Chapitre 38 :
Alors, avant toute chose, merci à imperatricemalefique pour sa review ainsi qu'à Rose-Eliade.
Maintenant, place à ma réponse pour imperatricemalefique :
Ca va et toi ?
Pour ce qui est de l'attente, tu ne l'as pas trouvée trop longue j'espère ?
Tu as bien du courage de lire les fics en anglais même si c'est pour passer le temps… Personnellement, je ne l'aurai pas ^^
Pour ce qui est d'une suite, j'en doute… Et pour me lire dans une autre histoire… Oui mais pas sur Eragon, j'ai commencé à écrire sur Harry Potter J'ai évolué depuis que j'ai commencé à écrire cette fic et je ne trouve plus autant de plaisir à écrire sur Eragon qu'avant…
Pour la taille du chapitre, je pense que les derniers chapitres seront aussi courts désolée pour ceux que ça gêne. (en fait, celui-ci et plus long que ce que je pensais)
Je dois t'avouer que je n'ai pas vraiment imaginé ce que Selena avait bien pu faire à l'assassin mais je me plais à penser qu'à côté d'elle, Durza serait passé pour un bien doux tortionnaire… Et bien entendu, je te déconseille fortement d'aller l'énerver, tu as vu ce que ça donne avec les elfes… Les informations arrachées à cet homme… Le nombre d'homme présent dans l'association d'assassin de ce Roi fou. Le nombre d'homme à Ilirea…
Pour Arya, j'en avais un peu marre que sa vie soit toute rose, que tout aille bien… Alors, je lui ai rappelé ce qu'elle a vécu, montrer qu'elle est tout de même « humaine », qu'elle a des sentiments. Et on le verra encore das ce chapitre… Même si Gon est aussi mis en cause
Heureuse que ça t'ai fait rire… il me sert à montrer à Arya ses défauts et surtout lui montrer qu'elle n'est pas intouchable.
Tu vas voir quels elfes j'envoie dans ce chapitre mais va pas y avoir beaucoup de surprise… Mais on va quand même calmer les esprits.
XD C'est pas une mauvaise idée mais il ne va pas le comprendre, il n'en est pas capable, comment dire ? Il est vraiment TRES différent de Gon… son opposé même s'ils s'entendent bien.
Tu as une des propositions qui est bonne mais je ne te dirai pas laquelle, tu verras ça dans ce chapitre… enfin pour les ennuis, disons que l'arrivée de Murtagh a ramené pas mal de souvenir… pas forcément heureux…
Ça, tu vas le voir très rapidement… Ca me rappelle un de mes textes je crois que ça donnait un truc du genre « elle lui donna une gifle magistrale, le bruit se propageant à travers tout le château »…
Sur ce, bonne lecture !
Désolée de la taille de cette ràr mais il fallait que je réponde à cette review qui m'a vraiment énormément encouragé.
Bon alors, je vais faire ça en mode : série TV ^^
Dans le chapitre précédent :
Le ciel d'un bleu uniforme ne semblait pas troublé par l'arrivée imminente d'un grand groupe de nains. Cette arrivée signait le début d'une nouvelle phase de la guerre en Alagaësia. Lorsque les elfes seraient à leur tour arrivés, la dernière étape de cette campagne pourrait commencer. L'attaque d'Urû'baen. L'ultime bataille approchait à grand pas, se rapprochant chaque jour encore davantage. Les nains approchaient rapidement du camp. Une fois devant les portes, Orik posa pied à terre et se planta devant Nasuada. Celle-ci le salua avant de se lancer dans l'annonce qui risquait de faire perdre son soutien aux Varden.
Roi Orik, j'ai une nouvelle très importante à vous annoncer.
Place au chapitre maintenant ! Et bonne lecture.
Orik haussa un sourcil en lançant un regard peu amène au dragonnier. Le jeune homme ne dit mot et conduit le roi des nains en direction de la tente de commandement. Nasuada, Arya et Angela les suivaient, plus loin et plus discrètement, Selena accompagnait l'aîné de ses fils. Une fois parvenu à destination, sûr de ne pouvoir être épié par quiconque, le jeune dragonnier se tourna vers son ami.
Orik, mon ami. La nouvelle que je dois t'annoncer est particulièrement délicate…
Viens-en directement au fait Eragon… Il est inutile de tourner autour de la montagne.
