Bonjour tout le monde

Je me cache derrière mon ordinateur, j'ai très honte de ne publier que maintenant, et je vous promets que je vais essayer d'être un peu plus régulière dans les publications, mais je ne promets rien étant donné que je ne sais pas encore si je vais avoir mes écrits ou non. Ce que je sais c'est que tout risque d'être plus compliqué après les résultats, mais je ferai un petit effort pour écrire plus fréquemment.

Je vous laisse ici, en espérant que vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé auparavant :/

On se retrouve en bas pour les réponses aux non-inscrits!

bonne lecture.


Presque une semaine s'était écoulée depuis que j'avais découvert la lettre de Bella. Au tout début, j'avais été plutôt surpris : cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas écrit une lettre. Par moments, il m'arrivait de m'en vouloir et puis, je me disais que la vie. Cette dernière nous prenait beaucoup de temps.

Beaucoup plus que tout ce à quoi j'aurai pu m'attendre et voilà comment nous nous étions retrouvés sans pouvoir nous écrire des lettres. J'étais donc très heureux de retrouver l'écriture un peu brouillon de ma femme. De retrouver ses sentiments, de voir qu'elle avait toujours plus de facilité à me parler par lettres qu'à me dire ce qu'elle ressentait réellement.

Étant donné qu'elle s'était éclipsée pour l'écrire et que nous avions ensuite pris du temps pour nous, je n'avais pas encore eu le temps d'y répondre. Mais je m'étais fait la promesse de le faire demain matin, lorsqu'elle irait chercher son père à l'aéroport.

Si beaucoup d'homme n'étaient pas forcément heureux de voir débarquer leur belle famille, ce n'était pas vrai pour moi. Bien évidemment, j'étais toujours mal à l'aise de voir débarquer ma belle-mère, un tant soit peu encombrante, même si je l'aimais beaucoup. Mais il n'en allait pas de même pour le Chef. Il était l'un des seuls repères dans la vie de Bella avant que je n'y entre. Mais pour moi, il était plus que ça, il était la version masculine de mon épouse. La même difficulté à exprimer ses sentiments mais le même amour profond pour sa famille. Et puis, je m'entendais plutôt bien avec lui, même s'il lui arrivait encore de me menacer quand je n'étais pas d'accord avec ma femme.

Car malgré toutes les apparences, ça arrivait, et fréquemment. Nous avions tous les deux beaucoup changés depuis ces deux années. J'étais bien moins organisé qu'auparavant et Bella était elle plus maniaque, ce qui faisait que le rangement était l'une des principales sources de disputes. Puis, il arrivait que nous nous disputions au sujet de l'éducation de Carlie. Rien de bien méchant, mais je m'étonnais toujours d'être en froid avec ma femme. Lorsque cela arrivait, c'était fréquemment dans l'intimité de notre chambre, loin des oreilles de notre fille car nous étions d'accord sur le point que notre fille ne devait pas se rendre compte du désaccord de ses parents car elle pourrait en jouer.

Cela avait commencé au tout début de notre relation. Au départ, ce n'était que des remarques de la part de Bella, elle ne se sentait pas encore assez présente dans la vie de ma fille. Mais aujourd'hui, tout cela n'était qu'un bien lointain souvenir, elle avait des idées bien arrêtées sur l'éducation que nous devions avoir et elle me le faisait souvent savoir. La plupart du temps, c'était au sujet de l'autorité que nous pouvions employer. Pour Bella, j'étais bien trop sévère avec Carlie, et pour moi, elle était trop laxiste. Je savais que cela venait de notre éducation, mes parents étaient eux aussi très sévères avec moi lorsque j'étais petit, relâchant un peu l'emprise qu'ils avaient sur moi au fil du temps. Et en ce qui concerne Bella, c'était le contraire. Elle avait grandi avec sa mère et c'était elle qui tenait le rôle de l'adulte, l'autorité était quelque chose qu'elle n'avait qu'entrevu qu'avec Charlie. Mais la plupart du temps, nos deux points de vue conjugués faisait quelque chose de bien et Carlie grandissait dans ce que je qualifierai d'environnement sain.

