Ce chapitre est posté avec un peu d'avance ( mon vendredi sera un peu bousculé encore une fois).
Sachez que l'auteur m'a autorisée à traduire la suite de 2000 miles (ce sont des séries d' OS plus ou moins longs ce seront donc des sortes de bonus).Une fois que j'aurai plus avancé dans ma propre fiction, je commencerai à traduire la suite, c'est promis.
Merci pour tous vos commentaires et bienvenue aux nouveaux followers.
Je ne m'étendrai pas plus ce soir car Prince est mort et cette nouvelle m'a donné un bon coup de cafard (que voulez-vous, c'est encore une partie de ma jeunesse qui s'envole… Il y a eu déjà Lou Reed, David Bowie… J'ai un petit coup de blues…)
Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.
Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.
D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.
Chapitre 11
Stiles est étonné de voir à quel point il est heureux d'être de retour à la Nouvelle Orléans. A peine est-il sorti de l'avion qu'il éprouve presque un sentiment viscéral de soulagement qui s'intensifie lorsqu'ils montent dans la Camaro, pénètrent dans la ville puis arrivent enfin dans leur quartier. Quand ils rentrent dans leur appartement, Stiles a l'impression qu'un poids lui est ôté des épaules, un poids qu'il ignorait jusqu'à présent avoir porté sur ses épaules. Il ne parle pas à Derek de cette sensation qu'il éprouve mais il se demande si, de son côté, il ressent la même chose.
Les tout premiers jours passent à la vitesse de l'éclair. Stiles travaille au Café Call dans l'équipe du matin et passe ses après-midis avec Derek à paresser. Ils descendent Magazine Street pour déguster des burritos chez Juan's, ou alors ils traînent à la maison tout le reste de la journée, regardent Netflix et font l'amour, langoureusement, nonchalamment, sur le canapé. C'est un peu comme s'ils avaient gagné le droit de ne rien faire après le week end qu'ils ont passé.
Le vendredi matin, le portable de Stiles émet un petit sifflement pour lui signaler qu'une information capitale va lui être rappelée. Les mots « PLEINE LUNE CE SOIR YO » s'animent sur son écran. Derek, couché près de lui dans le lit, grogne.
_ Quoi ? Moque-toi. Je passe ma vie entouré de gens de ton espèce. Ça s'appelle de la vigilance, mon pote.
_ Parce que ça va m'empêcher de te mettre en charpie si tu es averti que c'est la pleine lune ?
_ Au moins je l'aurai vu venir.
_ Mmmh mmmh.
_ Alors, tu vas courir ce soir ? demande Stiles. Il s'efforce de poser cette question en prenant un ton détaché – sans vraiment y parvenir.
Derek lève un sourcil.
_ Pourquoi? Tu voudrais que je le fasse?
Stiles hausse les épaules.
_ Je veux dire, tu fais comme tu veux. Mais la dernière fois – humm, la dernière fois, tu ne l'as pas fait et on s'est bien amusés, ensemble.
Derek rit – un petit rire semblable à un aboiement rauque que Stiles aime parce que, même encore aujourd'hui, c'est une chose qu'il entend trop rarement.
_ Tu veux dire la dernière fois où j'ai mangé au point que je n'arrivais plus à décoller du canapé et où tu m'as ensuite gavé de crème glacée ? Cette fois-là ?
_ Oui, cette fois-là. Stiles acquiesce. C'est en quelque sorte un jour anniversaire, pour tous les deux.
Aussitôt qu'il a prononcé ces mots, il les regrette immédiatement. Lui et Derek n'ont jamais discuté une seule fois de ce qu'ils sont l'un pour l'autre. Ils n'ont jamais mis d'étiquettes sur leur relation, n'ont jamais planifié quoi que ce soit dans leur vie ou encore… – enfin rien de tout cela.
Derek - que Dieu le bénisse- se contente de dire :
_ Alors, qu'est-ce que tu dirais de réitérer notre prestation ?
Stiles sourit.
_ Peut-être bien que oui. Je ferai la cuisine ?