A cet instant, Selena et Murtagh pénétrèrent dans la tente. Le nain lança un regard interrogateur à son frère adoptif. Le jeune humain chercha un soutien dans le regard de sa compagne. Arya avait ce masque d'impassibilité qu'elle arborait si souvent au milieu des Vardens. Son regard brilla l'espace d'une demi secondes et elle eut un léger hochement de tête en direction de son compagnon. Le cœur d'Eragon accéléra et Orik commença à s'énerver.
Que fait-il ici ? Que se passe-t-il ?
C'est un allié… Arya, Orchard, Saphira et moi-même nous portons garant de sa loyauté. Il est prêt à se rendre une fois le Roi défait.
Tu as eu l'occasion d'honorer ton serment en tuant celui qui a tué Hrotgar et tu n'as rien fait !
Le jeune homme acquiesça lentement, prêt à affronter la colère de son allié. Il s'inclina légèrement devant son roi. Son cœur battait à tout rompre. Il se sentait prêt à affronter la colère du nain. Mais alors que celui-ci commençait à s'emporter Le dragonnier rouge s'avança.
Il ne faut pas blâmer mon jeune frère, je suis seul responsable de mes actes. Mais pour ma défense, je dois dire que le Roi maudit m'a fait jurer allégeance en ancien langage. Je n'ai pas eu le choix, il connaissait mon vrai nom. Je n'ai rien pu faire si ce n'est de lui obéir. Je n'ai pas tué votre roi de gaieté de cœur, je n'ai pas pris plaisir à affronter Eragon mais j'ai dû le faire, j'y ai été contraint.
Sur cette brève déclaration, il s'approcha du roi nain et s'agenouilla devant lui, présentant Zar'roc sur ses paumes ouvertes.
Je mets désormais ma vie entre vos mains et mon arme à votre service. A la mort du roi félon, je vous laisserai me tuer si vous le désirez toujours… Mais laissez-moi voir sa défaite et y participer avant de mourir.
La surprise se peignait sur la totalité des visages, Murtagh, ce jeune homme libre et indépendant acceptait de s'en remettre au jugement du Roi des nains. La mère du dragonnier ne bougea pas, restant dans l'ombre et observant la réaction de ce roi. Orik demeura un long moment immobile et silencieux. Il observait l'homme qui avait mis son orgueil de côté et lui livrait sa vie. Il finit par lui ordonner de se relever. Murtagh obéit sans dire un mot avant de planter ses prunelles noires dans les yeux bleus du nain.
Soit, tu resteras sous surveillance… Je ne romprais pas notre alliance Nasuada. Le Roi doit être vaincu mais nous en reparlerons…
A peine le nain eut-il terminé sa phrase qu'un jeune messager arrivait en courant dans la tente. Il prit quelques secondes pour reprendre son souffle et s'incliner devant les chefs de la rébellion.
Les Elfes arrivent, ils sont à la porte Nord.
Eragon, Arya et Selena partirent en courant à la rencontre su groupe allié. Dans le ciel, Saphira et Orchard les imitaient. Le trajet fut assez rapide, les elfes en les voyants arriver s'étaient arrêtés. L'un d'entre eux s'approcha et ouvrit grand les bras en apercevant Arya. La jeune elfe ne réfléchit pas et laissa son père la serrer dans ses bras.
Tu m'as manqué ma fille.
L'elfe ne répondit pas, se contentant d'acquiescer. La présence de son père signifiait la marche vers le Roi Maudit. La fin de cette guerre. Mais aussi la mort de nombre d'autres personnes. Connues ou inconnues peut importait. La mort allait encore faucher de très nombreuses âmes et y prendre plaisir. Etait-ce là le prix à payer pour instaurer la paix en Alagaësia ? Torture, sang et mort ? Elle était bien loin de l'adage d'Oromis, devenu sien au fil du temps. Paix, Force et Sagesse. La Sagesse n'avait pas sa place dans ce monde de guerre. Seule la Force et la violence étaient présentes. Bien trop au goût de la princesse. Elle accompagna son père et la vingtaine d'elfe qui le suivait au camp des Vardens.
….
