Hello chères lectrices !
Je tiens encore à remercier toutes celles qui me suivent et aiment ma fiction et souhaite la bienvenue aux nouvelles en espérant que vous soyez de plus en plus nombreuses..
Voici donc un tout nouveau chapitre, tout beau tout chaud, qui j'espère vous plaira...
Je vous laisse donc à votre lecture et vous retrouve en bas...
Une nouvelle semaine venait de passer depuis cette conversation avec Edward. Je n'avais d'ailleurs pas encore eu de nouvelles de ce dernier mais je me doutais bien que rien ne pourrait se produire en seulement sept jours. Il lui fallait plus de temps. Et s'il était lui aussi impliqué, je supposais que ce serait loin d'être facile pour lui d'agir sans prendre le moindre risque, aussi bien pour mon amie que pour lui. Cependant je ne pouvais m'empêcher d'espérer chaque jour qui passait d'avoir des infos. Bonnes ou mauvaises mais au moins quelque chose qui me sortirait de ce brouillard intense, permanent dans lequel je me trouvais. Cette situation me vidait complètement. Heureusement j'avais mon travail qui me prenait presque tout mon temps et qui m'évitait un maximum de penser à tout ça. Et la situation ne pourrait que persister étant donné le rythme que prenaient désormais mes journées. Alice bien sûr venait m'aider dès qu'elle le pouvait, c'est-à-dire dès que son propre métier le lui permettait, ce qui équivalait à seulement quelques heures par semaine. Le reste du temps j'étais seule. L'absence de Tanya me pesait dans tout les sens du terme. Je prenais sur moi le plus possible pour éviter d'exploser mais cela devenait de plus en plus dur. J'étais épuisée, physiquement et mentalement.
J'avais à de nombreuses reprises tenté de trouver un quelconque moyen pour pouvoir aider ma meilleure amie mais sans la moindre information sur ce qui en retournait réellement, je n'avais aucune chance. Tout ce que je savais, c'est qu'elle avait passé un contrat qui impliquait sa vie, mais il me manquait tout le reste du problème. A savoir avec qui ? Pourquoi ? Et surtout ce qu'impliquait réellement ce contrat, en échange de quoi avait-il été décidé ? Toutes ces questions tournaient en boucles dans mon esprit et malheureusement rien ne pouvait me permettre d'y répondre. J'avais compté sur Edward pour cela mais ce dernier refusait de m'impliquer là dedans. J'en avais même parlé à Alice le lendemain quand celle-ci m'avait exigé un compte rendu exact de ce qui s'était passé entre lui et moi. Au moment où je lui avais parlé des gestes que nous avions eu l'un envers l'autre et du baiser que nous avions échangé avant qu'il parte, elle est devenu carrément hystérique. Sans parler de l'épisode extrêmement gênant pour moi où il avait découvert la fameuse liste de fantasmes. Elle avait explosé de rire et bien qu'un peu irritée au début qu'elle se foute de moi, j'avais pouffé avec elle du ridicule de la situation.
Nous étions donc vendredi soir, je venais juste d'encaisser le dernier client de la journée et m'apprêtais à fermer quand je sentis deux bras fermes se refermer autour de ma taille me faisant crier de surprise. Reconnaissant le rire tonitruant d'Emmet je me débattis tout en riant.
« Allez Em poses moi par terre » m'esclaffais-je.
« Et qu'est-ce que j'ai en échange ? » me demanda t-il hilare.
« Mon pardon pour m'avoir plantée à la soirée d'inauguration de la librairie » répondis-je à moitié sérieuse. Il me posa à terre et me regarda avec une moue adorable, celle qu'il prenait toujours lorsqu'il faisait une connerie et qu'il voulait que je lui pardonne. Il savait très bien qu'il n'avait qu'à me regarder avec son air de chien battu pour que je lui passe tout. C'était simple, quoi qu'il fasse, c'était impossible pour moi de lui en vouloir longtemps.
