Bonjour ! J'ai répondu à tout le monde , je crois, mais ne m'en veuillez pas si j'ai oublié au passage quelqu'un car ce chapitre a été un véritable défi pour moi… Je vous laisse lire et décider si le texte tient debout (moi non, je m'écroule… - bon sang que c'était dur- mais toujours aussi intéressant !)…


Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.

Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.

D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.


Chapitre 4

Stiles se hisse sur le canapé, il porte dans une de ses mains le pot de crème glacé et une cuillère. Il est sûr que son corps entier palpite d'excitation. Jamais de sa vie il n'a désiré autant faire quelque chose.

Derek est adossé au canapé, les jambes étendues devant lui, et son ventre proéminent retombe sur la ceinture élastiquée de son short. Il semble sur ses gardes et paraît attendre de voir ce que Stiles va faire.

Justement, Stiles ne sait pas vraiment comment il doit se comporter. Il sait ce qu'il veut faire : se mettre à califourchon sur Derek, le gaver de crème glacée jusqu'à ce qu'il n'en reste plus au fond du pot ou alors jusqu'à ce que Derek se plaigne que son ventre lui fasse mal. Ou bien les deux … mais il ignore s'il sera autorisé à le faire.

Confronté à cette incertitude, Stiles a recours à son système de défense habituel : il parle trop.

_ Je l'ai passé au microondes quelques secondes, comme ça la glace est ramollie, dit-il, en brandissant le pot en direction de Derek. Hum, alors, comment… comment veux-tu…

Derek le coupe.

_ Toi, Stiles , qu'est-ce que tu veux ?

_ Je veux m'asseoir sur tes genoux et te donner à manger de la glace.

La lèvre de Derek se retrousse, comme pour esquisser un simulacre de sourire puis il fait un geste d'invitation laconique en direction de ses genoux : « Vas-y,» semble-t-il dire.

Stiles ne se le fait pas dire deux fois.

Il prélève dans le pot une première cuillerée de crème glacée à la vanille. C'est une marque de luxe, biologique, sans additifs chimiques, une préparation « maison », bref vraiment un produit de qualité supérieure.

Sa main tremble un peu lorsqu'il lève la cuiller vers la bouche de Derek. Il n'a jamais fait auparavant ce genre de choses et, soudain, ce geste lui paraît terriblement intime. D'une certaine façon, il comprend que Derek est celui qui se trouve relégué dans une position vulnérable. Derek est celui dont le corps éveille chez Stiles des fantasmes fétichistes, celui qui est réduit à l'état d'objet, celui qui accomplit un acte physique avec de réelles répercussions sur son corps, des conséquences tangibles. Stiles l'a parfaitement saisi. Mais pour lui aussi, c'est déstabilisant et effrayant de reconnaître qu'il éprouve cette inclination étrange. Lui aussi se sent vulnérable à l'idée de laisser Derek découvrir combien il le désire, combien cette attirance le dévaste et le consume.

Derek se penche un peu en avant, enroule ses lèvres autour de la cuillère, et Stiles se met à haleter de façon saccadée, brusquement oppressé. Il ne peut pas se contrôler. Même si sa vie en avait dépendu, il ne serait pas parvenu à maîtriser sa respiration.

_ Oh, bon sang, Derek », lâche-t-il dans un souffle.

_ Oui.

Derek se contente de hocher la tête et Stiles soulève de nouveau la cuillère vers sa bouche.

Après quelques cuillerées, Stiles est obligé de se concentrer au maximum pour ne pas pousser ses hanches en avant, juste un peu, juste un tout petit peu, ce qui lui permettrait de presser son sexe douloureux contre le ventre de Derek, le gros ventre distendu de Derek, moulé par le coton de son t-shirt.

Il doit mal dissimuler son trouble parce que Derek s'empare de la cuillère et se sert lui-même, geste qui, bon sang, est encore plus sensuel que lorsque Stiles le faisait à sa place. Il déguste sa glace avec un air si serein, si décontracté, presque en expert, qu'on pourrait penser que manger de la glace ramollie et chère à même le pot sur son canapé est quelque chose qu'il fait régulièrement. … Et, bon Dieu, lorsque Stiles le contemple, le désir le dévaste encore une fois.