Je pouvais paraître arrogant mais j'étais persuadé que ma fille recevait une bonne éducation, j'étais d'ailleurs assez fier du modèle que nous diffusions pour cette dernière. Et j'étais certain qu'il en serait de même pour nos jumelles.

Je repensais avec un petit sourire à notre journée du lendemain, j'avais presque hâte que mon beau-père arrive à la maison. J'aimais toujours avoir Charlie à la maison, d'une part parce que je m'entendais bien avec lui et d'autre part parce que je savais que Charlie aimait sa fille plus que tout et je voulais à tout prix lui montrer que j'étais capable de la rendre heureuse. Oui, c'était tout à fait puéril de ma part, mais j'avais une fille et lorsqu'elle serait mariée, et j'espère sincèrement le plus tard possible, son époux devrait la traiter comme une princesse et je voudrais être là pour vérifier tout cela. Encore une fois, c'était totalement puérile, mais elle était ma fille.

Des coups frappés à ma porte me ramenèrent à la réalité.

- Edward.

- Oh Félix, désolé, j'étais parti dans mes pensées. Que se passe-t-il ?

- Et bien, j'ai quelques nouvelles pour toi.

- Assieds-toi, je t'écoute.

- Déjà, il est 19h, donc je pense qu'il est temps pour toi de partir pour avoir l'occasion de voir tes filles mais aussi ta femme avant qu'elle ne t'en veuille.

- Elle ne m'en veut jamais.

- Qu'elle te dit. Je suis certain qu'elle est en ce moment à ta maison en train de se dire que tu abuses mais dès que tu vas passer le pas de la porte elle va tout oublier.

- Si ce que tu dis est vrai, nous ferions mieux de passer à autre chose, avant qu'elle ne m'attende avec un couteau sur le pas de la porte.

- Bien chef. Donc, la semaine prochaine, tu as rendez-vous avec le maire pour l'ouverture de ton cabinet.

- ha. Déjà ?

- Oui, visiblement votre rencontre au gala a fortement joué en ta faveur et je pense que c'est en très bonne voie.

- Je l'espère vraiment. Quoi d'autre ?

Il tourna la tête rapidement, juste pour vérifier que personne ne se promenait dans le couloir.

- J'ai commencé mon enquête. Et il y a pas mal de truc dans le dossier qui me semblent louches.

- C'est à dire ?

- Et bien les rendez-vous ne sont pas tous consignés dans le dossier, il semble aussi y avoir des pots de vin, comme pour sa sortir de prison.

- La caution ?

- Oui, il n'y a eu aucune audience pour que le juge puisse l'accorder.

- Quel juge ?

- Hansman.

- Il a été révoqué non ?

- Oui. Peu de temps après ça .

- ok... ça, ça me donne des cartouches contre James, mais contre King, je n'ai rien.

- Je cherche encore patron. Mais c'est pas facile.

- Le cabinet ne défend pas les dealer ou proxénètes, nous ne traitons pas ces affaires, tu devrais essayer de creuser de ce côté, ça nous permettra de ne pas le défendre.

- Oui, mais quand je vais trouver, je fais comment ? Je vais voir la police et je leur dis : « bonjour, j'ai des affaires concernant l'affaire King » ?

- si tu trouves quelque chose, j'en parlerai à mon beau-père, je suis certain qu'il connait des gens dans la police de Seattle. Mais au pire, tu pourrais trouver un quelconque lien entre le cabinet et King, des intérêt qui nous empêcherait de le défendre.

- Des liens ?

- Oui, je suis certain que tu peux creuser de ce côté avec James. Ils doivent avoir des liens.

- Bien, je le ferai.

- Autre chose ? Lui demandais-je en souriant.

- Oui, nous avons reçu plusieurs C.V, tu devrais y jeter un coup d'œil pour le nouveau cabinet et pour remplacer James, nous manquons de gens !

- Je regarderai ça.

- Oh, et il faut changer de société de ménage.

