« Tu peux m'expliquer ce que tu fais ?
-Ça ne se voit pas ? J'essaye de localiser d'autres formes d'énergie émanant de la Tri-Ni-Sette. »
L'homme à la capuche ne semblait pas prêter attention à la réponse du scientifique, même si c'était lui qui avait posé la question. Il soupira, l'air blasé.
« Ça va encore nous coûter inutilement cher...
-Tu n'as jamais autre chose en tête que tes économies, Viper ? »
La voix provenait de l'autre bout de la pièce. Assis sur le canapé disposé dos aux deux autres personnages, un autre les regardais, puis détourna son regard azur ensuite, après avoir lancé sa réflexion. Viper ne fit pas non-plus attention à sa remarque. Il continuait à regarder l'écran, là où les signaux apparaissaient.
« Si nous sommes réunis, aujourd'hui, j'espère que ce n'est pas pour rien. Le temps, c'est de l'argent. »
L'homme assis sur le canapé soupira.
« Y'a pas que le fric dans la vie.
-Tais-toi. »
Le scientifique ne remarquait guère les deux autres, il était concentré dans son travail. Comme il est impossible de savoir si les sources de flammes apparaissant à l'écran proviennent du Tri-Ni-Sette, il faut obligatoirement suivre le déplacement des sources susceptibles de provenir d'un pacificateur, d'un anneau Vongola, et surtout d'un anneau Mare. Et heureusement pour tous, les flammes les plus susceptibles de provenir d'un anneau Mare n'ont pas bougées. Aucun danger à signaler. Verde agrandit la carte à l'échelle mondiale, puis la centra sur les Japon. Les sept sources sont toujours sur Namimori. Les cinq Vongola, plus Reborn et Uni. En Italie, tout comme au Japon, tout avait l'air de se passer pour le mieux.
La porte du petit salon s'ouvrit, laissant entrée un homme en tenu de cascadeur, essoufflé, portant des cannettes avec lui.
« Skull, t'en as mis du temps ! »
Le cascadeur prit un air énervé, puis se mit à crier sur le blond.
« Tais-toi ! J'en ai bavé à arrivé jusqu'à là-bas et revenir en temps limité ! Et maintenant, arrête de... »
Le blond lui lança un regard qui voulait tout dire. Cet imbécile lui faisait mal à la tête à toujours crier... Il lui lança un sèche « Ferme-là » puis détourna son regard bleu, s'avachissant sur le canapé.
« D'a... d'accord... Colonnello-sempai.
-Ma boisson, s'il te plaît. »
Le blond tendit la bain, attendant sa canette. Skull la lui donna, mécontent.
« Elle est chaude ! T'aurais pas pu te bouger ?! »
A l'autre bout de la pièce, Viper soupira, exaspéré.
« Ça nous soutirerait de l'argent si il partait t'en acheter une autre...
-On s'en tape ! Tu nous saoules avec ton fric ! »
Contrairement à l'Arcobaleno de la pluie, Viper restait calme.
« Et toi tu m'énerves à toujours hurler pour un rien. »
Colonnello lâcha un « Tsss », blasé par tous ceux qui l'entouraient. Il se leva ensuite, sa canette à a main.
« A cours d'arguments ? On préfère prendre la fuite ?
-Dis pas de conneries, Viper. Contrairement à toi, je ne reste pas toute la journée à compter mes économies ou faire d'autres inutilités du genre. Y'en a aussi qui bossent. »
Il sortit quelques balles de sa poche, chargea son arme, puis partit sans rien rajouter.
