Warning : Ce chapitre contient un bottom Derek, ce qui est logique vu le chapitre précédent. Mais vous verrez que... Enfin, je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Merci pour toutes vos reviews. Je posterai assez vite le dernier chapitre. Merci à Mama et Nathydemon à qui je n'ai pas pu répondre. Ravie que cette fic vous plaise (et Nathydemon, j'espère que tout s'est bien passé en Angleterre conduire là-bas ne doit pas être facile!)...
Message de PumpkinSpy : Voilà, cette traduction ainsi que cette histoire ne m'appartiennent absolument pas. Si cette traduction vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal, ceci est une traduction de Calliope83.
Calli a décidé d'accorder du temps à ses projets professionnels et de ce fait, elle a décidé de se retirer de la liste des auteurs. Malgré tout, elle ne voulait pas laisser ses traductions tomber dans l'oubli, surtout pas après le temps consacré mais aussi en pensant à ceux qui souhaiteraient relire une histoire qu'ils avaient aimé.
D'un commun accord, je reprends sur mon propre profil auteur ses traductions.
Bonus 2 (chapitre 3)
Le portable de Lydia vibre sur la table et elle lève la tête pour regarder Chris, installé sur le canapé.Il est en train de lire sur son téléphone les dernières nouvelles. Elle est au sol, entre les genoux de Chris et elle a les jambes repliées sous elle. Et elle ne fait rien, vraiment rien. Il l'a installée à cet endroit précis une demi-heure auparavant, lui a demandé de rester immobile et muette et c'est ce qu'elle fait. Elle se contente d'être là, d'exister. Elle a posé sa tête contre son genou, peut-être pour humer les effluves de lessive et d'eau de Cologne sur son jeans. Elle est là, tout simplement, se délectant d'être à ses côtés, et de temps en temps, elle sent sa main caresser ses cheveux.
C'est vraiment un de leurs jeux favoris et elle est un tantinet irritée que quelqu'un l'appelle au téléphone en plein milieu de cet instant de tranquillité qu'ils partagent tous les deux. Elle n'a absolument pas envie d'avoir maintenant une conversation avec qui que ce soit.
_ Va répondre, mon bébé, dit Chris en lui tapotant l'épaule pour lui signifier qu'elle peut se lever.
Elle envisage de protester mais y renonce et se lève pour prendre son portable.
Foutu Stiles.
Elle appuie sur la touche pour répondre.
_ Oui ?
_ Salut, Lyds.
Sa voix résonne gaiement en ligne.
_ Salut, Stiles, dit-elle tout en retournant s'asseoir sur le sol aux pieds de Chris. Nous repartons à Beacon Hills dans deux jours. Qu'est-ce que tu nous peux bien nous vouloir ?
_ Bon sang, tu sais t'y prendre pour mettre à l'aise ton interlocuteur.
_ J'étais en train de passer un moment de tranquillité. Viens-en aux faits.
_ Un moment de tranquillité ? Mais qu'est-ce que c'est, un moment de tranquillité ? Oh, mon Dieu, est-ce que c'est un truc sexuel ? Toi et Chris êtes en train de faire un truc bizarre ? Oh mon Dieu, est-ce que ça implique l'utilisation d'un bâillon ?
_ Si ça impliquait l'utilisation d'un bâillon, je serais en train de te répondre par textos.
Lorsqu'il entend cette réplique,Chris déplace ses jambes et s'esclaffe.
_ Mais c'est un jeu sexuel ?
_ C'est un jeu qu'on a instauré entre nous et tu appelles en plein milieu. Qu'est-ce qui se passe, Stiles ?
_ Hmmmm. Bien. En fait, j'ai une question à poser. Une – hum – question au sujet du sexe.
Lydia retrouve un peu de sa bonne humeur.
_ Une question au sujet du sexe ? Chouette ! Ok, de quoi s'agit-il ? Mais je te le dis tout de suite, s'il s'agit d'un truc bizarre impliquant de la nourriture, je ne peux rien pour toi. Vous êtes très mignons tous les deux mais ce n'est pas mon rayon.
_ Non, non, il ne s'agit pas de parler de nourriture – je n'ai pas besoin de conseils à ce propos, j'ai réglé totalement ce problème.