« Oh non Bells je me suis déjà excusé pour ça… d'ailleurs j'avais une bonne raison pour ça » rétorqua t-il un petit sourire rêveur sur le visage. Ca me faisait rire de le voir avec cet air complètement niais. J'avais tellement eu l'habitude de le voir en mode dragueur, et charmeur arrogant que de le voir en amoureux transis m'amusais autant que cela m'émouvait. J'avais hâte de rencontrer celle qui avait enfin réussit à passer au-delà de sa carapace et qui avait transformé le gros dur en gros nounours.
« Tiens en parlant de ça justement, quand est-ce que tu nous la présente, ta « bonne raison » ? » m'enquis-je faisant le tour de la pièce afin d'éteindre toutes les lumières.
Retournant vers mon ami, je fus surprise de le voir gêné, et quelque peu songeur.
« Emmet ? Tout va bien ? » Le questionnais-je étonnée de son changement soudain d'attitude.
« Hein ? Oui…oui ça va, désolé j'étais ailleurs. Heu…écoute je sais pas trop si tu pourras la voir tout de suite, disons que c'est pas vraiment la joie chez elle en ce moment et ça lui prend beaucoup de son temps… » S'expliqua t-il en restant vague sur la question.
« Des problèmes dans sa famille ? » l'interrogeais-je curieuse que ça eu l'air de préoccuper aussi mon ami.
« Avec un membre de sa famille oui, mais j'en sais pas plus, le sujet est assez tabou chez eux » me répondit-il tandis que l'on sortait de la boutique.
« A ce point là ? » m'étonnais-je. « C'est si grave que ça ? »
« Grave je sais pas mais dès que le sujet est abordé, ça devient une vraie pugila dans cette famille » je le regardais perplexe. « Je te jure c'est dingue, tout le monde engueule tout le monde, personne n'est d'accord, résultat ils parlent tous en même temps et c'est limite s'ils ne se foutent pas dessus. J'ai parfois l'impression d'être en pleine guerre des tranchées…et moi qui me plaignais de ma propre famille…à côté chez moi c'est le pays des bisounours » rigola t-il.
Je pouffais avec lui. C'était certain que connaissant la famille d'Emmet, si celle de sa copine était pire, valait mieux rire pour elle que pleurer.
« Tu connais déjà toute sa famille ? » m'exclamais-je surprise.
« La plupart oui… mais faut pas croire à part ça ce sont des gens super, très tolérants et accueillants » s'empressa t-il d'ajouter voyant que j'étais septique.
Nous étions en train de marcher dans la rue jusque chez moi et une fois de plus, je me perdis dans mes pensées regardant mon portable toutes les cinq minutes ce qui ne manquait pas d'alerter mon ami qui me dévisagea suspicieux.
« Ma puce tout va bien ? Je te sens ailleurs depuis tout à l'heure…si t'avais un souci tu m'en parlerai pas vrai ? » se risqua t-il à me demander prudent.
« Oui oui bien sûr » répondis-je distraitement.
« C'est à cause d'un mec c'est ça ? » lâcha t-il tout d'un coup. Je manquais de m'étouffer. Il insista « Non parce que si c'est ça tu me le dis, moi je vais le voir et je vais lui régler son compte s'il t'as fait du mal où s'il t'a prise pour une conne…il va goûter de mon point ce… » S'emballa t-il avant que j'intervienne.
« C'est bon on a compris Rocky » le coupais-je amusée. « Et non il ne s'agit pas d'un mec » lui mentis-je à moitié. Je pensais qu'il valait mieux pour lui qu'il ne sache rien de cette histoire. J'étais persuadée que moins de monde serait au courant et mieux ce serait pour nous tous car de toute évidence les gens qui se cachaient derrière ce foutu contrat avaient l'air plus dangereux que je ne le soupçonnais.
Pourtant ce n'était pas l'envie qui me manquait de me confier à lui. D'aussi loin que je me souvienne, Emmet m'a toujours protégé et doublement depuis ce fameux jours il ya cinq ans. Depuis notre enfance on se confiait tout, et c'était nouveau pour moi d'avoir des secrets pour lui. J'étais mal à l'aise avec ça mais je décidais que c'étais beaucoup mieux pour lui. Il devait déjà gérer suffisamment de problèmes avec sa copine et sa propre famille qui ne lui laissaient que peu de répit.