Il rougit un peu. D'une certaine manière, il sent que cette question, étrangement, interroge leur relation, leur vie intime et privée mais il n'est pas sûr de savoir pourquoi – sauf, bien sûr, qu'il y a cette voix dans sa tête qui le sait, qui proclame joyeusement réponds oui, laisse-moi te nourrir, laisse moi t'aimer, prends cette nourriture que j'ai faite moi-même, pour toi, parce que je veux prendre soin de toi, et oui, voilà bien peut-être la raison pour laquelle il rougit.
_ Ah oui? Scott a pourtant dit que tu ne savais pas cuisiner.
_ Je sais vraiment cuisiner…. quelques plats, proteste Stiles. Des lasagnes, peut-être ?
Derek s'étire, cambre son dos puis, encore ensommeillé, met ses bras derrière la tête, avec une mollesse toute matinale.
_ Ok, gamin. Faisons comme ça.
(-)
Lorsque la soirée arrive, Stiles aimerait - seulement pour aujourd'hui- que Derek ait un travail, le genre de travail qui l'obligerait à être absent jusqu'à 6 heures du soir voire plus. Il rentrerait à la maison et Stiles lui aurait préparé son dîner. Il le souhaite en partie parce que Derek rôde dans la cuisine pendant qu'il prépare le repas, chipant des morceaux de mozzarella, donnant des directives à Stiles sur la cuisson des pâtes pour qu'elles ne collent pas et c'est à la fois touchant et agaçant. Et il le souhaite aussi parce que, pendant qu'il fait revenir des saucisses et du bœuf haché sur la plaque de cuisson, Derek traverse la cuisine pour prendre une bière et lui tape les fesses, en s'exclamant lorsqu'il passe : « Quelle bonne petite femme au foyer ! ». Ce n'est pas un coup violent – seulement une petite tape affectueuse qui picote plus qu'elle ne fait mal – et Derek ne s'arrête même pas lorsqu'il passe et qu'il la lui donne. C'est juste un commentaire bon enfant, seulement une taquinerie.
Mais … eh oui, à présent, Stiles a l'esprit distrait par toutes sortes de fantasmes sexuels déviants à propos de la vie domestique et conjugale des années cinquante, fantasmes qu'il ne pensait même pas avoir en tête. Ce n'est pas comme s'il voulait vraiment être une femme au foyer. Il ne veut pas l'être. Il ne veut même pas, réellement, que Derek l'appelle ainsi. Bon. Sûrement pas. Peut-être une fois en passant. Pendant qu'il le plaque contre la table et le défonce à mort brutalement parce qu'il a découvert après être rentré d'une dure journée de labeur que Stiles a brûlé le repas… et alors Derek lui fait payer cet affront en passant ses nerfs sur son cul.
Okokok, mon Dieu.
Mais d'où il tire toutes ces conneries? Il jette un coup d'œil rapide vers le coin de la cuisine d'où il peut apercevoir Derek vautré sur le canapé, qui boit une bière et change de chaîne, paresseusement. Derek a remarqué son manège et lui retourne un regard nonchalant et entendu.
Merdemerdemerde.
Il semble parfaitement être au courant de ce qui se passe dans la tête de Stiles.
Ou il est plus vraisemblable de supposer qu'il peut tout simplement flairer que Stiles est en train d'avoir des fantasmes abominablement pervers. Ca, il peut le faire. Et Stiles a effectivement de sacrés fantasmes bien tordus.
Merdemerdemerdemerde.
Stiles ne s'appesantit pas trop sur le sentiment d'exaltation qu'il éprouve de servir à Derek son repas lorsqu'il dépose une tranche vraiment énorme de lasagnes sur son assiette et l'apporte dans la salle de séjour.
Derek, bien sûr, semble avoir un sixième sens pour deviner systématiquement toutes les situations incongrues qui donnent la trique à Stiles , il s'assoit donc et lance sarcastiquement :
_ Comment, mon rayon de miel, tu n'as pas mis la table ?
_ Contente-toi de te taire et mange, » réplique Stiles froidement.
