Bonjour tout le monde.
Bon, j'ai un peu honte, ça fait des mois que je n'ai pas posté et vous avez le droit de m'en vouloir! J'ai un peu plus de mal à écrire en ce moment et ça ne va pas s'arranger jusqu'en juillet, en effet, je passe mes oraux et il faut donc que je me prépare, de plus, je suis allée en stage donc se retrouver face à une classe et préparer des cours, je peux vous dire que ça prend plein de temps! mais quoiqu'il en soit, sachez que je n'abandonne pas mes fictions, je vais continuer à les écrire et les publier quand je peux! C'est juste que je n'ai plus le temps, plus de vie sociale, plus rien du tout quoi :)
J'ai répondu à quelques review, mais pas à toutes donc je m'excuse!
Désolée de vous avoir fait attendre et merci pour votre patience!
Bonne lecture.
Le lever de ce matin avait été plus compliqué qu'habituellement.
Avoir retrouver Edward avait été le paradis, nous avions retrouvé une complicité qui était à présent renforcé. J'étais toujours aussi bien dans ses bras et savoir qu'il me soutenait quoi qu'il arrive me réchauffait toujours autant le cœur.
Mais ce matin, je n'avais pas le choix, il fallait que je me lève ! Je devais aller retrouver mon père à l'aéroport, et j'en étais heureuse. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de le voir, et j'étais contente de pouvoir profiter de lui. Mais j'étais aussi heureuse de voir qu'il allait pouvoir passer du temps avec ses petites-filles.
Tout d'abord Carlie qui n'attendait que ça, passer du temps avec son grand-père, qu'il l'emmène à la pêche, même si elle n'y était jamais allée, même si elle ne savait pas comment faire, même si elle avait peur des insectes. Elle souhaitait, je pense, passer plus de temps avec lui.
Et puis, il y avait les jumelles. Bien évidemment, elles étaient trop jeunes pour comprendre qui était Charlie, elles étaient trop petites même pour se rendre compte de sa présence, mais elles devaient apprendre à le connaître et à l'apprécier.
Voilà pourquoi après toutes ces réflexions, je décidais qu'il était temps de me lever et de lever ma fille. Pour cela, je me dirigeais vers sa chambre pour la trouver encore profondément endormie. Cela me tuait toujours le cœur de la réveiller, mais si je ne le faisais pas, je savais qu'elle m'en voudrait.
- Ma chérie... il est l'heure.
- De quoi ? Me demanda en marmonnant.
- D'aller chercher papy à l'aéroport.
- Maintenant ?
- Oui, maintenant.
- Il peut pas arriver plus tard ? Me demanda-t-elle en s'enfouissant encore plus sous les couvertures
- non, je ne pense pas. Dis-je en la prenant dans mes bras.
- Le conducteur d'avion peut avoir du retard.
- Oui, mais on ne peut le savoir qu'en allant directement la-bas. Dis-je en descendant l'escalier avec elle dans les bras.
- Tu peux les appeler ? Me dit-elle en souriant.
- Qui ? Lui demandais-je en l'installant dans la cuisine pour qu'elle puisse prendre son petit déjeuner.
- Le conducteur d'avion. Me répondit-elle alors que je ne pu cacher mon éclat de rire.
- Ça ne fonctionne pas comme ça princesse. On ne peut pas appeler les pilotes comme ça, ils doivent être concentrés sur ce qu'ils font.
Elle me répondit par sa petite moue et je du prendre encore une demie-heure pour lui expliquer pourquoi son père ne pouvait pas appeler l'aéroport pour savoir si les conducteurs étaient vraiment concentrés et si nous pouvions les appeler.
A discuter de cette manière elle ne se rendit pas compte de notre départ pour l'aéroport. D'une certaine manière, Carlie était une copie de sa tante : toujours en train de parler mais pour autant, très facile à vivre, et sans doute en raison de son âge, elle se laisser un peu porter par la vague.
À peu près une heure et demie après notre réveil, nous étions dans le terminal de l'aéroport pour attendre mon père.
- Maman, pourquoi ta jambe elle bouge toute seule ? Me demanda Carlie alors que nous étions assises attendant que la porte d'arrivée soit affichée.
- oh.. parce que je suis pressée de voir papy.
- Moi aussi ! Me dit-elle avec un grand sourire. Tu penses qu'on va pouvoir aller essayer de pêcher cette fois ?