Il me dévisagea septique et inquiet mais je le rassurais tout de suite.
« Je t'assure c'est rien d'important, j'attends un coup de fil qui tarde à venir, rien de bien grave vraiment » lui souris-je.
Il marmonna quelque chose dans sa barbe que je ne compris pas mais laissa néanmoins tomber le sujet.
« Tu sais » repris-je malicieusement pensant à ce que j'allais lui dire. « Il doit me rester un fond de lasagnes dans mon frigo que je ne suis vraiment pas sûre de pouvoir finir toute seule donc si ça t'intéresse… » déclarais-je mine de rien.
Je n'eu même pas le temps de finir ma phrase qu'il me souleva dans ses bras et claqua un baiser sonore sur ma joue.
« Et tu oses me demander si ça m'intéresse ? » s'exclama t-il faussement outré. « Sache mon petit poucet que je suis et serait toujours partant pour une bonne bouffe, surtout si ça implique ta fabuleuse cuisine » Déclara t-il une main sur le cœur, un énorme sourire collé aux lèvres.
J'éclatais de rire devant son air de gamin affamé, attendris qu'il utilise toujours, même après toutes ces années le surnom qu'il m'avait donné quand j'avais six ans.
Oooooooooooo
Le lendemain je me réveillais étonnement de bonne humeur, sûrement une conséquence de ma soirée avec Emmet. Il avait vraiment le don, à l'instar d'Alice, de me faire oublier mes problèmes. Nous avions vraiment passé une super soirée sans reparler aussi bien de mes soucis que des siens.
Seulement, au regard des derniers évènements, j'aurais du me douter que cette bonne humeur ne durerait pas. Après un café rapide et une bonne douche chaude je finissais de m'habiller et partis en quatrième vitesse constatant que j'étais vraiment à la bourre ce matin.
Arrivée devant la boutique, je fus troublée de voir que la porte était déjà ouverte. Une seule personne à part moi en avait les clés. Ce qui voulait dire que…
Une fois entrée, le choc s'inscrivit sur mon visage tant la scène qui se déroulait devant mes yeux paraissait irréelle. La partie qui comprenait le comptoir était sans dessus-dessous, la caisse sortie, les papiers étalés tout le long, et tout ce qui était posé sur le comptoir avait été renversé par terre. Le pire pour moi fut de voir ma meilleure amie, les cheveux complètement ébouriffés, les yeux hagards et injectés de sang en train de tout foutre en l'air rageusement. L'espace d'un instant je fus tentée de chercher où étaient planquées les caméras, croyant à une mauvaise blague.
Elle leva les yeux vers moi, la haine et le mépris suintant par tous les pores de sa peau. J'avais sous mes yeux une parfaite étrangère. Ce n'était plus mon amie, cette personne là m'était totalement inconnue, et pour la première fois depuis que je la connaissais, depuis la première fois de ma vie, j'eus réellement peur d'elle et peur pour moi tant son visage paraissait inhumain à cet instant.
« Où est-il ? » cracha t-elle férocement. Son corps tremblait de rage.
« Où est quoi ? De quoi tu parles enfin ? » Murmurais-je apeurée.
« NE JOUE PAS A CE PUTAIN DE JEU AVEC MOI ! OU EST LE FRIC QU'IL Y AVAIT DANS LA CAISSE ! » Hurla t-elle tout en balançant la caisse en question tout droit vers moi. Un peu plus et je me la prenais en pleine face.
Le choc et la peur que je ressentis à ce moment m'empêcha de parler. Je voulais tenter de la calmer, de la ramener à la raison, mais aucun son ne sortit de ma bouche. J'étais littéralement pétrifiée et terrifiée par son comportement. Elle était complètement hors d'elle et vraiment prête à me sauter dessus.
« REPONDS BORDEL J'AI PAS DE TEMPS A PERDRE ! » continua t-elle de crier. Ses yeux parurent sur le point de sortir de leur orbite tant son visage était crispé et rouge de fureur.
J'ouvris la bouche plusieurs fois avant de la refermer. Ma gorge sembla se nouer encore plus si bien que je commençais à manquer d'air.