Deux semaines, le voyage pour la ville du Roi félon n'avait guère duré plus longtemps. Les dragonniers demeuraient silencieux la plupart du temps, s'entraînant encore et encore, désirant être à la hauteur du combat qui s'annonçait violent et sanglant. Les chefs de la rébellion passaient de longues heures à prévoir les tactiques d'attaques, ce qu'ils devaient faire en cas de défaite. La peur s'immisçait dans le cœur de tous les guerriers du camp. La fin de la guerre était proche mais la mort emporterait nombre d'entre eux dans son sillage. Les femmes de ceux qui partiraient au combat priaient chaque jour leurs dieux pour que leur mari leurs reviennent vivant. Arya, Eragon et Murtagh restaient entre eux, se rassurant comme ils le pouvaient, s'entrainant avec hargne. Ils tentaient de garder l'idée que l'un d'eux pourrait mourir à distance. Ils n'y parvenaient cependant jamais totalement. Le temps s'écoulait indifférent à toute cette crainte. Ils furent bientôt à la veille de la bataille. Ce jour-là, Nasuada avait fait suspendre tous les entrainements –y compris celui des dragonniers. Selena et Murtagh demeuraient tous les deux, seuls, dans la tente du jeune homme. Ils avaient besoin de parler. Il y a des choses qu'Eragon et Arya ne seraient jamais capables de comprendre. Les deux elfes s'étaient éloignés du camp –et de leurs dragons un peu trop moqueurs au goût de la princesse. Les deux amoureux étaient parvenus à trouver un semblant de forêt à proximité du camp et en profitaient pour se détendre. Il leur était inutile de parler, le Yawë le permettant de se comprendre sans avoir besoin de prononcer le moindre mot. Les deux jeunes elfes ne savaient pas s'ils survivraient à la guerre, la peur de perdre l'autre les tenaillait. Ils craignaient de perdre des proches. L'affrontement était proche et les deux elfes demeuraient seuls, installés sur la branche d'un arbre, l'un dans les bras de l'autre. Les oiseaux s'approchaient d'eux pour les saluer et les encourager. Au sol, renard, mulot et lapin se côtoyaient pour venir voir les deux dragonniers. Bien vite, ces derniers se lassèrent et descendirent de leur branche pour rejoindre leur tente. Les animaux les suivirent jusqu'à la frontière de leur habitat, là, ils les abandonnèrent à contrecœur. Les deux liés passèrent encore quelques heures ensembles auprès de leurs dragons, avant de s'isoler totalement dans la tente qui leur était assignée. L'obscurité se faisait de plus en plus présente, offrant plus encore d'intimité aux deux êtres. Le lendemain, ils devraient lancer l'assaut peu de temps avant l'aube pour surprendre leurs adversaires. Arya s'allongea la première sur le lit qu'ils partageaient. Lentement, Eragon la rejoignit avant de la prendre avec délicatesse dans ses bras. Il lui semblait qu'il n'aurait jamais assez de temps à ses côtés. Il craignait de perdre la princesse lors de la bataille qui aurait lieu le lendemain. La perdre reviendrait à perdre Saphira, une déchirure impossible à réparer, une douleur qu'il serait incapable de surmonter. Lentement, elle se tourna vers lui avant de déposer un baiser au coin de sa mâchoire.
Cesse de te tourmenter… Je sais me battre. De plus, je pourrais user de la magie continuellement sans craindre de m'épuiser…
Il soupira doucement avant d'enfouir son visage dans le cou de la jeune elfe. Il sentait qu'elle souriait. Mais ses paroles avaient beau être rassurantes, elle doutait tout autant que lui.
Je sais mais je ne peux pas m'en empêcher mon amour.
Elle ne réagit pas tout de suite, prenant le temps de jauger l'impact de ses mots sur son propre cœur. Elle chercha son regard un moment avant de lui adresser un sourire sincère, le premier depuis plus de deux semaines.
Même si je suis en mauvaise posture, tu seras là comme toujours. Tout comme je serai toujours là pour toi… Je t'aime mon ange.
Il l'embrassa amoureusement, ne voulant pas entendre la peur dans la voix de l'elfe. Les yeux d'Arya se fermèrent au contact de ses lèvres. La douceur du jeune humain l'avait toujours attendrie, aujourd'hui, elle la rassurait. L'impression que dans ses bras rien ne pourrait lui arriver la saisit. L'elfe ne tenta pas de se raisonner, s'abandonnant avec délice au jeune homme.
….