- Sérieusement ? De société de ménage ? C'est à moi de s'occuper de cela.

- Et bien, je me suis renseigné auprès de l'ancienne secrétaire de M. Parker, il c'est lui qui s'occupait de tout cela. Et c'est la jungle aussi pour les jours de congés.

- D'accord, donc je vais devoir jeter encore un œil dans tout ce qu'il y a d'administratif dans le cabinet.

- Oui, ce serait bien. Je peux toujours le faire, mais tu es le chef, c'est à toi de gérer tout cela. Je n'ai aucun poids et je ne suis pas franchement respecté au cabinet.

- Toi ? Pas respecter, tu fais 2m10, je suis certain que tout le monde te respecte.

- Oui, mais bon, je ne suis pas toi.

- Je le ferai. Cherche moi plusieurs sociétés de nettoyage, je m'entretiendrai avec eux et nous verrons pour la suite. C'est tout ?

- Non, c'est bon, nous sommes en week-end cher patron.

- Bien, alors bon week-end Félix, rentres donc chez toi.

- Oh, tu peux compter sur moi, je vais profiter de ce week-end. Me dit-il avec un sourire subjectif.

- Tu devrais te mettre à chercher quelqu'un, tu verrais avoir une petite-amie, ça change une vie.

- J'y penserai, mais franchement, pour le moment, je suis bien comme je suis.

- Bien, mais penses-y ! Et passe le bonjour à ta cousine.

- J'y penserai chef.

Il avait dit cela avant de passer la porte. J'étais vraiment content d'avoir Félix à mes côtés, il m'aidait à gérer tout cela.

Une demie-heure plus tard j'étais enfin de retour chez moi, dans la chaleur de mon foyer. Et comme chaque jour, ma fille me sauta au cou lors de mon entrée dans la pièce.

- Hey mon bébé, comment vas-tu ?

- Je ne suis plus un bébé. Mais je vais bien. Me dit-elle en souriant.

- Temps que tu vas bien, tout va bien. Dis-je en la reposant à terre avant de me rendre à la cuisine pour y trouver ma femme et mes jumelles. Comment va ma merveilleuse épouse ?

- Je vais bien, et toi ? Me demanda-t-elle en se serrant contre moi.

- Fatigué, mais ça va.

- Dure journée ?

- Non, mais horriblement longue loin de vous. Dis-je en déposant un baiser sur le front de chacune de mes filles.

- J'aimerai bien te dire que c'était pareil ici, mais je me rends compte que tenir une maison prend trop de temps.

- Tu sais que tu n'es pas obligée de faire tout cela ? Nous avons assez de moyens pour prendre une femme de ménage.

- Je sais, mais je suis ici, alors autant que je l'optimise.

- Tu sais aussi que tu peux trouver un travail si tu le souhaites.

- Je sais... mais je ne veux pas laisser nos filles. Me dit-elle en me faisant une petite moue.

- Et bien, tu pourrais travailler ici.

- J'ai commencé à écrire un roman. Me dit-elle en rougissant alors que je nous servais un verre de vin.

- Écrire ? Sur quoi ?

- Un conte pour enfant, ce n'est pas génial, mais ça m'occupe quand je n'ai plus rien à faire.

- Tu devrais te reposer. Les enfants te prennent du temps.

- Je sais, mais je préfère dormir la nuit.

- Bonne réponse, quoique nous pourrions faire autre chose la nuit.

- Je ne te suivrai pas sur ce terrain alors que notre fille risque d'entrer à n'importe quel moment dans la pièce.

- Bien, nous poursuivrons donc notre discussion ce soir.

- Tu es incorrigible.

