Merci, vraiment merci pour vos reviews, drôles, touchantes ... Je salue poildechameau (guest) qui a craqué et a commencé à lire cette fic alors qu'en principe elle ne lit que les fics complètes : alors rassure-toi, il reste 4 chapitres... Par contre, je crains que ce chapitre soit plus un hamburger de 125 grammes que de 250 grammes (pour reprendre ta comparaison qui m'a fait pleurer de rire)... En effet, vous remarquerez qu'il est un peu plus court que de coutume et pour cause... (rendez-vous plus tard pour le savoir...)

Alors bonne nouvelle : l'auteur a écrit une suite ! OUI, un premier chapitre. Bien sûr, je me suis empressée de demander à continuer la traduction !

Voici sa réponse au petit commentaire que je lui ai envoyé pour faire part de votre enthousiasme :

Oh my goodness. That is so, so awesome-and YOU are so, so awesome! I can't thank you enough. You should see my huge smile right now. :)

Je ne vous le traduis pas parce qu'elle m'inonde de compliments (ça va faire un peu prétentieux)...

Bonne lecture !


Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.

Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.

D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.


Chapitre 9

Le matin suivant, leur réveil se fait tout en langueur et en tendresse. Ils lèchent et sucent leurs sexes, chacun leur tour, sous les draps soyeux de leur lit d'hôtel. Aucune urgence dans leurs gestes, aucune précipitation, rien d'autre que la recherche du plaisir. Lorsque Derek introduit deux de ses doigts le long de sa queue, dans la bouche de Stiles, simplement parce qu'il peut le faire, simplement parce qu'il désire le faire, il prend conscience qu'il n'a jamais pris son pied de cette façon-là avec quelqu'un d'autre. Ça n'a même jamais été aussi bon.

Lorsqu'ils sont plus tard en train de se rhabiller, Stiles ne peut pas s'empêcher de demander :

_ Quand vas-tu enfin admettre que ces jeans ne te vont plus, mon gros ?

Derek achève de faire une boucle avec l'élastique autour du bouton de la braguette de ses jeans, se penche légèrement pour regarder sous son ventre et fronce les sourcils :

_ Ça marche.

La lèvre de Stiles se retrousse. Il enfile son t-shirt et se dirige vers Derek.

_ Vraiment ?

Il pose sa main sur la bedaine de Derek qui pointe de façon proéminente au-dessus de sa ceinture, comme le ventre d'une femme enceinte, et pousse dessus.

_Parce qu'on dirait que c'est trop serré et pas vraiment confortable. Et même si tu te refuses à admettre que ton ventre est trop gros pour continuer à porter ces jeans, qu'est-ce que tu dis de ça, hein?

Il pose sa main plus bas et fait courir un doigt le long de la couture du pantalon, sur toute la longueur de la cuisse de Derek.

_ Achète-toi tout simplement de nouveaux jeans, bébé. Comprends-moi bien – tu es sacrément sexy et je te désire comme un fou. Mais sans déconner. Achète de nouveaux jeans. Tu en as besoin.

_ Je déteste faire les magasins.

_ Commande-les sur internet.

Le froncement de sourcils de Derek s'intensifie.

_ Je ne sais pas comment m'y prendre.

_ Donne-moi ta carte de crédit et je le ferai à ta place, propose Stiles . Tu pourras alors garder ceux que tu portes en ce moment pour les mettre à la maison. Mais seulement pour moi.

Derek lève les yeux au ciel.

_ Espèce de pervers.

_ Je préfère le terme d'aficionado (1).

_ Parfait. Derek tire son portefeuille de sa poche et remet à Stiles sa carte Visa . Tu m'en prends genre trois paires, ok ?

_ C'est parti ! Stiles marque une pause, observe Derek enfiler un t-shirt noir et ajoute : Peut-être aussi quelques tshirts ? Il ne parvient pas à dissimuler son amusement.

_ Oh bon sang, pour l'amour de Dieu ! Derek tire sur l'ourlet de son t-shirt – qui lui va encore, merde alors! Il est juste un peu serré autour de la taille. Mais il lui va vraiment bien. Bon, d'accord, concède-t-il.

_ Un assortiment de t-shirts avec le col en V et des Henleys, tous en noir… Je les prends ?

_ J'aime bien aussi le gris, réplique du tac-au-tac Derek, d'un ton pince-sans-rire.

Stiles s'esclaffe, son sourire illumine tout son visage. Il se penche en avant et embrasse tendrement Derek sur la joue.

Ce baiser lui coupe le souffle. Plus ou moins.