Ilirea se dressait devant eux, fière et droite. Définitivement noire. Les elfes devaient s'infiltrer discrètement dans les défenses et ouvrir la porte aux rebelles. Ils seraient divisés en quatre groupes, un dirigés par Eragon, un par Arya, un troisième par Murtagh et le dernier par Selena et Evandar. Ils eurent besoin d'une bonne heure pour contourner les défenses mises en place par le Roi noir. A peine les portes furent elles ouvertes que la violence de la guerre se déchaina. Une forme noire gigantesque apparut dans le ciel, fondant sur les combattants de la liberté. Thorn et Murtagh engagèrent le combat avec la créature. Quelques minutes plus tard, ils furent rejoints par Arya, Orchard, Saphira et Eragon. Le bleu, le vert et le rouge se fondaient pour affronter le dragon noir et le traitre qui le chevauchait. Bientôt, les dragonniers se trouvaient sur la plus haute des tours d'Ilirea. Les dragons continuaient leur combat aérien alors que les trois dragonniers conjuguaient leurs efforts face au félon. Le Roi fit un superbe bond en arrière, s'éloignant de ses trois adversaires. Il esquissa un sourire en jetant un rapide coup d'œil au ciel où évoluaient les créatures mythiques. Ses lèvres s'agitèrent rapidement, composant un quelconque sort à l'encontre des trois guerriers situés face à lui. Deux d'entre eux furent propulsés par-dessus les parapets de la tour. Le dernier, celui qui portait le symbole du Durmgrist Ingeitum se tourna dans cette direction un court instant avant de tomber à genou.
NON !
Le Roi éclata d'un rire mauvais et froid avant de retirer son casque. Son regard de glace croisa les prunelles emplies de rage du dragonnier Vardens. Thorn et Orchard avait poussés un cri de douleur pure au même moment. Pourtant, ils ne mouraient pas, demeurant aux côtés de la dragonne saphir pour affronter Shruikan. Eragon sentait toujours la présence d'Arya dans son esprit, choquée et affaiblie mais bien vivante. Il se mit en garde face au félon, prêt à lui faire payer son acte.
Au sol, Arya tentait de reprendre ses esprits. Secouée par sa chute soudaine, elle ne pouvait qu'être témoin des combats qui se déroulaient autour d'elle. Elle mit de longues minutes à réagir. Un coup d'œil à sa droite lui permit de voir Murtagh au sol, incapable de bouger. Elle s'approcha de lui rapidement et grimaça, ses jambes s'étaient brisées sous le choc. Elle n'avait que pensé très tard à amortir la chute du jeune homme. Il lui fallut plusieurs minutes pour trouver le moyen de sauver son ami d'un mort lente et douloureuse. Fermant les yeux, elle se concentra sur les éléments qui l'entourait, l'air chargé de l'odeur de la mort, l'eau contenue dans le sang qui se répandait sur le sol, la terre imbibée du liquide vital de tant d'hommes et enfin, le feu qui brûlait ici et là. Les éléments les plus proches prirent une teinte émeraude. La jeune femme sentit l'énergie et la puissance la gagner. De quelques mots, elle soigna le jeune homme qui gémissait sur le sol. Dans son dos, des soldats la remarquèrent enfin. Ils chargèrent. D'un geste vif, elle fit venir son épée jusqu'à elle et para les coups. Trois soldats du Roi l'affrontaient bravement. D'un geste rapide, elle enfonça sa lame entre les côtes du premier avant d'ouvrir la gorge du deuxième. Le troisième se retrouvait face à elle, Zar'roc planté dans son cœur. L'elfe se tourna vers le dragonnier et le remercia d'un geste de la tête avant de se jeter dans la mêlée, ouvrant son esprit à Orchard. Elle tuait tous ceux qui l'empêchait de rejoindre son lié. Mais bien vite, elle dut faire marche arrière pour protéger les membres de son peuple ainsi que nombre de rebelle. Le Soleil était à son zénith, illuminant le carnage qui avait lieu sur le champ de bataille. Les corbeaux se tenaient à distance, effrayés par les quatre dragons qui s'affrontaient dans l'immensité du ciel d'Ilirea. Des blocs de roches se soulevaient de terre pour retomber sur les Vardens. D'autres se détachaient des tours pour s'élever vers la plus haute. Un duel magique faisait rage là-haut. Les torches et les flammes des maisons prirent lentement une teinte saphir. Le temps suspendait son cours, Arya devina qu'Eragon faisait appel aux forces qui l'entouraient pour comprendre le Roi.
