Hello les miss !

Comme toujours je vous remercie de vos super reviews, ça me fait vraiment très plaisir et pour celles qui n'osent pas, n'hésitez pas, je vous répondrais avec plaisir… vous ne pouvez pas savoir comme cela motive…

gmadininav : merci pour ta review, ça me fait très plaisir que tu ai aimé. J'espère que celui-ci te plaiera tout autant. Bisous.

littleangelordevil93 : merci pour ta review. Voici la suite. Bisous.

Habwifes : Contente que cela te plaise. Voici la suite… Bisous

misslapy : le sourire sadique est du gars qu'Edward arrête. Voici la suite. Bisous.

anayata : la réponse à tes questions dans ce chapitre. Je suis ravie que le lemon t'ait plu. Bisous et voici la suite.

indosyl : Et oui tu avais vu juste lol. Tu es très perspicace. Voici la suite. Bisous et merci pour ta review.

Je ne vous embête pas plus et vous donne rendez vous en bas.

Bonne lecture


Chapitre 12

EPOV

« C'est pas possible, bordel comment tu as pu être aussi con ? »

« Ca va je sais que j'ai merdé, pas la peine de me le rappeler ! » rétorquais-je mauvais

Cela faisait une heure que mon boss me gueulait dessus dans son bureau. Effectivement pendant l'intervention j'avais commis une belle erreur de débutant qui risquait bien de me coûter la vie… J'avais révélé mon identité lors de l'arrestation au port à un mec du milieu. Et ça c'était impardonnable. J'avais jamais véritablement rencontré ce type pendant mes « missions » mais étant le beau fils d'une des têtes pensantes, j'étais bien connu dans ce monde et aussi risible que cela était, j'étais crains. Je mentirais si je disais que ça ne m'arrangeait pas mais c'était aussi la merde car si pendant une intervention on venait à savoir que j'étais flic et donc une taupe dans ma propre « famille », j'étais mort et dieu sait ce qu'il adviendrait de ma fille.

Et malheureusement, en triple idiot que je suis, j'avais livré ma tête sur un plateau d'argent aujourd'hui. Si ce bouffon parlait, j'étais mort. Alors que mon chef me hurle ma faute à la gueule était logique mais j'en étais suffisamment conscient pour qu'on me le rappel en boucle.

« NON CA VA PAS PUTAIN ! Si ce mec te dénonce je pourrais plus rien pour toi Edward. Et étant donné que j'ai besoin de toi sur la prochaine mission que t'on confié les autres, il y a pas intérêt à ce qu'il parle ! »

« Ce bouffon n'a pas d'avocat du milieu… il n'y a pas de raisons à ce qu'il… »

« … il a demandé à passer un coup de téléphone » me coupa durement mon boss en s'asseyant enfin après de longues minutes à tourner en rond sur son fauteuil.

« A qui ? »

« Qu'est-ce que j'en sais moi ! » s'énerva t-il de nouveau. « Je le sens mal Edward… je le sens vraiment très mal… »

Il prit momentanément sa tête dans ses mains, baragouinant dans sa barbe des mots incompréhensibles.

Il avait raison. On était dans une impasse. Il fallait à tout prix que je trouve un moyen de rectifier le tir avant qu'il ne soit trop tard. Une vibration dans ma poche me tira de mes pensées.

Dans deux heures où tu sais… il y a du nouveau. Tanya.

Qu'est-ce qu'il y a encore ? Putain jamais ça s'arrêtait…

« Je dois y aller… il y a du nouveau » fis-je à mon patron en me levant.

Celui-ci leva brièvement les yeux et passa une main sur son visage. Il avait vraiment l'air exténué. Je m'en voulu automatiquement sachant que qu'à cause de moi et mes conneries ils étaient tous dans la merde. Il y a des jours où j'avais du mal à savoir qui j'étais réellement… le mafieux… ou le flic. Je m'effrayais tout seul et j'avais une telle peur de me perdre que j'en faisais des cauchemars terribles. Sans ma fille, sans ma seule source d'oxygène, je me perdais. Et je me demandais si une fois que tout cela serait terminé, (si toutes fois cela termine un jour) je n'aurais pas définitivement disparu.

