On continue avec le bonus 2. J'ai finalement respecté le découpage de l'auteur. Les chapitres sont courts mais comme toujours, très approfondis sur le plan psychologique ! Il y en aura quatre en tout.
Je suis très contente de voir que cette fiction plaît autant. J'ai même une lectrice qui m'a affirmé sur face book qu'elle avait découvert à travers cette histoire qu'elle aimait les hommes avec de l'embonpoint et qu'elle a rencontré ainsi son petit ami. Bref, cette fic a changé sa vie ! Le genre de choses qui fait vibrer le coeur d'un auteur
!
Vous pensez bien que j'ai contacté l'auteure de la fiction pour le lui dire et voici sa réponse : That is SO glorious. Thank you so much – for translating 2000 Miles, of course, and also for telling me wonderful things like this! This makes my day, Calliope. You really have no idea. :)
Et voilà, wreckingtheinfinite était absolument sur un petit nuage d'apprendre ça ! Et moi j'étais très contente de lui avoir permis de vivre ce moment.
Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.
Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.
D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.
A serious discussion (1)
_ Tu dois t'acheter un nouveau costume.
Derek soupire et décoche à Stiles son regard « tu m'épuises » le plus expressif possible.
_ Vraiment ?
_ Tu sais bien que tu dois le faire !
Stiles se rue à travers le lit, se tortille pour chevaucher à moitié Derek puis se met à promener sa main le long de la courbe de son bas-ventre, à l'endroit où il rebondit au-dessus de l'élastique de ses boxers.
_ Tu as donné ton vieux costume à la fondation de l'Eglise de Saint-John.
Stiles a un petit sourire en coin et il a tout l'air d'un sacré petit vicieux.
_ Souviens-toi, tu l'as essayé devant moi avant de le donner à cette association, vraiment tu n'en as aucun souvenir ?
_ Je me souviens surtout que tu t'es comporté comme un insupportable petit pervers.
_ Moi, je me souviens qu'on avait l'impression que tu allais faire péter un des boutons de ton costume et que c'était hyper bandant.
Derek lève les yeux au ciel.
_ Alors , répète-moi la raison pour laquelle je dois acheter un nouveau costume ?
_ Parce que Lydia veut sortir dans un endroit chic pour souper.
_ Est-ce qu'elle a déjà un endroit précis en tête ? demande Derek alors qu'il sait déjà parfaitement quelle sera la réponse.
_ A La Vie ? Stiles hausse les épaules. Jamais entendu parler de cet endroit. Mais elle a précisé que le port de veste était recommandé et la cravate était obligatoire.
Derek se déplace un peu jusqu'à ce que son dos repose en partie contre la tête de lit. Cette position rend son ventre – qui n'a jamais été aussi gros, comme un ballon de plage qui serait posé sur ses cuisses - encore plus saillant . Stiles chantonne gaiement, le poussant vers le haut , le faisant un peu rebondir puis il le regarde trembloter.
_ Tu sais bien que je ne pourrai pas trouver de costume d'ici ce soir, pas vrai ?
Stiles le regarde en fronçant les sourcils.
_ Pourquoi donc ?
_ Parce que je n'achète pas de costume dans les rayons de prêt à porter.
Derek ne vit pas comme un millionnaire. Son appartement est modeste. Il prend méticuleusement soin de sa Camaro, mais sans excès et il ne dépense pas vraiment d'argent à part pour acheter souvent des plats à emporter. Pourtant, il se ferait couper la tête plutôt que d'acheter un costume dans un magasin de prêt à porter. Il ne l'aurait déjà pas fait à l'époque où il était mince, et il le fera encore moins aujourd'hui alors qu'il souffre d'un excès de poids d'environ trente kilos stockés tout autour de sa taille – et encore, il a dû prendre plus que trente kilos mais il ne sent pas prêt psychologiquement à prendre connaissance du chiffre exact de sa prise de poids. Il avait l'habitude autrefois d'avoir du mal à trouver un costume qui lui aille à cause de ses épaules. Et maintenant encore , un costume acheté dans un magasin ne lui irait pas, même si la nature du problème qu'il rencontre a changé. Désormais n'importe quelle veste qui serait adaptée à son tour de taille baillerait à d'autres endroits de son corps, à moins d'être taillée sur mesure. C'est une situation qui l'embarrasse un peu, pour être honnête.
