Bon alors avant toutes choses, encore merci à celles et ceux qui me suivent encore.

Mais surtout merci imperatricemaléfique, j'avais complétement oublié que je n'avais pas encore posté ce chapitre alors mea culpa, mes plus plates excuses…

A part ça, une petite note au passage avant de vous laisser lire ce chapitre, Je n'ai pas la suite. Je n'ai pas la moindre idée de quand je l'écrirai. Je compte donc écrire encore deux ou trois chapitres dont l'épilogue. Je ne vais pas vous livrer ce chapitre dans l'immédiat pour la simple et bonne raison que le chapitre 38 ne veut pas s'écrire et je ne veux pas vous livrer un texte brouillon, inachevé. Bref, un texte qui ne me vas pas.

Merci de me laisser une petite review après la lecture de ce chap.

Sur ces derniers mots, bonne lecture !

37) Marche vers l'aboutissement.

La fin pouvait être un commencement. C'est ce que le dragonnier se disait alors qu'il se dirigeait en direction de la tente de la reine des Vardens en compagnie de sa compagne et de leurs dragons.

« - En suivant ta logique, on peut aussi dire que le commencement peut-être une fin en soi… »

Surpris, le dragonnier tourna son regard vers la princesse et… entra douloureusement en contact avec un tonneau avant de tomber par terre. Le rire de sa compagne coupa court au juron qu'il était sur le point de prononcer. Il lui lança un regard peu amène avant de se relever. Les Vardens qui avaient assistés à la scène le dévisageaient tout en se demandant ce qui lui était arrivé. Saphira et Orchard étaient particulièrement amusés par la chute du jeune homme. Arya quant à elle lui demandait calmement s'il ne s'était pas fait mal. Il ignora royalement la question de sa compagne qui haussa les épaules avant de continuer sa route d'un pas décidé. Les soldats de la liberté se hâtèrent de retourner à leurs tâches quotidiennes. Devant la tente de Nasuada, deux personnes les attendaient calmement. Ils ignoraient les regards suspicieux que les faucons de la nuit leur lançaient. Alors que la princesse des elfes arrivait à leur hauteur, ils relevèrent la tête. Eragon ne tarda pas à arriver auprès de la jeune femme. Il observa un long moment les deux silhouettes qui conservaient leur capuchon aux abords de la tente de la chef des Vardens.

Vous êtes fous d'agir ainsi ? Vous voulez être suspectés d'être des assassins ?

L'une des silhouettes eut un rire bref, froid. Elle se tourna lentement vers le dragonnier qui la mettait en garde contre les suspicions de ceux qu'elle tentait d'aider. Elle le dévisagea un long moment avant de se décider à prendre la parole.

Ils n'auraient pas vraiment tort de le penser… Et de toute façon, aucun assassin digne de ce nom ne se baladerait en attirant ainsi l'attention. De plus, bien que je ne craigne rien, il ne faut pas que Lui soit reconnu ou du moins pas tout de suite…

Un instant, Eragon songea à répliquer. Un instant seulement. Il abandonna bien vite cette idée au profit d'une autre. Vaguement étonné et inquiet il inspira profondément avant de s'adresser à nouveau à sa mère.

Qu'en est-il de l'homme que j'ai confié à tes « bon soins » hier ?

Il se porte plutôt bien. C'est dingue ce qu'il peut-être aisé de délier les langues…

Le jeune homme ne répondit pas. Un frisson glacé parcourait son dos à la simple idée de ce que l'homme avait dû subir avant de parler. Ce qu'il avait très certainement enduré avant de comprendre que sa seule chance de salut serait de parler. A ses côtés, Arya demeurait de marbre. Ou du moins c'est ce qu'il semblait à première vue. Pourtant, son esprit était un peu trop préoccupé par Durza et Gil'ead au goût du jeune dragonnier. Ce fut elle qui reprit la parole alors que les trois autres l'observaient.

Où est-il en ce moment ? Ne risque-t-il pas de s'échapper ?

Selena sembla satisfaite de la question et hocha légèrement la tête avant de se concentrer à nouveau sur la princesse.

Angela garde un œil sur lui. De plus, j'ai mis deux membres de ton peuple devant la tente. On n'est jamais trop prudent. Je ne serais pas venue si je n'avais pas été persuadée qu'il ne pourrait pas s'enfuir.