Pourtant depuis peu il y avait une faible petite lumière dans ce long tunnel. Bella. Quand j'y repense je me suis conduit comme un parfait connard en m'enfuyant comme ça de chez elle tout à l'heure. Il faudrait que je trouve un moyen de me rattraper auprès d'elle car je ne supportais pas qu'elle puisse m'en vouloir, pas elle. Pour la première fois depuis des années, j'avais passé une nuit paisible, sans cauchemars, le cœur apaisé de toutes souffrances. Sa présence, sa chaleur m'avait rassuré. Dans ses bras, j'avais tout oublié le temps d'une nuit. Notre étreinte avait été si passionnée, si fusionnelle que mon corps en tremblait encore. Ce que j'avais ressenti avait été fort, puissant et même si j'avais encore du mal à identifier ce sentiment, je savais que je pourrais plus m'en passer malgré toute la bonne volonté que je pourrais y mettre.

Après tout, peut être que si je m'accrochais suffisamment fort à elle je parviendrais à ne pas me noyer. A rester à la surface de cette eau sombre qu'est ma vie.

Je pris mon portable et décidais de lui envoyer un petit message. Je ne pouvais pas l'appeler maintenant, mes nerfs étaient encore beaucoup trop à vif et j'avais peur que si elle s'énervait, que moi j'en fasse de même et lui fasse encore du mal. Il fallait tout d'abord que je me calme, que j'aille à ce putain de rendez vous, et après j'irais la voir et tenterais de me racheter.

Pardonnes moi d'avoir été si con ce matin… ce n'est pas toi. Je passe te voir ce soir… si tu veux bien. E.

Il ne se passa même pas cinq minutes avant d'obtenir une réponse de sa part.

Si tu veux… .B.

Aie. Apparemment vu la « chaleur » que dégageait sa réponse, elle devait surement m'en vouloir, et je ne pouvais vraiment pas l'en blâmer.

Tu m'en veux… E.

Je devrais ?

Bon. Je crois que pour le coup il n'allait pas falloir que je joue au malin et il faudrait que je trouve un moyen de me faire pardonner auprès d'elle.

J'étais toujours en route pour l'entrepôt et une fine pluie commença à tomber. Je rabattis le col de mon manteau plus haut sur mon cou, et sortis mes gants pour échapper au froid soudain de cette après midi déjà bien avançée.

Je réfléchissais à un moyen de faire amende honorable auprès de ma belle mais j'avais du mal à trouver quelque chose qui jouerait en ma faveur. Lors de notre dîner, Bella m'avait fait clairement comprendre que les cadeaux avec elle étaient formellement exclus, seulement j'avais besoin d'un moyen, en plus de mes excuses, pour lui faire comprendre qu'elle était importante pour moi et que ça présence m'apaisait, me donnait de l'espoir.

Alors quoi ?

Des fleurs ? Peut être bien… mais je ne connaissais pas ses fleurs préférées et finalement cela me paraissait trop peu.

Des chocolats ? Mouai… quoi que utililisés comme il le faut… Humm… pourquoi pas après tout. Mais pas comme cadeau… Je gardais cela dans un coin de ma tête.

Un bijou ? Non là c'est sûr elle allait me tuer…

Et finalement l'idée parfaite m'est apparut. Comment avais-je fait pour ne pas y penser plus tôt ? Elle allait adorer c'est sûr et certain.

Je n'eus pas le temps de me réjouir plus car j'arrivais à l'entrepôt. C'était le moment ou jamais de voir si j'avais été démasqué.

Le hall principal étant vide et silencieux, je marchais vers un petit escalier en aluminium que je pris pour grimper jusqu'au premier où se trouvait un petit bureau. Sans frapper j'y entrais et constatais la présence de Tanya, Carlisle, et le big boss.

« Ah Edward ! J'ai bien cru que tu nous fausserai compagnie » déclara mielleusement mon « patron » tandis que Tanya passait sa main dans ses cheveux.

« Comme si j'avais le choix » marmonnais-je méfiant.

Tous me regardaient bien trop bizarrement pour que je ne me méfie pas. Je ne le sentais pas bien du tout.

