Disclaimer : le monde de Harry Potter est à J.K.R. ; Alistair et ses amis du Dix-Neuvième Parallèle sont à moi.
Rating : T
Pairing : Severus Snape - OC ; Albus, Minerva et Charlie Weasley.
Correctrice : Fantomette34.
Petit chapitre de transition où l'on résout certains à-côtés de l'énigme.
Bonne lecture !
Des différentes sortes de Magies - Indices et éclaircissements
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Pour le déjeuner, le régisseur avait bien fait les choses : une Marmite du Pécheur exhalait ses parfums dans toute la cuisine. Les Sorciers lui firent honneur, ce qui leur attira la sympathie des autres convives.
Le plus enthousiaste - doit-on encore s'en étonner ? - fut Albus : il termina deux assiettes qui auraient fait reculer Gargantua. Charlie apprécia la nouveauté, et glissa quelques mots dans l'oreille de Minerva-Fontayne, qui s'empressa de demander la recette. Tout allait bien jusque là, ils tenaient leur rôle et Jumièges ne soupçonnait rien. Cela n'empêchait pas la Professeure de craindre l'entretien qu'elle devait avoir plus tard avec lui.
Mais pour l'instant...
"Monsieur Jumièges ? dit-elle quand les cafés furent servis.
- André, je vous en prie !
- Bien... André ?! Il reste deux heures avant notre rendez-vous ; pouvons-nous disposer de la salle de jeu que Mélanie nous a montrée ce matin ?
- Bien sûr ! Vous souhaitez discuter entre vous ?
- Pour une part, oui, mais en fait... c'est surtout pour avoir Alb... Alan sous mon contrôle.
- Comme je vous comprends ! fit le régisseur, lorgnant sur sa fille qui ne tenait pas en place.
- Mélanie peut venir aussi.
- Est-ce bien raisonnable ?
- J'ai l'habitude de gérer les ouragans sur pattes. Votre petite tornade, je saurai m'en occuper."
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Si l'intéressée fut vexée par ces mots, elle n'en fit pas montre et passa, hautaine, devant les adultes qui ne purent s'empêcher de sourire. Minerva et les garçons la suivirent.
"Pourquoi avoir choisi cette pièce ? fit Charlie quand ils sortirent dans la cour.
- Parce qu'elle est isolée et que c'est le seul endroit où nous puissions nous réunir : Severus a des nouvelles à nous communiquer et le temps presse."
Plus rien ne fut dit avant qu'ils n'arrivent devant la porte. Ouverte... Un Alohomora était passé par là.
A l'intérieur personne de visible, mais les Sorciers savaient que les autres y étaient, désillusionnés.
"Tout va bien ? murmura la Professeure.
- Oui, répondit la voix désincarnée du Potionniste, nous allons pouvoir commencer."
Et un Finite Incantatem fit réapparaître le duo Lydie-Severus.
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"Où est Sweetie ?
- Sur le toit. Elle monte la garde.
- Et la Calamité Cornue ?
- Toujours dans le pré. Ses admiratrices ne veulent plus le laisser partir.
- Bien, on aura une séance tranquille, alors."
Mais le Destin était d'un avis contraire et Minerva entendit bientôt un grattement sur l'huis.
"Alistair ?! s'étonna Lydie quand elle le vit entrer, tu n'es plus dans ton enclos ?
- Non, ma toute belle, j'en avais marre de ce remake perso de L'amour est dans le pré, j'ai fait le mur, ou plutôt la clôture.
- Et si quelqu'un s'aperçoit que tu as disparu ?
- T'inquiète ! J'ai laissé un mot : je reviens dans cinq minutes. Ça devrait suffire."
Le pire , c'est qu'il l'avait sûrement fait.
Habituée, la jeune fille haussa les épaules et ferma la porte.
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"Alors, reprit Minerva en s'adressant au Potionniste, quelles sont les nouvelles ?
- Tout d'abord la tentative de cambriolage : Cela s'est passé quelques heures après la mort du Docteur Smith.
- Les voleurs n'ont pas perdu de temps ! Était-ce une coïncidence ou étaient-ils au courant du décès ?
- Nul ne le sait. Cette nuit-là, la ferme était déserte. Jumièges était en voyage et sa fille chez une de ses cousines. Les employés ne dormant pas sur place, ce fut un jeu d'enfant pour les malfrats.
- Heureusement qu'ils ont échoués devant le coffre. Mais... Severus ! Comment connaissez-vous toutes ces précisions ?
- J'ai... hem... légilimancé le Brigadier avant qu'il ne reparte, tout à l'heure. C'est plus complet qu'un rapport officiel : les détails sont si vite oubliés.
