fait aussi têtu. Tu es celui qui a su comprendre ce qu'il me fallait avant même que je ne m'en rende compte. Aujourd'hui, j'ai l'impression que j'ai tout ce qu'il me faut pour être heureuse. Je veux dire, on le serait à moins ! Rien que de t'avoir rencontré m'a rendu heureuse, mais en plus du bonheur de t'avoir sur mon chemin, tu es arrivé avec une petite fille que j'aime à présent plus que tout au monde. Puis, tu m'as apporté nos deux princesses, et à présent, je suis une maman comblée.
Je dois t'avouer quelque chose que je ne t'avais jamais dit auparavant. C'était une peur que j'avais, une peur qui doit exister dans toutes les femmes. En effet, avec ma grossesse et la naissance des filles, j'avais peur de voir notre couple perdre de son intensité. Il faut être honnête, nous avons toujours été en symbiose, la passion a toujours été le maitre mot entre nous et la naissance des filles aurait pu tout bouleverser. Et il est vrai que dans un sens, elle a tout bouleversé. Mon corps a totalement changé, à tel point qu'il m'arrive encore de ne pas comprendre certaines de mes réactions. Mais visiblement rien n'a réellement changé. Il est vrai que nous passons un peu moins de temps ensemble, mais je sais que tu seras toujours là pour moi, et je sais aussi que dès que j'aurais achevé cette lettre, tu auras mis notre fille au lit et nous aurons la soirée rien que pour nous deux.
Je devrais sans doute avoir honte de dire que cette soirée est la meilleure de ma semaine, mais il n'en est rien. Je prends plaisir à te retrouver en tête-à-tête. J'aime ces moments où nous sommes plus vraiment des parents, où nous sommes juste Edward et Bella, ces deux jeunes personnes qui se sont rencontrés par lettres. Chaque moment passé avec toi est tout simplement magique. Et tu sais ce qui était encore plus magique ? C'était de te retrouver hier soir et ce matin. Nous retrouver charnellement tous les deux.
Je suis certaine que je suis entrain de rougir lorsque je t'écris cela, mais, oh mon dieu, sentir de nouveau la sensation de ta peau sur la mienne, tes lèvres contre ma peau, ta chaleur sur la mienne. Sentir ton odeur mélangée à la sueur de nos corps qui s'entremêlent. Tu ne peux pas savoir à quel point cela m'avait manqué. En fait, si, je pense que tu le sais, mais je tenais quand même à te le dire. Ce matin, je me suis levée avec la joie de me rendre compte que j'étais plus que chanceuse. Ce matin encore, je me suis dit que j'avais la chance que toi, Edward Cullen veuille de moi, ait encore envie de moi après une naissance et je me suis rendue compte avec bonheur que je te faisais toujours autant d'effet.
J'ai adoré cette nuit et ce matin avec toi. Te retrouver était sans doute ce qu'il manquait à mon accomplissement personnel. Oh bien sur, il peut toujours me manquer certaines choses pour être heureuse, d'ailleurs, je tiens à t'annoncer ici que je souhaite reprendre un travail ! Enfin, passons, nous parlerons de cela en face ! Tout ce que je voulais que tu saches c'est que avec ou sans travail, tu restes le centre de mon univers, de mon monde.
J'ai sans doute du tenir un discours décousu dans cette lettre, mais je sais que tu ne m'en tiendra pas rigueur. Je voulais juste te le dire ou te le redire. Tu es mon tout mon amour.
Ton épouse qui t'aime