La lutte était terrible, combat magique et combat à l'épée se mêlaient. Le Roi semblait étonné de voir le jeune homme tenir aussi bien dans un tel combat. Il ne cessait d'en augmenter l'intensité, cherchant par-dessus tout à prendre l'avantage sur le jeune homme pour enfin le vaincre. En parallèle, il tentait de ralentir et limiter l'avancée des rebelles avec plus ou moins de succès. Les elfes et le jeune dragonnier n'avaient de cesse de contrer ses attaques. La puissance déployée par ce simple humain était vraiment étonnante. Lentement mais surement, le dragonnier bleu prenait l'avantage, mélangeant avec une facilité déconcertante deux techniques de combat complétement opposée. A chaque secondes, le Roi reculait frappé au torse, aux genoux, à l'épaule ou encore au bras. Chaque fois que sa lame frappait l'étrange armure du jeune homme, elle ne laissait qu'une fine entaille. Bientôt, il arriva à un des maints endroits de la tour où il manquait une partie du parapet. Lassé de ce combat et voulant emporter son adversaire avec lui, il abaissa sa lame noire comme la nuit. La ruse faisait partie de ses principales qualités. Il laissa le jeune humain l'approcher. A l'instant où ce dernier fut assez proche, il lui envoya un puissant coup de pied dans les côtes. Il eut la satisfaction d'entendre un craquement suivit par un cri de douleur de son adversaire. Envoyé à l'autre bout de la tour par la puissance du coup, il peinait à se relever. Le Roi récita une formule en ancien langage et la tour s'écroula sous le corps du jeune homme qui tentait toujours de se relever. Se sentant perdu, Eragon ferma les yeux et se concentra un bref instant.
Brisingr.
La lame de son épée s'enflamma, le feu grandit à une vitesse affolante, rampant en direction du Roi alors que la tour s'écroulait toujours. A l'instant où Eragon tombait dans le vide avec les gravats, Brisingr fendit l'air pour se ficher dans le cœur du Roi Maudit qui bascula dans le vide.
Arya se battait aux côtés de sa mère et de son père lorsque la douleur lui vrilla les côtes, la faisant tomber à genou sur le sol. Saphira et Orchard poussèrent un puissant cri de douleur tout en perdant de l'altitude rapidement. La princesse leva les yeux en direction de la tour qui commençait à se fendre et à devenir de plus en plus instable. Les deux dragons repartirent à l'assaut, tentant d'ignorer la douleur. Arya se redressa lentement, faisant apparaitre un bouclier autour d'elle tout en fixant la tour avec anxiété. Peu à peu, les combats cessèrent tous les regards se tournèrent vers la tour qui s'écroulait. Saphira et Shruikan poussèrent des rugissements surpuissants. Le dragon noir tomba dans le vide, mort. La dragonne saphir plongea en direction de la tour, Orchard l'imitait. Un corps bascula dans le vide, une épée de la couleur du saphir plantée dans son cœur. La lame brûlait et les flammes s'étaient propagées, enflammant le corps du félon. Arya se mit à courir. Les gravats atterrirent sur le sol avec fracas, soulevant un nuage de poussière lourd et épais, presque infranchissable. L'elfe s'immobilisa, la peur au ventre. Elle ne sentait plus le dragonnier à travers leur lien. Le Yawë aurait pourtant dû lui permettre de ressentir sa présence. Saphira atterrit à proximité, paniquée. L'elfe ne réfléchit pas davantage et composa un sort pour dissiper la poussière au plus vite. Là, sur les gravats on pouvait distinguer un corps, l'armure qu'il portait encore étincelante au début de la bataille était désormais ternie par le sang et la poussière. Il demeurait là, inerte. La princesse avança lentement, retenant son souffle. Elle gravit la montagne de gravats avant de se laisser tomber à genou devant le corps du jeune homme. Elle ne pouvait y croire, il ne pouvait pas être mort, c'était impossible. Il ne pouvait pas l'abandonner. Il n'en avait pas le droit. Selena et Murtagh apparurent à ses côtés. La Main Noire eut le réflexe qu'elle-même n'avait pas eu. Elle posa deux doigts sur la gorge de son fils et poussa un soupir de soulagement. Lentement, elle se redressa.
Il est vivant mais va avoir besoin de nombreux soins.
