Voici la suite du bonus 2 . Merci encore pour vos reviews. Je ne m'attarde pas, il y a un gros orage , alors je poste avant qu'un éclair ne s'abatte trop près d'ici et fasse sauter les plombs !
Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.
Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.
D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.
A serious discussion (chapitre 2)
« La Vie » est un endroit aussi prétentieux que Derek s'y attendait, tout en lignes épurées et élégantes , avec à la carte un menu gastronomique qui annonce - bien évidemment pas en ces termes-là - des plats plaisants à l'œil, présentés de façon esthétique et une nourriture sûrement quelconque. Pour parler franchement, un restaurant de ce genre est complètement incongru dans une ville telle que la Nouvelle Orléans. C'est en effet une ville qui accueille chaleureusement les innovations mais, comme on pouvait s'y attendre, elle les accepte lorsqu'elles s'imprègnent et s'inspirent des traditions locales – particulièrement lorsque cela concerne la nourriture. Un restaurant qui proposerait, dans la même gamme de prix, de la « cuisine fusion »(1) inspirée de la gastronomie traditionnelle Cajun ferait sûrement un tabac. Mais Derek n'est pas certain que le restaurant « La Vie » sera encore ouvert dans un an. La Nouvelle Orléans a ses propres critères de référence en la matière.
Et , au demeurant , Derek a lui aussi ses propres critères de jugement. Avant même qu'ils ne se soient installés à leur table, il réfléchit à ce qu'il veut acheter sur le chemin du retour. Quel genre de nourriture à emporter va-t-il choisir tout à l'heure? Parce qu'il peut déjà certifier que ce qui sera servi ce soir dans son assiette ne suffira pas à le rassasier. Il envisage dès à présent , juste parce qu'il a envie de l'émoustiller, de se pencher sur Stiles pour lui chuchoter à l'oreille qu'il pense qu'ils devraient s'arrêter à la pizzeria « Fleur de Lis » quand ils reviendront chez eux pour y prendre une pizza grande taille, celle garnie d'andouillette, de poivrons verts et d'épices cajun. Et peut-être aussi quelques gressins.
Lorsque la serveuse fait son apparition, une véritable beauté, grande, aux traits anguleux et aux origines ethniques indéchiffrables et terriblement tendance, Derek n'est pas le moins du monde étonné que Chris prenne l'initiative de commander la boisson de Lydia et ensuite la sienne.
C'est étrange. Un homme d'âge mûr comme Chris qui commande ce que doit boire une fille de l'âge de Lydia, une fille blottie en ce moment même au creux de son bras, appuyée contre son épaule, ce genre d'homme-là, donc, devrait paraître un peu inquiétant, et même complètement rédhibitoire aux yeux des gens. Il y a plus de vingt ans d'écart entre eux et le fait que Lydia semble prête à s'agenouiller ce soir devant Chris et à venir lui manger dans la main s'ils pouvaient le faire en toute impunité publiquement devrait tout du moins être problématique pour leur entourage.
Ça ne l'est pourtant pas et c'est certainement dû à l'attitude de Lydia elle-même. Elle a l'air absolument confiante et suprêmement fière d'elle. Lorsque Chris prend la commande à sa place, elle lève un sourcil parfaitement arqué à l'adresse de la serveuse et lui lance un sourire espiègle, qui sous-entend : pourquoi-vous-faites-cette tête-mais oui c'est-exactement-ce-que-vous-pensez-et-alors?
Elle est adorable, s'amuse réellement de la situation et en joue pleinement tandis que Chris se contente de poser doucement son bras sur son épaule, complètement serein, respectueux des bienséances, ce qui contraste avec l'effronterie de Lydia.
Ils forment un couple diablement charismatique.
Lorsque la serveuse se tourne vers Stiles qui s'apprête à parler, Derek lui coupe avec désinvolture la parole et leur commande, pour tous les deux, un verre de Pinot noir, juste pour voir comment Stiles va réagir.
Stiles ferme d'un coup sec la bouche en faisant claquer bruyamment ses dents et Derek sourit lorsque le gamin se tourne vers lui pour le regarder avec au moins huit nuances de « Qu'est-ce qui te prend ? » dans les yeux.
Quand Derek se tourne de nouveau vers Chris et Lydia, il voit que Chris a la mâchoire qui tremblote parce qu'il se retient de rire, le salaud.
Le repas correspond grosso modo à ce à quoi Derek s'attendait : des portions congrues d'une nourriture médiocre mais branchée, arrangée dans des compositions esthétiquement séduisantes, servie sur des assiettes aux formes farfelues.