Derek lèche la cuillère puis la remet dans le pot que Stiles tient toujours.

_ Que veux-tu faire, Stiles ?

Stiles écarquille les yeux.

_ Ce que…. euh… je veux … ce que je veux…

Derek secoue la tête, regarde le jeune homme avec une expression que Stiles ne peut pas vraiment déchiffrer.

Qu'est ce que tu veux faire d'autre ?

Son regard est absolument fixe, et le paralyse, même si c'est Derek qui est placé sous lui, gros, nonchalant, rassasié et plein.

Stiles hausse les épaules, désemparé, comme s'il sentait qu'il avait perdu le contrôle de la situation - si jamais il l'avait eu à un moment donné.

_ Je veux… Je veux …. que tu retires ton t-shirt, je veux … je veux…

_ Tu veux toucher mon ventre?

Derek a haussé ses sourcils mais pas aussi haut que Stiles a eu l'occasion de voir par le passé. Il s'agit plus des « Sourcils-en-mode-je-suis- perplexe » que des « Sourcils-en-mode-je-suis-scandalisé-et consterné ».

Les quelques paroles que Derek vient de prononcer suffisent à faire trembler très légèrement ses hanches.

_ Dis-moi ce que tu veux et je te le donnerai, affirme Derek, toujours aussi maître de lui.

_ Je veux que tu enlèves ça, dit Stiles, haletant, et il tire sur le t-shirt de Derek. Je veux .. veux te toucher … oh mon Dieu, tellement te toucher…

Derek se penche un peu en avant, pousse son ventre contre Stiles , lui arrachant un gémissement. Derek soulève le bas de son t-shirt lentement et nonchalamment. Ce n'est pas vraiment un strip tease, cette lenteur dans ses gestes n'est pas intentionnelle. Il se déshabille paresseusement, comme si ce mouvement lui pesait trop, comme s'il préférait se recoucher contre le canapé plutôt que de poursuivre. Il passe son t-shirt par-dessus sa tête et le jette à terre, se remet contre le canapé puis caresse d'une main le côté de son ventre.

Son ventre sur lequel Stiles a fantasmé à l'instant même où il a vu Derek à l'aéroport. Son ventre qui déborde sur la ceinture élastiquée de ses shorts, tendu et rond, gonflé, si sacrément parfait, et Stiles ne peut pas s'empêcher de le fixer.

Derek lâche un rire, un léger souffle rauque qui secoue un peu son ventre. C'est un supplice pour Stiles qui détourne brusquement les yeux de lui.

Derek tend sa main :

_ Tu devrais me donner ça, dit-il en désignant le pot de crème glacée.

Stiles s'exécute et Derek soulève un coin de sa bouche, esquissant un semblant de sourire.

_ Vas-y alors. Touche-le. Touche-moi.

Les hanches de Stiles ondulent en avant et sa queue douloureuse, à l'étroit dans ses jeans, l'élance mais il n'y prête pas attention. Ce n'est pas très important pour le moment. La seule chose qui compte pour lui, c'est d'explorer le corps de Derek.

Il pose ses deux mains, les glisse doucement vers le sommet du ventre de Derek , à l'endroit où il est tendu, gonflé, ferme .

_ Oh bordel, Derek, bordel.

Stiles ne peut pas s'empêcher de parler mais il ne parvient pas à formuler de pensées cohérentes.

Derek s'enfonce encore plus en arrière dans le canapé, se déplace légèrement sous Stiles et bon sang, Stiles peut sentir la verge de Derek sous ses fesses, pas le moins du monde comprimée par les shorts en nylon qu'il porte.

La verge bien dure de Derek… Ce qui signifie que Stiles n'est pas le seul à se sentir concerné par ce qui se trame… En tout cas, quoi qu'il se trame, Derek aime ça, lui aussi.

Derek se contente de le fixer, mange de temps en temps une cuillère de crème glacée. Il affiche un petit sourire narquois et apparemment satisfait. D'une certaine façon, il sourit comme le ferait un prédateur, même si c'est lui qui se trouve sous Stiles et que, franchement, il a l'air trop plein et endormi pour pouvoir bouger.