Arya ne bougea pas, incapable d'esquisser le moindre geste. Les Vardens commençaient à fêter leur victoire et l'elfe luttait contre les larmes. Elle approcha du cadavre brûlé du Roi et récupéra Brisingr. Les elfes avaient emmenés le jeune homme depuis un long moment, le soleil se couchait rapidement à l'horizon. La jeune femme s'occupa de soigner les deux dragons avant de sauter sur le dos d'Orchard qui décolla pour la zone de soin des elfes. Elle atterrit sur le sol et interrogea le premier elfe qu'elle croisa sur l'endroit où était Eragon. Suivant ses indications, elle se dirigea vers la tente ou une vingtaine d'elfes luttaient pour soigner le jeune dragonnier. Il fallut deux jours pour guérir les nombreuses fractures du jeune homme. Il demeura pourtant dans le coma pendant trois longs mois.
L'elfe était dans l'arbre maison réservé aux dragonniers. Dans son « état », il valait mieux éviter de trop bouger. Elle soupira et songea à Eragon –il faisait continuellement partit de ses pensées. Chaque jour, elle allait le voir, chaque jour, elle sentait ce pincement au cœur de le voir dans cet état, incapable de la voir, de la sentir. La science des elfes avait permis d'éviter que les muscles de l'homme ne fondent. Hélas, les elfes ne pouvaient le faire sortir du coma. La jeune elfe passa une main sur son ventre, le caressant inconsciemment. Saphira s'agitait, ce n'était pas normal mais ça lui arrivait de temps en temps, son dragonnier lui manquait même si Arya et Orchard tentait de lui changer les idées. La jeune femme pouvait pourtant comprendre la reine des cieux sans difficulté. Le jeune homme lui manquait un peu plus chaque jour. Elle se leva pour s'installer à son bureau, elle devait composer un message pour informer Nasuada, Orik, Roran et Murtagh de la non-amélioration de l'état de leur ami. Selena ne tarderai pas à venir chercher les missives pour les transporter. La femme estimait toujours autant Nasuada. La plume de l'elfe courait rapidement sur le parchemin, formant des lettres qui devenaient des mots pour finalement créer des phrases sensées. Elle sourit heureuse du résultat. L'elfe relisait la lettre qu'elle enverrait à Nasuada quand un étrange sentiment l'étreignit. Une sorte de vertige qui l'intrigua et disparut aussi vite qu'il était venu. Passant une nouvelle fois sa main sur son ventre, l'elfe fronça les sourcils. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit, elle ne bougea pas songeant que Selena venait récupérer les missives avant son départ. Mais avant qu'elle n'ait pu se retourner pour saluer la Main Noire, une porte fermée depuis trois mois s'ouvrit dans son esprit, y déversant un plaisir et une joie non contenus. Elle se figea, Eragon était réveillé, Eragon venait de pénétrer dans la pièce, il souriait et l'observait, attendant sa réaction, vaguement anxieux. Elle se leva lentement, abandonnant les missives sur la table et faisant tomber sa plume au sol avant de se jeter dans les bras de son compagnon. Il recula d'un pas, la serrant contre lui à lui en couper le souffle. Elle l'embrassa à en perdre haleine, trop heureuse de le retrouver enfin, de pouvoir à nouveau goûter à ses lèvres. Et de pouvoir enfin lui révéler ce qui la troublait depuis près de deux mois. Il s'écarta d'elle un bref instant, l'observant longuement en souriant largement.
Tu as l'air d'aller bien… En tout cas, tu n'as pas changé tu es toujours aussi belle.
Elle esquissa un sourire. Le compliment la touchait. Il lui prit la main et lui demanda ce qui n'allait pas, il avait remarqué une étrange lueur dans le regard de la jeune elfe.
Eragon, c'est plutôt à moi de te faire remarquer que tu as l'air d'aller bien… Pour ce qu'il y a, rien de bien grave, ne t'en fait pas.
Sur ces derniers mots elle avait pris la main du jeune homme pour la poser sur son ventre en lui faisant son plus beau sourire. Dans un premier temps, il fronça les sourcils sans comprendre. Puis son visage s'éclaira et il souleva la jeune femme du sol en la faisant tournoyer, mélangeant son rire et sa joie aux siens. Selena pénétra dans la pièce sur cette scène touchante, un sourire étira ses lèvres. Elle félicita le couple et annonça à l'elfe qu'elle ne repartirait que le lendemain.
En fait, ce chapitre et plus long que ce que je pensais écrire… Bonne nouvelle pour vous non ? J'espère qu'il vous a plu. Il m'a fallu beaucoup de temps pour l'écrire, j'avais peur de la « bâcler » mais finalement, je suis plutôt satisfaite du résultat. J'espère que ça vous a plu. Je vous informe que je n'ai plus que l'épilogue à écrire et ce sera la fin de cette fanfiction.