oOoOoOoOo
Le tueur à gages marchait dans les rues de Namimori sans savoir vraiment où aller. En cet belle matinée, il aurait aimé se poser dans un parc avec un petit truc à manger, mais il devait trouver le dixième Vongola. Sauf qu'à cette heure-ci, il doit être en route pour l'école, ce ne serait donc pas le bon moment. Et puis, il ne risquerait peut-être pas de le trouver chez lui – sauf si il était en retard. Après réflexion, Reborn décida d'y aller cet après-midi, au retour des cours du futur dixième. Il alla donc se poser dans un café et commanda un expresso, histoire de passé le temps. En attendant qu'il reçoit sa commande, il sorti son téléphone, sur lequel il regarda les news d'aujourd'hui. Du côté de la mafia – et principalement des Millefiore, rien n'est annoncé. Tout va donc pour le mieux. Avant de ranger son portable, il décida de consulter vite fait le radar que Verde lui avait installé dessus, même si, entre temps, rien ne devait avoir changé. Et il fut surpris de remarquer le contraire. Tellement qui ne remarqua même pas le serveur qui était venu lui apporter son café. Sur le plan, une source d'énergie était apparue. Mais quand ? Comment ? Et surtout, qui c'était ? Un ennemi ? Sûrement. Son instinct lui disait que oui. Si les Millefiore étaient à Namimori, alors il y a danger. Il se leva d'un bond, puis partit en courant en direction du signal. Il fallait que ça arrive, maintenant. Il se dépêcha d'arriver à destination. Le but des Millefiore était de réunir tous les composants du Tri-Ni-Sette, autrement dit, les sept anneaux Vongola, les sept anneaux Mare, et les pacificateurs sept Arcobaleno. Les anneaux Mare leurs appartiennent, ils les possèdent déjà. En revanche, ils ne détiennent aucun anneaux Vongola, et encore moins un pacificateurs – il grimaça. Les deux autres Vongola sont toujours en Italie, ils n'ont pas bougés de leur position. Et qu'un ce qu'un anneau puissant ferrait à Namimori ? C'est soit un allié, soit un ennemi. Mais trop peu de chance que ce soit un allié. Donc l'ennemi est déjà là. C'était mauvais. Il devait prévenir les autres.
oOoOoOoOo
Pour la seconde fois de la matinée, quelqu'un frappa de nouveau à la porte. Uni, qui était désormais prête, pris son sac, puis ouvrit à ses amies, et elles partirent toutes les trois. Sur le chemin, l'Arcobaleno du ciel restait beaucoup trop réservée. C'est ce que remarqua la brune, la questionnant sur la raison de son comportement.
« Ne t'inquiète pas, tout va bien. J'ai juste pas très bien dormi, c'est tout... »
Cela se sentait qu'elle mentait. Haru soupira. Elle la connaissait bien, et savait que Uni n'allait rien lui dire pour le moment. Elle reporta sa question au moment de la sortie des cours. La jeune fille aux cheveux noirs avait un mauvais pré-sentiment par rapport à ce que son oncle lui avait dit... et pas que. Depuis hier, elle sentait quelque chose qui n'allait pas. Mais elle ne voulait pas faire rentrer ses amies dans cette histoire. Nagi, qui était restée silencieuse pendant tout le trajet fit signe à Uni, puis lui montra le message qu'elle avait reçu. Uni s'arrêta, le téléphone à la main. Elle avait sa petite idée sur l'identité du destinataire... Pourquoi à Nagi, et pourquoi pas à elle ? La violette n'avait rien à voir la dedans... Elle lui rendit son téléphone. Bien sûr, il fallait qu'il mette ton son entourage dans ce conflit. Si Uni était partie d'Italie, c'était bel et bien pour ça, pour éviter qu'il y ait des répercutions de ce genre. Mais pourtant, elle le connaissait, elle aurait du se douter que l'histoire du Tri-Ni-Sette s'étendrait bien au-delà des vingt-un-et concernés... Voyant que Nagi attendait une explication, elle se décida de lui donner une réponse. Après tout, il fallait bien qu'elles le sachent à un moment... Même si cette histoire paraît totalement incroyable...
« Je... »
Elle ne put l'expliquer. Devant les trois jeunes filles, quelqu'un. Un adolescent qui devait avoir le même âge qu'elles. Il le regardait difficilement de ces yeux marrons et brillants. L'adolescent serait son bras, et avait du mal à garder les deux yeux ouverts. A chacun de ses pas, il vacillait, manquant de s'écrouler à n'importe quel moment. Il était essoufflé à avait l'air d'avoir terriblement souffert sur son chemin. Et cela se voyait : son bras droit était ensanglanté, son visage écorché, ses yeux embués. Un filet de sang coulait doucement sur le coin de sa lèvre coupé. Son pantalon déchiré au niveau du mollet gauche laissait entrevoir une tache rouge. La main avec laquelle il serrait son bras était parsemée de coupures de la même teinte que ses autres blessures. Il la serra, levant avec peine ses yeux en direction des trois autres. Il bougea les lèvres. Il semblait vouloir dire quelque chose, mais sa voix refusait de sortir. Il luttait rudement contre son état, mais rien à faire. En ce moment, il était trop faible pour faire quoi que ce soit. Son corps ne supportait plus rien. A cet instant, les trois lycéennes regardèrent sous le choc le jeune garçon tomber, inconscient.