« Très bien, tu veux pas me le dire ? A ta guise, mais je te préviens que je vais retourner chaque étagère, chaque coin, chaque meuble de ce foutu endroit jusqu'à ce que je trouve… » Déclara t-elle cinglante. Là-dessus elle disparue par la porte à l'arrière de la boutique, celle qui menait dans le bureau de la réserve.
Je m'écroulais par terre, suffocante, des sanglots commençants à se former dans ma gorge. Je pouvais plus m'arrêter. Mes oreilles bourdonnaient dut au manque d'air et ma vision se flouta tant mes yeux étaient embués de larmes. Je n'entendis pas Alice débouler dans la librairie jusqu'à ce que je la retrouve agenouillée en face de moi, paniquée. Je voyais ses lèvres bougées mais n'entendais absolument rien de ce qu'elle disait tant mes sanglots étaient bruyants. Comprenant que j'étais moi aussi en train de péter un plomb, elle me prit par les épaules et me secoua abruptement espérant me faire réagir, ce qui ne manqua pas de marcher. Tentant de contrôler ma respiration, je soufflais plusieurs essayant de calmer un maximum mes pleurs. Lorsque je n'eus plus qu'un petit hoquet, j'entrepris d'expliquer à mon amie la scène qui venait de se dérouler avec Tanya. J'avais bien conscience que ma réaction pouvait paraître exagérée mais étant totalement épuisée et à bout de nerfs à cause de la pression de ces dernières semaines, j'avais craquée.
Un grand fracas résonna dans toute la pièce, signe que Tanya devait retourner tout le bureau pour trouver son putain de fric. D'ailleurs quel argent exactement cherchait-elle ? Parce que si c'était celui des ventes de la boutique elle pouvait toujours fouiller, il avait été déposé à la banque la veille, ne restait plus que le fond de caisse.
Alice me donna un léger coup de coude, me sortant de mon état léthargique, désignant un sac posé à côté du comptoir, que je devinais être celui de Tanya. Ne comprenant pas pourquoi elle me le faisait remarquer, celle-ci leva les yeux au ciel.
« Vas regarder dedans si tu trouve quelque chose d'intéressant pendant que moi je vais occuper Tanya » chuchota t-elle.
« Tu crois franchement qu'elle serait assez idiote pour laisser trainer quoi que se soit de compromettant dans son sac ? » ripostais-je sur le même ton. « Elle n'est peut être pas elle-même ces derniers temps mais crois moi elle n'est pas conne. »
Elle soupira agacée.
« Qu'est-ce que ça te coûte de vérifier…maintenant dépêche toi avant qu'elle revienne ! Moi je vais faire tout ce que je peux pour la retenir. » Ordonna t-elle en se relevant. Je la retins par son poignet.
« Quoi encore ? » râla t-elle.
« Sois prudente » Alice commença à rire mais je continuais. « Je suis sérieuse Alice, elle n'est vraiment pas elle-même, elle est dangereuse dans cet état » soufflais-je effrayée et tendue. Et comme pour confirmer mes paroles, on entendit quelque chose se briser fortement dans l'autre pièce. Elle acquiesça rapidement avant de se diriger vers le bureau.
Ne perdant pas de temps je me dirigeais vers son sac et le fouillais activement. Mes gestes étaient précipités et désordonnés tellement mes mains tremblaient. Rien. Il n'y avait rien. Je le savais, Tanya était trop maligne pour laisser à la vue de tout et tout le monde le moindre indice. J'entendis des éclats de voix de plus en plus forts. Paniquant je continuais de chercher dans tout les recoins de son sac à main jusqu'à ce que je trouve son portable. On ne sait jamais…
Jetant un coup d'œil rapide autour de moi, j'entrepris de fouiller son téléphone commençant tout d'abord par les appels reçus et émis. Si dans ces derniers je ne trouvais rien d'inquiétant, dans les appels reçus par contre je remarquais qu'elle avait eut de nombreux coup de fils émanent d'un numéro inconnu. Intéressant mais cela ne m'aidait pas du tout. Les voix se rapprochaient de moi, signifiant qu'il ne me restait que très peu de temps pour trouver quelque chose d'utilisable. Je me souvins alors que Tanya tenait une espèce de carnets de rendez-vous dans son téléphone et je m'empressais d'aller y jeter un œil. BINGO ! Enfin j'espère. Un nom apparaissait fréquemment dedans, pratiquement un jour sur deux. Caïus. Malheureusement c'est tout ce qu'il y avait. Pas de numéro, d'adresse ou quoi que se soit qui puisse me mettre sur sa piste.