Vraiment, ces lions avec un gros derrière qu'il a vus dans les documentaires du National Geographic, c'est Derek, Derek tout craché.

Stiles exerce une petite poussée sur le ventre de Derek, juste au sommet, à l'endroit où il est le plus rond. On dirait une bombe à eau, un tambour, il est tendu et c'est peut-être un peu désagréable pour Derek. Celui-ci gémit un peu lorsque Stiles appuie sur son ventre mais il ne fait pas un seul geste, il se contente de mettre la cuillère dans sa bouche et de le regarder.

_ Si plein… , Stiles laisse échapper de sa gorge un soupir, exerce de nouveau une pression sur l'abdomen de Derek. Est-ce que ça te fait mal quand j'appuie ?

Derek marmonne, la cuillère pleine de glace dans la bouche, avale, repose la cuillère dans le pot.

_ Un peu. Mais en même temps, ça fait du bien.

_ Ça doit forcément te faire du bien puisque tu le fais tout le temps, lâche Stiles, pendant qu'il trace des cercles sur le ventre de Derek. Il rougit un peu lorsqu'il prend conscience de ce qu'il vient de dire mais Derek ne semble pas s'en formaliser.

_ C'est toi qui me donnes toujours tes restes, réplique Derek, en reprenant la cuillère dans le pot.

Stiles remarque que la crème glacée est presque terminée. Il n'y avait pas grand-chose dans le pot, peut-être en tout à peu près un demi-litre mais il faut y ajouter le dîner de ce soir, gargantuesque, sans compter, plus tôt dans la journée, les plats à emporter achetés au restaurant indien. Derek doit être gavé comme une oie, et ce doit être douloureux.

Stiles a un petit sourire et se sent suffisamment en confiance pour le taquiner :

_ Je ne t'ai rien donné à manger ce soir, mon pote.

Il fait courir ses mains plus bas, tout en bas de la courbe du ventre de Derek, qui saille au-dessus de la ceinture de ses shorts et – oh mon Dieu- la partie inférieure de son abdomen est si douce que les hanches de Stiles ont un soubresaut en avant et appuient son sexe, son pauvre sexe pris au piège de son boxer, contre le bas-ventre de Derek.

_ Toi seul est à blâmer, poursuit-il. Il pince la douce courbe du bas-ventre de Derek, le faisant légèrement rebondir, ce qui provoque une ondulation à sa surface. Trois assiettes. Je n'ai rien à voir avec ça.

Derek grogne un peu, et se déplace sous Stiles qui vient se presser son ventre.

_ Pleine lune, dit-il.

Stiles cligne des yeux, arrache son regard du gros ventre de Derek puis reporte son attention sur lui, au moment précis où ce dernier avale la dernière bouchée de glace et pose le pot près du canapé.

_ La pleine lune ?

Derek hausse un peu les épaules, lève une main et la place sur le côté de son ventre, tout près de Stiles.

_ Si je ne transmute pas, ça aide.

Stiles est immédiatement captivé par ses paroles et démarre au quart de tour :

_ Te gaver de nourriture plus que de raison t'aide à bloquer le processus de métamorphose ? demande-t-il.

Il se sent libre de parler sans prendre de précaution oratoire puisque Derek ne semble pas lui tenir rigueur de sa franchise.

_ Est-ce ainsi que tu es devenu gr… est-ce que c'est pour cette raison…

Il se met à bafouiller et Derek rit une nouvelle fois.

_ Comment est-ce que j'ai fait pour prendre du poids, c'est cela que tu veux savoir ? le coupe-t-il.

Stiles rougit furieusement.

_ Je n'ai pas dit cela.

_ Oh, mais c'est ce que tu voulais dire, dit Derek en souriant. Oui, c'est bien à cause de la pleine lune que j'ai pris du poids. Pour cette raison et aussi parce que je vis à la Nouvelle Orléans, je suppose.

_ Bien, marmonne Stiles.