En revanche, l'ambiance à table est bonne. Lydia raconte de délicieuses anecdotes sur son université, narrant ses mésaventures de maître-auxiliaire et d'étudiants de première année qui la draguent de temps en temps.
_ Tout cela ne te rend pas nerveux, Chris ? glousse Stiles, taquin. Tu n'as pas peur qu'elle s'enfuie avec un petit jeune ?
Chris a un petit sourire.
_ Non, dit-il tranquillement, une main entortillée dans les cheveux de Lydia. Je ne pense pas qu'ils sauraient quoi faire d'elle s'ils mettaient le grappin dessus.
De l'autre côté de la table, Lydia sourit de toutes ses dents et cligne de l'œil ostensiblement à l'adresse de Stiles qui rougit. Derek étouffe un sourire en portant son verre de vin à la bouche puis mange les fines tranches de bœuf que Stiles fait glisser subrepticement sans arrêt dans son assiette. Derek sait qu'il bénéficie de sa générosité pour deux raisons : tout d'abord, Stiles est toujours prêt à donner à manger à Derek. Et ensuite, le bœuf est cuit juste à point et Stiles ne peut pas supporter la vue d'une viande saignante. Ce gamin est capable de manger toute la journée des sushis mais donnez-lui un steak à peine revenu des deux côtés et c'est fichu, il n'y touchera pas.
Derek n'a pas autant de scrupules.
_ Tu lui as donné toute ta viande, dit Lydia, et ses yeux pétillent d'une lueur diabolique après avoir absorbé le troisième verre de vin que Chris a commandé pour elle. C'est tellement mignon tout plein.
(-)
Ils s'arrêtent au « Fleur de Lis » sur le chemin du retour pour y prendre une pizza. Comme Derek le lui demande, dès qu'ils quittent « La Vie », Stiles donne un coup de fil et la pizza est déjà prête au moment où ils arrivent, fleurant bon les épices chaudes, garnie d'un mélange parfaitement équilibré de sauce Marinara(2) et Cajun (3). C'est une grosse pizza et la commande de gressins pour couronner le tout est parfaitement superflue – ils viennent de sortir à peine de table, même si ce n'était pas exactement un repas qui proposait les rations auxquelles Derek est accoutumé – mais ce dernier veut tout de même en prendre.
Quand ils arrivent chez eux, tous les deux vont directement dans leur chambre pour ôter leurs vêtements de soirée. Stiles lance sa chemise par terre, défait et laisse ses habits à même le sol, peu soigneusement comme d'habitude, puis il dévore ostensiblement d'un regard concupiscent Derek qui enlève ses bretelles et déboutonne son chemisier.
_ Tu devrais garder les bretelles, dit Stiles, en tendant la main pour laisser courir sa main sur le ventre de Derek, la poussant légèrement contre la courbe de son bas-ventre, à l'endroit où il est le plus volumineux, à l'endroit – Derek le sait parfaitement- où il a l'air probablement particulièrement gros aujourd'hui vu la façon dont son abdomen cherche à s'échapper de son pantalon étroit.
Derek lève les yeux au ciel, se débarrasse de sa chemise pour la mettre soigneusement dans le panier à linge et défait ses bretelles.
_ Si je porte les bretelles, alors je dois garder le pantalon.
_ Alors garde tout ! s'écrie Stiles, avec enthousiasme.
_ Je ne me sens pas bien dedans.
_ Parce que ton pantalon est trop serré pour ton ventre ? demande Stiles avec sollicitude, tout en s'efforçant de glisser ses doigts fins entre le ventre proéminent de Derek et la ceinture distendue de son pantalon.
_ C'est foutrement trop étroit de partout.
Derek déboutonne son pantalon avec un soupir et Stiles observe attentivement le ventre de Derek lorsque, libéré du pantalon, celui-ci prend quelques centimètres de plus.
_ Il me semblait bien, à moi.
Bien sûr qu'il te semblait bien, mon poussin.
Stiles sourit, se libère de son pantalon de soirée et le laisse traîner sur le sol avant d'enfiler une paire de shorts de basketteurl et rien d'autre.
_ Très bien, ne le garde pas sur toi alors – allez, viens, ta pizza va être froide.
Derek ne cherche pas à prolonger leur échange verbal, il se contente d'enfiler un vieux t-shirt – un peu trop petit, qui moule tout en douceur les courbes de son ventre rond et ses poignées d'amour si tendres puis il sort de la chambre à la suite de Stiles.