Derek sourit, pose sa bière sur la table basse.
_ Viens là.
Il tapote le canapé à côté de lui. Stiles s'installe à côté de Derek, tenant en équilibre sur ses genoux son assiette, garnie d'une portion de lasagnes bien plus modeste.
Derek met une chaîne qui rediffuse des épisodes de Supernatural à la file, et Stiles sait qu'il le fait seulement pour lui complaire, puisque Derek a proclamé de manière on ne peut plus explicite tout le mal qu'il pense de cette série.
_ Oh, ça, c'est un bon épisode, dit joyeusement Stiles. Dean est sur le point d'être pourchassé par des chiens de l'enfer. Mon Dieu, la saison 3 était vraiment une bonne cuvée.
Derek lève les yeux au ciel.
_ Cette série est ridicule.
_ Pas du tout. En plus, regarde tous les beaux gosses qu'il y a.
Derek engloutit une énorme bouchée de son plat et plisse le nez, tout en réfléchissant.
_ Bon. Sam, quand il était plus jeune, était plutôt mignon.
_ Beurk, t'es fou. Dean à tout jamais et pas un autre, dit Stiles, se décalant sur le divan jusqu'à ce que sa cuisse frotte celle de Derek.
_ Vraiment?
_ Oh oui.
_ Pourquoi?
Derek le regarde, cherchant à comprendre son engouement.
_ Il y a un gag récurrent tout au long de la série. Dean mange sans arrêt de la nourriture bien grasse et très mauvaise pour la santé et dans la vie réelle, il ne semble tenir qu'à un fil que Jensen Ankles reste mince comme un fil (1), voilà pourquoi.
_ Mon Dieu, que tu es prévisible.
Stiles lui adresse un sourire suffisant et impénitent.
_ J'aime ce que j'aime. Oh, mince, tu te souviens de Benny de la saison 8 ?
_ Non, Stiles, je ne me souviens pas de lui parce que je ne regarde pas du tout cette série.
_ Oh, Benny, qu'est-ce qu'il était sexy ! oh, oh en plus il était originaire de la Louisiane ! Et c'était un vampire et il était gros. Il se penche, pose une main sur le ventre de Derek et plaque un baiser bruyant sur sa joue. J'ai vraiment un type d'homme.
_ Les vampires et loups-garous n'ont rien en commun.
_ Ils ont pas mal de points communs, mon gros. Pas mal.
Lorsqu'il arrive au bout de sa troisième assiette de lasagnes, Derek a ralenti considérablement le rythme auquel il ingurgite sa nourriture. Quant à Stiles, il a délaissé son propre repas depuis longtemps afin de mieux reluquer Derek.
_ Tu en veux encore ? demande Stiles, et il ne cherche pas vraiment à cacher que sa question est lourde de sous entendus, ne cherche pas à dissimuler que son corps tout entier se languit d'entendre la réponse. Ou alors, hum – il y a aussi des brownies.
Derek regarde alternativement son assiette vide et la table basse, comme s'il mesurait la distance qu'il aura à franchir pour aller la poser. En fin de compte il se ravise et la dépose simplement à côté de lui, sur le canapé. Son ventre a l'air si sacrément rond … Stiles peut à peine en détacher son regard.
_ Tu as fait des brownies? demande Derek.
_ Ah non, mais j'en ai acheté. Stiles se penche en avant, pose sa main sur le flanc de Derek. Tu en veux ?
_ Bien sûr, gamin.
Alors Stiles lui fait manger des brownies. Ce sont des brownies à la sauce hot fudge (2), une variété de gâteau nappé d'un glaçage riche en calories, présentés dans une boîte, découpés en neuf petits carrés parfaits.
Derek parvient à en manger six avant de se tortiller, mal à l'aise. Ses jeans – les vieux, qu'il n'arrive plus à boutonner de toute façon – sont complètement ouverts et la braguette est défaite pour que son ventre puisse se dilater plus librement.
_Alors, est-ce qu'on pourra refaire ça à chaque pleine lune? demande Stiles, en posant la boîte sur la table basse avec un sourire.
