Bonjour à tous! Alors non, je n'ai pas terminé ma fic Tales mais j'ai décidé de m'offrir une petite récréation en traduisant le premier bonus de 2000 miles. C'est court, c'est intense (lemon!) et ce texte continue d'explorer les relations que peuvent avoir deux hommes, dont l'un a dix ans de plus. Je vous rappelle que ce texte est une traduction de la fic de wreckingthefinite (sur ao3 + tumblr très sympa).
Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.
Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.
D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.
Bonus 1 : Negotiating for terms
_ Comment est-ce que je suis supposé t'appeler quand je vais te présenter à mes collègues ?
_ Derek ?
_ Oh, bon sang, oui, ça, je sais, merci. Mais je veux dire, qu'est-ce que tu es par rapport à moi ?
_ S'il te plaît, ne leur dis pas que je suis un loup-garou.
Stiles lève les bras au ciel.
_ Laisse tomber, espèce d'abruti.
Derek secoue la tête, tend son bras pour toucher Stiles.
_ Désolé, désolé. Je ne sais pas, moi. Toi, quel terme voudrais tu utiliser lorsque tu vas me présenter à tes amis ?
Le visage de Stiles s'illumine et Derek regrette immédiatement d'avoir posé cette question.
_ Mon amoureux ? Non, ça ressemble à un terme employé dans les romans d'amour à quatre sous, comme si tu étais un guerrier Viking et moi la gente jouvencelle que tu tires des griffes d'une horde de pirates… Donc, non, certainement pas. Stiles sourit : Est-ce que le terme Papa Gâteau serait malvenu ?
_ C'est probablement à ce mot-là qu'ils penseront, quel que soit le terme que tu utiliseras pour me désigner, dit Derek qui redoute déjà la soirée qu'ils ont prévu de passer ensemble.
Ils doivent sortir prendre un verre avec les amis de Stiles, ceux qui travaillent avec lui au Café Call et Derek est à peu près certain qu'il va se sentir –et qu'il sera aussi- plus vieux de dix ans que tous les autres invités.
_ Partenaire ? suggère Derek.
_ Oh, mon Dieu, Derek, est-ce que nous sommes des lesbiennes quadragénaires ? Est-ce que nous achetons des saloperies de choux kalé dans des magasins bio coopératifs ? Et est-ce que nous donnons des cours à l'université devant un public exclusivement féminin ? Beurk.
Derek s'esclaffe.
_ C'était une remarque un peu sexiste sur les bords, gamin.
_ C'était une remarque pertinente, voilà ce que c'était. Tu n'es pas mon « partenaire ».
_ Mmmm, non ? Derek se redresse, tire Stiles vers lui, sur le canapé, de manière à l'installer en partie sur ses genoux, à califourchon sur une de ses cuisses épaisses.
_ Mon Dieu , non. Jamais de la vie.
_ Qu'est-ce que je suis alors ?
Stiles se racle la gorge, chevauche un peu la cuisse de Derek, laisse reposer une main sur son ventre, l'autre sur son épaule.
_ Je pense que je vais forcément te présenter comme mon « petit ami », gros dur, grimace Stiles, en prononçant ce terme comme si cela le faisait souffrir. Derek sait parfaitement qu'il n'éprouve aucun regret à l'utiliser, il sait que ce petit merdeux, en vérité, mourait d'envie depuis des mois de lui imposer ce mot.
_ Pfff, gamin ! Je n'ai plus été le petit ami de qui que ce soit depuis que j'ai arrêté d'aller au lycée.
Derek fronce les sourcils, réaction destinée surtout à provoquer Stiles, juste pour le taquiner un peu.
_ C'est un terme qui fait penser que nous nous rendons tous les deux au bal de fin d'année du lycée.