Il voudrait tellement dire plus que ce simple mot : bien que tu aies trouvé un moyen de contrôler ta transformation autrement que par la colère, bien que tu aies trouvé un endroit où tu te sens heureux et en paix, bien que tu sois devenu si magnifique que la contemplation de ton corps en devient douloureuse pour moi. Mais il ne parvient aucunement à trouver les mots pour exprimer ce qu'il ressent. Il espère que Derek, en revanche, le sait et devine ce qui se cache derrière ce pauvre mot : « bien ».

Stiles se penche un peu en arrière, détaille Derek de haut en bas. Ses yeux - et ses mains- sont attirés vers son ventre, comme s'ils subissaient la force d'attraction d'un aimant. Il est gros et mou mais il est resté puissant, ses bras et ses épaules demeurent impressionnants, volumineux et très musclés. Son torse est resté massif même si ses pectoraux sont recouverts de plusieurs couches de graisse. S'ils sont encore robustes, eux aussi sont devenus un peu mous. Stiles étend son bras, pince la poitrine de Derek, fait ensuite courir sa main le long de son flanc, là où la peau plisse un peu, jusqu'à ses sublimes petites poignées d'amour que Stiles, depuis qu'il est arrivé à la Nouvelle Orléans, n'a pas quitté des yeux chaque fois qu'il marchait derrière Derek.

Stiles laisse ensuite errer son regard sur le visage de Derek, sur ses joues rondes, puis sur la ligne de sa mâchoire empâtée, qui probablement lui fait un double menton lorsqu'il regarde vers le bas, même si sa barbe – sa barbe sexy à se damner- le dissimule.

_ Tu es somptueux, dit Stiles soudain, sans raison apparente, sauf qu'enfin il découvre Derek, il le voit vraiment tel qu'il est.

Derek le gratifie encore d'un petit sourire, pas un vrai et large sourire, qui découvrirait ses dents il se contente de retrousser sa lèvre supérieure.

_ Et toi, tu es mignon.

Stiles prend une inspiration il essaie de trouver le courage de se pencher et de l'embrasser. Mais avant même qu'il ait pu le faire, Derek enroule sa grande et puissante main derrière sa nuque, l'amène vers lui puis plaque la bouche de Stiles contre la sienne.

En règle générale, les gars avec lesquels Stiles est sorti aimaient en principe mener le jeu dans la chambre à coucher.

Il a toujours été attiré par des hommes avec un gabarit bien plus imposant que le sien, des hommes qui pouvaient un peu lui en imposer et cette dynamique a en quelque sorte pimenté toutes ses relations sexuelles. Il a toujours été satisfait d'avoir des partenaires qui prennent les initiatives et, de leur côté, ils ont toujours souhaité le faire.

Ceci dit, même s'il est habitué à laisser ses partenaires prendre le contrôle lorsqu'ils lui donnent un baiser, embrasser Derek est encore une fois une toute nouvelle aventure. Derek maîtrise totalement chaque aspect du baiser qu'il échange avec Stiles, de la façon dont il emprisonne sa nuque jusqu'à la façon dont il mordille sa lèvre inférieure.

C'est grisant de sentir s'enrouler toute la puissance et la force de Derek, sous lui et contre lui. Stiles pousse son corps en avant et vient se frotter contre le ventre de Derek sans aucune pudeur, se perdant dans son baiser.

Derek garde une de ses mains plaquée sur le cou de Stiles, ce qui lui permet de diriger un peu le baiser. Stiles se sent ainsi comme immobilisé contre son corps, puis, de son autre main, il effleure le dos de Stiles, vient s'emparer de ses fesses. Stiles gémit contre la bouche de Derek qui glisse sa main à l'intérieur de son boxer, à l'arrière de ses jeans. Il agrippe tout d'abord fermement ses fesses, introduit ensuite un doigt entre les deux globes de chair, titille son anus en l'encerclant de ses caresses.

Stiles pousse un soupir, bascule alternativement son bassin vers la main de Derek puis vers son ventre. Il sent qu'il va perdre tout contrôle. Derek poursuit ses caresses, pressant doucement l'anneau de Stiles, il n'entreprend rien de plus, il appuie juste et Stiles se sent perdre pied, inexorablement.

Derek, finalement, se retire et regarde Stiles, d'un air un peu désolé.

_ Est-ce que tu te sens vexé si je te demande de venir sur moi ? Il jette un coup d'œil à son ventre bien plein et ajoute : Je crois que c'est tout ce que je peux faire pour ce soir.