_ Je ne sais pas, je pourrais bien grossir, plaisante Derek.
_ Je serais encore partant pour te baiser. Ce serait une épreuve pour moi mais je gérerais. Je suis le genre de gars à faire ça, je suis un mec bien.
_ Comme c'est généreux de ta part, dit Derek, faisant courir sa main le long de la courbe en bas de son ventre, le berçant avec douceur, comme s'il était douloureux.
_ Ton ventre te fait mal? demande Stiles, le tapotant d'un doigt léger.
_ Un peu.
Stiles inspire une bouffée d'air. Il touche le ventre de Derek tout le temps – l'agrippe pendant qu'ils s'envoient en l'air, le tient quand il s'endort. Si jamais il est près de Derek, il y a de fortes chances pour qu'il le serre à un endroit qui se trouve, comme par hasard, au milieu de son corps, parce que – eh bien… parce que Stiles est un obsédé sexuel monomaniaque, un vrai de vrai.
Il se livre quasiment quotidiennement à tous ces attouchements sur Derek, certes, mais en même temps, Stiles n'a jamais vraiment osé masser le ventre de Derek une fois qu'il a trop mangé. Peut-être bien qu'il l'a empoigné à différents endroits, pendant leurs ébats, mais pas seulement parce que Derek était plein et gonflé, indolent et gavé comme une oie. Pourtant, bon sang, c'est ce que Stiles désire faire : le malaxer, l'empoigner quand il est plein comme une outre. Cependant, comme toujours, il est un peu effrayé à l'idée de le faire, il se demande tout le temps quand il va franchir la limite qui va conduire Derek à le repousser, le rejeter pour de bon en l'accusant d'être un cinglé de fétichiste.
Mais – flûte après tout. A ce moment précis, c'est tout ce qu'il désire faire. Alors il met ses mains en avant, relève le tshirt de Derek jusqu'à ce qu'il plisse au-dessus de la courbe de son ventre.
_ Tu as l'air vraiment sexy, murmure-t-il.
_ J'ai l'air surtout vraiment plein. Derek grogne un peu, se décale un peu plus loin en arrière, comme s'il n'arrivait pas à trouver une position confortable.
_ Ça aussi, c'est sexy.
Stiles exerce une pression timide sur le côté du ventre de Derek, puis sur son sommet. Enfin, tout en bas, sur la partie de son abdomen, douce au toucher, qui se trouve au-dessus de l'élastique de son slip.
_ Est-ce que je peux masser ton ventre? demande Stiles, pendant qu'il trace de petits cercles autour des endroits les plus ronds, les plus gonflés, et qu'ensuite il appuie dessus, les pétrit.
_ On dirait bien que tu es déjà en train de le faire, dit Derek, lorsqu'il porte son regard sur les mains de Stiles explorant son ventre.
Il a taillé sa barbe un peu plus court que d'habitude, aujourd'hui, et la mollesse autour de sa mâchoire est plus prononcée – ça ne lui fait pas tout à fait un double menton mais il y a un petit peu de graisse en trop. Comme Derek a penché sa tête pour le regarder, cette mollesse est d'autant plus visible. Stiles a envie de se pencher en avant et de la mordre. Bordel. Il n'y a rien en Derek qui ne l'excite pas.
_ Tu te sens bien? demande Stiles en appuyant un peu plus fort encore, fasciné par la façon dont le ventre de Derek se transforme et bouge au contact de ses mains, une couche de graisse malléable et douce, sur une balle ferme et ronde.
Derek hoche la tête.
_ Mmmh.
Stiles continue, ses mains se déplacent petit à petit de plus en plus bas, jusqu'à ce que ses doigts se faufilent un chemin sous l'élastique du slip de Derek. Il tire sur la bande élastique et regarde les lignes rouges qu'elle a laissées sur la peau de Derek.
_ Il commence aussi à être trop serré, dit-il en suivant les morsures rouges laissées sur la peau par le slip.
Derek grogne, se déplace à nouveau et pousse son ventre contre les mains de Stiles.