_ Amusante, cette soirée, dit Derek à Stiles , une part de pizza à la main, une fois qu'ils se sont installés sur le canapé, après avoir posé la boîte en carton ouverte sur la table basse.
Stiles sourit. « Amusant » n'est pas un adjectif que Derek a l'habitude d'appliquer pour qualifier les sorties au cours desquelles ils ont l'occasion de rencontrer d'autres personnes.
_ Ah bon, mon gros ? Des petites portions de nourriture bizarre… Chris et Lydia qui étaient … eh bien qui étaient égaux à eux-mêmes, donc également bizarres … C'était amusant ?
Derek prend quelques bouchées de sa pizza, se régalant de sa succulence, de sa saveur épicée et grasse, de sa garniture riche en sauce et en fromage avant de répondre.
_ Oui, ça l'était. La nourriture n'était pas terrible – il avale une autre bouchée énorme de sa pizza, comme pour souligner son opinion – mais nous étions en bonne compagnie.
_ Alors…
Stiles s'arrête de parler, se déplace pour s'approcher de Derek sur le canapé, garde le silence pendant une minute pendant que Derek termine sa première tranche de pizza et en prend une seconde.
_ Euh… Alors Chris et Lydia, une bonne compagnie…
Eh bien voilà, ça devait arriver, nous y sommes. Derek est même surpris que Stiles ait attendu aussi longtemps pour aborder le problème.
_ Qu'est-ce qui cloche à leur sujet, gamin ?
_ Mmmm… Mais qu'est-ce qui se passe avec eux, bon sang ? J'ai eu l'impression qu'il allait la doigter devant tout l'hôtel pendant que vous autres, vous vous seriez contentés de rester assis et de fumer stoïquement des cigares, à la manière de cette enflure de James Bond.
Derek éclate de rire alors qu'il mâchait et s'étouffe si fort qu'il est obligé de poser sa tranche de pizza, de se racler la gorge, de boire une longue gorgée de soda avant d'enfin pouvoir répondre.
_ Il n'aurait pas fait une chose pareille, finit-il par dire.
_ Mec. Sa main était posée si haut entre ses jambes qu'il a failli le faire. Et il commande à sa place, maintenant ? Stiles étrécit son regard. Et toi aussi tu t'y mets ?
_ Tu veux qu'on parle de nous ou de Chris et Lydia ?
_ Hum… De Chris et Lydia tout d'abord.
Derek entame une nouvelle part de pizza et hausse les épaules.
_ Tu te doutais bien qu'il est son dominant.
_ Je ne savais pas que … je ne savais pas qu'ils se livraient ensemble à leur manège tordu en public !
_ Ce n'était pas si tordu que ça.
_ Elle n'a même pas parlé à la serveuse !
_ Ni toi, d'ailleurs.
_ Oh mon Dieu, Derek ! Et oui, ça, c'était tordu.
_ Tu as aimé ?
Stiles arrête de s'agiter, se rencogne contre le dossier du canapé et jette un regard bizarre à Derek.
_ Non, je ne … oui. Non. Enfin, je ne sais pas. C'était gênant.
Derek fronce les sourcils et mâche pensivement un gressin.
_ Tu étais gêné ?
Derek apprécie le jeu dynamique de pouvoir et de domination qui se sont mis en place dans leur couple, mais le sentiment de gêne n'y a pas sa place, du moins pour Derek.
Stiles hausse les épaules, il n'a pas l'air vraiment mal à l'aise, plutôt très partagé, hésitant.
_ Je ne sais… Je ne sais pas. Il passe une main dans ses cheveux. Il est manifeste que Lydia aime ça. Je ne … je ne veux pas être forcément l'objet de toute cette attention… Tu vois ? Comme Lydia l'est … Marcher collée à Chris comme une petite poupée de chiffon, le laisser la diriger comme si elle était pratiquement attachée à une laisse ?
Il secoue la tête.
_ Je ne veux pas de ça.
Derek esquisse un petit sourire lorsqu'il entend la description de Stiles. C'est pertinent – Chris a bien évidemment guidé tous les gestes de Lydia ce soir-là. Bien sûr, Lydia était rayonnante, a alterné les œillades innocentes adressées à Chris et les sourires narquois et diaboliques, riches de sous-entendus adressés au reste du monde.
_ Ok, gamin. Ça me va que tu ne veuilles pas de ça.
Stiles se renfrogne, affichant un air frustré.