_ Tu aurais dû tellement m'y emmener ! dit Stiles, sautillant plus fort sur la cuisse de Derek, laissant courir sa main le long de son flanc jusqu'à l'endroit où son ventre rebondit au-dessus de la ceinture de son pantalon, glissant ses doigts froids sous l'ourlet du t-shirt de Derek, se collant étroitement contre la courbe de son abdomen. J'aurais été totalement partant pour être ton petit ami.
_ Oui, parce que les adolescents ont des petits amis. Parce qu'ils sont encore des gamins. Tu vois ce que je veux dire ?
_ Mmm, mais tu m'appelles tout le temps gamin, objecte Stiles, tout en triturant en vain d'une main le bouton du jean de Derek.
Celui-ci se déplace, se penche en arrière afin de laisser à Stiles plus de place pour lui permettre de le défaire. En repoussant vers le haut le gros ventre de Derek, Stiles parvient à atteindre le bord du jean avec son autre main et en fait sauter le bouton. Les jeans que Derek porte ne sont pas trop petits mais son ventre déborde quand même pardessus le pantalon lorsque le bouton de la braguette est fermé.
_ C'est vrai. Derek attire Stiles contre lui pour lui donner un baiser. Mais tu ne m'appelles pas gamin, toi, n'est-ce pas ?
_ Dieu merci, non. Tu veux être mon « mec », alors ? C'est ça que tu cherches à me dire ? demande Stiles, pendant qu'il parsème de baisers la ligne de sa mâchoire et mordille la chair moelleuse et potelée qui s'y loge.
_ Le mot « mec », ça ne signifie rien.
Stiles murmure en modulant sa voix :
_ Non, mais « petit ami », ça, ça veut dire quelque chose.
Il se cambre en arrière, balaie du regard le corps de Derek, passant de son visage à son ventre, puis le fixe dans les yeux :
_ Crois-moi, mon bébé, je ne crois pas que qui que ce soit ne s'avisera à penser que tu n'es pas le « mec » dans notre couple.
Derek souffle, amusé :
_ Petit ami, c'est parfait, gamin.
Stiles bat des paupières, le regarde avec des yeux ronds et ses joues rougissent :
_ Vraiment ?
_ Bien sûr. Je cherchais juste à t'emmerder un peu.
_ Espèce de connard.
Derek sourit, l'air narquois.
(-)
Derek essaie de s'amuser. Et comme il n'y arrive pas, il s'assure que Stiles ne s'aperçoive pas qu'il s'ennuie.
Ils se retrouvent coincés dans un minuscule bar pour hipsters, dans une maison rénovée pour imiter le style cabanon en bois, typique des quartiers pauvres de la Louisiane. C'était forcément ce genre de lieu que les amis hipsters de Stiles allaient choisir. Ce type de construction est très représentatif de l'architecture à la Nouvelle Orléans mais cet endroit pue l'embourgeoisement. Derek le déteste.
Ce n'est pas qu'il cherche à jouer les rabat-joie de service, ce dont Stiles l'a accusé plus d'une fois. C'est juste que les gosses avec qui Stiles travaille ne se réduisent tout bonnement qu'à être ça : des gosses.
La collègue de travail de Stiles, Lola, porte un crop top tellement court qu'il agresse le regard et ses cheveux sont teints en gris. Gris. Lorsqu'elle étire ses bras au-dessus de sa tête à un moment de la soirée, Derek entrevoit une partie de ses seins. Est-ce qu'il existe un mot pour désigner le décolleté qui apparaît au bas de la poitrine ? C'est ce genre de trucs-là qui est tendance en ce moment ?
Il contemple sa troisième bière de la soirée, regrettant qu'elle ne lui fasse aucun effet, pendant que le collègue de Stiles, dont Derek a de toute façon oublié le nom, s'est lancé dans un récit détaillé où il raconte sa soirée avec une certaine Molly qu'il a emmenée voir un spectacle. Il jette un coup d'œil à Stiles pour jauger son expression et est soulagé lorsqu'il s'aperçoit que ce dernier prête une oreille seulement polie à ce que lui débite son collègue.