_ Oh oui, Derek a tout à fait l'air de quelqu'un pour qui tu as réglé ce problème.
_ Est-ce que tu es en train de traiter mon petit ami de gros ?
_ Tu aimes ça, avoue.
_ Bordel, oui, j'aime vraiment ça.
_ Accouche, Stiles. Tu as appelé en plein milieu d'un truc que j'étais en train de faire, tu t'en souviens ?
_ Bien, bien. Alors – hum- Chris est ton Dom.
Lydia attend mais Stiles ne poursuit pas la conversation.
_ Oui, il l'est, finit-elle par déclarer. Et alors ?
_ Euh, quand vous le faites, il – hum- il dirige tout ? Euh, est-ce qu'il prend tout en main, si tu préfères ?
Lydia sourit, examine ses ongles manucurés et laisse passer quelques secondes de silence pour le faire bisquer.
_ Oui, Chris prend vraiment beaucoup les choses en main… Pourquoi ?
_ Euh, eh bien. C'est pareil avec Derek. Mais, et si – eh bien, et si c'était moi qui dirigeais tout pour une fois ? est-ce que– euh- au vu de ton expérience, et en tant qu'experte en la matière, est-ce que tu crois que ça marcherait avec un dominant ? Non pas que Derek soit mon dominant ! Il est…
_ Il m'a l'air plutôt d'être ton « papa », ton "Daddy", si tu préfères, le coupe Lydia, s'épargnant ainsi la peine de prêter l'oreille plus longtemps aux propos décousus de Stiles. Bon, venons-en aux faits. Tu veux baiser Derek mais tu nous fais un caca nerveux à cette idée ?
Elle peut sentir dans son dos Chris se crisper un peu, se caler contre le dossier du canapé et dresser l'oreille. Elle le regarde par dessus son épaule, lui lance un clin d'œil et il lui retourne un sourire tendre et amusé. C'est une expression qu'il ne réserve qu'à elle et elle seule. Chris Argent ne regarde jamais qui que ce soit de cette façon-là. Personne d'autre, à part elle.
_ Je voudrais bien, dit Stiles, et elle peut très bien se le représenter en train de gigoter dans tous les sens, le téléphone à la main.
_ Eh bien alors, baise-le.
_ Mais ça ne serait pas bizarre ? Vu qu'il est mon Dom ? Je veux dire, je ne l'ai jamais – hum- je ne l'ai jamais baisé auparavant.
_ Est-ce que tu as déjà été actif auparavant ? Réponds et c'est tout.
La réponse de Stiles arrive bien trop vite.
_ Mais bien sûr que je l'ai déjà été !
_ Combien de fois ?
Silence.
_ Cinq fois. Peut-être six.
_ Alors fais en sorte qu'il te parle pendant que tu prendras le rôle de l'actif. Il est ton « maître » - il te dira comment le baiser, de la même façon qu'il te dit de faire tout le reste.
_ Tu penses que c'est la solution ?
Lydia peut percevoir dans la voix de Stiles un certain soulagement.
_ J'en suis persuadée. Bonne chance, mon cœur. Fais-moi savoir comment ça s'est passé.
Elle se tourne une nouvelle fois vers Chris, tout sourire et s'exclame:
_ Et prends bien ton pied quand tu baiseras Derek !
Elle coupe le portable et le pose, puis fait une grimace en regardant Chris.
_ Alors, c'était un bon conseil, pas vrai ?
Chris, d'un simple geste, lui fait comprendre qu'elle doit venir s'installer sur ses genoux puis répond, d'un ton pince sans-rire :
_ J'espère, dans son propre intérêt, que Derek lui donnera des instructions bien claires.
(-)
Une semaine passe avant que Stiles n'évoque de nouveau le sujet et, comme de coutume chez lui, il n'y va pas par quatre chemins.
_ Donc les Doms dans une relation de couple peuvent tout à fait être passifs. C'est Lydia qui l'a dit, annonce-t-il tout à trac un soir alors qu'ils traînent dans leur appartement.
Il est vautré par terre, avec quelques ouvrages devant lui, soi disant pour faire des recherches mais en vérité il attend juste l'occasion d'aborder avec Derek le problème qui le préoccupe.
Derek ne remue pas un cil.