Décidant que je n'avais pas plus de temps, je revins au menu d'accueil et remis rapidement le téléphone dans son sac. Mon cerveau tournait à plein régime tandis que Tanya déboula comme une furie dans la pièce, cherchant son sac des yeux. Elle le reprit, puis se tourna vers moi, pointant son index dans ma direction.
« Jai pas le temps de rester plus, mais je te préviens, la moitié de cette boutique est à moi, donc la moitié du fric aussi, donc je l'aurais d'une manière ou d'une autre et c'est pas tes petites manigances en m'envoyant cette naine qui se mettront en travers de mon chemin » persiffla t-elle mauvaise. Ses propos devenaient de plus en plus incohérents. Sur ces paroles elle traversa la pièce d'un pas rageur, et sortie du magasin comme une folle. D'ailleurs c'est bien ce qu'elle était devenue…folle.
Alice s'avança vers moi, légèrement essoufflée et décoiffée.
« J'espère vraiment que tu as trouvé quelque chose à se mettre sous la dent, que je n'ai au moins pas fait ça pour rien » Me prévint-elle.
Je soupirais agacée.
« Et bien à part un nom pas grand-chose non ! » marmonnais-je découragée.
« T'appelle ça pas grand-chose ? » s'exclama t-elle incrédule. « C'est tout de même un point de départ non ? »
« Tu parles d'un point de départ toi ! Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec juste un nom ? » Protestais-je sarcatistique.
« En parler à Edward par exemple… » lâcha t-elle comme si c'était une évidence.
Je secouais énergiquement la tête.
« Non. Impossible. Je lui ai promis de ne pas m'en mêler ! il va être furieux s'il apprend que je fais des recherches de mon côté » répliquais-je pensant à sa réaction lorsque je lui avais dis que je comptais aider ma meilleure amie. Il s'était alors énervé, m'interdisant de tenter quoi que se soit. Il avait parut si en colère et paniqué que je puisse d'une manière ou d'une autre être impliqué dans ses histoires.
« Et alors ? » s'exclama t-elle abruptement. « Tu vois une autre solution toi ? Parce que si c'est le cas dis le je suis toute ouïe » ironisa t-elle. Je gardais le silence sachant qu'elle avait raison. Avec juste un nom, on ne pouvait absolument rien faire. On avait besoin d'aide, et seul Edward pouvait nous la fournir.
Elle sourit, sachant qu'elle avait soulevé un point que je ne pouvais pas contesté. Je sortis alors mon téléphone, lançant un regard noir à Alice qui abordait une mine de vainqueur, et composais le numéro d'Edward. Celui-ci répondit très vite, me prenant par surprise.
« Bella ! » soupira t-il « Ecoute je sais que j'avais promis de te tenir au courant mais pour le moment je n'ai pas pu f… »
« Edward » l'interrompais-je timidement me mordant le lèvre anxieusement. « …heu…écoute…heu j'ai un truc à te dire mais tu ne vas pas être très content » murmurais-je embarrassée.
« Je t'écoute » hésita t-il méfiant.
Je lui racontais alors tout ce qui venait de se passer, la crise de Tanya ainsi que mes petites recherches. Pendant que je parlais, je l'entendais fréquemment souffler bruyamment dans le téléphone, signe qu'il essayait de prendre sur lui pour ne pas s'énerver. Une fois fini, j'attendis une réaction de sa part, qu'il explose, me traite d'idiote et que sais-je encore mais je n'étais confrontée qu'à son silence.
« Edward ? » tentais-je penaude.