Derek s'est pratiquement tous les jours juré qu'il n'empêcherait pas Stiles de vivre sa vie, qu'il ne lui volerait pas l'insouciance de sa jeunesse, mais il pèterait complètement les plombs si jamais ce petit merdeux s'avisait de fréquenter ce gros con.
Oh, bordel, Derek est vieux.
Stiles se tortille à ses côtés, lui lance un de ses plus beaux sourires, très doux, comme s'il avait deviné combien Derek s'emmerde pendant cette soirée. Il entreprend ensuite de se glisser plus étroitement contre lui sur la banquette de leur box et pose sa main en haut de la cuisse de Derek, le petit salaud.
Il est impossible qu'on puisse se rendre compte que Stiles le caresse – et pour l'instant du moins, c'est une caresse plutôt innocente – mais quelque chose dans leur langage corporel a dû changer parce que Lola les regarde avec des yeux inquisiteurs puis demande :
_ Alors, les gars, comment vous êtes-vous rencontrés ?
_ On vient du même patelin. Je connais Derek depuis l'âge de seize ans et il rôdait autour de mon lycée, jacasse joyeusement Stiles.
Lola et le garçon qui-n'a-pas-de-nom braquent tous les deux leur regard sur Derek et l'expression qu'ils affichent sur leurs visages reflète leur désapprobation.
_ On ne sortait pas ensemble à l'époque, dit Derek en insistant sur chaque mot qu'il prononce.
_ Oui, parce que ça aurait été illégal, marmonne le gamin.
Derek foudroie Stiles d'un regard qui sous-entend « je te l'avais bien dit » et Stiles se contente de hausser les épaules.
_ Mon père est le shérif de notre ville natale, mais j'aurais complètement pris le risque de sortir avec lui à l'époque.
_ Tu n'aurais pas été celui qui aurait risqué quelque chose, gamin.
Lola hausse les sourcils lorsqu'elle entend le mot « gamin » et Derek regrette tout de suite qu'il ne puisse pas retirer ce qu'il vient de dire il est tellement habitué à parler à Stiles de cette façon et à le désigner ainsi que c'est sorti tout seul. Les yeux de Lola papillonnent de l'un à l'autre pendant un instant puis elle affiche un petit sourire en coin, comme si elle savait parfaitement de quoi il retournait.
Stiles se contente de lui retourner son sourire, se pelotonnant encore plus étroitement contre Derek. Il a l'air d'un chat qui prend un bain de soleil. Il enlève la main de la cuisse de Derek et la faufile sous son t-shirt.
Derek accepte de subir encore une tournée, mais seulement parce qu'il est amoureux de ce satané gamin.
Stiles est un peu ivre, et très content lorsqu'ils reviennent chez eux. Il farfouille dans le frigo et trouve des restes de plats chinois à emporter et de la pizza. Il ne s'embête pas à faire réchauffer la pizza, il réchauffe seulement les plats du traiteur chinois. Il emporte le tout dans la salle de séjour, se laisse tomber sur le canapé, fait passer le plat réchauffé de Kung Pao à Derek ainsi que plusieurs tranches froides de pizza recouvertes de viande hachée et pique au passage un ravioli chinois pour lui.
_ Merci d'être venu ce soir. Il sourit. Sur une échelle de zéro à dix mesurant ton mécontentement, comment tu t'es senti ? Sois franc. Tes sourcils n'avaient pas l'air des plus réjouis.
Derek lève les yeux au ciel mais Stiles peut deviner qu'il n'est pas vraiment contrarié.
_ Ça pouvait aller, gamin. Mais est ce qu'il serait possible que tu imagines un moyen d'expliquer comment nous nous sommes rencontrés sans que ça me fasse passer pour un pédophile ?
Stiles s'esclaffe.