Ce fut au tour d'Arya d'hocher la tête. Un léger sourire satisfait étirait délicatement ses lèvres. Au bout d'un long moment, celle-ci désigna la tente rouge d'un rapide geste du menton avant de proposer de rendre visite à la reine des Vardens. Ses amis lui emboitèrent le pas sans mot dire. Les faucons de la nuit leur barrèrent la route le temps de les annoncer. Bien vite, Nasuada leur accorda l'autorisation de pénétrer dans le lieu le plus important du camp. Ils n'attendirent pas plus longtemps et entrèrent sous la tente. Orchard et Saphira glissèrent la tête dans la tente par l'un des pans relevés exprès. Selena ôta presque instantanément son capuchon et s'inclina devant la femme à la peau d'ébène qui les observait. Assise sur son trône, les manches de sa robe raccourcies de sorte que l'on puisse voir –en partie du moins- le bandage qui enserrait son épaule droite. Celui-ci n'était certainement pas d'une grande utilité puisque le dragonnier lui-même avait guéri sa blessure. Les deux dragonniers la saluèrent d'un geste de la tête auquel Nasuada répondit calmement.

Jörmundur m'a informé que vous aviez attrapés les assassins.

En effet, j'ai moi-même interrogé l'un d'eux… et il m'a livré quelques informations assez… intéressantes.

La jeune femme ne répondit pas, se contentant de hocher légèrement la tête en souriant doucement à la Main Noire. Aucun doute, une étrange amitié liait les deux femmes.

Je suppose que ce nouvel arrivant n'est autre que l'homme qui a tiré la seconde flèche.

Eragon acquiesça. Il se demandait de quelle manière il allait bien pouvoir annoncer qu'il s'agissait de son frère. Arya partageait son trouble. Saphira était en train de lui conseiller de ne pas tourner autour du pot lorsque la jeune elfe s'avança de quelques pas.

C'est bien lui. (d'un rapide mouvement de la tête elle fit signe à Murtagh. Celui-ci s'avança et laissa son capuchon tomber) Il est de notre côté.

La chef des Vardens les dévisagea incrédule. Elle semblait partagée entre l'envie d'appeler les gardes et celle de les écouter. Son cœur et sa raison se livraient un duel sans merci. Finalement, elle décida de leur laisser une chance. Sa voix claqua, féroce et dure.

Vous avez intérêt à vous expliquer et vite.

Ce fut à Eragon de s'avancer calmement, il s'arrêta à côté de la princesse des elfes. D'un geste, il invita Murtagh à venir près de lui. Ce dernier s'inclina une fois devant la jeune femme. Le dragonnier bleu inspira profondément avant de se décider à parler.

Comme je te l'ai déjà appris, Murtagh a été contraint de suivre le Roi. Nous sommes conscients que les nains veulent sa mort mais il peut nous être utile. Il connait Ilirea, il peut nous aider.

Orik ne va pas être content et il arrivera dans deux jours avec un contingent de nain. Êtes-vous conscients que la présence de Murtagh à nos côtés peut signifier la fin d'une alliance vieille de près d'un siècle ? Et de fait d'une amitié elle-même vieille de plusieurs millénaires ?

Arya acquiesça doucement. Eragon ne dit pas un mot alors que Selena plongeait son regard dans les prunelles sombres de la reine des Vardens. Murtagh se releva lorsque Nasuada lui en donna l'ordre. Sa voix demeurait dure, coupante. Pourtant, quelque chose dans ses intonations avait changé. Le dragonnier rouge défia la reine des Vardens du regard pendant quelques secondes avant de prendre la parole.

Laisse-moi vous aider à vaincre la Roi, je me rendrai aux nains ensuite s'il le faut. Je veux juste une chance de prouver que je ne suis plus un ennemi. Que je ne le serai plus.

Je me porte garant de sa bonne foi. Et s'il le faut, je le surveillerai.