- Je ne sais pas mon cœur, il faudra lui demander.
- Tu viendras avec nous ?
- Je ne pense pas.
- Pourquoi ?
- Tu sais comment je suis ? La dernière fois que je suis allée pêcher avec papy, je suis tombée à l'eau. Lui dis-je alors qu'elle éclatait de rire.
- Et tu crois que papa viendra ?
- Et bien, il faudra que tu lui demandes toi-même.
- Moi je crois qu'il ne voudra pas. Me dit-elle avec sa petite moue ?
- Pourquoi ?
- Parce que papa, il aime pas ne rien faire ! Et la pêche, tonton Emmett il dit que c'est rien faire.
- C'est vrai qu'il faut être calme et ne pas parler.
- Oui, mais ça peut être marrant.
Elle me fit un petit sourire avant de venir sur moi pour patienter en silence cette fois-ci.
Finalement, dix minutes plus tard, nous étions devant la porte d'arrivée de mon père. J'étais plus qu'heureuse de le retrouver, de lui montrer à quel point j'étais heureuse et à quel point j'avais l'impression d'être accomplie dans ma vie privée. Bien évidemment, il fallait que je m'accomplisse dans ma vie professionnelle, mais pour le moment, ce n'était pas à l'ordre du jour. Je devais m'occuper de mes trois petites filles qui grandissaient tellement vite !
- Maman ! C'est qui avec papy ? Me demanda Carlie en tirant sur mon manteau pour attirer mon attention.
- Qui ? Demandais-je en revenant sur terre.
- La madame avec papy ?
- Je levais les yeux pour observer mon père arriver avec une femme à ses côtés.
- Putain ! Dis-je en oubliant la présence de Carlie à mes côtés.
- Maman ! C'est un vilain mot !
- Pardon mon cœur.
- Alors c'est qui ? Une amie de papy ?
- Je ne sais pas mon cœur.
Je regardais plus en détail cette femme qui se tenait, se pavanait, à côté de mon père. Merde, elle pourrait être ma soeur !
Bon, sans doute pas, mais elle était bien plus jeune que mon père ! Et elle ne m'inspirait pas confiance. De plus, j'étais profondément en colère que mon père débarque avec quelqu'un sans me prévenir. C'était la moindre des choses, il venait chez moi et je me retrouvais devant le fait accompli. C'était totalement inadmissible.
Je tentais de me composer le visage le plus impassible possible pour ne pas qu'il remarque à la fois mon trouble et ma colère.
- Bell's ! C'est un plaisir de te revoir. Dit-il en me prenant dans ses bras alors que sa grue restait en retrait.
- Papa.
- Et ma petite Carlie est là aussi. Dit-il en la prenant dans ses bras.
- Le conducteur d'avion était bien concentré ? Lui demanda-t-elle en souriant alors que mon père me questionnait du regard.
- Je t'expliquerai.
- Bien. Bella, Carlie, je vous présente Carole.
Il avait dit cela en rougissant légèrement, signe de son embarras tout de même évident. Mais je n'étais pas décidé à lui faire de cadeaux, il aurait pu me prévenir avant, au moins m'annoncer qu'il voyait quelqu'un.
- Enchanté de vous connaître. Dis-je en tentant de sauver les apparences.
- Oh moi aussi, mais tutoies-moi, nous allons être très proches !
- C'est ça. Répondis-je en maugréant.
- Et qui est cette petite fée ? Demanda-t-elle, signe qu'elle n'avait pas entendu ma réponse.
- C'est Carlie, ma petite fille. Dit mon père fier comme un paon.
- Oh, elle est adorable.
- Bonjour madame. Répondit ma fille, bien élevée.
- Oh, ne m'appelle pas madame, je suis Carole.
- D'accord madame.
- Dans tes dents ! Pensais-je puérilement.
- Ma fille et moi-même avions visiblement le même avis sur la question.
Sans un mot de plus, nous nous dirigions vers ma voiture alors que Carole ne cessait de bavarder. Je me demandais ce que faisait mon père avec cette femme, elle était tout le contraire de lui.
Dans la voiture, elle prit place à côté de Carlie qui faisait semblant de dormir pour ne pas avoir à répondre à ses questions. Je connaissais ma petite fille et je savais qu'elle ne dormait pas réellement comme me le prouvait ses paupières qui s'ouvraient à de quelques moments.