Stiles essaye de retenir un gémissement et échoue lamentablement à contenir son excitation.

_ Bon sang, non. Je ne me sens pas vexé, non, non…. C'est … C'est parfait.

Derek sourit, manifestement amusé par l'incapacité de Stiles à aligner ensemble deux pensées cohérentes.

_ On va sur le lit ?

_ Oui, répond Stiles qui se redresse aussitôt sur ses pieds et il ne peut s'empêcher de contempler Derek se lever à son tour, lourdement et lentement.

Dans la chambre à coucher, Derek baisse l'élastique de ses shorts, laisse tomber ensuite le vêtement au sol, avec ses autres affaires. Sa queue dure tressaille contre son ventre et Stiles pense qu'il sait désormais exactement ce que veut dire l'expression « avoir les jambes en coton. »

_ Déshabille-toi, lui dit Derek, qui prend une bouteille de lubrifiant dans sa table de nuit avant de grimper sur le matelas et de s'appuyer contre la tête de lit. Une de ses mains flatte son ventre, et il fait glisser l'autre sur toute la longueur de sa verge.

Punaise.

Stiles s'empresse de se déshabiller, exactement comme Derek lui a dit de faire. Il enlève sa chemise et se débarrasse de ses jeans et de son boxer en un temps record. Il se sent cependant presque intimidé, pas vraiment sûr de lui et il hésite, ne quitte pas du regard Derek lorsqu'il le rejoint sur le lit.

_ Qu'est-ce que tu veux, Stiles ? Dis-moi ce que tu veux faire, l'encourage Derek, comme s'il avait senti l'hésitation de Stiles.

Stiles déglutit, tend une main pour chercher à tâtons le ventre de Derek.

_ Je veux… Je veux te sucer. Et après… après… te chevaucher.

Derek hausse les sourcils, lui fait, encore une fois, un demi-sourire :

_ Vas-y, alors.

Alors Stiles s'exécute, gardant une main agrippée fermement au ventre de Derek pendant qu'il prend son membre en bouche. Une minute lui est nécessaire avant de trouver le bon rythme et bientôt les hanches de Derek se mettent à bouger, à imprimer de petites séries de poussées, mais il retient ses va et vient, comme s'il s'empêchait de fourrer son sexe tout au fond de la gorge de Stiles. Stiles se détend, enfonce la verge de Derek le plus profondément qu'il peut en lui mais il ne parvient pas à gainer de sa bouche son membre sur toute sa longueur. Bon sang, Derek est vraiment gros, de partout.

_ Viens par ici, dit soudain Derek, le saisissant par les épaules et le soulevant. Tu vas me faire jouir si tu continues comme ça, gamin.

C'est dingue. Stiles n'aurait jamais imaginé qu'être surnommé « gamin » lui ferait un tel effet mais apparemment, entendre ce mot prononcé par Derek Hale est le truc qui le fait décoller en moins de deux parce que sa queue a un soubresaut et son rythme cardiaque s'accélère.

_ Baise-moi, Derek, oui, baise-moi.

Derek lui lance un petit sourire, lentement, nonchalamment.

_ Fais-le toi-même, viens prendre ton plaisir, viens sur moi.

Stiles se met en travers de ses cuisses et contemple Derek enduire d'huile ses doigts avant de l'attirer contre lui pour l'embrasser.

_ Tu as déjà fait ça auparavant, pas vrai ? demande ensuite Derek, tout en glissant un doigt lubrifié près de l'entrée de Stiles, sans le pousser. Stiles grogne, un peu vexé.

_ Bien sûr, bon sang. Fais-le, un point c'est tout.

Derek étouffe un rire dans le cou de Stiles, l'embrasse à nouveau durement puis introduit d'un seul coup son doigt entre ses reins.

_ Désolé, je suis désolé, tu n'es plus un petit lycéen, j'ai compris le message.

_ Je peux encaisser sans problème, simplement grouille-toi, dit Stiles, qui voudrait paraître fâché contre Derek mais qui a probablement surtout l'air d'être à bout de nerfs.

Et c'est le cas : il est à cran.