J'éclatais de rire avant de prendre en charge le bain de mon aînée et par la suite, le bain des jumelles. C'était le moment que je préférai de la journée. Enfin, non, celui que je préférai, c'était quand je me retrouvais avec mon épouse dans notre chambre, mais être avec chacune de mes filles et profiter d'elle était un luxe auquel je tenais. Je n'arrivais pas à comprendre tous ces pères qui rentraient chez eux et qui s'affalaient dans le canapé, laissant leur femme faire tout le travail. Nous étions un couple et nous devions nous partager les tâches. Si je savais cuisiner, je ferai la cuisine, malheureusement pour moi, ou heureusement, ma femme cuisinait de mieux en mieux et je me retrouvais donc à relégué en temps que commis de cuisine et comme chargé de vaisselle.

Notre soirée se déroula comme à l'accoutumée, c'est à dire dans la joie et la bonne humeur. Il n'en fut pas exactement pareil pour ma nuit. Les jumelles ne voulaient pas dormir, je les soupçonnais de couver quelque chose, mais je n'étais pas médecin et je ne pouvais pas savoir ce qu'elles avaient, mais en tout cas, j'étais celui qui se levait, et c'était entièrement de ma faute. Je ne voulais pas que Bella se lève la nuit alors qu'elle s'occupait déjà toute la journée de nos trois monstres, c'était aussi pour moi l'occasion de m'occuper de nos jumelles et de passer du temps avec elle.

Cette nuit, toutefois, j'aurai bien passé mon tour... J'étais assis avec Jade dans les bras en tentant de la rendormir alors que je venais de faire de même pour Ambre il y a à peine quelques minutes.

- Tout va bien ? Me demanda mon épouse en entrant tout doucement dans la nurserie.

- Oui. J'essaye de les rendormir . Chuchotais-je.

- Je crois qu'elles sont malades, ce midi Ambre faisait un peu de fièvre. Dit-elle en passant ses mains dans mes cheveux.

- Tu lui as donné quelque chose ? Demandais-je.

- Oui, j'ai appelé ton père pour savoir, je me suis trouvée un peu démunie. Me dit-elle d'une toute petite voix.

- Tu as très bien géré visiblement, elle ne fait plus de fièvre.

- Oui, mais je pense que nous passerons quand même par la case maladie.

- On ne peut pas y échapper jusqu'à leur adolescence. Répondis-je en souriant.

- Hélas... surtout que je suis certaine que sous peu Jade fera elle aussi de la fièvre.

- Voilà bien l'inconvénient d'avoir des jumelles : deux fois plus de tracas. Répondis-je simplement.

- J'avais déjà lu ça quelque part, mais je ne m'attendais pas à ce que ce vrai. Mais visiblement si. Me dit-elle en émettant un bâillement.

- Tu devrais aller te coucher mon amour, demain va être une journée chargée.

- Je n'ai même pas encore préparer sa chambre, ni prévu les repas pour la semaine.

- Honey, c'est ton père, si nous lui préparons autre chose qu'une pizza surgelée, il sera content. Lui dis-je en souriant doucement.

- Oui, mais sa chambre.

- Je m'en occuperai demain matin, pendant que tu seras à l'aéroport.

- Tu es certain que ça ne te dérange pas ?

- Pas le moins du monde. Je voudrai juste savoir si tu pouvais passer au supermarché, j'ai oublié d'acheter de la bière, et nous n'en avons plus, je sais que ton père préfère boire cela qu'un verre de vin.

- Je le ferai. Tu penses décidément à tout. Me dit-elle en souriant.

- Pas à tout. Dis-je en lui rendant son sourire.

- Mais bien sur... par contre, Carlie veut venir avec moi, mais je ne suis pas certaine qu'elle soit réveillée.

- Je serai toi, je la réveillerai, tu la connais, si elle ne vient pas alors que cela fait une semaine qu'elle nous tanne, elle va nous faire tout un cirque.

- Bien, dans ce cas, je la réveillerai.

- Parfait, à présent, va te coucher, tu tiens à peine debout.

- Tu me rejoints ?

- Très vite, elle dort pratiquement. Dis-je en jetant un regard sur notre petite fille.

- D'accord.

Elle avait dit cela tout en déposant un baiser sur mes lèvres, un baiser qui firent s'enflammer mes sens comme à l'accoutumée.