(-)

Derek va rendre visite à Peter avec Malia en début de soirée – une corvée qu'il redoute – mais tout d'abord, il accompagne Stiles pour aller déjeuner chez son père, le shériff . Une autre corvée dont il aurait souhaité ne jamais devoir s'acquitter, vraiment. Ce n'est pas qu'il déteste le shériff. Il l'apprécie bien, en vérité. Il est juste, courageux et pragmatique – il a pratiquement toutes les qualités recherchées chez un policier. Et Derek sait combien Stiles l'aime.

Mais Derek baise comme un forcené son fils de vingt- deux ans, à la bouille toute jeune et fraîche. Alors, tout bien considéré, il préférerait tout simplement éviter de voir le père de Stiles.

Lorsque Stiles l'a convié à se joindre à lui pour aller chez son père, Derek a pu entrevoir sur son visage de l'anxiété. Et, pour être tout à fait franc, il voulait décliner l'invitation. Mais refuser de l'accompagner aurait eu pour conséquence que Stiles serait resté loin de lui toute la matinée, sans aucune protection. Avec un clan de sorcières et un oméga dans la nature, il n'était absolument pas question que Derek tolère cette situation.

Alors, va pour le déjeuner chez le shériff.

Le taxi les dépose devant la maison, et la vieille jeep de Stiles est garée dans l'allée, comme toujours. Derek secoue la tête, essayant de remettre de l'ordre dans ses pensées. Pour une obscure raison, revoir la jeep garée à cet endroit lui donne un peu l'impression d'être retourné dans le passé.

Lorsqu'ils arrivent à la porte, Derek ne peut retenir un petit sourire lorsqu'il voit Stiles prendre son père dans ses bras. Ils s'étreignent longtemps, étroitement serrés l'un contre l'autre, et John finit par soulever de quelques centimètres du sol son grand échalas de fils, adulte depuis belle lurette.

_ C'est bon de te voir, dit-il à Stiles et il le regarde comme si son gamin avait décroché la lune.

Derek connaît ces sentiments-là.

_ Salut, papa. Tu m'as manqué, s'écrie Stiles avant de faire volte-face pour désigner Derek. J'ai aussi emmené Derek avec moi.

_ Salut, dit John, en se tournant vers lui.

Ses yeux s'écarquillent légèrement lorsqu'il remarque le changement de corpulence de Derek . Puis il reporte son attention sur son fils et l'expression qu'il arbore sur son visage sous-entend qu'il est absolument au courant de tout ce qui les concerne.

_ Je vois ça. Les garçons, vous auriez pu vous installer ici, vous savez.

Stiles secoue la tête.

_ Euh, eh bien…

John lui coupe la parole :

_ Derek traînait assez souvent dans ta chambre quand tu étais adolescent. Ce n'est pas maintenant que j'allais le laisser à la porte ! Avant même que Derek ait pu anticiper son geste, John lui tend la main. Bienvenue à la maison, Derek.

_ Merci, monsieur.

Derek lui retourne sa poignée de main machinalement . Il se demande comment diable il en est arrivé à éprouver le sentiment qu'il est en train de vivre en quelque sorte le genre de journée où l'on s'apprête à subir « la traditionnelle rencontre avec les futurs beaux- parents ».

_ Vous prenez bien soin de Stiles à la Nouvelle Orléans? demande John, et, apparemment, tout le monde est parti du principe qu'ils vivent désormais ensemble, ou quoi ? Derek braque son regard sur Stiles, qui se contente de hausser les épaules et esquisse un geste de la main qui signifie : « Va falloir que tu fasses avec. »

_Bien sûr, dit Derek bêtement.

Ensuite, il se retrouve entraîné dans la cuisine des Stilinski, où John entreprend de dresser un énorme plateau de jambon grillé et de sandwiches au fromage – de la nourriture de célibataire, certes, mais qui est bonne. Lorsque John expose en évidence sur la table un second sachet de chips et deux cartons contenant des cookies achetés dans une pâtisserie, Derek commence à se demander si les tendances perverses de Stiles ne résultent pas d'une quelconque aberration génétique. Il jette un coup d'œil à Stiles, qui se borne à sourire et à placer un autre sandwich sur l'assiette de Derek.

Foutu satané gamin.

(-)

Derek s'attend à ce que Stiles fasse un scandale lorsqu'il le déposera chez Chris Argent avant d'aller chercher Malia pour aller voir Peter. Stiles ne le déçoit pas.