« Sais-tu mon garçon pourquoi nous t'avons convoqué ? » parla mon beau père d'une voix forte et imposante. Cette même voix qui hantait mes cauchemars depuis presque cinq ans maintenant. Depuis qu'il s'était servit de moi comme un vulgaire bout de viande pour obtenir ce qu'il voulait.

« Nous t'avons parlé d'une mission il ya de cela quelques temps, mission pour laquelle tu avais accompagné Tanya à l'inauguration de cette librairie » reprit-il en souriant. Je sentais la nausée monter en moi.

« Oui, et après cette soirée j'ai refusé… » Contrais-je en haussant le ton.

« Tu n'as plus le choix maintenant ! D'autant plus que cela devrait être facile pour toi maintenant étant donné que tu la fréquente »

Mes poings se serraient au point d'enfoncer mes ongles dans la chaire de mes paumes jusqu'au sang. Je savais depuis quelques temps que je serais confronté à un pareil dilemme. Mon patron au FBI lui-même avait exigé que j'accepte cette mission ultime pour qu'enfin ils puissent les coincer et par la même libérer ma fille une fois que tout ces pourris seraient incarcérés. La bille me remontait dans la gorge et un violent désir de tout foutre en l'air s'empara de moi.

Comment pouvais-je faire cela ? Mon cœur me faisait un mal de chien tandis que les trois paires d'yeux braquées sur moi attendaient une réaction.

« Qu'est-ce que je dois faire ? » articulais-je entre mes dents en commençant à suffoquer.

« Tu as carte blanche. Mais je pense que le chemin que prend votre relation est un bon début. Du moment que tu récupère ce qui est à nous… le reste je m'en fiche… » Fit le troisième homme d'une voix blanche, aussi coupante et glaciale qu'une lame.

Je posais mon regard sur la soi-disant « amie » de ma douce et un dégoût aussi profond que celui que j'éprouvais pour moi-même me submergea. Je n'avais jamais frappé une femme mais l'envie était si forte que dus me retenir au dossier de la chaise présente devant moi.

« Je croyais que c'était ta meilleure amie » crachais-je avec force, ma rage brouillant ma vue.

« Rien qu'un pion pour qu'elle l'achète avec moi… et cette idiote si naïve a tout gobé sans se poser de questions » ricana t-elle en posant une multitude de baisers dans le cou de son amant.

« Tu as toujours été la meilleure quand il s'agit de manipulation… quelle qu'elle soit » susurra t-il en la lorgnant d'un regard lubrique avant de se mettre à l'embrasser goulument et de toucher perversement son corps sans se soucier des deux personnes encore présentes.

Carlisle fixait pensivement les arbres à travers la fenêtre.

« Tu n'as pas le choix Edward, donc comme d'habitude obéis et fais pas de vagues… ou les conséquences seraient néfastes pour tout les deux » murmura t-il, sa voix résonnant comme un dangereux avertissement.

J'eus un petit rire sarcastique.

« C'est sûr que ce que tu as déjà fais jusqu'à maintenant ne pouvais pas te suffire pour me faire souffrir ! » m'énervais violemment.

Puis sans accorder un regard ni une parole de plus je pris le large. Une fois dehors, je laissais ma rage s'évacuer avec puissance, frappant avec force dans le mur jusqu'au sang et hurlant ma douleur comme jamais.

J'allais devoir trahir la seule personne qui je pensais jusqu'à quelques heures représentait pour moi l'espoir de m'en sortir. J'avais été si heureux et paisible près d'elle que j'avais oublié les raisons de notre rencontre. Bien sûr j'avais décliné tout de suite après, cette mission, mais il était évident qu'ils n'allaient pas me laisser m'en sortir comme ça. Le FBI s'en était mêlé et j'avais essayé de garder une certaine distance avec Bella, lui faisant croire que je pouvais l'aider avec Tanya mais c'était peine perdue… Cette attraction, ce lien qui nous unissait était plus fort que moi et me ramenait sans cesse à elle. Et maintenant j'étais coincé de tous les côtés…

Coincé car mon propre boulot et ma couverture me poussaient à le faire…

Coincé car c'était la seule façon de sortir ma fille de là…

Mais surtout coincé car je prenais conscience que mes sentiments pour Bella Swan était plus fort que je ne le pensais…