_ Je pourrais bien le vouloir un petit peu, quand même.
Derek cache son sourire derrière une autre part de pizza.
_ Ça me va aussi.
Lorsque Derek en est à sa dernière part de pizza, il se met à manger lentement, à demi allongé sur le canapé, une main frottant doucement son gros ventre. Il a l'air rassasié, lascif et plein, ses yeux sont mi-clos, et il a cet air un peu dangereux, cet air de gros prédateur qu'il arbore toujours lorsqu'il est vautré de cette façon, repu et totalement détendu. Stiles adore ça.
_ Qu'est-ce que tu as l'air bandant, dit-il, parce que c'est vrai.
Derek lui jette un coup d'œil affectueux et tendre qu'il essaie sans succès de faire passer pour un regard exprimant un léger agacement.
_ J'ai l'air surtout de quelqu'un qui ne rentrera plus jamais dans ce pantalon.
Stiles sourit.
_ C'est sûrement vrai.
Il se glisse sur le canapé jusqu'à ce qu'il se retrouve tout près Derek puis relève son t-shirt, fait courir une main légère sur le sommet de son ventre, le long de la courbe supérieure, à l'endroit où c'est ferme et plein de tout ce qu'il a mangé. Il fait bouger sa main vers le bas, doucement, puis saisit une poignée de la courbe toute douce du bas-ventre, là où le ventre bien dur de Derek s'incurve, formant une couche potelée et tremblante de gras.
_ Mais il ne t'allait déjà pas très bien avant même que tu manges cette pizza.
Derek lève les yeux au ciel et enfourne la dernière bouchée de pizza dans sa bouche, levant un petit peu, de tout son poids, son ventre contre la main de Stiles.
_ Merci, gamin.
_ Merci à toi, dit Stiles en souriant.
Il frotte le ventre de Derek pendant quelques instants, pas nécessairement pour initier une partie de jambes en l'air – bien que Stiles serait amèrement déçu qu'ils ne finissent pas au lit plus tard – mais simplement parce qu'il peut le faire, parce que Derek est plein, énorme et qu'il est sien, qu'il est le seul qui puisse le toucher de cette façon.
_ Est-ce que tu veux être mon dominant, mon Dom, quoi ? finit-il par demander, une fois que Derek est bien décontracté, qu'il ne se tortille plus à cause du désagrément causé par son ventre trop plein, qu'il est couché sur son dos, les yeux fermés , et qu'il laisse Stiles presser et frotter son ventre gonflé.
Derek ouvre un de ses jolis yeux verts, contemple Stiles pendant un certain temps puis le referme.
_ Je le suis déjà, gamin.
Stiles s'écrie, offusqué :
_ Tu ne l'es pas.
Derek ne bouge pas et se contente de pousser son ventre un peu en avant, une indication claire en direction de Stiles pour l'inciter à continuer à le caresser, ce que Stiles fait.
_ Comment appelles-tu alors le fait que je te dicte la façon dont je désire que tu me chevauches ? Et comment interpréter le fait que, quand tu me prépares à manger, je te tape les fesses quand je passe près de toi ? Et que je te dis quelle bonne petite ménagère tu es ?
Stiles sent ses joues s'échauffer un peu et il se mord les lèvres pour s'empêcher de démentir qu'il aime ces manies – parce que, bien entendu, Derek interprèterait à bon escient que ce déni est la preuve supplémentaire et formelle que Stiles les apprécie.
_ Comment est-ce que tu qualifies le fait que je te répète combien tu es un gentil et joli garçon pendant que je te baise ?
La voix de Derek est plus grave que de coutume, il parle d'une voix traînante et râpeuse qui force Stiles à ajuster sa verge qui commence à se tendre.
_ Comment tu nommerais le fait que je t'empoigne pour te faire basculer face contre la table de la cuisine, que je bloque tes bras et que je te défonce comme un malade pendant que tu hurles ton plaisir, gamin ?
Bon sang.
_ C'est … chaud ?
Derek s'esclaffe.
_ Ouais.
Stiles fait trembloter un peu le ventre de Derek, et sa caresse reste très douce et légère, eu égard à la pizza entière, aux gressins et au repas absorbé plus tôt dans la soirée qu'il a enfournés là dedans.
_ Ton ventre pousse fort contre mon dos quand tu me prends comme ça, par derrière, dit-il.
Derek soulève un sourcil, sans ouvrir ses yeux.
_ C'est tellement bon.
_ Je suis d'accord.