_ Eh bien, Dieu merci, Lydia t'a donné le feu vert. Dans le cas contraire, nous n'étions donc pas autorisés à le faire.
_ Je ne lui ai pas demandé la permission, Derek. Je voulais en quelque sorte que quelqu'un me donne son opinion.
_ Je ne peux pas croire que tu lui aies vraiment demandé ce qu'elle en pensait.
_ Je ne lui ai pas réellement demandé si les dominants pouvaient être passifs au lit. Je lui ai simplement demandé des conseils.
_ Tu as pensé que Lydia était la personne la plus indiquée pour savoir comment sodomiser un homme ?
Derek a fini par poser son téléphone et le regarde, avec une expression indéfinissable, entre tendresse et réprobation.
_ J'ai pensé qu'elle était la personne la plus avisée que je pouvais trouver pour me donner des conseils sur le sexe en général, dit Stiles en lui lançant un regard noir. Et son avis était totalement fondé, de toute façon, alors arrête de te comporter comme un crétin.
_ Oh oui, gamin ? Qu'a-t-elle dit ?
_ Elle a dit que tu devrais tout simplement me parler pendant tout le processus et que tu devrais me dire quoi faire.
Derek lui adresse un regard amusé.
_ Est-ce que tu as déjà joué le rôle de l'actif au lit ?
_ Mais bien sûr ! Pourquoi les gens n'arrêtent-ils pas de me le demander ?
Derek le fixe d'un air insistant.
_ Ok, seulement quelques fois. Cinq. Ou six, au moins six, c'est sûr.
_ Est-ce que tu as aimé le faire ?
_ Euh,oui , je veux dire, j'ai fourré ma queue dans l'intimité de quelqu'un. Bien sûr que j'ai foutrement aimé ça !
Derek s'esclaffe.
_ Ok, alors. Donc tu as aimé mais tu as le trac.
_ Qui a dit que j'avais le trac ?
_ Tu as appelé Lydia. Tu as le trac.
_ Très bien. Un petit peu.
Derek retrousse le coin de sa lèvre pour esquisser son séduisant petit demi-sourire, ce sourire qui n'est qu'à lui.
_ C'est ok. Tu n'as pas à être aussi nerveux à propos de ça.
Il tapote le canapé à côté de lui.
_ Viens là, gamin.
Lorsqu'il entend le son de la voix de Derek, plus basse d'à peu près une octave, Stiles se rend compte que oui, il a le trac mais cette voix-là, autoritaire et pleine d'assurance, l'aide à se détendre.
C'est idiot mais tout cela est devenu quelque chose de très important aux yeux de Stiles. Il ne sait même pas pourquoi ça a pris autant d'importance. Depuis tout ce temps qu'ils vivent ensemble maintenant, ils n'ont jamais vraiment discuté de ce problème – Stiles aime être passif et Derek aime être actif. Les choses se sont faites naturellement entre eux, et c'est entièrement de la même façon que la répartition de leurs rôles au sein du couple s'est mise en place.
Mais désormais, maintenant qu'il y a bien réfléchi, Stiles veut aussi expérimenter avec Derek ça: il veut contempler Derek, ses cuisses largement offertes sous lui, il veut savoir à quoi ressemblera Derek au moment où il jouira à en perdre la tête sous lui. Il veut que Derek lui fasse confiance pour le faire prendre son pied, qu'il lui fasse assez confiance pour faire ça avec lui.
Quand ils se rendent dans leur chambre, Derek entreprend de se déshabiller complètement et cette nudité en elle même est un peu troublante. Lorsque Derek baisse le long de ses cuisses épaisses ses boxers et qu'il enlève son t-shirt par-dessus la tête, Stiles prend conscience que Derek garde le plus souvent au moins quelques-uns de ses vêtements quand ils font l'amour. Désormais, avec Derek complètement nu et Stiles presque entièrement encore habillé, le déséquilibre du pouvoir qui s'est subtilement instauré entre eux paraît criant d'évidence.
Derek est couché sur le dos, sur le lit, avec deux édredons et ses gros bras forts placés sous sa tête. Il est très beau, tout en courbes douces et en muscles épais. Son gros ventre et ses cuisses plantureuses sont tout aussi viriles que ses épaules larges et ses bras massifs. Des bras qui, Stiles ne peut s'empêcher de le remarquer, sont un peu plus gras qu'ils ne l'étaient encore peu de temps auparavant.
