Aaaaaaah ! Excusez-moi pour le retard mais ma semaine est teeeeellement chargée ! Et on commence à arriver dans les chapitres qui n'ont pas été confirmés par ma Bêta Fuwa-Chaaan donc je fais super gaffe quand j'écris ! Tout ça pour vous dire que le chapitre 5 est bien là et que je vous souhaite une bonne lecture !


Au cours du mois qui suit, Peter et Stiles instaurent une nouvelle habitude : révisions chez l'un et chez l'autre. Ils se sont évidemment "réconciliés" le surlendemain de leur divergence d'opinion concernant Spiderman et ont décidé d'un accord tacite de ne plus en parler. Comme l'aurait dit Stiles, ils sont très doués pour ignorer les problèmes jusqu'à ce qu'ils s'en aillent d'eux-mêmes, même si aucun des deux n'a oublié ce qu'ils se sont dit.
Le plus âgé a donc découvert l'appartement de Peter, placé à l'ouest du Queens et atteignable en trente minutes de métro. Il est plus petit que le sien mais tout aussi confortable, avec une quantité d'appareils électroniques incroyables.

« T'as même la PS6 ! s'était exclamé Stiles.

- Oui. J'ai réussi à économiser assez pour pouvoir me l'acheter.

- Mec, elle coûte presque 700$ ! »

Peter avait bafouillé un truc pas très crédible mais le châtain l'avait laissé tranquille. Il avait compris que son cadet et lui n'étaient pas encore prêts à parler des sujets réellement importants. Et il ne pouvait pas deviner que c'était en fait un cadeau de Tony Stark pour son anniversaire. D'ailleurs, il y avait eu un truc bizarre à propos d'anniversaire.


C'était le 30 janvier.

Pour Peter, c'était une journée comme les autres, jusqu'à ce qu'il voie Stiles.
Stiles qui avait des cernes presque noirs et des cheveux non coiffés – enfin moins que d'habitude – en plus de ne pas avoir enlever toute la farine qu'il récoltait à son travail.
Stiles qui était intégralement habillé en noir, jeans, basket et T-shirt compris.
Stiles qui semblait avoir vissé ses écouteurs à ses oreilles.
Stiles qui avait failli ne pas le voir tellement il regardait ses pieds avec obsession.
Stiles qui allait clairement mal malgré toutes ses piètres tentatives pour le rassurer, avec son sourire fatigué et ses yeux sans vie.

« Ça va. » avait-il osé dire et Peter avait préféré le laisser tranquille, la journée du moins.

Il s'était d'office invité chez lui le soir, parce qu'il était hors-de-question qu'il le laisse seul dans un état aussi déplorable. Il était encore plus inquiet que le matin-même parce qu'il s'était rendu compte d'un avertissement grave : Stiles ne parlait pas. Il avait pris ses notes sans faire aucun commentaire sarcastique habituel, il avait mangé dans un silence religieux et il avait préféré écouter de la musique – encore – sur le chemin du retour plutôt que de discuter de tout et n'importe quoi avec son ami. Parce qu'ils en étaient arrivés là : ils étaient amis.

Peter avait donc pris l'initiative de commander des pizzas : une quatre fromages pour Stiles et une poulet curry pour lui. Mais le châtain s'était contenté de regarder la pâte cuite et le fromage fondu avec des yeux dans le vague. Et Peter ne pouvait plus le laisser comme ça. Il ne pouvait plus supporter de voir le souriant, l'ironique, l'hyperactif Stiles broyer du noir pour-il-ne-savait-quelle-raison.
Et sans doute qu'était là le problème du brun : il n'avait aucune idée de la cause de cette soudaine baisse de vie.

Il avait donc fini sa part, puis s'était agenouillé devant son ami qui était assis sur le canapé :

« Explique-moi. »

Le regard de Stiles s'était brouillé avant de se poser sur lui, presque douloureusement. Il avait semblé ne pas le reconnaître pendant trois secondes puis il avait inspiré longtemps, comme s'il venait de se rappeler de le faire.

« On est le 30 janvier.

- Oui.

- Il aurait dû avoir 62 ans. »

Et tout était soudain devenu plus clair dans l'esprit du plus jeune. Il avait écarté la théorie de la perte paternelle parce que ce n'était pas le jour de sa mort, mais c'était son anniversaire. John Stilinski était donc né le 19 janvier 1960.

« Et on commandait des pizzas, nous aussi. C'était une sorte de cadeau pour lui.

- Je ne savais pas.

- Comment tu pourrais, je ne t'en ai jamais parlé.