Derek acquiesce, ajoute un second doigt puis écarte les doigts, frôle de temps en temps sa prostate. Derek, de toute évidence, le prépare méthodiquement en vue de le pénétrer mais Stiles en veut plus. Il pousse avec violence ses fesses en arrière, contre la main de Derek , prend plaisir à ressentir la brûlure qui se répand insidieusement en lui, à éprouver la sensation d'être envahi, rempli. Quand il ne peut plus supporter une seconde de plus la douce torture que lui inflige Derek, il lui saisit le poignet :

_ Ça suffit. Je suis prêt.

Derek redescend un peu sous lui, enduit de nouveau sa verge de lubrifiant. Enfin, il saisit Stiles par les hanches et le place sur lui. Stiles s'aligne sur sa hampe dressée, glisse un peu sur une partie de sa longueur, tressaillant, haletant.

_ Oh, oh … souffle-t-il, incapable de s'arrêter de gémir.

_ C'est ça, gamin, doucement, dit Derek d'une voix apaisante.

Voilà qu'il a prononcé encore ce mot, bon sang. Stiles se laisse descendre sur la verge de Derek, qui le pénètre un peu plus profondément, encore plus loin, jusqu'à ce que Stiles se retrouve assis tout contre lui. Stiles se sent presque écartelé. Il s'arrête, attend de reprendre son souffle, attend que son corps commence à s'habituer au membre de Derek. Puis il glisse ses mains sur son gros ventre, il ne sait pas vraiment où les mettre. Il sait qu'il ne peut pas se plaquer contre le ventre de Derek, bien trop plein. Alors il pose ses mains sur ses épaules, se stabilise et commence à bouger.

_ Oh, c'est bon, si bon, dit Derek. Ses mains restées collées sur les hanches de Stiles le guident, impriment le rythme à leurs ébats, même quand Stiles tente de reprendre le contrôle.

Stiles gémit, il s'entend pousser des soupirs et des plaintes mais il ne peut rien maîtriser. Il ondule du bassin en avant à chaque poussée lubrique de la queue de Derek, et presse sa verge contre son bas-ventre douillet et chaud. Le ventre de Derek est très vite presque trempé : Stiles sait qu'il répand partout du liquide pré-séminal.

_ Oh mince, Derek, bon sang, lâche-t-il, ne cherchant même pas à être cohérent.

_ Dis-moi ce que tu ressens, dit Derek et ses paroles sonnent presque comme un ordre sans en être un cependant. Si on y ajoute la façon dont Derek lui tient les hanches, les soulevant et les abaissant sur son sexe dressé, on pourrait bien conclure que Stiles est tombé complètement sous son emprise.

_ C'est si bon, murmure d'une voix traînante Stiles, hors d'haleine. Je voulais depuis si longtemps que tu me prennes. A la minute même où tu es venu me chercher à l'aéroport. Avant aussi. Depuis toujours, Derek. Bon sang, ah…

Stiles reprend son souffle et Derek l'encourage à poursuivre, dans une plainte inarticulée.

_ Je te désirais tellement, Derek. Tu es devenu si … si gros, si foutrement sexy, je voulais juste que tu me possèdes. Huh ! Je veux être sous toi la prochaine fois, je veux te sentir sur moi.

Stiles est conscient qu'il vient de faire allusion à un avenir possible où ils feraient l'amour, un avenir qui n'est absolument pas garanti et dont ils n'ont même pas discuté ensemble, mais Derek ne semble pas lui en tenir rigueur. Au contraire, il pilonne Stiles plus durement et frénétiquement, l'empale profondément sur sa verge.

_ Oh oui, je vais le faire, gamin, je vais t'écarteler sous moi, je vais te donner tellement de plaisir.

Le regard de Stiles dérive et ses yeux se ferment pendant que la voix obscène de Derek déferle sur lui. Il est sur Derek mais c'est ce dernier qui maîtrise la situation, positionnant Stiles sur sa verge pour le hisser et l'abaisser à sa guise, contrôlant chaque poussée violente jusqu'à ce que Stiles parvienne presque au point de rupture.

_ Je vais jouir. Stiles halète soudain, il sent venir et monter en lui l'orgasme.