_ C'est de ta faute.
Stiles tapote doucement le ventre de Derek.
_ Navré… non pas si navré que ça, en vérité.
_ Sale gosse.
La verge de Stiles tressaute légèrement lorsqu'il entend ce nouveau petit surnom affectueux et Derek lui décoche un sourire narquois.
_ Allez, bouge de là, dit Derek, et, d'une main ferme, il donne une tape sur le flanc de Stiles, comme s'il était un animal qu'il fallait ramener dans le troupeau.
Derek retire ses vêtements, s'installe sur le lit et se retrouve, comme souvent avec Stiles, dans la même sempiternelle situation : il voudrait bien le baiser comme un fou mais il se sent trop lourd, trop vidé de toute énergie pour avoir vraiment la volonté de le faire.
Il s'inquiète : le gosse ne va-t-il pas penser qu'il est bien trop passif au lit? Mais les pupilles de Stiles sont complètement dilatées et sa peau dégage des effluves torrides, désespérés, comme s'il était à deux doigts de se contenter de se frotter à la jambe de Derek pour parvenir à la jouissance.
Alors Derek se couche sur le dos, avec précaution pour ne pas trop remuer son ventre ballonné, qui semble énorme, même à ses propres yeux. Il cale deux oreillers sous sa tête et ensuite fait signe à Stiles de venir, en repliant son doigt. « Amène-toi, gamin. »
Stiles grimpe sur lui, en faisant attention de ne pas comprimer son ventre gonflé, et ils s'embrassent, langoureusement, lentement, jusqu'à ce que Stiles se frotte contre lui et pousse de petits gémissements.
_ Redresse-toi une seconde, bébé, dit Derek, baissant sa voix d'une octave, parfaitement conscient de ce que ce changement de tonalité provoquera chez Stiles. Ce dernier s'agenouille et attend la suite des instructions. Il est superbe – les joues rouges, la queue raide, les bourses gonflées, les muscles de son torse et de son ventre tendus, impatients.
Derek veut le voir s'abîmer dans le plaisir.
_ Grimpe sur moi…
Derek saisit Stiles par les hanches et le soulève, le positionne de telle manière qu'il se retrouve à quatre pattes au-dessus de Derek, le visage surplombant son entrejambe. Stiles se penche aussitôt pour sucer la queue de Derek, mais ce dernier l'en empêche en le tirant en arrière.
_ Non, non, marmonne-t-il et il embrasse la tendre, jolie peau de son petit cul aux formes parfaites. Je vais te préparer à ma façon ce soir.
Stiles laisse échapper un cri qui tient à la fois de la plainte et du gémissement. Pourtant Derek ne l'a pas encore vraiment touché.
Derek mordille, lèche et suce les deux globes fessiers de Stiles, sa fente, la peau délicate de ses cuisses, il promène sa langue sur l'anneau de chair de Stiles mais ne s'y attarde jamais, faisant exprès de glisser sa langue simplement dessus, jusqu'à ce que Stiles le supplie pour de bon.
_ S'il te plaît, Derek, s'il te plaît, s'il te plaît, merde – je t'en prie, psalmodie-t-il et Derek se demande s'il sait ce qu'il dit ou si les mots tombent de sa bouche sans qu'il les contrôle.
_ Qu'est-ce que tu veux, gamin ?
Stiles pousse ses fesses en arrière de sorte qu'il se retrouve pratiquement assis sur le visage de Derek.
_ Je veux sentir ta langue en moi. Je veux sentir tes doigts en moi. Bordel, Derek, je veux – rends-moi humide, écartèle-moi, bredouille-t-il, et ses mots deviennent plus obscènes au fur et à mesure qu'il perd pied, exaspéré de désir.
_ C'est si bon, dit Derek, qui, conciliant, cède à ses supplications. Il lèche enfin la raie de ses fesses puis son anus. Si bon, chuchote-t-il, et il introduit sa langue dans l'anneau de sa chair, pour la première fois.