_ Merde, je n'ai pas besoin d'un baby sitter, commence-t-il par dire et Derek pressent qu'il se prépare à se lancer dans une longue diatribe. Et Chris n'est même pas un loup-garou , alors…

Derek lui coupe la parole et sa voix résonne, bourrue, même à ses propres oreilles :

_ Alors il n'en reste pas moins un chasseur et toi, tu n'en restes pas moins un humain très vulnérable et très mignon que j'ai envie de garder en un seul morceau. Fais simplement ce que je te dis, Stiles. Va voir Lydia. Tu dis toujours qu'elle te manque, alors va passer du temps avec elle. Comme ça, je n'aurai pas à me faire du souci à ton sujet.

_ Tout ça parce qu'apparemment je ne peux pas me défendre tout seul. Tu vas voir Peter, Scott et Liam traquent l'oméga et moi, je suis supposé rester assis avec Lydia et ne rien faire.

Stiles s'affale dans un coin du siège passager de la Jeep.

_ Tu conduis ma Jeep, tu me dictes ma conduite – espèce de loup-garou autoritaire de mes fesses.

Derek grogne.

_ Je t'emprunte ta voiture parce que j'y suis obligé. Je tuerais pour conduire ma Camaro. Et fais-moi tout simplement plaisir, ok ? Fais-le et c'est tout. C'est l'affaire de deux heures tout au plus. Je serai de retour vers neuf heures.

_ Bien, bien. Stiles lève les yeux au ciel. Alors nous allons papoter Lydia et moi tout en nous saoulant.

_ Fais-le si ça te chante, gamin. Fais ce que tu veux.

_ Tant que Chris est là pour jouer au baby sitter, tu veux dire ?

_ Oui, voilà, exactement.

En vérité, Stiles n'est pas furieux contre Derek. Il boude, juste un peu, mais il n'est pas réellement très en colère. L'attitude protectrice que Derek développe à son égard, c'est plutôt touchant – bien que Stiles n'ait pas l'intention de l'admettre.

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas du tout un calvaire de passer la soirée avec Lydia. Et Chris. Bien que, de son côté, Chris se plaise à rester discret et laisse Stiles et Lydia rattraper leur retard en matière de potins. Stiles le voit seulement en tout et pour tout à peu près trois minutes avant qu'il ne disparaisse dans son garage, probablement pour nettoyer ses armes ou s'adonner à Dieu sait encore quelle autre activité qui l'occupe à ses heures perdues.

_ Alors, comme ça ,toi et Chris, hmmm? demande Stiles aussitôt qu'ils se sont installés tous les deux sur le canapé, une bouteille de vin blanc et des verres à la main.

Lydia hausse les sourcils.

_ Je suppose que je mérite cette remarque après toutes les conneries que je t'ai servies à propos de Derek ?

_ Et je ne t'ai absolument rien caché. Alors ?

_ Oui, moi et Chris.

Stiles se penche en arrière, fixant avec attention Lydia pendant qu'elle verse à chacun d'entre eux un verre de vin blanc.

_ Et comment c'est arrivé ? demande-t-il finalement.

Elle hausse les épaules, rejetant en arrière une mèche de ses cheveux rouges, qui forme une boucle parfaite.

_ Je pense que ça couvait depuis longtemps.

Stiles l'incite à poursuivre en demandant :

_ Parce que ?

_ Notre liaison a commencé parce qu'il était la seule personne à qui Allison manquait autant qu'à moi, dit-elle et Stiles fait la grimace.

C'est bien peut-être l'explication la plus triste qu'il ait jamais entendue pour justifier la naissance d'une relation amoureuse. Jamais. Lydia lui sourit.

_ Et aussi parce qu'il est – très doué dans ce qu'il fait.

Stiles plisse son nez.

_ Et qu'est-ce qu'il sait faire, exactement?

Lydia s'étire comme un chat, elle a l'air tout à fait comblée et n'éprouve absolument aucune honte à le montrer.

_ Disons que j'ai besoin d'être menée à la baguette.

Eh bien, dis donc, merde alors. Ainsi Derek avait-il eu raison sur toute la ligne. Stiles secoue la tête.

_ Félicitations à toi, Lyd'. Petite vicieuse.

_ Oh, tais-toi. Lydia prend une gorgée de vin et ses yeux pétillent au-dessus de son verre. Va fourrer dans la bouche de Derek un autre cookie, qu'est-ce que tu attends pour le faire ?

Lorsque l'appel de Scott lui parvient, Chris a l'air – eh bien… Il n'a jamais l'air de céder à la panique et Stiles suppose que c'est parce que cet homme a déjà traversé les pires épreuves qui peuvent arriver à quelqu'un. Il affiche seulement un air fataliste.

_ Je dois y aller,dit-il. Il marche à grands pas à travers le salon, fixant déjà sur sa poitrine et ses hanches, avec des sangles, ses armes. Ils n'ont pas trouvé l'oméga. Mais il y a une meute complète dans la réserve. Scott et Liam sont cernés par les loups-garous.