_ Tu préfèrerais que je raconte le moment où tu t'es fait arrêter par mon père pour meurtre ? Ou encore que j'évoque les fois où tu n'arrêtais pas de te faufiler par ma fenêtre comme le plus flippant des loups qui ait jamais cherché à terroriser les occupants d'une maison ?
_ Je ne faisais pas flipper.
_ Derek. Tu es le roi quand il s'agit de faire flipper quelqu'un. Mais comme tu es tout simplement vraiment, vraiment à tomber alors les gens te laissent faire sans jamais rien te dire. Stiles s'empare de la boîte de carton de la pizza sur la table basse et pose le tout sur les genoux de Derek. Et je t'aurais laissé me faire des choses inavouables lorsque j'avais seize ans.
_ De la même façon que tu essaies en ce moment de me faire faire des choses inavouables à cette pizza ?
_ Oh oui, mon Dieu, oui.
Aussitôt que Derek a terminé les restes, Stiles se met sur ses genoux, ses mains parcourant paresseusement son ventre.
_ Alors, je te dois quelque chose pour être sorti ce soir et t'être comporté en loup hyper sociable ? Je peux te payer en t'accordant des faveurs sexuelles ?
Derek lui lance un regard de prédateur, parfaitement en harmonie avec la posture qu'il a adoptée sur le canapé : repu, décontracté, le t-shirt chiffonné et relevé sur son abdomen, les jeans déboutonnés.
_ Mmmm, oui, définitivement, tu peux faire ça.
Stiles se déplace un peu, commence à se mettre à genoux mais Derek l'arrête d'une main sur son bras.
_ Va dans la chambre et prends le lubrifiant, mon baby boy.
Le cœur de Stiles s'accélère lorsqu'il entend Derek prononcer ce petit surnom affectueux et à en juger par le froncement rapide qui a déformé ses sourcils, Stiles peut deviner que Derek a entendu son rythme cardiaque s'emballer et qu'il sait pour quelle raison ça s'est produit.
_ Vas-y.
Stiles se rue dans la chambre et revient avec le lubrifiant dans un temps record. Pendant ce temps-là, Derek a enlevé son t-shirt et l'a posé à côté, et bon sang, il est superbe, tout en muscles volumineux et en courbes rondes et pleines. Il a l'air solide et sûr, comme une maison où l'on se sent chez soi.
_ Et maintenant ? chuchote Stiles. Et oui, il sait ce qui va se passer, vraiment, mais il veut entendre Derek le lui dire. Il veut faire ce que Derek lui dit de faire.
Derek mange pour lui et Stiles fait ça pour lui : obéir à ce qu'il lui dit de faire. Ils n'en ont jamais parlé – Stiles n'est même pas vraiment pleinement conscient qu'il agit ainsi en contrepartie, pas en tout cas dans des termes aussi crus. Mais c'est de cette façon que leur relation fonctionne. C'est une manière de procéder qu'il apprécie. Une manière de procéder qui les fait tous les deux se sentir si bien dans leur moments d'intimité.
Derek commence à lui donner des directives :
_ Déshabille-toi, bébé.
Son regard est lourd, ses yeux à demi-fermés et il a l'air puissant, un peu dangereux. Exactement comme Stiles le désire.
Stiles suit à la lettre les instructions de Derek et ne se soucie même pas d'essayer d'être sexy. Tout ce qui lui importe, c'est d'être rapide et efficace et il se débarrasse de ses vêtements en dix secondes à peine.
Derek le détaille, de haut en bas, et il devient tellement évident qu'il lui fait l'amour seulement avec les yeux que son regard fait frissonner Stiles et excite sa verge déjà dure qui se tend encore un peu plus vers le haut.
_ Bien, dit Derek et c'est un mot tout simple,mais Stiles se sent inondé d'une vague de chaleur en l'entendant.