Stiles commence à geindre presque tout de suite, avant même que la langue de Derek ait vraiment pénétré en lui, comme si la simple idée d'avoir la langue de Derek en lui suffisait pour lui faire perdre pied. Alors Derek choisit d'agir en oubliant toute décence et toute retenue, en oubliant toute délicatesse, laissant traîner sa langue sur le trou de Stiles, frottant sa barbe sur la peau tendre jusqu'à ce qu'elle soit rouge d'irritation, cherchant à le rendre assez humide pour qu'il puisse glisser un doigt en lui, sans lubrifiant, juste avec sa salive.
Lorsqu'il le pénètre de sa langue et de son doigt et qu'il remue les deux en lui, Stiles a un soubresaut, et il laisse tomber son front contre le ventre de Derek.
_ Putain, Derek, je t'en prie, j'en peux plus – j'en peux plus – s'il te plaît, baise-moi, s'il te plaît, arrête.
Derek remue doucement sa langue, la retire.
_ Chut, murmure-t-il, absurdement, pour l'apaiser puis il introduit en lui un second doigt. Allez, résiste encore un peu, fais-le pour moi.
Et Stiles s'exécute, magnifiquement, écrasant son corps contre la main de Derek, se branlant sur sa main. Sa respiration devient saccadée et Derek peut respirer l'odeur de ses larmes.
_ C'est si bon, gamin, si bon.
_ Si bon, répète Stiles, faisant écho aux paroles de Derek, tout en reniflant.
Il a l'air complètement dévasté et Derek a finalement pitié de lui, même si une partie de lui a envie de voir ce qui va se passer s'il continue à le doigter de cette manière.
_ Tourne-toi, bébé. Je veux que tu me chevauches, maintenant. Tu peux faire ça, bébé?
_ Oui, oui, oui.
La voix de Stiles s'élève comme une complainte, et il se dépêche de se retourner jusqu'à ce qu'il se retrouve à califourchon sur Derek.
_ Prends le lubrifiant, bébé.
_ Je suis suffisamment prêt, je m'en fiche …
La queue de Derek se raidit brusquement lorsqu'il entend ces paroles mais il laisse sa main posée sur le bras de Stiles.
_ Tu ne t'en ficheras pas demain. Prends-le et mets-en.
Stiles prend le lubrifiant mais il ne s'en met pas du tout, il se contente d'en verser sur la verge de Derek puis jette la bouteille à terre.
_ Alors, maintenant, c'est bon ? S'il te plaît ?
Derek hoche tout simplement la tête et Stiles s'empale sur sa queue, abruptement. Ce geste a dû être douloureux mais il ne bronche même pas, il glisse sur toute la longueur de la hampe de Derek, jusqu'en bas, puis il se meut en avant, pousse et enfonce directement sa verge dans le ventre de ce dernier.
Derek commence à agripper les hanches de Stiles et à le guider mais il a une idée qui lui semble bien meilleure. Il veut voir ce que le gamin va faire s'il le laisse prendre ses propres initiatives. Stiles ne paraît pas perturbé, il imprime un rythme brutal à ses va et vient. Il pose ses mains sur les biceps de Derek et plonge en avant sa queue, à chaque fois qu'il descend le long de la verge de Derek.
Lorsque Stiles jouit, son sperme jaillit sur le ventre gonflé de Derek, le repeignant de volutes blancs, et son entrée se resserre convulsivement autour de la queue de Derek, ce qui amène ce dernier, à son tour, au bord de l'orgasme. Il bat plusieurs fois des paupières puis ferme les yeux, et se laisse aller, le plaisir le submergeant par vagues alors qu'il emplit de sa semence son jeune compagnon.
(-)
_ Tu n'as pas de vergetures.
Derek cligne des yeux. Il était sur le point de s'endormir lorsque Stiles a ouvert la bouche. Il devrait vraiment s'abstenir de dormir tant qu'il n'est pas sûr que Stiles a arrêté de parler. Ce gamin a la manie d'engager des conversations ineptes à peu près dix minutes après l'extinction des feux.
_ Quoi ?
_ Tu n'as pas de vergetures.