« - Comme si ça allait être une tâche très difficile… »

« - Ce sera une grande responsabilité et… »

« - Je crois que Saphira veux seulement dire que nous t'aiderons. »

« - Nous ? Orchard, ais-je mon mot à dire ? »

Eragon fronçait légèrement les sourcils alors que la princesse des Vardens dévisageait son dragon. Saphira ne disait rien, se contentant d'encourager son ami par image. Selena regardait tour à tour dragons et dragonniers visiblement amusée de les voir communiquer entre eux.

« - Si tu veux passer du temps seule avec Eragon, non. »

L'elfe ouvrit la bouche avant de la refermer sans dire un mot. Elle hocha lentement la tête sans quitter le dragonneau du regard.

Je me porte moi aussi garante de Murtagh. Inutile de dire que Saphira et Orchard sont d'accord avec nous.

« - Tu vois, tu le fais aussi… »

La Main Noire ouvrit la bouche pour parler à son tour mais Nasuada la coupa. Elle jugeait inutile d'entendre une personne supplémentaire prendre la défense du jeune homme. Elle observa longuement les deux dragonniers de son camp.

Arya, tous les elfes partagerons-t-ils ton avis ? Eragon, je te laisserai le soin de tout expliquer à Orik…

Le jeune homme acquiesça avant de s'incliner légèrement devant Nasuada. L'elfe quant à elle échangea un regard avec Selena avant de prendre à nouveau la parole.

Je doute qu'il n'y ait trop de problème… Ma reine m'a informé qu'elle enverrait une vingtaine des miens. Ceux-ci ne devraient plus tarder à arriver. Selon les personnes qu'elle aura envoyées, nous aurons notre réponse.

Tu ne sais pas qui viendra ?

Disons seulement que je n'en suis pas tout à fait sûre… Il faudra que tu me laisses parler…

La femme à la peau sombre acquiesça lentement avant de donner congé aux trois dragonniers. Murtagh remit sa capuche et ils se dirigèrent ensemble vers la tente du dragonnier des Vardens –et de la princesse des elfes par la même occasion.

Alors comme ça, tu épis les conversations d'Arya petit frère ?

Un sourire apparu sur les lèvres du demi-elfe qui lança un bref regard au ciel avant de répondre.

Je ne l'épi pas tout à fait, disons juste que j'assiste à ses conversations de la même façon que je sais tout ce que Saphira dit ou ressent.

Le dragonnier rouge interrogea la jeune femme du regard. Celle-ci se contenta de hocher la tête d'un air absent. Elle les écoutait à peine, plongée dans ses pensées, là où même le Yawë ne permettait pas à son compagnon de la suivre. Ce fut à Eragon de subir le regard interrogateur de son frère. D'un geste las, il haussa les épaules. Un instant avant de se saisir de celles de l'elfe pour lui faire contourner un Varden. Arrivé dans la tente du jeune homme, la princesse s'allongea sur le lit sans accorder la moindre importance aux deux frères. Bien que perturbé, Murtagh ne fit pas le moindre commentaire.

Merci d'avoir pris ma défense.

Je n'ai fait que dire la vérité. Maintenant, je doute que Nasuada accepte de te laisser te balader n'importe où dans le camp.

A peine eut-il terminé sa phrase qu'un elfe lui demanda la permission d'entrer. Il la lui accorda rapidement et le salua. Le magicien observa la princesse allongée d'un air perplexe avant de se tourner vers les deux autres dragonniers.

La reine des Vardens m'envoie vous prévenir. Votre tente est prête Murtagh Shur'tugal… Quant à vous Eragon Finiarel, vous devez le surveiller.

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de l'ainé. Arya ne semblait pas décidée à leur accorder un minimum d'attention. Ses pensées se faisaient plus noires au fur et à mesure que le temps s'écoulait. Eragon soupira doucement avant d'emboiter le pas à l'elfe qui accompagnait son frère jusqu'à la tente voisine. Orchard atterrit non loin et s'allongea devant, calme. Le fils de Brom comprit qu'il allait monter la garde. Il le remercia rapidement avant de se diriger vers sa propre tente. Et Arya.

