MONDE PARALLÈLE...

PROLOGUE

Un jour, nous nous étions demandé si notre rassemblement aurait été réalité. J'en avais rêvé. Le simple désir de savoir à quel point, l'amour, était une qualité si grande et si allègre qu'il en épanouissait mon euphorie. Il y eut un temps où j'aurais refusé toute démarche concernant ce sentiment envers mon entourage. Mais le caractère hardi de ma jeune sœur, avait pu mettre tout cela en évidence. Par ma plus grande joie. Et ce, jusqu'à ce que l'éternité nous l'accorde. Soit elle avait fait une terrible erreur en s'étant épris d'un traître, mais les erreurs mettent en évidence des leçons.
L'amertume de mes années passées était oublié. La liberté ! Oh !
Plusieurs mois s'étaient écoulés déjà. Notre histoire givrante semblait déjà loin, mais laissait encore une cicatrice qui se refermait déjà. Juste avant qu'un chamboulement qui aille au-delà de l'imagination ne nous projette dans une histoire que personne n'est connu jusque-là...
Une nuit étoilée se dessinait. Les boules de feu, qui brillaient à des années-lumière de là, dansaient. Leur lueur vive propageait en moi, un sentiment de bienveillance et de repos. Les arbres fiers, projetaient des ombres sur le sol. Aucun bruit. Je fermais les yeux et inspirais à pleins poumons. L'air frais et doux émanait des odeurs forestières. Une légère brise effleura mon visage avec une certaine délicatesse. Et puis une branche craqua. J'ouvrais les yeux cherchant d'où pouvait provenir le bruit, en vain.

« Qui êtes-vous ? » Demandais-je d'une voix mal assurée.

Seul mon écho me répondit. Je fronçais les sourcils avec une crainte.

« Tu ne me connais pas, mais je t'observe depuis des années. »
La voix grave d'un homme me fit frissonner. L'endroit d'où elle provenait été sombre, cachée par l'ombre des arbres. Je reculais. Mon cœur cognait dans ma poitrine, tellement que je pouvais ressentir le battement de mes tempes dans ma tête. Je me figeais tout à coup, surprise.

« L'heure de ta fin est venue. »

Mes membres se crispaient. Jamais je ne m'aurais senti aussi vulnérable si ce n'était que mon interlocuteur se trouvait tapissait dans l'ombre.

« Qui êtes-vous et que voulez-vous ? » Hurlais-je à son égard.

Le lourd silence me pesait plus que tout, je me préparais à courir, lorsque la voix sembla me chuchoter dans mon dos.

« Toi. »

C'en était trop, n'importe où je courais, n'importe où je me dirigeais. Me savoir loin de cet individu me soulagerait plus que tout. Ma tresse volait derrière moi. Ma respiration accélérée me faisait désormais mal. La force de mes jambes se dépensait à une vitesse qui était anormale. Elles me brûlaient. Je poussais alors un hurlement. Je venais de mettre un pied dans le vide. Je tombais telle une pierre. Je croyais en ma fin. Je fermais les yeux priant. La force à laquelle je tombais me mettait le haut-le-cœur. Un choc stoppa ma respiration. L'eau glacée engourdissait le moindre de mes membres. Avec une douleur immense, je me débattais pour repartir à la surface et prendre une grande bouffée d'air. Soudain, celle-ci se figea en une épaisse couche de glace. Je frappais avec les quelques forces qu'il me restait, mais en vain. L'air me manqua, et la peur aussi grande soit-elle méprit et m'étouffa dans ma panique. Mes paupières se fermèrent et laissèrent rentrer avec elles, une mort assurée.

« NON ! Hurlais-je, prise au désespoir.
Je me redressais sur mon lit, trempée. Mon réveil affichait deux heures du matin. Les larmes dégoulinèrent avec acharnement le long de mes joues. Ma respiration saccadée me donnait des tremblements. Je reculais jusqu'à me cogner la tête contre le rebord de mon lit. Mes yeux étaient exorbités par la terreur de me retrouver encore prise au piège sous cet enfer, cette eau glacée qui ne donnait aucune échappatoire à la vie.
Alertée par mes cris, une personne déboula d'une peur affichée sur le visage. Une bretelle de son débardeur couleur émeraude, retombait sur son bras ayant une peau jeune et fragile. Elle semblait essoufflée d'avoir couru. Elle secoua la tête et se précipita sur moi, voyant mes spasmes. Tendit que mon regard fixait le vague, elle me prit dans ses bras avec tendresse et me caressa les cheveux. Je cherchais à fuir l'horrible vison et à reprendre mon contrôle. Me laissant bercer par son doux parfum, j'ouvrais la bouche :

« A... Anna... Je... Je... » Mais ma voix se brisa dans le vide.

« Chut... Je suis là Elsa, tout va bien... -me chuchota-t-elle de sa voix mielleuse- « Rien de ce que tu as pu voir ou ressentir n'était réel, ce n'était qu'un cauchemar. Les vacances servent à se reposer, et tu en as besoin. Lucy et Henri reviennent dans une semaine. Ne t'en fais pas. »

Collée à ma sœur, je me laissais emporter dans un sommeil qui n'allait pas durer.