- Qu'est-ce que je peux faire pour te réconforter ? »

Rien ! avait eu envie de hurler le plus âgé, mais il s'était ravisé à la dernière seconde. Peter aussi avait subi une perte récente dans sa famille proche, alors il devait comprendre ce qu'il ressentait. Il n'avait pas besoin de lui jeter sa tristesse et sa colère à la figure. A la place, il avait vraiment réfléchi avant de lui demander :

« Tu sais me faire un latte macchiato à la framboise ?

- Bien sûr ! »

Peter avait menti avec beaucoup de conviction, mais il détestait voir Stiles dans un tel état alors il avait décidé de faire des efforts. Il avait transporté les cartons de pizzas – et le châtain accessoirement – dans la cuisine avant de chercher des recettes sur internet. Toutes étaient différentes alors il avait vérifié ce que son camarade avait dans ses placards avant d'en choisir une :

« T'as du jus de framboise et de la confiture à la framboise ! Et même de la glace à la framboise… et du sirop de framboise !

- J'aime la framboise.

- Sans blague. On dirait… »

La bouche de Peter s'était fermé d'un claquement sec. Natasha. Il avait failli dire Natasha.

« Rupert. Tu sais, la vidéo avec le lapin qui mange sa framboise et qui s'en met partout.

- Et après ils le prennent pour un assassin de lapinous parce qu'il est tout rouge. J'ai vu.

- En même temps, tu vois presque tout.

- Non. J'ai pas encore vérifié s'ils ont vraiment découvert une dixième planète dans notre système solaire. Parce que déjà qu'après avoir découvert Hadès derrière Pluton il y a eu débat pour qu'elle soit acceptée en tant que planète à part entière même si elle est super loin, là il va vraiment falloir avoir de bons arguments. Et je vais donc fouiller tous les sites pour en savoir plus. Imagine qu'ils retrouvent des os et de la glace dessus. Ce serait cool ! Donc… Pourquoi tu me fixes comme ça ? s'était soudain arrêté Stiles

- Je ne savais pas que tu t'intéressais à ce genre de science.

- L'astronomie ? Tu rigoles, c'est génial ! Parce que tu crois qu'ils viennent d'où les super-héros ? »

Stiles lui avait lancé un regard moqueur alors que Peter faisait battre de la crème tout en évitant de sourire un peu trop victorieusement. Son ami revenait doucement comme il était censé l'être, et c'était rassurant.

« C'est vrai que Thor a parlé de passages avec d'autres mondes. Comme quoi nous étions Midgard et que tous les autres étaient connectés avec Yggdrasill, l'Arbre Monde. Nous serions neuf en tout, soient du Sud au Nord : Muspellheim, Álfheim, Ásgard, Vanaheim, Midgard, Jötunheim, Svartalfheim, Helheim et Niflheim. Ils y en a fait de feu et de chaleur alors que d'autres sont aussi froids que le givre. La lumière contre les ténèbres aussi, et le ciel contre les enfers.

- Tu parles beaucoup pour une fois.

- J'adore la mythologie nordique.

- Thor n'est pourtant pas celui que tu admires le plus, l'avait taquiné Stiles.

- Ce n'est pas parce qu'il vient de mon sujet préféré qu'il est forcément une meilleure personne que tout terrien lambda.

- Je pourrais donc être mieux que lui ? »

Peter s'était retourné pour fixer son vis-à-vis alors que dans sa tête résonnait un "Bien sûr !" un peu trop certain à son goût.

« Si tu soulèves son marteau, tu le sauras.

- Tu veux parler du marteau-de-la-vérité-et-de-la-sagesse-infinies ?

- Mjöllnir oui.

- Si je croise un jour Thor en-dehors d'une bataille mortelle, je lui demanderais. »

Et alors qu'il servait à Stiles son latte macchiato à la framboise – qu'il avait réussi à faire sans trop de difficultés finalement – Peter avait pensé à un détail frappant : s'ils continuaient comme ça, il arriverait forcément un jour où il révèlerait son secret à son ami. C'était inévitable, parce que le brun n'était vraiment pas du genre à pouvoir cacher quelque chose à ses proches. Et il devait avouer que ça lui faisait peur. Personne depuis son adolescence n'était parvenu aussi aisément à avoir une routine avec lui, en plus de certaines confidences.

« Mec, il est délicieux. »

Son attention s'était reportée sur le Stiles devant lui et il s'était dit qu'il avait encore du temps avant de craquer. Ou de se faire démasquer. Le reste de la soirée avait été partagé entre des jeux vidéo et des discussions sur l'astronomie, vu qu'ils s'étaient encore découverts un nouveau sujet commun.