A mon plus grand soulagement, nous arrivâmes à la maison. J'allais retrouver mon Edward, il allait me serrer contre lui et me consoler un peu.
- Cette maison est adorable. Dit Carole alors que j'ouvrai le coffre de la voiture.
- Oui, oui.
- Vous avez les moyens pour une femme au foyer.
Je ne pris même pas la peine de répondre et lui jetais juste un regard meurtrier pour qu'elle comprenne le fond de ma pensée. Qui était-elle pour me juger ?
En rentrant à la maison, je ne pouvais ignorer les regards amusés de mon époux, mais je n'étais pas vraiment d'humeur à subir son humour. Il avait toutefois su choisir les mots pour me consoler et en sortant de la chambre, je décidais de prendre sur moi pour ne pas froisser mon père qui en ce moment même descendait l'escalier.
- Bell's...
- ne me fais pas ce regard. Nous allons avoir une discussion, sois-en certain, mais pas maintenant.
- Mais...
- Chef. Dit Edward en déposant une main sur l'épaule de mon père alors que je m'enfuyais vers la cuisine.
- Cette maison est vraiment belle. Mais elle n'est pas trop grande pour vous trois ? Demanda Carole qui était sans doute descendue.
- Nous ne sommes pas qu'à trois. Répondit simplement Edward. Visiblement, ils m'avaient tous suivis dans la cuisine.
- Les animaux ne comptent pas. Dit-elle en essayant de plaisanter.
- Nous avons des jumelles. Lui répondit Edward.
- oh... vous ne les faîtes pas. Rit-elle en badinant avec lui alors qu'il restait stoïque.
- Bella a fait tout le travail.
- Et un travail magnifique. Où sont-elle d'ailleurs. Intervint mon père.
- Elles sont dans leur chambre. Répondit Edward.
Honnêtement, était-il possible de vouloir tuer une personne alors que cela ne faisait que quelques heures que nous la connaissions ? Je me posais beaucoup de question en ce moment même. Tout ce dont j'avais besoin c'était de me retrouver seule dans ma cuisine, ou alors seule avec mon époux.
Je sais que je pouvais paraître puérile, que ma réaction pouvait s'assimiler à de la jalousie, mais ce n'était pas du tout le cas. J'avais déjà un beau-père et je pouvais très bien avoir une belle-mère, plus jeune que mon père, ça ne me posait pas de problèmes. Mais pas elle, pas Carole ! Elle n'avait de cesse de critiquer ma maison mais aussi moi ! Oh, elle savait y faire, c'était toujours à mi-mots, mais j'avais la vague impression qu'elle tentait de se placer en opposition avec moi. Je ne savais pas réellement ce qu'elle voulait, mais il était certain que cette situation n'allait pas durer, j'allais bien vite sentir la moutarde me monter au nez, et j'allais lui faire regretter son attitude.
En gentlemen fortement bien élevé par Esmé, Edward se proposa de faire visiter le jardin à Carole pendant que je préparai le repas de ce midi. J'avais décidé de faire quelque chose qui me ferait rester en cuisine le plus longtemps possible ! Ce serait donc une salade grecque, des lasagnes maison et en dessert qui demanderait une longue préparation : des macarons !
Fière de moi, je débutais la préparation de mes desserts, retranchée dans ma cuisine, cependant, je n'avais pas remarqué que mon père était encore là. Ce n'est que lorsque je le bousculais que je me rendais compte de sa présence.
- Tu n'es pas allé avec Edward ?
- Non. Me répondit-il tout simplement.
- Tu veux une bière ?
- Non.
- Si tu veux quelque chose, sers-toi. Dis-je en m'attelant à ma préparation.
- Je croyais que tu voulais parler.
- Pas maintenant.
- Bell's...
- j'ai besoin de me calmer, ne serait-ce qu'une heure.
- Te calmer ? Me demanda-t-il surpris.
- Oui, me calmer.
- Je ne vois pas pourquoi.
- Tu ne vois pas pourquoi ? Tu te moques de moi ? Lui demandais-je en claquant le torchon que je tenais dans les mains.
- Non... mais pas du tout, je ne vois pas pourquoi tu es énervée.