Le lendemain matin, en me réveillant, j'étais tout seul dans mon lit avec un simple mot sur le lit :

« Je suis partie à 9h30 avec Carlie, les filles viennent à peine de se rendormir. A très vite. Je t'aime. B. »

Je jetais un coup d'œil à l'horloge pour voir qu'il était 9h45. J'avais encore pas mal de temps avant que mon épouse ne revienne avec son père.

Je pris donc tout mon temps pour prendre une bonne douche chaude mais aussi préparer la chambre de mon beau-père. Je n'étais pas un professionnel lorsqu'il s'agissait de tenir une maison, mais je savais que cela tenait à cœur à Bella, je ne pouvais pas la décevoir. Il me fallu au moins trois quart d'heure pour trouver les bons draps. Non mais honnêtement, comment étais-je sensé savoir quel drap, quel drap housse, quelle couette utiliser. J'étais resté totalement désemparé face à l'armoire de la chambre d'amis pendant au moins dix minutes, avant de retourner dans notre chambre afin de voir comment Bella faisait notre lit pour y reproduire la même chose.

Une fois les draps trouvés, il m'avait fallu trouver le chiffon à poussières pour nettoyer la chambre, mais aussi le balai. Je pestais contre moi, me demandant si je vivais ici. Il y a deux ans, je savais où se trouvaient toutes mes affaires pour le ménage, mais maintenant que nous avions déménagé et que c'était Bella qui s'occupait de la majeure partie du ménage, je ne savais plus où étaient rangées les choses. Mais je pestais aussi sur moi car je me rendais compte que même si je m'auto-congratulais en me disant que je venais toujours en aide à ma femme, j'étais bien obligé de constater que ce n'était pas réellement le cas.

Quant enfin j'eus terminé, je me souvenais que je devais écrire ma lettre pour mon épouse, sinon, je ne le ferai jamais. Muni d'un crayon et d'une feuille, j'allais m'enfermer dans mon bureau, non sans jeter un coup d'œil à la nurserie pour y trouver mes filles plongées dans un sommeil profond.

« Mon Amour.

Je dois bien avouer que lorsque j'ai trouvé ta lettre, j'ai été plus que surpris, et puis je me suis dit que je devais avoir honte de moi. Je m'étais promis de t'écrire souvent, et puis finalement, je n'ai pas tenu ma promesse. Je m'étais dit que mon travail ne me prendrait pas trop de temps, mais ces dernières semaines, j'ai l'impression de faillir à ma promesse.

En fait, depuis ce matin, je me rends compte de plusieurs choses : déjà, que je ne t'ai pas écrit plus souvent, mais aussi, et je me suis rendu compte de cela ce matin en préparant la chambre pour ton père, que je ne t'aidais pas autant que je le devais dans la maison. Tu dois peut-être te demander pourquoi je te dis cela, et bien c'est très simple : en faisant le lit, je me suis rendu compte que je ne savais pas comment on faisait un lit, mais surtout que je ne savais même pas où se trouvaient les chiffons à poussières, dans ma propre maison, je ne sais pas où se trouvent les ustensiles pour faire le ménage. Tu devrais m'en vouloir pendant des années pour cela. Mais promis, je vais prendre un peu plus de place dans les travaux de la maison.

En effet, il est hors de question que je sois l'un de ces époux qui rentre chez lui et qui se pose dans le canapé pour ne plus rien faire. À partir de cet instant, je te promets d'être plus présent.

Mais revenons à présent à ta lettre et à la réponse que je me dois d'apporter.

Je ne sais pas si tu as tout ce qu'il faut pour être heureuse, je serai assez mal placé pour prétendre t'apporter tout le bonheur dont tu as besoin, mais il faut que tu saches que chaque jour que Dieu nous donne à tous les deux est un cadeau du ciel pour moi et c'est pour cela que je m'attache à essayer de te rendre heureuse. Cependant, je pense que le bonheur n'est pas quelque chose d'acquis, qui dure toute la vie, mais plutôt un état d'esprit non permanent et c'est pour cela que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois heureuse. Il y a sans doute des jours où tu as envie de me tuer, où tu ne veux plus entendre parler de moi, comme lorsque je rentre trop tard le soir ou je ne sais quoi. Mais je veux que tu saches que je me rattraperai tout le temps. Chaque seconde passée à tes côtés me comblent de joie et te rendre heureuse n'est qu'un simple retour des choses.