« Putain Bella ! » jura t-il subitement me faisant sursauter. « Tu m'avais promis de pas t'en mêler et de me laisser faire bordel ! Tu ne sais pas dans quoi tu es en train de mettre les pieds ! Si jamais Tanya s'aperçoit que tu as fouillé dans ses affaires ou que tu es au courant de quoi que se soit… » S'interrompit-il avant de reprendre. « Merde c'est pas vrai ! » s'énerva t-il fortement.
Je ne savais plus du tout où me mettre. Je savais que je lui avais promis et qu'il avait toutes les raisons de s'énerver après moi mais de là à exploser de cette façon…
« Oui c'est vrai je t'ai promis mais désolée c'est impossible ! Je ne peux pas rester là les bras croisés à regarder mon amie s'enfoncer ! Tu m'en demande trop là…surtout après la scène qu'elle vient de me faire ! » Répliquais-je m'énervant moi aussi.
« Bon » trancha t-il. « Je ne veux pas parler de ça au téléphone, je te retrouve ce soir chez toi vers 21h30, et crois moi Bella quand je te dis que j'en ai pas fini ! » m'incendia t-il.
« Edward je… » Commençais-je à protester n'aimant pas le ton qu'il prenait. Qu'il s'inquiète quant à ma sécurité était une chose, mais il n'avait aucun droit sur moi pour me dire quoi faire.
« On verra ça ce soir !» Trancha t-il sévèrement en me raccrochant au nez.
Je restais ébahie. Je savais qu'il ne le prendrait pas bien mais à ce point là ! J'étais autant irritée par son comportement qui selon moi n'avait pas lieu d'être qu'angoissée quant à la tournure que prendrait notre conversation. Je me demandais encore si c'était une bonne idée de l'avoir prévenu mais Alice avait raison, je n'avais pas le choix. Je devais avoir des réponses et c'était mon seul allié dans cette histoire. J'avais parfois l'impression d'être dans un mauvais film. La situation me semblait si absurde et irréelle que j'étais tentée de me pincer pour vérifier que ce n'était pas un cauchemar.
Rassurée que j'ai accepté d'en parler à Edward, et s'en oublier de m'aider à tout ranger avant l'ouverture, Alice s'en alla me promettant de repasser le lendemain pour un compte rendu détaillé de ma conversation avec lui.
Ma journée fut étonnement calme, ce qui paradoxalement à la fatigue que je pouvais éprouver me déplut. Je n'avais pas eu l'échappatoire dont j'avais besoin pour m'empêcher de penser à tout ça. Donc du coup j'avais ruminé toute la journée, me choppant par là même un putain de mal de crâne. J'avais l'impression que ma tête allait exploser à la fin de la journée. Quand est-ce que tout cela allait finir ? Il y a un mois encore tout allait parfaitement bien ! Qu'avait-on fait pour en arriver là ?
Il était 20h quand je fermais la boutique, m'apprêtant à aller retrouver Edward. Tournant au coin de la rue, j'aperçus une silhouette qui me rappelait vaguement Tanya dans l'ombre d'un bâtiment remettre quelque chose que je ne distinguais pas de là où j'étais à un type. Tout ce que je pouvais voir de lui c'était qu'il avait l'air assez grand et plutôt costaud. Je restais sur place à les observer, mon ventre se nouant, jusqu'à ce qu'ils se séparent, puis repris mon chemin jusque chez moi. Malgré tout, tandis que je marchais je me sentis mal à l'aise mais je n'arrivais pas à mettre le doigt sur la raison. Un drôle de sentiment m'envahit brusquement, si bien que j'accélérais le pas jusqu'à chez moi.
Ce n'est qu'arrivée dans le hall de mon immeuble que je me demandais si je n'avais pas été suivie. Ridicule pensais-je.
T'es complètement parano ma vieille, faut arrêter le délire, t'es pas dans un film !
Secouant la tête en riant de moi-même je rentrais alors dans mon appartement pour attendre Edward.
Quelque chose me disait néanmoins que mon impression n'était peut être pas si absurde que ça…
Alors alors ?
Qu'en avez-vous pensé ? perso je ne suis pas trop satisfaite de ce chapitre…
Quel est votre avis pour la suite ?
J'attends vos suppositions….
Je vous embrasse bien fort et n'oubliez pas de laisser une trace de votre passage…..
Odrey