Stiles plisse le nez.
_ Espèce de snob.
Il glisse son corps vers le haut, et se retrouve ainsi complètement à califourchon sur Derek puis il frotte sa verge à demi dure contre son gros ventre.
_ Mais Lyds veut vraiment y aller et ils ne restent là que pour le week-end. Qu'est-ce que tu vas porter, alors ?
Derek pose ses mains sur les os des mignonnes petites hanches toutes minces de Stiles et le plaque contre son ventre.
_ J'ai un pantalon et une chemise, avance-t-il, d'un ton qui semble vouloir faire comprendre à Stiles que toute cette histoire est un véritable pensum pour lui. On est en été. Que je ne porte pas de veste ne sera pas un problème.
_ Avec un nœud papillon au lieu d'une cravate ? Stiles sourit. Oh, bordel, et puis des bretelles. Il te faut absolument des bretelles.
_ Des bretelles ?
Stiles acquiesce avec enthousiasme.
_ Comme pour les vieux messieurs et les hipsters ?
_ Oui ! Absolument !
Stiles pose une main sur le flanc de Derek et appuie un peu dessus.
_ Tu vas avoir l'air si bandant. Ce sera comme… comme de la lingerie mais seulement pour ton ventre.
Derek s'esclaffe.
_ Bon sang, gamin. Tu sais bien que je porterai une chemise sous les bretelles, n'est-ce pas ?
_ Oui, oui. Mais ça sera encore super sexy. S'il te plaît ?
Les mains de Derek quittent les hanches de Stiles pour se poser sur ses épaules puis il les pousse vers le bas.
_ Convaincs-moi que je dois le faire, bébé.
Stiles se laisse glisser en ondulant le long du corps de Derek et caresse de sa bouche sa verge à travers le tissu de ses boxers, une de ses mains encore agrippée à son ventre.
_ Pari tenu.
(-)
Stiles est plus ou moins dans tous ses états lorsqu'ils arrivent dans la chambre d'hôtel de Chris et de Lydia. Derek est sexy tout le temps mais, ce soir-là, il a particulièrement l'air outrageusement sexy. Son pantalon est trop petit d'une taille, bien baissé sur ses hanches pour que son ventre puisse s'épanouir librement, et si son chemisier blanc boutonné lui va comme un gant, il est si ajusté qu'il lui colle à la peau. Les bretelles apportent une touche finale à l'ensemble de sa tenue et mettent en valeur le ventre de Derek comme le ferait un cadre photographique si bien que le monde entier peut parfaitement le contempler dans toute sa gloire.
Stiles tire sur son col pour le remettre droit mais reluquer Derek lorsqu'il s'est mis sur son trente et un l'intéresse beaucoup plus que d'être lui-même bien habillé. Leurs vêtements sont tout à fait en harmonie avec le type de clientèle qui fréquente l'hôtel. Bien entendu, Lydia n'a pas réservé un hôtel standard et sans cachet. L'hôtel des Deux Magnolias est un manoir rénové, construit à la fin du dix-neuvième siècle, et les chambres n'ont même de numéros. Chris et Lydia ont pris la chambre «Vieux Chêne ». Tout, dans cet hôtel, est prétentieux jusqu'à en être ridicule et est imprégné du style « Vieux Sud ». Mais Stiles doit admettre que le décor est finalement assez sympathique. Et la rumeur prétend que le troisième étage serait hanté.
Alors qu'ils grimpent l'immense escalier qui mène au deuxième étage, Stiles saisit, dans un grand miroir à bords biseautés , un bref reflet du couple qu'il forme avec Derek . Stiles se déride un bref instant à l'idée qu'il pourrait imiter le personnage de Scarlett O'Hara lorsqu'elle tombe du haut des escaliers dans le film « Autant en emporte le vent », pour voir si Derek le rattraperait mais il rejette finalement l'idée car il sait combien ce petit jeu ne l'amuserait pas. Et puis il marque un temps d'arrêt. Il a contemplé Derek toute la soirée mais le voir ainsi dans un miroir, debout à côté de lui, lui fait comprendre combien leur différence de carrure est énorme. Derek, d'une beauté frappante avec sa barbe soignée et ses yeux brillants, est large et épais de partout, et son ventre proéminent accentue légèrement la courbe arquée de sa chute de reins, affectant sa démarche d'une façon qui bouleverse Stiles. En revanche, Stiles a l'air – en fait EST- mince et presque même maigre, tout en hanches étroites et en muscles fins et longilignes, et ses habits ne font qu'accentuer la finesse de sa silhouette. Derek a fait le nœud de sa cravate avant qu'ils ne partent de leur appartement et a éclaté de rire lorsque Stiles a reconnu qu'il n'avait absolument pas la moindre idée de la façon dont on procédait. Il lui avait dit qu'un aussi joli garçon que lui devrait apprendre comment nouer une cravate. Stiles avait rétorqué qu'il n'avait pas besoin de l'apprendre puisqu'il avait Derek, Derek qui sait comment faire.