- Papa ! Je viens te chercher à l'aéroport, très contente de passer du temps avec toi et là, d'un coup, je te vois accompagné d'une jeune femme, qui pourrait être ma soeur, qui ne cesse de critiquer ma maison et tout le reste, mais je dois être heureuse et souriante.
- Tu es jalouse de Carole ? Tu sais bien que tu seras toujours ma petite fille.
- Oh arrête ce n'est pas ça, tu racontes n'importe quoi.
- Tu sais que tu as le droit de le dire. Me dit-il en riant.
- Je trouve ça hilarant, contente que ça te fasse plaisir. Maintenant, sors de ma cuisine.
- Bella !
- Quoi Bella ! J'essaie de te dire que je suis en colère, et toi, tu prends ça à la rigolade. Je suis en colère parce que tu ramènes quelqu'un chez moi, sans même me demander mon avis, sans même nous prévenir, de plus, cette personne est horripilante, mais non, ça te fait rire. Alors je suis contente que tu t'éclates avec une midinette, mais moi, j'ai des choses à gérer, et crois-moi, une bouche à nourrir en plus, ce n'est pas une maigre affaire alors tu sors de ma cuisine et tu vas rejoindre ta petite-amie et tu dis à mon époux qu'il doit débarquer fissa avant que je ne vienne le chercher moi-même.
Je le vis me regarder quelques secondes, réfléchir un instant avant que je ne lui jette un autre regard meurtrier, puis il déserta la cuisine sans demander son reste. J'avais vraiment besoin d'Edward pour me calmer, mon père venait de me mettre hors de moi et c'était vraiment la toute première fois que nous avions une discussion de la sorte, mais je ne pouvais laisser cela passer.
- On peut la tuer ? Demanda la voix de mon époux en entrant dans la cuisine.
- Qui ? Demandais-je un peu trop violemment.
- Carole. Tout va bien Honey ? Demanda-t-il en m'enlaçant.
- Je viens de me disputer avec mon père. Dis-je en faisant une petite moue.
- Je me doutais que je ne devais pas vous laisser dans la même pièce.
- Mouais... et toi alors ? Pourquoi tu veux la tuer ?
- Parce qu'elle est infernale. Pire qu'Alice, elle parle tout le temps et c'est limite si elle ne s'est pas dévêtue quand elle a vu la piscine.
- Sérieusement ? C'est moi qui vais aller la tuer !
- Je pense que tu ferais mieux de te concentrer sur le repas, et je vais te donner un coup de main.
- Et nous les laissons tous les deux, avec les filles sans surveillance ?
- Je veux bien que Carole ne nous ait pas fait un super effet, mais je ne pense pas qu'elle souhaite manger un de nos bébés pour son déjeuner.
- Haha ! Je suis morte de rire là, ça ne se voit pas ? Lui demandais-je en me remettant à ma cuisine.
- Bee, j'essayais de détendre l'atmosphère.
- Rien à faire de l'atmosphère, aides-moi plutôt.
- A vos ordre chef. Me dit-il en me déposant un baiser sur la tempe.
Après cela, nous nous étions mis à faire la cuisine sans que personne ne vienne nous déranger. Ce petit moment avec Edward me permis de me calmer un peu avant de me jeter une nouvelle fois dans la fosse aux lions.
- Tu penses que je devrais m'excuser auprès de mon père ? Lui demandais-je soudainement.
- Et bien, c'est à toi de voir comment tu te sens vis-à-vis de cette dispute.
- Je n'aime pas me savoir embrouillée avec mon père, mais je ne veux pas aller m'excuser alors que je ne suis pas désolée du tout.
- Écoute bébé, tu es majeure, vaccinée, mariée et maman, nous sommes ici chez toi et tu as tout à fait le droit de dire ce que tu veux ici. Tu es en colère contre ton père, et ça lui fera sans doute du bien.
- Du bien ? Lui demandais-je.
- Oui, il va sans doute comprendre que tu es devenue une grande fille, que tu peux penser par toi-même, et que tu diriges cette maison d'une main de maître.
- D'une main de maître ?
- Oui, et je trouve ça foutrement excitant ! Dit-il en me déposant un baiser dans le cou.
- Ed...
- oui mon amour ?
- N'importe qui peut entrer à n'importe quel moment. Répondis-je alors que ses mains se baladaient sur mon corps.
- Et alors ?
- Et bien, ce sont des choses qui se font en privé.
