Et enfin, celui-ci, juste avant le grand gagnant.

Je me suis permise de modifier un peu le titre parce que l'appeler "Équité enfin normalement c'est barré mais le barré passe pas sur ffnet", c'était un peu long.

Mais voilà, je pense que c'est l'IC d'OC (mouahaha, bon courage les néophytes des termes fanfictionniens) le plus réussi, c'est exactement comme ça que j'imaginais le personnage ! Et en plus c'est drôle !

Et en plus, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, Razorgaz (l'auteur de ce drabble) c'est le petit frère de Moody Poison, ma beta-lectrice, pour ceux qui suivent pas (comment ça fort peu probable ? On sait jamais, hein)

Bref, maintenant, je me la boucle et je vous laisse savourer !


(in)équité

Cash ruminait : il avait perdu beaucoup d'argent en bourse, comme un bleu. Il avait un accord avec l'actionnaire majoritaire d'une entreprise pharmaceutique. Il laissait quelques millier de Pokédollars disparaître dans des faux emplois en échange de morphine. Une idée née d'un mélange d'altruisme et de pitié pour certains membres. Mais une entreprise s'était mise à racheter les actions deux fois le prix du marché. Selon une taupe, c'était les autorités nationales qui voulaient couper les vivres à la Ligue : faute de preuve elles rachetaient. Au final, il avait perdu beaucoup d'argent en empêchant le rachat massif par une offre supérieure. Sa cotisation habituelle pour fournir la Ligue allait en pâtir. Et pire, Neko se fera une joie de lui rappeler.

Assis sur un banc dans un parc, il cherchait l'inspiration pour se refaire, vite et bien. Tout en ruminant, il observait son Persian qui réclamait des caresses aux passants en ronronnant, et ce pour leur voler leur portefeuille avec un larcin. Un vrai kleptomane. Il était massif pour son gabarit. Il ne combattait pas beaucoup, mais il aidait dans l'espionnage industriel : les informations circulent entre Pokémons. Il portait un collier en cuir brun qui valait une fortune. En revenant vers le deux-pattes, il observa un groupe de Poichigeons avec irritation. Alors que le Pokémon s'apprêtait à dégommer les volatiles, Cash leur lança du pain. Il regarda l'humain intrigué :

-Neko les aime pas, les ennemis de cette sorcière son mes armes de guerres. J'ai volé des fertilisants au Parc Safari et je compte bien doubler la population de ces piafs.

Persian aimait bien cet humain, il avait des problèmes, mais un frigo bien rempli.

Cash avait opté pour voler un plan de prototype de pokéball. Celle-ci devait offrir de meilleur taux de réussite que l'Hyper Ball à moindre coût. C'était donc pendant la nuit qu'il s'était introduit dans un laboratoire. Son Persian marchait à ses côtés, s'arrêta net, et poussa un couinement la queue dressée comme un i. Il y avait des rayons lasers reliés à une alarme.

-Allez, t'es assez souple pour passer.

Le persian gronda : l'humain ne savait pas de quoi il parlait, il ne voyait pas les lasers, lui.

-Pense à tes vingt-cinq pourcents.

Quoi ? Que vingt-cinq ? Persian ne parlait pas le deux-pattes mais il comprenait les rudiments : le mieux c'est cinquante pourcents, « à table » veut dire qu'il allait manger, enfin les exclamations sur sa beauté naturelle et innée voulait dire qu'il allait pouvoir voler quelque chose. Il grogna. Et lança un rayon-gemme sur ce simulacre de dresseur, qui l'esquiva. Pour négocier rien ne vaut la menace.

-T'es stupide, espèce de skitty ! T'as déclenché l'alarme !

Un mur explosa et un Nidoking apparut dans le trou. Et bien sûr Cash n'avait sur lui que son Eoko.


Et toujours cette relation fraternelle tendre et amicale entre Cash et Neko. J'a-dore.

Gros coup de cœur pour Persian. Et pour la pingrerie de Cash, aussi. Parce que franchement, juste vingt-cinq pourcents, c'est honteux.

Et. Je sur-aime la phrase "Pour négocier rien ne vaut la menace". En fait, je sur-aime ce texte. Même que je me demande si Cash s'en est sorti, à la fin. Et si Persian a réussi à négocier ses 50 pourcents.