Je sais que notre histoire peut paraître rapide aux yeux des autres, après tout, nous sommes mariés et nous avons deux enfants, enfin, trois avec Carlie, alors que nous ne nous connaissons que depuis deux ans. Mais tout cela n'a aucune importance. Chaque pas franchit avec toi est quelque chose que nous devions faire. Même si c'était rapide, je veux que tu saches que j'ai longuement réfléchi à chacune des demandes que je t'ai faite, et que je réfléchis encore à ce que sera notre avenir et que mon unique but est que nous vivions heureux, avec notre famille et nos amis.

Revenons ensuite à tes peurs. Tu sais qu'il est capital pour moi que tu me fasses part de ces dernières, je ne suis pas dans ta tête et je ne peux donc pas les deviner, il faut donc que tu me dises tout ce qui te passe par la tête, absolument tout.

Je comprends totalement ta peur, mais je peux aussi te dire qu'elle est absurde. Oh mon dieu Bella, tu n'imagines même pas à quel point il m'était difficile de te résister avant la grossesse, mais je peux te dire que c'est encore pire. Je suis d'accord avec toi, ton corps a changer au cours de la grossesse, mais tu es encore plus belle qu'avant mon ange. Je ne peux même pas expliquer ce que je ressens lorsque je suis avec toi. Ne serait-ce que cette nuit dans la nurserie. Quand tu es près de moi, je suis un tsunami d'émotions.

Nous sommes bien évidemment des parents, mais je serais toujours cet Edward qui est tombé amoureux de toi, je ne pourrais jamais renier cette facette de ma personnalité. Tu es la mère de mes enfants, mais tu es aussi et surtout la femme qui a renversé et ensoleillé mon univers. Je suis un putain de chanceux de t'avoir dans ma vie, et je ressens toujours cette passion qui m'anime quand je suis avec toi.

Nous sommes des parents, mais nous sommes encore très jeunes, enfin, surtout toi, et il n'y a aucune raison pour que nous ne profitions pas de la communion de nos corps. Quand je suis de cette manière avec toi, j'oublie tout le reste, j'oublie le travail, j'oublie les tracas de la vie quotidienne. Tu es toi aussi le centre de mon univers, tu es toute ma vie et te retrouver physiquement était un bonheur total, comme si j'étais de nouveau entièrement moi-même.

Parlons à présent de ton envie de reprendre un travail. Tu sais que tu as mon soutient tout entier, quoique tu choisisses. S'il te faut un travail pour te sentir entièrement épanouie, alors fonces ! Et je veux que tu saches que je le comprends totalement, je veux que tu puisses te voir comme Bella et pas uniquement comme une maman. Tu es encore si jeune que je ne veux pas te voir t'enfermer dans un rôle unique. Après, je sais que tu m'as parlé de l'écriture d'un livre, je pense que ton idée n'est donc pas encore arrêtée, mais quoique que tu décides, je te soutiendrais. Un travail est sans doute ce qu'il te faut pour t'épanouir encore plus, et cela n'aura que des conséquences favorable sur notre vie de famille, mais aussi notre vie de couple. C'est pour cela que je pense que nous devrions en parler plus longuement en face à face.

A mon tour de te parler un peu du travail. Je n'ai pas eu le temps de te le dire hier soir, mais je pense que tu as su charmer le maire lors de son gala puisque ce dernier m'a donné un rendez-vous, afin de parler d'une subvention pour mon projet de cabinet venant en aide aux plus défavorisés. Je serai tellement content si ce projet arrivait à son terme. Aider toutes ces personnes qui n'ont pas les moyens d'aller voir des avocats dignes de ce nom. Je veux être celui qui met en place ce cabinet, je veux être celui qui aide ceux qui n'ont que peu de moyen sans penser à l'argent, nous n'avons pas besoin de nous soucier de cela, et je veux que d'autres personnes aient le droit à tout cela. C'est peut-être ambitieux, mais je trouve ce projet très stimulant.