- Tu sais quoi, si ton père voit ce que nous faisons, il aura compris que tu as grandi.
- Je pense qu'il le sait parfaitement étant donné que nous avons donné naissance aux jumelles.
- Certes, mais il doit savoir que nous avons recommencé à avoir une activité normale.
- Normale ? Lui demandais-je en arquant un sourcil.
- Oui, normale. Bon d'accord, au-delà de la norme.
- Bien au-delà si tu veux mon avis.
- Dis tout de suite que je suis un pervers.
- C'est sans doute le cas. Mais c'est juste plaisant.
- Ne me chauffes pas.
Je ne pu m'empêcher d'éclater de rire. Edward savait toujours comment me réconforter et me faire sourire, j'avais réellement beaucoup de chance de l'avoir dans ma vie.
Après environ deux heures de cuisine, j'envoyais Edward préparer la table alors que je m'exilais dans la nurserie. Je fus surprise d'y voir Carlie parler avec ses petites sœurs.
- que fais-tu ma puce ? Demandais-je en m'asseyant à terre à ses côtés.
- Je suis allée voir papy, mais il était avec Carole alors je suis venue ici.
- Tu sais ma puce, tu as le droit d'être avec lui même s'il n'est pas tout seul. Lui dis-je en la prenant contre moi.
- Oui, mais tu ne l'aimes pas trop.
- C'est juste que je ne la connais pas ma puce, mais je suis certaine que nous allons très bien nous entendre. A présent, dis à papa de faire chauffer les biberons, tes petites sœurs vont avoir faim.
Elle sourit et couru hors de la chambre pour aller prévenir son père pendant que je prenais les filles dans mes bras pour les emmener dans le salon. J'étais peut-être fâchée avec mon père mais ce n'était pas une raison pour paraître impolie face à ceux qui étaient nos invités.
- voilà donc les petites princesses. Dit mon père qui semblait ne pas faire cas de notre dispute, ou alors, il donnait bien le change.
- Oui. Répondis-je simplement alors que Carole était dans la pièce, semblant nous regarder avec attention.
- Elles ont tellement changer alors qu'elles étaient si petites !
- Elles ne vont pas rester petites toute leur vie. Dit Edward en entrant dans la pièce.
- Je sais, mais les bébés grandissent tellement vite. Dit-il en me jetant un coup d'œil alors que je déposais Ambre dans les bras de Carlie qui était à mes côtés pour qu'elle puisse elle aussi lui donner le biberon.
- Ne m'en parlez pas Charlie ! On ne voit jamais le temps passer.
- Les bébés sont fait pour grandir et devenir de belles jeunes filles et s'éloigner de leur famille. Dit Carole avec emphase.
- Bah moi, je ne quitterai jamais mon papa et ma maman. Dit Carlie avec un grand sourire.
- Il le faudra bien un jour jeune fille.
- Je pense que Carlie est trop jeune pour qu'on lui dise de quitter un jour ses parents. Dit Charlie en souriant.
- Papy a raison. Lui répondit-elle avec un sourire satisfait.
- Papy a toujours raison répondit mon père en lui rendant ce dernier.
- Pas toujours. Mais presque. Dis papy, on pourrait aller à la pêche pendant que tu es là ?
- C'est une excellente idée ma puce. Répondit mon père le regard attendri.
- Mais tu ne vas pas me laisser ici. Dit Carole en faisant la moue.
- Tu pourrais venir avec nous !
- Aller pêcher ? Hors de question, c'est un divertissement de rustre !
- C'est quoi un rustre ? Demanda Carlie interloquée.
- Viens, je vais t'expliquer.
Edward avait dit cela en lui prenant Ambre des bras alors que je me levais à leur suite avec Jade pour remettre les filles dans leur lit. Je n'étais pas certaine de la définition qu'aller lui donner Edward, mais il était certain que nous n'allions pas rester dans le salon et assister à une possible dispute entre mon père et sa petite-amie. Enfin, j'espérais qu'il y aurait au moins une explication : mon père avait toujours adoré la pêche, même du temps de ma mère il ne se passait pas une semaine sans qu'il n'aille à la pêche et j'espérai qu'il ne changerait pas pour les beaux yeux de sa petite-amie.
- Et bien... le séjour de ton père ici va être long. Dit Edward en déposant Ambre dans son berceau.
- Je ne te le fais pas dire.