_ Alors viens, jouis, dit Derek, jouis sur mon ventre comme tu le désires.

Et ces quelques mots suffisent. Stiles n'a même pas besoin de se toucher, il se répand en longs jets contre la peau douce du bas-ventre de Derek.

_ Oh, bon sang, bon sang, marmonne Stiles, incohérent.

_ Chut, j'y suis presque, bébé, dit Derek. Il saisit les hanches de Stiles plus brutalement et fait quelques va et vient brusques et rapides. Quand il jouit enfin, il reste silencieux et seul son souffle, râpeux, bruyant, résonne dans la chambre silencieuse.

Stiles est secoué de longs frissons lorsqu'il se retire de Derek, son propre orgasme l'a laissé dans un état d'hypersensibilité extrême. La sensation de Derek se vidant de sa semence en lui, la sensation de ce corps étranger en lui, tout cela l'a un peu bouleversé. Il n'avait jamais fait l'amour sans préservatif auparavant et la seule raison pour laquelle il a laissé Derek le faire, c'est parce que les loups ne sont porteurs d'aucune maladie. Il n'y a donc pas besoin de se protéger. Mais avant que Derek ne le remplisse de sa semence, Stiles n'avait jamais envisagé jusqu'à quel point cet acte serait intime. Tous les deux sont en tout cas dans un drôle d'état, couverts de sperme répandu entre leurs deux corps. Quand Derek le fait basculer sur le côté, Stiles se laisse aller contre son torse pour se blottir contre lui. Ils pourront toujours nettoyer tout ça plus tard.

Le lendemain matin, Derek sort du lit avant que Stiles ne se réveille. Il enfile une paire de boxer et rien d'autre puis se dirige vers la cuisine. Les rayons du soleil passent à travers les fenêtres, filtrés par la ramure des arbres qui poussent dehors devant l'immeuble. C'est un magnifique matin de fin d'été en Louisiane, lumineux et chaud, et la température atteint déjà 32 degrés.

Il prépare du café, celui qui est bien fort, avec de la chicorée. Il adore ce café-là, et Stiles accepte de le boire, même s'il plisse toujours le nez chaque fois qu'il en consomme une tasse. Le problème, c'est que Stiles s'obstine à le boire noir alors que le café à la chicorée devrait être idéalement bu avec de la crème et du sucre – et beaucoup de préférence.

Derek n'a plus pris son café noir et sans sucre depuis qu'il est parti de Beacon Hills.

Bon sang. Derek s'assied devant l'îlot central de la cuisine, fixe sa tasse de café comme si elle pouvait contenir des réponses à ses questions. Il a dormi comme une masse la nuit dernière, probablement parce qu'il s'était tellement rempli la panse qu'il était incapable de bouger et aussi parce qu'il a vécu, pour couronner le tout, une partie de jambes en l'air mémorable. Mais maintenant, dans la lumière crue du jour, les choses ne paraissent pas aussi simples.

Derek regarde son estomac, qui déborde, de façon impudique, sur la ceinture de son boxer. Il est gros. Et honnêtement ? Il n'en a pas honte. Il n'a jamais eu de problème pour se taper des mecs, même en ayant le ventre qu'il a maintenant. Stiles n'est pas le premier sémillant petit jeune homme à vouloir que Derek le rudoie au lit, et à vouloir se sentir tout petit contre lui. Mais il est le premier à être plus spécifiquement attiré par sa graisse. Il n'est pas seulement attiré par sa carrure imposante, mais aussi par son gros ventre.

Derek ne sait pas si ce fait est important ou pas mais il ne peut pas se l'enlever de la tête.

Deux jours plus tard, Stiles reçoit un coup de fil d'un petit café qui se trouve sur Magazine Street, qui lui offre un travail. Derek le félicite et lui dit tout ce qu'il convient de dire en de telles circonstances. Mais il ne sait pas pourquoi, cette nouvelle lui donne mal au ventre.


Alors, amour ou simple attraction sexuelle mutuelle ? Et Derek acceptera-t-il de se confronter de nouveau à sa véritable nature ? Et ce lemon vous a-t-il plu (il y en aura d'autres, que je redoute tout autant !) …