Ensuite, en ce qui concerne l'affaire King, Félix est encore sur le coup. Plus les semaines passent et plus je me rends compte que j'ai beaucoup de chances de l'avoir et qu'il ne peut plus être cantonné au poste d'assistant, il est à présent plus un détective qu'autre chose. Enfin, nous verrons comment cela va tourner, mais je suis certain que tout se passera au mieux.

Je t'aime.

E. »

J'avais été obligé d'achever ma lettre, car même si j'avais encore mille mots à lui dire, ou plutôt lui écrire, je n'en avais plus le temps, ni vraiment l'inspiration.

A peine dix minutes après avoir terminé cette lettre et l'avoir déposée dans notre chambre, ma fille passait le pas de la porte avec la grosse valise de son grand-père.

- Tu es bien chargée mon amour.

- C'est la valise de papy, tu n'as pas vu celle de Carole.

- Carole ? Demandais-je surpris.

- Oui, la copine de papy. Me dit-elle en haussant les épaules.

Je restais un moment interdit avant de voir Bella entrer, vue sa tête, elle n'était pas vraiment enchantée de ce changement de programme.

- ton père a une copine ? Demandais-je en l'embrassant sur le front.

- Oui, on en parlera plus tard. Me dit-elle en se renfrognant alors que Charlie passait la porte d'entrée.

- Chef ! Comment allez-vous ?

- Je vais bien et toi ? Me répondit-il alors que sa « petite-amie » passait le pas de la porte.

- À merveille. Laisse-moi te présenter Carole.

- Enchanté.

- Moi de même jeune homme.

- Edward ! J'ai besoin de toi dans la chambre des jumelles. Résonna la voix de mon épouse à travers la maison.

- Carlie, tu présentes sa chambre à ton grand-père et à son amie.

- Oui papa. Me dit-elle imperturbable.

Je les laissais donc gagner la chambre d'amis alors que pour ma part, je me rendais dans la nurserie où nos filles commençaient tout doucement à se réveiller. En fermant la porte derrière moi, je ne pus m'empêcher de rire face à la situation dans laquelle nous nous trouvions.

- Ne ris pas. Me prévint ma femme.

- Désolé bébé, mais c'est trop tard.

- Edward !

- Bella, ce n'est pas la fin du monde.

- Non, bien sur que non, mon père sort avec une femme qui a quoi, dix ans de plus que moi et donc quinze ans de moins que lui, mais tout va bien.

- Bee... s'il est heureux comme ça.

- Je ne la sens pas cette femme.

- C'est normal, c'est la compagne de ton père, mais je suis certain que dès que tu auras appris à la connaître, tu vas l'apprécier.

- Elle pourrait être ta femme ! Elle a quasiment ton âge.

- Tu es ma femme, elle ne l'est pas, et ne te pose pas de questions. Sois juste polie avec elle et profite de ton père.

- J'ai pas envie d'être polie avec elle. Me dit-elle en se lovant contre moi.

- Tu peux faire un effort, pour Carlie, elle est tellement heureuse de voir son grand-père.

- J'ai pas envie. Me dit-elle en posant un baiser sur mon torse.

- Pour moi alors. Dis-je en lui faisant mon sourire en coin.

- Je sais pas...

- je te promets que je saurai te récompenser. Ce soir.

J'avais dit cela en prenant ses lèvres. L'embrasser avec passion était toujours un bonheur.

- bien, je vais faire un effort.


Réponse aux non inscrits:

Gwen: Je vais bien et toi? J'espère que cette suite va te plaire!

larsand: merci pour la review! Et désolée d'avoir mis autant de temps à poster un nouveau chapitre!

Ilonka: Merci pour la review!

marine larriven lafi: Contente que ça te plaise et j'espère qu'il en est de même pour ce chapitre!