Il se penche en avant et dépose un baiser sur le front de Lydia, puis un autre au coin de ses lèvres, mêlant juste un court instant ses doigts à ses cheveux. Apparemment, soit il savait que Lydia allait tout dire à leur sujet à Stiles, soit il est suffisamment préoccupé pour oublier de garder un secret.

Lorsqu'il déplie son corps pour se redresser, la douce expression qu'il arborait pour s'adresser à Lydia a disparu et il a de nouveau un air terrifiant. Il paraît aussi meurtrier et menaçant que n'importe quelle des créatures surnaturelles que Stiles a pu croiser dans sa vie.

_ Lydia, ferme la porte derrière moi. Stiles, essaie d'appeler Derek. Lui et Malia doivent absolument aller à la réserve. Scott les a appelés et ils ne répondent pas.

Adieu le baby sitter.

(-)

La visite à Peter est … problématique, c'est le moins qu'on puisse dire. Peter multiplie les prédictions sinistres, critiquant avec emportement la perte des territoires sous contrôle des Hale en Californie du Nord. Derek n'a pas les tripes de lui rappeler qu'il n'y a même plus de meute sous domination des Hale, et encore moins de territoires dirigés par des Hale. Il n'est pas du tout d'accord avec la soif de pouvoir qui obsède son oncle. Pourtant, lui aussi déplore la disparition de la dynastie des Hale. Des générations de Hale ont présidé à la destinée de Beacon Hills et de la vallée qui l'environne et sa mère avait été la toute dernière à le faire. Désormais, les seuls Hale encore en vie sont son oncle maternel qui est dérangé, la fille illégitime de ce dernier et les deux enfants de Talia, qui tous les deux sont partis aussi loin qu'ils le pouvaient de Beacon Hills. Ce n'est pas un héritage dont on peut se glorifier.

Ni son portable ni celui de Malia ne sonnent pendant toute la visite, quand ils se trouvent dans la petite cellule occupée par Peter. Derek n'interprète pas cette absence d'appel comme un problème ou une anomalie. C'est seulement quand ils sont enfin partis, qu'ils sont sortis du dédale des murs souterrains qui abritent l'aile du bâtiment hospitalier dédiée aux créatures surnaturelles et qu'ils ont pénétré sur le parking d'Eichen House que leurs deux téléphones commencent à vibrer sans interruption, apparemment parce que le réseau téléphonique est de nouveau accessible.

Derek déroule à peine les premiers textos qu'il se met à courir, Malia à ses côtés.

_Ils sont cernés par une meute à la réserve, dit Malia et sa voix est déjà en train de changer légèrement, car elle a entamé sa métamorphose. Ses yeux sont aussi bleus que les siens.

_Vas-y, prends la Jeep, dit Derek, sortant les clés de sa poche et les lui lançant . Je dois aller chercher Stiles. Je vais courir, c'est plus rapide.

Il a déjà enlevé ses bottes, retiré son t-shirt lorsque Malia pose une main sur son bras.

_ Tu va aller en ville complètement transformé en loup ?

_ Oui, gronde-t-il. Maintenant, vas-y.

Cela fait des années que Derek n'a pas couru de cette façon, aussi rapidement– pas pour le plaisir de courir très vite, mais avec la peur au ventre. Il s'astreint à passer par les zones d'ombre quand il le peut. Néanmoins, en vérité, la plupart du temps, il ne s'en soucie pas. Il ne se soucie pas d'être vu, ne se soucie pas de ce que pourraient penser les gens en voyant un énorme loup noir courir à travers les quartiers de la banlieue. Il ne se soucie plus de rien, sauf du garçon qu'il a laissé dans cette foutue salle de séjour, chez Chris Argent.

Transformé complètement en loup, il ne peut pas mettre clairement en mots sa peur pour l'exprimer dans sa tête– tout ce qu'il peut vraiment penser, c'est Stiles, Stiles,Stiles.

Quand il arrive enfin chez Chris, la porte d'entrée est grande ouverte.

1) aficionado : terme désignant un amateur , très grand connaisseur de ce qui le passionne ( théâtre, sport...)

Bon, je sais que ce chapitre a été court et qu'il se termine par un cliffhanger mais ne me jetez pas de tomates ! Je ne fais que suivre l'histoire. Continuez vos reviews, parce que l'auteur est absolument ravi de l'accueil que vous lui faites ! Et en plus elle écrit la suite ! Alors encouragez-la !

Promis, les chapitres suivants seront plus consistants ! (et il reste des lemons , dont un ... pfff, je rougis rien que d'y penser, tiens...)