- Admettons !... Et pour l'assassinat de Smith ?
- En fait, Minerva, il n'y a pas eu d'assassinat."
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"Je vous demande pardon ?!
- Il n'y a pas eu d'assassinat. Smith a succombé à une crise cardiaque.
- Mais le premier rapport d'autopsie indiquait des traces de strangulation !
- Insuffisamment réparties pour causer le décès.
- Pffiou ! fit Alistair, on se croirait dans Le Fugitif. Doit-on rechercher un manchot ?
- Plutôt un homme amputé d'un pouce.
- Mince, c'est pas pratique pour l'Auto-Stop... Aïeuuuh !"
Lydie l'avait frappé.
"Mais pourquoi as-tu fait ça ?!
- Il fallait bien arrêter tes délires. Et comme Grand-Père n'est pas là...
- Flûte, c'est pas des Sirènes que tu dois descendre, mais des Erinyes ! Je...
- Silence, vous deux !" reprit le Potionniste.
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"Il y a une chose que je ne comprends toujours pas, fit ce dernier, comment a-t-on pu retrouver Smith dans un des W.C., la porte fermée de l'intérieur ? L'agresseur n'a pas pu la boucler lui-même.
- J'ai peut-être la réponse, hasarda Charlie,
dans mon équipe, en Roumanie, il y a plusieurs Nés-Moldus français, dont un qui aime les romans policiers ; il m'a procuré des traductions de Gaston Leroux, notamment Le mystère de la chambre jaune...
- Hé hé, je vois où tu veux en venir ! affirma le Minotaure, une agression en chambre close...
- ... qui n'en est pas : une femme est attaquée dans sa chambre dans la journée, elle ne dit rien et va se coucher plus tard normalement. Mais...
- ... la nuit, elle fait un cauchemar, elle hurle. On enfonce sa porte fermé au verrou et on la trouve au sol, des marques sur son corps. Problème insoluble, semble-t-il, sauf si on pense au décalage dans le temps.
- Vous avez sans doute raison, tous les deux, ça a dû se passer de la même manière : Smith est attaqué, il parvient à s'échapper et à s'enfermer dans les Toilettes. Et là, il fait une crise cardiaque.
- Mais alors... il n'y a pas crime ?!
- Si !... L'intention y était. Et n'oubliez pas l'Auror Dawlish, qui est toujours dans le coma."
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L'équipe hocha la tête. Un Enquêteur comme eux avait été blessé, il ne fallait pas l'omettre.
"La seule chose dont je sois sûr au sujet de cette affaire, finit Severus, c'est que l'agresseur n'est pas un tueur reconnu comme tel : un pro n'aurait pas cafouillé comme ça, ni laissé sa victime s'enfuir."
Peut-être,
mais ça ne les avançait en rien de le savoir.
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"Hé, Sevy ! fit une voix suraiguë, y'a du monde qui vient dans l'coin. Le régisseur. S'il vous voit par la fenêtre...
- ... on aura des problèmes. Nous allons partir, merci de nous avoir prévenus, Sweetie.
- Mais de rien, mon Sucre d'Orge ! Tu sais que je ferais n'importe quoi pour toi."
La Chauve-Souris géante disparut en battant des cils - si si, ma Sweetie a des cils - et les Sorciers se dispersèrent, du moins ceux qui n'avaient pas une raison officielle d'être là : Lydie et le Maître des Potions retrouvèrent les bocages, et Alistair...
Ah, Alistair !
Il revint dans la verte prairie où ses groupies l'attendaient.
Une prairie d'où, à cause des événements et du passage, il n'avait pu extraire la flasque de Calva de ce cher Arsène.
Mais là, personne ne pourrait l'en empêcher, sauf... sauf ledit Arsène tout jovial qui venait récupérer son bien.
"Hé, vieux frère, j' m'en vais ! fit ce dernier, merci d'avoir veillé sur ma flasque...
De loin, hélas ! pensa le Minotaure.
- ... j' t'en proposerais bien une lampée, mais j'suis pas sûr que t'apprécie.
Tu veux une démonstration ?
- Et puis, j'veux pas te rendre malade.
Aucun risque.
- J'reviens te voir demain.
Ne me dis pas que ça va recommencer, ce supplice de Tantale ?
- J'crois bien que j'ai trouvé la cachette idéale, sous tes sabots. Personne n'ira chercher là."
Ça peut servir à des tas d'autres choses, des sabots. A te botter les fesses, par exemple !
Mais l'Arsène ne remarqua pas le regard meurtrier d'Alistair et s'en alla au guidon de son vélo, laissant le taureau en proie à la déprime.
Déprime que ses copines se firent une joie de chasser.