Derek prend sur le canapé le tube de lubrifiant et ouvre le bouchon, fait un geste pour que Stiles lui tende sa main puis couvre si généreusement de lubrifiant trois de ses doigts que le gel coule partout.
Ensuite il se couche sur le dos, calant une de ses mains derrière la nuque. De l'autre, il se caresse juste en dessous de la courbe de son ventre, la main en coupe, tout doucement et Stiles se sent au bord de l'orgasme avant même d'avoir fait quoi que ce soit.
_ Maintenant couche-toi juste ici et prépare-toi pour moi, mouille pour moi, dit Derek, en tournant la tête en direction du canapé.
Stiles tressaille, regarde Derek puis ses doigts luisants.
_ Pendant que tu regardes ?
_ Oui, bébé. Pendant que je regarde.
Stiles a l'impression de se mouvoir dans du coton lorsqu'il s'assied sur le canapé en face de Derek, qu'il remonte ses jambes et plie ses genoux. Il lui est déjà arrivé de préparer son intimité et de la dilater à l'aide de ses doigts, même très souvent, en fait. Mais toujours quand leurs corps étaient enchevêtrés sur le lit ou que Stiles caressait Derek. Pas ainsi, sans le toucher ou sans être touché. Il se sent exposé. Vulnérable.
Ce n'est pas difficile pour lui de se préparer et, dès le départ, il glisse pratiquement deux doigts entiers dans son orifice. Ils ont déjà fait l'amour aujourd'hui, ce matin, et Stiles va être courbaturé d'ici demain. Mais ce n'est pas comme s'il s'en souciait vraiment.
_ C'est si bon, chéri, si bon, dit Derek et sa voix est déjà rauque, râpeuse et animale, rappelant le grondement d'un loup. Il n'a pas l'habitude d'appeler Stiles chéri, c'est nouveau et bon sang, qu'est-ce que Stiles aime ça.
Maintenant, Stiles s'est redressé sur ses genoux et chevauche, de façon impudente, sa main, abaissant son bassin le long de ses doigts, aussi loin qu'il le peut.
_ Arrête, dit Derek et cela prend en fait une bonne minute à Stiles pour obtempérer et même au bout de ce temps-là, il ne retire pas encore ses doigts, il se contente d'arrêter de les bouger.
Derek a repris le tube de lubrifiant et fait un geste en direction de Stiles, lui indiquant d'approcher.
_ Enduis ma queue.
Stiles s'exécute et désormais, ils sont tous les deux collants, tous les deux mouillés et luisants, et ils ne se sont même pas touchés, pas réellement encore. Stiles commence à chevaucher Derek, comme il le fait habituellement, lorsque Derek a mangé juste avant qu'ils fassent l'amour. Il aime ça, il aime la manière dont Derek le rudoie pour le mettre en position, la manière dont il utilise la force de la partie supérieure de son corps pour le tirer, le hisser et le remettre comme il faut, la manière dont il l'enfonce et le pilonne sur sa verge sans relâche, avec acharnement, parsemant de bleus sa peau, encore fort et puissant, même s'il est plein et ballonné, même s'il est trop paresseux pour se mettre debout et le baiser convenablement.
Ce soir, pourtant, Derek le stoppe et se lève au lieu de rester couché. Il tapote le dossier du canapé.
_ Penche-toi.
_ Accroche-toi.
Oh putain. Stiles a à peine le temps de mettre de l'ordre dans ses pensées que Derek se place derrière lui, ajuste sa queue et s'introduit durement en lui pour le baiser. C'est presque trop, cette sensation soudaine de la verge de Derek cognant à l'intérieur de lui, du ventre de Derek reposant sur le bas de son dos, lourd et plein. Cette sensation du poids des bras de Derek enveloppant les siens, du gros corps entier de Derek recouvrant le sien, d'en bas jusqu'en haut.
Stiles ne peut s'empêcher de geindre, et les sons qu'il laisse échapper ressemblent à une lamentation, même à ses propres oreilles.