Je finis à bout de force par m'écrouler au sol, ramenais mes genoux contre mon torse, et ma tête dans mes mains je me mis à sangloter violemment pour la deuxième fois depuis deux jours. La pluie tombait plus forte, trempant mon corps jusqu'aux os mais je ne m'en souciais pas. Plus rien n'avait d'importance. Je sentais monter en moi un sentiment aussi puissant que ma douleur, aussi destructeur que ma rage… un amour que je ne pensais plus possible depuis la mort de Jessica. Un amour qui je le savais m'anéantirait lorsque son objet se rendrait compte de ma trahison… et mes pleurs redoublèrent en conséquence.

OoooO

Je ne sais combien de temps j'avais passé assis là contre ce mur quand une vibration dans ma poche me sortis de l'état de léthargie dans lequel j'étais après ma crise.

Je devrais t'en vouloir… en fait je t'en veux, mais j'ai besoin de te voir. Il est tard et je me demandais si tu comptais toujours venir ce soir ? B

Jetant un coup d'œil à l'heure de mon portable, je me rendis compte qu'il était très tard. J'avais dus rester un sacré bout de temps ici, anesthésié de toutes sensations et de toutes notions, y compris celle du temps.

La pluie avait cessé et c'est avec peine que je me relevais pour prendre la direction de l'appartement de bella. Je me rendis compte qu'à cet instant j'avais besoin que d'une seule chose… elle. Sa chaleur. Sa voix. Celle là même qui était à l'origine de mon état de folie.

J'eu à peine le temps de sonner que la porte s'ouvrit brusquement. Ses cheveux partaient dans tout les sens, et elle portait un petit short en coton gris et un soutient gorge alors qu'elle tenait toujours dans sa main son tee-shirt pour dormir. Ses joues déjà roses prirent une délicieuse couleur framboise lorsque mes yeux la détaillèrent avec envi.

Elle me fixait avec inquiétude et incompréhension et je me souvins de l'état dans lequel je me trouvais… trempé des pieds à la tête, les yeux probablement rougis et gonflés d'avoir trop versé de larmes.

« Edward… » Souffla t-elle la voix chevrotante en prenant ma main pour me conduire à l'intérieur.

« Hey… qu'est-ce qui se passe ? » reprit –elle tout doucement en passant son autre main sur ma joue.

Je fermais les yeux et accentuais le contacte de ma joue sur sa paume en soupirant d'aise. Rouvrant les yeux, je me contentais d'approcher mon visage du sien pour capturer sa bouche. Si au départ ce baiser fut doux et tendre, rapidement mon désir prit le relais et ma langue envahit sa bouche sans lui demander la permission.

J'avais besoin d'elle, de la sentir m'envelopper autour d'elle, m'encercler de son odeur si tentante. Elle ne répondit à mon baiser qu'au bout de quelques secondes, surprise de tant d'ardeur et de hargne de ma part mais finit tout de même par se laisser aller. Ne me séparant pas de sa bouche, je la soulevais brusquement l'obligeant à encercler ma taille de ses jambes, et allais rapidement jusqu'au canapé où je la déposais avec moins de douceur que je ne l'aurais voulu, lui arrachant un couinement. Glissant ma tête dans son cou, je respirais allègrement sa peau avant de venir la goûter de ma langue. Mes mains ne restant pas sans rien faire, je caressais sensuellement la peau soyeuse de ses cuisses avant de les passer sous son short pour venir effleurer ses fesses nues.

Même à travers mon pantalon trempé et son vêtement, je sentais contre mon sexe la chaleur de son centre humide. Ma belle, retira en gémissant sous mes attouchements ma chemise pleine d'eau et fit de même avec le reste de mes vêtements, me laissant nu et bouillant au dessus d'elle. Ses doigts suivirent les contours des muscles de mon torse, provoquant un long frémissement de plaisir de ma part. Puis elle caressa lentement l'intérieur de mes cuisses, justes sous mon sexe en se relevant pour embrasser à son tour mon cou. Je la sentais vibrer et trembler autant que moi, la chaleur prenant possession de nos corps, nous poussant à assouvir au plus vite ce besoin que nous avions l'un de l'autre.