C'est bizarre, mais ils ont l'air de former un couple harmonieux.
Ils ont l'air aussi d'un couple au sujet duquel les gens pourraient s'imaginer que Stiles appelle Derek « Papa ». Mais malgré tout... On dirait qu'ils sont parfaitement ASSORTIS.
Lydia met un certain temps avant de répondre mais quand elle ouvre enfin la porte, elle jette immédiatement ses bras autour du cou de Stiles et l'étreint affectueusement.
_ Regardez-vous un peu, les garçons ! Elle se recule et les admire tous les deux. Regarde-moi ça, Chris, ils se sont faits drôlement beaux, s'extasie-t-elle.
Chris, qui se prélasse dans un immense siège ornementé près de la fenêtre, lève un verre de vin pour les saluer et les accueille avec un sourire décontracté aux lèvres.
_ Tout à fait.
_ Toi aussi tu es très en beauté, Lyds, dit Stiles en entrant et en détaillant Lydia de haut en bas.
Sa robe, comme d'habitude, est trop courte d'environ une douzaine de centimètres qu'elle ne devrait l'être et sa couleur rose pâle, romantique en diable, parvient à la fois à lui donner un air extrêmement sophistiqué et effroyablement jeune. Ses cheveux sont noués et entrelacés au-dessus de sa tête en un échafaudage complexe et savant et ses chaussures, des escarpins beige clair dont le prix doit largement excéder ce que Stiles se fait en un mois de travail au Café Call – lui donnent au moins dix centimètres de plus.
Lorsqu'elle entend le compliment de Stiles, elle agite une main comme pour chasser l'air, tout à fait le genre de geste insouciant que fait une fille qui est habituée à ce qu'on lui dise qu'elle est belle, puis elle les fait entrer.
Ils ont une bonne heure en tout à tuer avant d'aller dîner au restaurant où ils ont réservé une table et ils finissent par tous s'asseoir sur le balcon pour admirer le soleil se coucher au-dessus du quartier de Garden. Il y a quatre sièges sur le balcon mais lorsqu'ils s'apprêtent à s'installer chacun sur un des sièges, Chris pose une main sur la hanche de Lydia – il la pose tout simplement, un effleurement très léger- et Lydia, tout de suite, vient s'assoir sur ses genoux. Sa robe se relève de deux ou trois centimètres encore et Chris laisse tomber une main nonchalante à l'intérieur de sa cuisse, pâle, très pâle. Sa main est placée si haut que c'en est presque indécent. En revanche, pendant qu'il se penche en avant pour parler à Derek, il ne lui accorde plus une seule marque d'attention et ce, durant toute leur conversation.
Sa manière de se comporter est la démonstration la plus désinvolte que Stiles ait jamais vue de … de quoi au fait : du pouvoir qu'il exerce sur Lydia ? Ou bien la preuve éclatante de son autorité sur elle ? Ou encore une façon d'afficher le fait qu'elle est sa propriété ? Stiles peut sentir ses yeux s'écarquiller d'étonnement. Il jette un coup d'œil à Derek mais ce fumier n'a aucune réaction et répond tranquillement aux questions que Chris pose à propos de la vie nocturne à la Nouvelle Orléans.
Stiles essaie d'écouter la conversation mais Chris allume un cigare. Et il se met à le fumer, toujours avec Lydia assise sur ses genoux.