Stiles reste silencieux une minute.
_ Donc tu penses que tout cela fait de toi mon dominant ?
_ Je pense que tout cela nous fait beaucoup plus ressembler au couple que forment Chris et Lydia que tu ne le penses, dit Derek comme si cela coulait de source. Et c'est pourquoi Chris m'a offert un cigare et pas à toi.
Stiles plisse son nez.
_ Chris ne sait pas quel genre de relations sexuelles nous avons. Comment pourrait-il le savoir ?
Le sourire en coin qu'arbore Derek pour répondre est tout à la fois exaspérant et sexy.
_ Il a supposé. Et sa supposition était correcte.
Stiles se tait un instant.
_ Crois-tu que Lydia l'appelle Maître ? finit-il par demander.
Il lui est arrivé de regarder occasionnellement pas mal de films porno BDSM où des soumis appelaient leurs dominants Seigneur ou même Maître. Le côté un peu ridicule de ces scènes l'a toujours frappé, même s'il lui arrivait de se masturber et de prendre son pied en les regardant. Peu importe, Stiles est avant tout pragmatique.
_ Oui.
_ Est-ce que tu veux que je t'appelle Maître ?
_ Est-ce que tu souhaites m'appeler ainsi ?
_ Ce n'est pas juste de répondre à une question par une autre question.
_ Si j'avais vraiment voulu que tu m'appelles Maître, je te l'aurais déjà demandé.
_ Espèce d'enfoiré de loup-garou autoritaire et dirigiste.
Derek sourit, lascif et nonchalant.
_ C'est exactement ce que je voulais te faire dire.
(-)
Il s'écoule plusieurs heures avant qu'ils baisent enfin. Le ventre de Derek n'est plus ni trop ferme ni trop dur pour risquer de plaquer Stiles contre le matelas et pratiquement l'écraser.
Derek place Stiles de façon à ce qu'il s'appuie sur ses mains et sur ses genoux, les fesses relevées, alignées par rapport à l'angle formé par le bord du lit et le pénètre bien durement, le sexe luisant et dégoulinant de lubrifiant, et bien mouillé, comme Derek aime à le faire habituellement.
_ Tu es si mignon pour moi, tellement un doux, gentil et joli garçon, dit-il, d'une voix grave et lubrique, comme toujours lorsqu'il se perd dans l'intimité brûlante de Stiles.
Il agrippe ses hanches, d'une façon brutale, éprouvante, et Stiles devine qu'il aura des bleus le lendemain matin.
_ Si menu et parfait pour moi, gamin.
Stiles gémit, pousse ses fesses en arrière contre le gros ventre de Derek, contre sa verge, jouissant de sa propre souffrance, se délectant de la façon dont Derek parvient encore maintenant à l'écarteler, à le déchirer.
_ S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, scande-t-il.
_ Bon garçon. Bon, bon garçon.
Derek aurait dû sentir venir la question, dès le moment où Stiles s'est tourné vers lui et a commencé à parler, environ une vingtaine de minutes après qu'ils avaient éteint les lumières.
_ Est-ce que tu as déjà endossé le rôle du passif au lit ?
Derek cligne des yeux, et prend le temps de laisser la question pénétrer son esprit.
_ Oui, ça m'est arrivé, répond-il.
_ Tu as aimé le faire ?
_ Ce n'est pas ce que je préfère.
_ C'est une réponse d'avocat.
_ J'apprécie de le faire, occasionnellement,dit Derek, flairant le piège.
_ Alors, est-ce que moi je peux te prendre par derrière un de ces jours ?
_ Est-ce que tu veux le faire ?
_ Peut-être bien. Est-ce que ton Dom peut éventuellement jouer le rôle du passif ? Je pourrais bien avoir besoin d'appeler Lydia pour le lui demander.
_ Bon sang, Stiles.
_ Je te ferai savoir ce qu'elle a dit.
Cuisine fusion : cuisine très à la mode actuellement qui mélange des techniques et des saveurs s'inspirant descuisines du monde entier.
Sauce à la tomate et à l'huile d'olive avec oignons, origan (mais il existe une infinité de recettes: des recettesrégionales, familiales...)
Sauce cajun : mélange d'épices (ail, paprika,poivre, piment de cayenne, origan, thym, piment rouge) et de crèmefraîche (certains mettent du yaourt).
Prochain épisode : les conseils de Lydia.
Bonnes vacances pour ceux qui profitent encore des beaux jours et les autres... Bonne fin de semaine et bon weekend !