Je posais mon front contre le sien, et mon regard encré dans le sien, je retirais son soutient gorge pour venir gober une de ses pointes. Je la titillais doucement avant de la sucer et la mordiller amoureusement avant de passer à l'autre. Ma douce s'arqua sous cette exquise caresse et chercha en vain son souffle. Je parsemais une pluie de petits baisers le long de son ventre puis soufflais doucement sur son petit bouton.

« Mon dieu… Edward » cria t-elle tandis que je pris ce petit morceau de chaire tendre entre mes lèvres pour le sucer avidement. Deux de mes doigts entrèrent subitement dans son antre, allant et venant de plus en plus vite au gré de ses gémissements bruyants.

« EDWWWWAAARDDDDDDDDDD » finit-elle par hurler en explosant autour de mes doigts.

Je les portais à ma bouche, m'abreuvant de son goût si divin et sucré, puis glissais ma langue dans sa bouche pour qu'elle puisse se goûter à travers moi.

Je me reculais légèrement et pris un temps pour la regarder.

« Tu es si belle » murmurais-je.

Elle tenta de se relever pour me rendre la pareille mais je l'en empêchais. Ce soir c'était tout pour elle. Je voulais lui faire ressentir les sensations qui me traversaient en sa présence. Je voulais lui montrer à quel point elle comptait pour moi.

Je pris alors un préservatif dans ma poche de jean, l'enfilais, puis connectant mon front au sien, mes yeux aux siens, je poussais en elle dans un fort coup de rein qui nous arracha à chacun un gémissement de bien être. Soudé ainsi à elle, je me sentais plus fort, entier et comblé, oubliant par la même occasion tout le reste, tout ce qui n'était pas nous.

J'entrepris alors de puissants et rapide vas et viens, savourant sa chaleur autour de moi.

« Bordel… tu es si étroite mon ange… c'est trop bon… » Gémis-je en enfouissant mon visage dans son cou.

« Je t'en pris… plus fort »

J'accélérais en grognant suite à sa supplique et je sentis cette chaleur familière et intense prendre forme au creux de mes reins. Soulevant ses jambes, je les passais au creux de mes coudes et poussais encore plus fortement en elle, criant à l'unisson avec elle, mon sexe encore plus profondément encré dans sa chaleur sous cet angle.

J'étais très proche et elle aussi. Nos peaux claquaient l'une contre l'autre et le rythme de mon bassin devint frénétique sous le déferlement de sensations qui prenait tant d'ampleur en moi.

« Edward… je … je vais… je… OH MON DIEU OUIIIIIIIIIIIII » hurla t-elle en se resserrant autour de moi. Son corps fut prit de soubresauts sous l'intensité de son orgasme.

Quelques coups de reins puissants après je la rejoignis.

« OHHHHHHHHHH »

La respiration encore faible, je posais ma tête contre la poitrine de mon amour, m'apaisant doucement au son des battements encore rapides de son cœur. Ses doigts se perdirent dans mes cheveux tandis que les miens s'égaraient sur sa peau brûlante, déclenchant une légère chaire de poule.

Nous restâmes un long moment sans rien dire, s'apaisant mutuellement. Je partis dans sa chambre chercher sa couette puis nous couvris avant de me replacer contre elle.

« Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui Edward ? » se risqua t-elle à me demander d'une toute petite voix.

Ma redressant sur un coude, essayant de ne pas trop l'écraser dans le petit espace que nous offrait son canapé, je la contemplais tendrement mais douloureusement, me rassasiant de sa beauté, de ses joues encore rougis de plaisir, puis je replaçais une mèche de ses cheveux collée à son front, derrière son oreille.

« Tu me fais tellement de bien » murmurais-je tendrement en continuant de caresser ses cheveux.

« Edward… » fit-elle en se redressant.

« Ils m'obligent à faire quelque chose qui me répugne » lui répondis-je sombrement sachant qu'elle comprendrait de qui je parlais.

« Et … tu es vraiment obligé ? »

J'opinais en voûtant les épaules sous le poids de ma culpabilité.