_ C'est bon, je te prends, je te prends, marmonne Derek, de sa voix éraillée, douce et mélodieuse, qu'il a toujours lorsqu'il fait l'amour avec rudesse à Stiles, lorsqu'il lui dit combien il est bon lorsqu'il se fait prendre par derrière.
Stiles se contente de gémir, laisse retomber sa tête. Il se concentre entièrement sur le dossier du canapé auquel il s'accroche, auquel il se retient et il laisse Derek s'occuper de tout le reste.
_ C'est si bon, chéri, c'est tellement foutrement bon, si magnifique. La respiration de Derek résonne à son oreille, lourde et saccadée, ponctuée d'explosions de louanges obscènes. Si menu et si bon, gamin, tu es si parfait sous moi, si foutrement bon.
C'est douloureux, la façon dont Derek le pilonne, profondément et durement, pas exactement vite mais sans douceur, chaque poussée lui coupant le souffle. C'est tellement parfait, bon sang, et la main de Stiles s'est enroulée autour de sa verge , comme si sa vie en dépendait.
_ Je vais te faire jouir si intensément, mon petit-bébé-garçon, je vais te faire voir des étoiles, dit Derek et sa voix se fissure, se brise.
_ Oui, oui, Derek, oui, scande Stiles et sa propre voix est elle aussi cassée, hachée et rugueuse.
Lorsqu'il est frappé de plein fouet par l'orgasme, Stiles pleure un peu, juste quelques sanglots haletants, impossibles à réprimer.
Derek jouit à son tour, le remplissant complètement de sa semence. Ensuite, il le retourne et le descend du canapé pour le tirer vers le sol, puis pose Stiles sur ses genoux. Il se fiche de mettre des substances liquides et collantes partout mais au moins il a évité de salir le canapé.
_ Chut, chut, chut, murmure Derek, tout en essuyant les fines larmes éparses sur les joues de Stiles.
Quand ils peuvent enfin bouger à nouveau leurs membres engourdis, il emporte dans ses bras Stiles pour le mettre directement sous la douche et ils restent sous le jet jusqu'à ce que l'eau devienne tiède.
Au lit, Stiles frotte le ventre Derek, formant de grands cercles lascifs sur sa peau, une jambe jetée sur les larges cuisses de Derek, faisant en sorte que leurs corps restent en contact, presque de la tête aux pieds.
_ Alors ce soir, je suis sorti avec mon petit ami pour qu'il fasse la connaissance de mes collègues de travail, dit-il. Mec, je suis si adulte.
_ Gamin, je te rappelle que tes collègues se teignent les cheveux en gris, prennent des drogues dans des rave parties et que ton petit ami est au chômage. Je ne suis pas sûr que ce genre de choses rentre en ligne de compte pour considérer que tu as un comportement d'adulte, à tous les niveaux.
_ N'importe quoi. Mon amant financièrement indépendant m'a emmené boire un verre avec mes collègues de travail qui sont ouverts d'esprit et branchés. C'est adulte comme pas permis.
Derek éclate de rire et Stiles bénit la façon dont son rire fait gigoter son ventre.
_ Si tu le dis.
_ La séance de baise que tu m'as infligée était plutôt adulte.
_ Un point pour toi, je dois l'admettre.
_ Oh oui, tu peux.
Voilà, j'espère que ce petit texte vous a plu . Le deuxième bonus sera beaucoup plus long (il compte cinq chapitres) et continuera d'explorer les relations entre Stiles et Derek, leurs doutes, leurs interrogations. Voilà, ça m'a fait plaisir de les retrouver, ils m'avaient manqué, tout de même. Mais je ne peux pas vous dire encore quand je posterai. Heureusement, ce sont plus des sortes d'OS qu'une histoire à suivre donc vous pourrez patienter plus facilement. Bonnes vacances à ceux qui ne travaillent pas. Profitez-en bien.