Derek lève un sourcil, insupportablement suffisant et sûr de lui, comme à son habitude.
_ Alors ?
Stiles balance son t-shirt par-dessus sa tête et se débarrasse de ses jeans en même temps que de ses boxers. Il ne s'est probablement pas déshabillé aussi vite de toute sa vie.
_ Tu as l'air foutrement magnifique, dit Stiles en grimpant sur le lit.
Derek flatte d'une main son flanc.
_ Toi aussi, gamin. Viens ici.
Stiles monte sur lui, caresse les cuisses épaisses de Derek et laisse celui-ci l'attirer vers lui pour l'embrasser.
Ils se caressent et s'embrassent, lascivement, doucement. Derek, sans cesse, le guide et le repositionne, comme si Stiles était son sien : celui qu'il cherche à contrôler, celui qu'il cherche à manipuler, dans tous les sens du terme. Il suce la langue de Stiles dans sa bouche, la titille et la mordille, puis mord pleinement ses lèvres, en grignote la pulpe jusqu'à ce que Stiles gémisse contre lui, leurs deux verges plaquées contre le ventre de Derek.
_ Es-tu prêt ? finit par demander Derek, interrompant leur baiser et regardant Stiles, les yeux mi-clos.
_ Euh … Ce n'est pas moi qui suis censé le demander ?
Derek lève les yeux au ciel.
_ Va prendre le lubrifiant, gamin.
Stiles tend la main si vite pour ouvrir le tiroir de la table de chevet qu'il manque de tomber du lit.
Cela dit, Stiles n'a pas du tout le trac. Il n'a pas souvent pris le rôle de l'actif au lit, c'est sûr, mais il peut se considérer comme un expert quand il s'agit de préparer son partenaire : il s'est doigté souvent depuis qu'il est adolescent, s'empalant sur sa propre main puis cherchant écraser ses fesses contre elle, éperdument. Et bon sang, de nombreuses fois, quand il revenait du lycée, c'était à Derek qu'il pensait quand il faisait ça.
Il répand du lubrifiant sur toute la surface de sa main, généreusement, et il retient son souffle lorsque Derek glisse un coussin sous ses hanches, plie précautionneusement ses genoux et écarte un peu ses cuisses. Il a l'air si magnifique, son regard est sombre et concentré, son ventre rond est rendu encore plus proéminent par la position qu'il a adoptée et ses cuisses épaisses sont largement écartées pour accueillir Stiles. C'est presque trop.
_ Tu as l'air si beau, murmure-t-il, promenant sa main enduite de lubrifiant sur les bourses de Derek, puis en dessous , faisant courir son autre main à l'intérieur des cuisses plantureuses de Derek, là où la peau est lisse et satinée, parcourant lentement d'une main légère et douce comme la soie le relief de ses muscles.
Derek ne réagit pas à ses attouchements, il se contente de le regarder et l'expression qu'il arbore est un étrange mélange de vulnérabilité et d'assurance. Même ainsi, même s'il laisse Stiles le toucher de cette façon, Derek a l'apparence de quelqu'un de puissant, de dangereux, de quelqu'un qui contrôle tout, et il y a quelque chose d'exaltant et d'enivrant à le toucher de cette façon.
Lorsque Stiles glisse un doigt dans son intimité, Derek inspire brusquement, très brièvement, ce qui fait tressauter et tendre un peu plus la verge de Stiles. Derek lève un sourcil, comme s'il savait exactement à quel point Stiles est excité et ensuite il soulève ses hanches, juste un peu, suffisamment pour qu'il puisse un peu plus s'enfoncer sur la main de Stiles.
_ Je ne suis pas fait en verre, Stiles.
_ Mais quand as-tu fait ça pour la dernière fois ? demande Stiles en le regardant.
Derek hausse les épaules.
_ Ça fait probablement deux ou trois ans.
_ Tu es pratiquement vierge de ce côté-là, alors, conclut Stiles en lui souriant.
Puis il ajoute un second doigt.
Lorsqu'il a introduit trois doigts profondément dans l'intimité de Derek, Stiles halète convulsivement, tout comme Derek. Il essaie désespérément de rester maître de lui-même et de résister à l'envie de se frotter à la jambe de ce dernier.