Presque un mois plus tard, à la moitié du mois de mars, Stiles était rentré pendant un week-end à Beacon Hills pour fêter l'anniversaire d'Isaac. Oui, malgré toutes ses pensées critiques, il adorait le frisé. Le plus jeune avait une telle envie de vivre qu'il rayonnait dans la vie de tous ceux qu'il connaissait et c'était plus que bienfaisant pour Stiles. Les blagues, le rire enfantin et ce sourire d'ange réchauffaient toujours son cœur d'une façon particulièrement propre à ceux qu'ils considéraient comme sa famille. Les deux jours étaient vite passés, dans la joie et la taquinerie, mais il avait ensuite fallu rentrer. Et la première chose qu'il avait fait malgré l'heure tardive avait été de prendre deux repas et d'aller sonner chez Peter. Il avait hâte de lui raconter son retour chez ses proches. Heureusement, le plus jeune lui ouvrit et eut un immense sourire lorsqu'il vit la nourriture :

« T'as commandé thaï ?

- Yep !

- T'es le meilleur ! »

Ça peut paraître anormal, mais le bonheur des jeunes de notre époque s'achète vraiment par un estomac rempli correctement. Ils mangèrent donc pendant que Stiles lui parla des nouvelles des deux vétérinaires et de leurs parents adoptifs. Jusqu'à ce que Peter n'interroge le plus âgé sur un élément qui le perturbait depuis qu'il était arrivé :

« C'est une coupure que tu as sur la joue ? »

Stiles porta vivement la main à sa pommette droite et papillonna des cils, ayant complètement oublié ce détail :

« Ah ouai… Je courais et je me suis pris une branche d'un arbre en plein figure. Ça fouette ce bordel !

- Tu courais ? demanda avec étonnement Peter.

- Bah oui ! Isaac avait soigné un adorable Leonberger et j'ai voulu lui faire un câlin sauf que… bah disons qu'il était plus gros que ce que je pensais et pas vraiment sous morphine donc ça a été plus compliqué que prévu. »

Le plus jeune eut un regard incrédule pendant quelques secondes avant d'exploser de rire. Il voyait totalement Stiles courir pour essayer de sauver sa peau d'un chien voulait le mordre.


Stiles lève la tête de ses livres de révisions et regarde l'heure : Peter a vingt-cinq minutes de retard et il ne répond pas à son téléphone. Ça énerve le châtain, surtout que ce n'est pas la première fois. En fait, c'est même la quatrième fois qu'il lui fait un coup de ce genre, à lui dire d'aller réviser à la bibliothèque en lui expliquant qu'il arriverait plus tard. Et les trois fois d'avant, il n'était juste pas arrivé à temps. Stiles a beau être ami avec lui, ça n'exclue pas l'hyperactivité et le besoin constant de s'occuper l'esprit qu'il a. Surtout lorsqu'il ne trouve que des vieux livres non intéressants et qu'il est obligé d'aller chercher dans la seconde salle de l'immense bibliothèque pour trouver ses trésors de lecture. Il serait tellement mieux chez lui… Mais à chaque fois, il se force à rester au moins une heure et demie. Sa mère lui a quand même appris la politesse quand elle était encore en vie, il y a longtemps de ça. C'est juste que… Pourquoi Peter ne lui dit-il pas clairement qu'il ne peut pas réviser avec lui ? Il n'a pas besoin d'avoir des excuses stupides ou autres. Stiles a remarqué depuis un certain temps que son ami disparaît parfois pour des raisons totalement inconnues et il a compris qu'il devait avoir un travail à côté, surtout pour pouvoir payer autant d'électronique. Sauf que c'est comme si son cadet ne voulait pas le lui avouer alors Stiles n'a plus qu'à espérer que ce soit légal.

Soudain, l'esprit divaguant du jeune homme est brutalement ramené au présent : l'air sent mauvais. Pas comme quelqu'un ayant mis des bombes puantes dans la salle, mais plutôt comme si un fumeur se trouvait à côté de lui. Oui, c'est ça : l'air sent la fumée. Stiles se rend aussi compte qu'il a chaud depuis au moins dix minutes et qu'il a même inconsciemment enlevé son sweat. Pourtant il faisait à peine cinq degrés dehors quand il est entré et pas plus de vingt à l'intérieur. Son mauvais pressentiment lui bloque soudain les côtes et il espère sincèrement ne pas faire de crise de panique. Il range toutes ses affaires, pose son sweat sur ses épaules en gardant son sac à la main et sort des immenses rayons pour arriver dans l'allée centrale qui lui permettrait de rejoindre la pièce principale puis la sortie.

Sauf que son instinct est trop précis pour avoir tort : une barrière de flammes lèche la porte et le mur en face de lui.


Yeah ! Ceci est un cliff :D

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