« Si je veux que ma fille me revienne… mais j'ai peur… de faire trop de mal… »

Elle prit mon visage en coupe entre ses mains et encra ses si beaux yeux chocolat dans les miens, son sérieux me troublant au plus haut point.

« Alors fais le ! Pour ta fille. Tu dois faire tout ce qu'ils te demandent, c'est important » déclara t-elle simplement.

Mon cœur se serra derechef. Comment pouvais-je songer à me servir d'elle ? A la trahir et lui faire du mal alors qu'elle se souciait tant des gens qui l'entouraient. C'était une personne si bonne, si pure, qui s'inquiétait pour moi. La première depuis longtemps. Et j'allais la démolir.

Si seulement elle savait que c'est d'elle que je parlais, et qu'elle me donnait son « consentement », presque l'ordre de lui faire du mal sans qu'elle le sache pour que mon bébé me revienne.

A cet instant je n'avais qu'une seule envie, celle de me foutre en l'air. Je n'étais pas mieux que ces connards que je maudissais tant.

Elle m'embrassa tendrement et voulant me perdre à nouveau et tout oublier, je lui refis l'amour encore… et encore jusqu'à oublier qui j'étais.

OoooO

Je m'éveillais une fois encore en sursaut et en sueur, le corps tremblant de peur. Mes cauchemars avaient repris, malgré les bras de Bella m'entourant, malgré la chaleur rassurante de son corps. Je n'avais plus un seul instant de paix.

J'avais passé chaque nuit depuis trois semaines maintenant près de ma douce, l'aimant chaque nuit encore plus fort. Je n'arrivais plus à me passer d'elle, sa présence m'était devenue indispensable, comme une protection contre le monde extérieur. J'étais encore étonné de la rapidité et de l'ampleur avec laquelle notre relation évoluait.

Nous avions construit autour de nous une bulle qui nous suivait partout. Si nous nous retrouvions le soir, il était impensable que nous restions quand même la journée sans s'appeler plusieurs fois. Je devenais possessif, protecteur et excessivement méfiant par rapport aux autres… ce qui était risible quand on savait que le principal danger près d'elle était moi.

Bien entendu, Carlisle et l'autre pourri se frottaient les mains. Ils étaient ravis au possible et chaque jour, je me dégoûtais un peu plus. Je me demandais ce que j'allais devenir le jour où je la perdrais… car c'était sûr et certain qu'elle me quitterait quand elle saurait. Et ce jour là… je sombrerais. Car elle était devenu mon monde, ma vie et je pouvais désormais me l'avouer… j'étais fou amoureux de cette femme extraordinaire. Je l'aimais à en crever…

Ce soir, j'avais prévu de lui offrir ma petite surprise, celle à laquelle je pensais pour me faire pardonner l'autre fois mon comportement, mais surtout, je voulais en profiter pour lui avouer que je l'aimais comme un fou. Que sans elle je n'étais rien. Qu'elle était devenue mon monde…

Je n'avais pas peur que de son côté elle ne ressente pas la même chose car il fallait savoir que la nuit, ma douce parlait dans son sommeil. Et à plusieurs reprises je l'avais entendu fredonner qu'elle m'aimait. La première fois que ces mots étaient sortis de sa bouche, mon cœur s'était gonflé dans ma poitrine, menaçant d'en décoller. Je m'étais senti heureux. Je n'avais pas eu peur ou quoi que se soit comme je le pensais… non… j'avais embrassé ses cheveux et l'avais serré plus étroitement encore.

BPOV

Dire que j'étais heureuse ces dernières semaines serait un doux euphémisme. Je me sentais plus que ça. Ma vie avait prit un nouveau tournant et pour la première fois depuis des lustres je m'abandonnais totalement à quelqu'un.