La jeune elfe demeurait allongée sur le lit de camp. Elle ne semblait pas avoir bougé d'un pouce. Une statue n'aurait pas bougé davantage. Les yeux clos, on eut pu penser que la princesse dormait. Sa poitrine se soulevait à un rythme lent et régulier, mais son front était plissé et l'inquiétude était perceptible sur ses traits. Incapable de l'atteindre par l'esprit et certain que les mots ne feraient pas plus d'effets, il s'assit à ses côtés sur le lit. D'une main, il caressa tendrement les cheveux de jais de la jeune elfe. Il voulait l'aider. Il ne pouvait pas agir d'une autre façon. Son regard se posa sur Naegling qui demeurait posée sur le bureau. Il ne l'avait pas rendue aux elfes, elle lui revenait de droit. Face à ceux qui avaient appris à se servir de la magie d'une façon « traditionnelle » comme Galbatorix, il ne devait pas avoir la moindre chance. Et pourtant, il avait appris au rocher de Kuithan bien plus de chose en l'espace de quelques minutes que n'importe quel dragonnier en plusieurs siècles. Il se devait de conserver ces secrets, de ne les partager qu'avec sa dragonne. Il avait trahi son devoir et son serment, Arya savait, Arya avait vu. Il soupira doucement, Eragon ne savait pas comment agir. Il aurait dû protéger ses pensées mais il avait échoué. Et comment pouvait-il blâmer l'elfe ? Ne pouvant trouver de solution –ou ne voulant pas- il soupira à nouveau avant de sentir une main caresser doucement sa joue. Le jeune homme se tourna vers la princesse avant de sourire. Celle-ci regardait à présent la tente, les sourcils froncés.

Où est Murtagh ?

Eragon retint un éclat de rire avant de lui résumer la situation, il ne s'attarda pas sur « l'égarement » de l'elfe. Il lui suffit d'un regard, un seul regard pour lui transmettre ses interrogations. La princesse ne s'en étonna pas. Elle était déjà parvenue à ses propres conclusions.

Que t'est-il arrivé ?

Rien, je me suis perdue dans mes pensées.

Le jeune homme n'insista pas, il était inutile de préciser que dans ce cas, elle n'aurait pas dû avoir l'air aussi inquiet.

Je suppose que tu devrais m'empêcher de parler.

Je ne te ferais aucun mal. Pas volontairement.

Je le sais mais… Je te jure de garder tout cela pour moi quoiqu'il puisse arriver.

Ils étaient tous deux conscients que jamais le jeune homme n'aurait fait faire pareil serment à la jeune femme. Mais la nécessité avait forcé l'elfe à lui en faire la promesse. Il n'y avait pas d'autre solution. Sauf la mort de la dragonnière.

Pourquoi tout est si compliqué ?

La jeune femme haussa les épaules, murmurant que tout n'était pas compliqué, seulement la plus grande partie des choses. Eragon avait haussé un sourcil en lui lançant un regard interrogateur. Et l'elfe lui avait répondu par un sourire. Il la serra dans ses bras sans dire un mot. Le silence qui les enveloppait était confortable. Ils n'avaient pas besoin de mot pour se comprendre en cet instant. Des images firent leurs apparitions dans leurs esprits, les faisant rougir tous deux. Quelques secondes plus tard, leurs lèvres se liaient dans un tendre baiser qui devint vite passionné. La princesse des elfes esquissa un léger sourire lorsqu'ils se séparèrent, légèrement essoufflés. Les mains de l'elfe s'égarèrent sous la chemise de dragonnier alors que celui-ci la serrait avec plus de force contre lui. La fougue des baisers du jeune homme ne fit qu'augmenter. Et l'elfe y répondait, avide de ses lèvres. Elle lui murmura qu'elle l'aimait et très vite, la passion les emporta.

Le ciel d'un bleu uniforme ne semblait pas troublé par l'arrivée imminente d'un grand groupe de nains. Cette arrivée signait le début d'une nouvelle phase de la guerre en Alagaësia. Lorsque les elfes seraient à leur tour arrivés, la dernière étape de cette campagne pourrait commencer. L'attaque d'Urû'baen. L'ultime bataille approchait à grand pas, se rapprochant chaque jour encore davantage. Les nains approchaient rapidement du camp. Une fois devant les portes, Orik posa pied à terre et se planta devant Nasuada. Celle-ci le salua avant de se lancer dans l'annonce qui risquait de faire perdre son soutien aux Varden.

Roi Orik, j'ai un nouvelle très importante à vous annoncer.