_ Viens là, gamin, finit par dire Derek.
Il agrippe Stiles, le tire vers lui jusqu'à ce que celui-ci le recouvre de tout son corps. Et Derek a écarté ses cuisses, Derek est couché sous lui, comme un don du Ciel.
Derek se saisit du tube de lubrifiant sur le lit, là où Stiles l'a laissé, et le décapsule. Il déverse du gel sur sa main et en enduit la verge de Stiles. Il semble comprendre que Stiles est déjà sur le point de jouir : il s'arrange donc pour que ses gestes ne soient ni sensuels ni langoureux, pour qu'ils soient simplement efficaces.
_ Viens ici, répète-t-il, attirant cette fois Stiles vers lui jusqu'à ce que leurs lèvres se rencontrent, jusqu'à ce que Stiles soit étendu au-dessus de lui, sa queue bien alignée contre son entrée.
_ Fais-le, dit-il en interrompant un instant plus tard leur baiser, fais glisser ta queue en moi.
La sensation que Stiles éprouve est incroyable. Même juste avec cette première toute petite poussée lente à l'intérieur du corps de Derek, il peut sentir sa chaleur, il peut la sentir, comme drapée tout autour de lui. C'est une sensation intense et Stiles ne parvient pas vraiment à se concentrer sur les réactions de Derek, tout ce qu'il parvient à faire, c'est de respirer et d'essayer de maîtriser ses propres réactions.
_ Bien, c'est bien. La voix de Derek est grave, un peu râpeuse mais elle est ferme et sereine. Un peu plus loin, gamin, c'est bien.
Derek continue à le couvrir de louanges et à lui donner patiemment des conseils, comme si Stiles était en train d'accomplir un processus vraiment très complexe, jusqu'à ce que Stiles soit complètement entré en lui, immergé jusqu'à la garde en lui, tout contre son corps.
_ Oh putain, lâche Stiles. Dieu, c'est si bon d'être en toi.
Avant même de commencer à aller et venir en Derek, il pose une main sur son ventre, la glisse tout le long de son abdomen puis agrippe la chair tendre de son flanc, pétrissant sa poignée d'amour comme si sa vie en dépendait. Alors seulement il finit par bouger en lui.
Derek a plaqué une de ses grandes et larges mains sur l'un des bras de Stiles pour l'aider à garder son équilibre. Il continue à proférer une litanie de mots, un flot de paroles ininterrompues, pour la plupart décousues, seulement une série de « oui, mon cœur, c'est si bon, là, juste là, » et cela réconforte tellement Stiles, cela le rassure tellement.
_ Comme ça, dit Derek, ondulant et soulevant un peu ses hanches, ajustant la position de Stiles, l'attirant un peu plus près de lui, pour changer d'angle. Putain, oui, comme ça.
C'est presque trop pour Stiles, d'aller et venir en Derek, de voir comment son ventre frémit à chaque poussée en lui, de contempler son corps imposant et parfait sous lui, de sentir ses cuisses si fortes appuyées contre ses côtes , de sentir l'une de ses larges mains posée sur son biceps , tandis qu'il a recouvert de son autre main sa verge et même maintenant, alors que Stiles est soi-disant l'actif, la seule pensée qu'il est capable de formuler , c'est qu'il est enveloppé dans l'intimité de Derek, immergé en lui, que Derek est omniprésent.
_ Je … Oh, putain, Derek, putain, je vais … vais jouir…
_ Jouis. Fais-le, bébé, dit Derek et sa voix est si grave qu'elle en est presque déformée, qu'une octave seulement la différencie d'un grondement de bête et c'est ce qui lui fait de l'effet, vraiment, c'est ce qui amène Stiles au point de rupture.
La voix de Derek déferle sur lui pendant qu'il jouit – « Bien, oui, mon cœur, tu es un si bon garçon, » et son orgasme le frappe tellement de plein fouet, le traverse si brutalement, si rapidement, que Stiles ne se rend même pas compte que Derek se caresse pour atteindre à son tour à l'orgasme. Il n'en prend conscience qu'au moment où il perçoit la chaleur de sa semence jaillissant avec violence contre son torse et son ventre.
_ Oh, bordel.