Lydia Martin, la fille qu'il a entendue un jour massacrer verbalement un de ses invités qui avait osé allumer une cigarette dans sa maison, Lydia Martin qu'il a vue hurler sur cet invité qui n'avait pas soupçonné un seul instant quels foudres il allait s'attirer … La même Lydia Martin est assise sur les genoux de Chris Argent pendant qu'il souffle des nuages de fumée tout autour d'elle. Et elle ne semble pas s'en offusquer le moins du monde.
Quand Chris sort de sa poche un second cigare et l'offre à Derek, qui l'allume et le fume comme si fumer des cigares à 500 dollars dans la suite d'un hôtel faisait partie de ses habitudes quotidiennes, Stiles peut à peine contenir son irritation.
Derek n'a pas besoin de regarder Stiles pour deviner que le gosse est sur le point de bondir de son siège. Il peut humer de l'endroit où il se trouve son odeur : c'est une odeur mêlée de stress et de curiosité, à laquelle s'ajoute un effluve qui exprime à la fois le désarroi et une pointe d'excitation sexuelle.
Derek n'arrive pas toujours à comprendre les émotions de Stiles – en général, savoir déchiffrer les émotions, ce n'est pas le fort de Derek, même si son flair de loup-garou est un sérieux avantage dans ce domaine. Il est bon quand il s'agit de passer à l'action. Bon quand il s'agit de sexe. Il se débrouille bien en général avec tout ce qui requiert des compétences physiques, vraiment. En revanche, imaginer ce que Stiles pense ou veut, ce n'est généralement pas un domaine dans lequel il est compétent.
Mais aujourd'hui, c'est une exception. Derek sait pertinemment, sans même regarder Stiles, que le gamin n'est pas très sûr de l'attitude qu'il doit adopter devant la nature absolument manifeste de la relation qu'entretiennent Chris et Lydia. Derek est même étonné, pour être complètement honnête, qu'elle n'appelle pas Chris « Seigneur » ce soir. Derek sait aussi que Stiles est un peu vexé que Chris ne lui ait pas offert de cigare.
Derek tire un peu sur son cigare et envoie la fumée, pas exactement en direction de Stiles mais juste à côté de lui histoire de l'emmerder un peu.
Stiles cligne des yeux et plisse le nez et Derek se tortille sur son siège, résistant à l'envie pressante de le refaire, juste pour se divertir de l'embarras de Stiles.
Chris pense manifestement que le couple de Derek et de Stiles a la même façon de fonctionner que le sien. Ce n'est pas une supposition étonnante. Derek est à peu près certain que la plupart des gens qui le voient en compagnie de Stiles formulent des hypothèses similaires. Et ils ne se trompent pas vraiment. Derek dirige d'une certaine façon leur relation. Pendant qu'ils font l'amour, il est celui qui est actif, celui qui pénètre Stiles et il l'appelle aussi son « bébé garçon ». Le fait que Stiles ne se réfère pas à lui en l'appelant explicitement « papa » est plus une question de terminologie qu'une remise en question de l'identité de celui qui domine dans leur couple car la réponse à cette question est évidente.
En fait, Derek pense qu'il aimerait bien – et qu'il apprécierait même beaucoup - que Stiles l'appelle « papa» mais ce soir-là, ce n'est probablement pas le moment le plus propice pour aborder le sujet.
Derek se penche légèrement, laisse tomber une main sur les genoux de Stiles et la serre. Cela lui plaît beaucoup de voir avec quelle rapidité le rythme cardiaque de Stiles ralentit.
Il se penche en arrière vers le dossier de son siège, se tortillant pour réajuster la ceinture de son pantalon- qui est drôlement trop étroit bien qu'il ne l'ait pas acheté il y a si longtemps que cela , bon sang de bonsoir- et il profite tout simplement du moment qu'il passe, un bon cigare et un verre de vin meilleur encore à la main , avec Stiles à ses côtés, tiré à quatre épingles. Il a intérêt à bien profiter de cette soirée tant qu'elle dure. Derek n'est pas quelqu'un de joueur mais il parierait tous les billets qui se trouvent dans son portefeuille que lui et Stiles, en revenant à la maison ce soir, finiront par avoir une discussion très sérieuse à propos de tout ce qui vient de se passer.
Prochain chapitre : pizza, discussion et sexe. Rien que des bonnes choses en somme. Si je rentre vivante de mon voyage en voiture. Ne ricanez , je sais, je psychote à mort quand il s'agit de prendre la voiture pour un long trajet.