J'en avais voulu à Edward le premier matin où nous nous sommes réveillés ensemble mais lorsqu'il avait débarqué chez moi dans un état pitoyable, j'avais oublié ma rancune et nous avions fait l'amour d'une manière différente de la veille. Autant notre première fois avait été passionnée et douce, autant cette fois j'eu l'impression qu'il cherchait à se rassurer, à oublier mais aussi à se sentir aimé. Je lui avais donc donné ce qu'il avait besoin et depuis cette nuit là, nous étions pratiquement inséparables. Même lorsque j'étais au travail nous avions besoin de garder ce lien avec l'autre. Alice me disait que notre relation était en train de devenir trop fusionnelle, que je devais faire attention de ne pas me faire bouffer par ça… mais la vérité c'est que j'aurais beau tenter quoi que se soit pour l'éviter, c'était impossible. J'avais besoin de lui comme j'avais besoin d'air pour respirer. Sa présence m'était devenue indispensable, ma peau avait sans arrêt soif de la sienne, jamais je n'étais assez proche de lui.

Malgré tout, je sentais que quelque chose le tracassait. Il avait parfois cette distance vis-à-vis de moi, presque imperceptible mais suffisamment visible pour tirer une petite sonnette d'alarme dans ma tête. Quelque chose, autre que ce qu'il me cachait déjà le rongeait de l'intérieur et parfois après l'amour, je surprenais une larme coulé sur sa joue. Et chaque fois j'avais l'impression que l'on me broyait le cœur. Je ne supportais pas de le voir souffrir plus qu'il ne le devrait mais sans toutes les données, je ne pouvais pas l'aider entièrement.

J'apprenais quotidiennement à vivre avec ses secrets et comme il passait la majorité de son temps avec moi, quelques petites choses m'interpellaient. Trois fois par semaine, son portable sonnait toujours à la même heure le soir. Il décrochait et partait quelques minutes après, revenant quelques heures plus tard mal en point. Sans parler des nombreux sms qu'il recevait à toutes heures du jour et de la nuit…

Je ne comptais plus les fois où j'avais été tentée de fouiller dans son téléphone pour trouver des réponses à mes questions mais je me retenais chaque fois au dernier moment.

Bref le mystère était toujours aussi présent et opaque autour de mon petit ami et j'espérais qu'il me ferait un jour assez confiance pour me dire ce qu'était sa vie. N'importe quelle fille à ma place se serait méfié et aurait fuit face autant de mystère. C'est probablement ce que j'aurais dus faire… Mais c'était devenu impossible pour moi. Je savais qu'un jour ou l'autre j'en souffrirai mais je ne pouvais pas l'empêcher. Si c'était pour lui alors j'étais prête à beaucoup de choses. Plus qu'un nouvel amour, il était devenu en un temps record une partie de moi, aussi vitale que pouvait l'être mes poumons ou mon cœur. Sans lui… je ne pourrais pas vivre. Je me faisais peur à éprouver tant d'amour pour homme mais que pouvais-je y faire ?

OoooO

« Emmet va enfin nous présenter sa moitié » fit Alice alors qu'elle m'aidait à ranger dans les rayons de nouveaux arrivages de livres.

« C'est vrai ? Quand ça ? » M'enquis-je en m'agenouillant pour ramasser le carton vide.

« Samedi soir. Mais il devrait t'appeler pour t'en parler. Il veux aussi que tu amènes Edward »

Je me retins de grogner. Je savais parfaitement pourquoi il voulait que j'amène Edward. Ecartant le fait qu'il était mon compagnon et donc qu'il était naturellement invité, il voulait le cuisiner. Mon meilleur ami s'était toujours montré méfiant envers mes petits amis depuis que l'un d'eux avait déconné. Son avis avait une grande importance pour moi et j'espérais que mon amour arriverait à le convaincre et qu'ils finiraient par s'apprécier.

Seulement ce n'était pas gagner ! Sans le connaître, mon ami avait déjà une dent contre lui suite à la dernière soirée que nous avions passée ensemble il y a quelques semaines. Il n'avait pas apprécié de m'avoir vu mal, mais ce qu'il ignorait c'était que ce n'était Edward qui était en cause mais Tanya.

Espérons tout de même que cela se passera bien…

Nous venions de terminer l'étalonnage et tandis qu'Alice prenait place dans l'un des fauteuils, je nous préparais deux mugs fumants de café que j'apportais accompagné de brownies que j'avais préparés la veille avec Edward… Séance cuisine qui s'était terminée en séance coquine puis en ménage d'une heure pour tout nettoyer.

« Au fait… Edward a des nouvelles pour Tanya ? » M'interrogea Alice en portant sa tasse à ses lèvres.