C'est tout ce qu'il parvient à articuler et Derek se contente de rire, un peu hors d'haleine, puis il le tire vers lui pour le coucher sur sa poitrine, et tous deux s'endorment, encore poisseux du sperme qui s'est répandu entre leurs corps.
(-)
Le lendemain matin, Derek se réveille avant Stiles, sort du lit en prenant la précaution de ne pas le sortir de son sommeil et se dirige vers la cuisine. Il revient avec un plateau garni de bagels, de cream cheese et de tasses remplies d'un café brûlant. En fait, il avait envisagé de cuisiner mais après réflexion, cette idée ne lui a rien dit qui vaille . Tout ce qu'il veut en vérité, c'est se remettre au lit avec son gamin chéri.
Stiles est en partie réveillé lorsqu'il revient dans la chambre et il fait un large sourire, spontanément, lorsqu'il voit le plateau.
_ Tu m'as apporté le petit déjeuner au lit ? Eh bien , mince alors ! Voilà ce que ça fait d'être toi !
Son sourire s'élargit encore prodigieusement et il s'applique à lever ostensiblement les bras au-dessus de sa tête, en s'étirant longuement, lascivement. Il déborde de contentement et le manifeste de façon exagérée.
_ J'ai fait l'amour à mon petit ami sexy la nuit dernière et maintenant il m'apporte le petit déjeuner au lit. Contemplez-moi : je suis Derek Hale !
Derek serre la mâchoire, pour essayer de ne pas sourire mais il échoue.
_ Tu parles beaucoup trop pour être Derek Hale.
_ Je suis un Derek sain de corps et d'esprit, sensible, à l'écoute de mes émotions et je me sens à l'aise quand il s'agit de les exprimer, dit Stiles faisant mine avec ses mains d'attraper une tasse jusqu'à ce que Derek lui en tende une.
_ Cela ne lui ressemble pas, fait remarquer Derek.
_ Il a tourné la page.
Derek lève les yeux au ciel, se remet au lit puis installe le plateau en équilibre sur ses genoux.
_ Tu en veux ?
Stiles sourit à nouveau, complètement surexcité et joyeux.
_ Pas encore. Tu les manges, dit-il en poussant le plateau de bagels en direction de Derek.
_ Je croyais que tu étais Derek hale, rétorque Derek en prenant un bagel coupé en deux pour y étaler une couche généreuse de cream cheese. J'ai entendu dire que dernièrement, il ne sautait jamais un seul repas.
_ Argh ! Tu m'as eu ! Stiles étend la main pour tapoter la courbe du ventre de Derek. Je ne peux pas faire ce que tu fais, mon gros.
_ Non, acquiesce Derek. Mais tu as quand même fait du bon boulot la nuit dernière.
Il se penche pour déposer un baiser sur le front de Stiles. Il ne fait pas souvent ce genre de geste. Il a appris, avec le temps, à être tactile avec Stiles mais l'embrasser de temps à autre affectueusement dans la journée, cela ne fait pas vraiment partie de son répertoire habituel.
Stiles se penche à son tour et laisse reposer sa tête sur l'épaule de Derek.
_ La nuit dernière, c'était chouette. Il reste silencieux un instant puis tourne son visage vers Derek. Mais je suis tout de même de l'avis que nous devrions célébrer notre anniversaire avec une de nos bonnes vieilles routines au pieu.
Derek lui jette un coup d'œil amusé.
_ Nous avons un anniversaire à fêter ?
_ Mais oui, idiot. L'anniversaire du soir où tu es venu me chercher à l'aéroport, l'été dernier. Le 19 juillet.
_ Mais nous n'avions pas fait l'amour à cette époque. Ni fait quoi que ce soit.
_ Oui, mais j'avais tellement envie de toi, dit Stiles. Cela compte.
Derek soupire.
_ Ok, gamin. Donc notre anniversaire est … quand ? La semaine prochaine ?
_ Oui. Tu devrais prévoir quelque chose.
_ C'est bon à savoir.
_ Mais je t'en prie, sourit Stiles et il lui tend un autre bagel.
Ils sont de plus en plus complices, n'est-ce pas ? Et la nature de leurs relations devient de plus en plus précise.
Semaine à venir : dernier chapitre avec anniversaire de leur rencontre. Nourriture, discussion et ... sexe évidemment.