Stiles fait glisser sa main sur l'abdomen de Derek, agrippe la chair molle sur le côté.
_ Tu vois, normalement, tu devrais en avoir … Ce que je veux dire, c'est que la majorité des gars qui ont ton gabarit en ont et tu as ce truc, s'interrompt-il en secouant légèrement le ventre de Derek pour appuyer ses propos, comme si Derek allait pouvoir se méprendre sur ce que Stiles cherche à dire. Mais toi, ta peau est parfaite et la vache, quoi !
_ Où est-ce que tu veux en venir, Stiles ?
_ C'est juste que ça semble bizarre, c'est tout.
Derek soupire. Stiles est une des personnes les plus intelligentes qu'il connaisse mais parfois, il peut être bête comme ses pieds.
_ Je suis un loup-garou, Stiles. Je me transforme en quelque chose d'autre. Cette transformation requiert d'ores et déjà que ma peau soit très élastique.
Un ange passe et Stiles commence à glousser.
_ Tu n'as pas de vergetures parce que tu es sacrément magique, Derek.
_ Dors, Stiles.
Jeu de mots épouvantable à traduire (skinny by the skin of his teeth)… J'ai fait ce que j'ai pu.
Recette des brownies dégustés par Derek.
Brownies sauce hot fudge
INGRÉDIENTS
Brownie
80 ml (1/3 tasse) de cacao non sucré
10 ml (2 c. à thé) d'espresso instantané
155 ml (1/2 tasse + 2 c. à soupe) d'eau bouillante
60 g de chocolat noir haché
60 ml (1/4 tasse) de beurre fondu
155 ml (1/2 tasse + 2 c. à soupe) d'huile végétale
2 œufs
2 jaunes d'œufs
10 ml (2 c. à thé) d'extrait de vanille
625 ml (2 + 1/2 tasses) de sucre
425 ml (1+ 3/4 tasse) de farine
3 ml (3/4 c. à thé) de sel
175 g de chocolat noir en morceaux
Sauce hot fudge
285 g (10 ) de chocolat noir, haché
80 ml (1/3 tasse) de cacao
80 ml (1/3 tasse) de sucre
180 ml (3/4 tasse) de sirop de maïs(peut être remplacé par du sirop d'érable ou du miel)
80 ml (1/3 tasse) de crème 35 %
1 pincée de sel
80 ml (1/3 tasse) d'eau
5 ml (1 c. à thé) d'extrait de vanille
45 ml (3 c. à soupe) de beurre, en morceaux
Brownie
Placer la grille dans la partie inférieure du four. Préchauffer le four à 180°C (350°F).
Dans un grand bol, à l'aide d'un fouet, mélanger le cacao, l'espresso et l'eau bouillante. Ajouter le chocolat etmélanger jusqu'à ce qu'il soit fondu.
En fouettant, incorporer le beurre et l'huile. Ajouter les œufs, les jaunes d'œufs et la vanille, et mélanger. Mettre lesucre, la farine et le sel, et mélanger de nouveau. Ajouter les morceaux de chocolat mi-sucré et plier le mélange à l'aide d'une spatule.
Dans un plat en pyrex de 23cm x 33cm tapissé de papier d'aluminium et vaporisé d'enduit végétal, étendre la pâteà brownies.
Faire cuire au four 35 hot fudge
Entre-temps, au bain-marie, faire fondre le chocolat avec le cacao jusqu'à ce que le mélange soit lisse. Réserver.
Dans une tasse à mesurer, mélanger le sucre, le sirop de maïs, la crème, le sel et l'eau, et faire chauffer 45 secondes au micro-ondes à puissance maximale. Incorporer au mélange de chocolat et faire cuire 4 minutes au bain-marie en brassant souvent. Retirer du feu, ajouter la vanille et le beurre, et mélanger.
Servir les brownies garnis de sauce.
On peut rajouter de la crème chantilly, de la crème glacée à la vanille.
Semaine prochaine : Une bonne nouvelle de Beacon Hills (c'est si rare !) Il reste deux chapitres !...