« Pas vraiment… mais je sais pas… il est bizarre dès qu'on touche au sujet ».

« Bizarre comment ? »

Je sirotais doucement mon café avant de reposer ma tasse sur la table.

« Je ne sais pas… C'est comme s'il était en colère… »

Elle fronça les sourcils.

« Pourquoi il serait en colère ? Tu crois qu'il aurait découvert quelque chose qui le mette dans cet état ? »

J'haussais les épaules et pris un morceau de brownies entre mes doigts et l'émiettais.

« Je ne sais pas… c'est difficile de lui parler quand il est comme ça… il est… ailleurs ».

Je m'inquiétais toujours autant pour ma meilleure amie mais j'essayais de me convaincre que si Edward découvrait quelque chose d'important il m'en parlerait. J'espérais sincèrement que j'allais la retrouver un jour, et même si de mon côté je continuais à essayer de l'appeler ou de me rendre à son appartement, je faisais confiance à Edward.

J'avais appris que Tanya avait déserté son appartement lors de l'une de mes visites impromptues par le concierge.

Elle me manquait. J'aurais tant voulu partager mon bonheur avec elle. J'espérais de tout cœur que lorsqu'elle saurait que c'était avec Edward elle me pardonnerait facilement.

« Tu fais quoi ce soir ? » reprit Alice, m'extirpant de mes réflexions. « On pourrait peut être sortir tout les quatre avec Jasper et Edward ? »

« Je ne peux pas. Edward a prévu quelque chose pour moi »

« Quoi ? » s'étonna t-elle en haussant un sourcil.

Je secouais la tête.

« Je ne sais pas. Il m'a juste dit de me tenir prête pour 21h ». J'eu un petit sourire en me rappelant ce matin. Il m'avait répété au moins six fois la même chose avant de passer la porte, faisant à chaque fois des allers retours entre elle et moi pour s'assurer que je n'oublierais pas.

Il semblait si heureux et léger, ses yeux verts brillants de malice et de joie. Je crois que j'étais tombée encore plus amoureuse de lui… ne savant même pas qu'il était possible de l'aimer encore plus fort.

Elle me sourit tendrement et posa sa main sur mon bras.

« Tu es heureuse avec lui pas vrai ? »

J'opinais en rougissant.

« Tu le mérites… vraiment. Mais fais quand même attention. J'ai un mauvais pressentiment » m'avertit-elle.

Elle leva une main au moment où j'allais parler.

« Attends avant de me couper. Je sais que ce qu'il ressent pour toi est aussi fort que ce que toi tu ressens. Je le sais, j'ai bien vu sa manière d'être avec toi. Il est carrément fou de toi. Mais… je ne sais pas… je ne peux pas m'empêcher d'avoir cette peur pour toi… » S'inquiéta t-elle.

Je lui souris doucement, appréciant d'avoir une amie telle qu'elle. Ca faisait du bien d'avoir quelqu'un avec qui partager tout ça, à qui se confier. Quelqu'un qui s'inquiétait pour moi. Mais j'étais sûre d'Edward. Je veux dire, il ne m'avait jamais caché qu'il gardait certaine choses secrètes…

« Ne t'inquiètes pas ma belle… tout se passera bien pour moi. Je t'assure » la rassurais-je en me levant, emportant avec moi nos deux mugs vides ainsi que l'assiette de gâteaux.

La boutique était étonnamment calme aujourd'hui c'est pourquoi nous nous étions accordé cette petite pause. Peu de clients passèrent après ça et Alice dut partir rejoindre son homme pendant que je terminais de tout ranger et compter la caisse.

J'entendis la clochette de l'entrée résonner.

« C'est fermé » clamais-je poliment sans relever la tête.

Je vis l'ombre de cette personne se poster sans rien dire devant mon comptoir et relevais enfin les yeux.

« Bonsoir Mademoiselle Swan… puis-je accaparer quelques minutes de votre temps ? »


Et voilà pour ce chapitre.

Alors qu'en avez-vous pensé ? Des idées pour la suite ?

Faites exploser la petite bulle… j'attends vraiment vos impressions.

Gros bisous à toutes et à bientôt pour la suite.

Odrey