Cette fois je suis à l'heure ! :D Mais nous sommes arrivés au dernier chapitre que j'avais écris pendant les vacances d'été donc va falloir que je planche un peu :)
Bonne lecture !
« Incendie ! Incendie ! »
Stiles hurle en courant entre les rangées de livres pour essayer de trouver quelqu'un d'autre que lui dans cette immense salle à deux étages remplie de possibles combustibles. Il est coincé dans un four où la porte est condamnée et où les fenêtres sont à plus de six mètres du sol. Evidemment, entre mourir brûlé vif et se casser éventuellement une jambe ou un bras, il n'a aucune hésitation. Il veut juste savoir s'il n'est pas seul dans cette galère.
Il a presque trébuché sur sa première compagne d'infortune, parce qu'elle lisait assise par terre avec un casque sur les oreilles. Avant qu'elle ne proteste, il lui ferme le livre et lui enlève le casque :
« La première salle brûle et ça va bientôt être à nous alors bouge-toi. On doit trouver une solution. »
Il voit peu à peu l'horreur et l'angoisse se mêler sur son visage mais il ne lui laisse pas le temps de s'apitoyer. Ils doivent survivre. Cinq minutes plus tard, ils sont dans l'allée principale avec un autre gars qui les a rejoints. Stiles a pu voir que le feu ravage le papier et les reliures bien trop intensément et sur bien trop de surface pour qu'ils ne puissent avoir l'espoir de simplement traverser la porte en flammes avec leurs vestes sur la tête.
Et la fumée commence à descendre.
Elle est noire et épaisse et le châtain déteste cette couleur oppressante qui lui donne l'impression qu'il ne peut plus respirer. Il ne doit pas faire de crise de panique maintenant. Le problème, c'est que les fenêtres sont au deuxième étage et qu'elles ne seront donc bientôt plus accessibles sans devoir suffoquer. Et l'air est déjà chaud et sec, leur faisant mal à la gorge. Heureusement que l'autre garçon – apparemment Corey – a de l'eau, alors ils en versent sur un morceau de tissu et le mettent devant leurs bouches et leurs nez pour essayer de ralentir l'inhalation nocive.
« Il faut qu'on sorte !
- J'arrive pas à appeler le 911 !
- La fumée bloque les transmissions. Je pense qu'on va devoir casser une fenêtre et sauter.
- Il y a sept mètres de haut !
- A peine six, ce n'est pas non plus un palace avec des étages de trois mètres cinquante.
- Tu veux sauter de six mètres de haut ? s'étouffe presque la jeune femme.
- Tu préfères brûler ? lui répondit-il méchamment.
- Mec, j'ai jamais fait ça moi !
- Moi non plus, mais je ne veux pas mourir aujourd'hui. J'ai autre chose à faire de ma vie que de me faire carboniser dans une bibliothèque parce que je n'aurais pas eu le courage de me casser une jambe. »
Après un rapide coup d'œil, Stiles panique un peu parce que le feu a avancé de quelques mètres et qu'il dévore maintenant les premières étagères. Ils ne vont pas tarder à être coincés entre la fumée et les flammes, en plus de cette chaleur abominable qui leur donne l'impression qu'ils fondent.
« Aller ! On monte. »
Il doit presque pousser les deux autres – alors qu'ils ont l'air d'avoir le même âge sérieux ! – et pense à attraper un gros dictionnaire encore intact pour pouvoir briser la vitre. Une fois fait, une bouffée d'air frais s'engouffre et ils ont la sensation de revivre. Mais ils ne sont pas encore saufs.
Stiles passe la tête par l'ouverture et se rend compte que c'est effectivement très haut, peut-être qu'ils se casseront plus qu'une jambe s'ils sautent. Mais est-ce qu'ils ont vraiment le choix ? Il entend les pompiers, les ambulances et la police mais ils sont tous de l'autre côté, près de l'entrée. Il n'y a aucune chance que l'un d'entre eux vienne pour les sortir de là. Se retournant, il voit les visages terrifiés des deux autres désespérés et les flammes derrières, accompagnées de cet atroce bruit de crépitement qui lui donne la chair de poule. Il ne veut pas mourir maintenant. Aucun d'eux ne le veut.
Au moment où il s'écarte pour prendre de l'élan et sauter, quelqu'un atterrit devant lui en une roulade parfaite. Il porte un tenue intégrale faite de rouge et de bleu, avec un motif très reconnaissable sur le torse : une araignée stylisée. Son visage est également masqué et ne permet pas de savoir son identité ou ce qu'il pense. Spiderman. Stiles fixe le nouvel arrivant avec des yeux ébahis et pour peu, il en aurait oublié la chaleur, les flammes et la fumée qui l'empêchent de respirer. Puis il se ressaisit :
« Salut. Tu peux en prendre combien ?
- Un à la fois.
- Super. »
Oui, même dans des situations mortelles, son sarcasme a le dessus. Il pousse cependant la fille devant – honneur aux femmes, non ? – et la voit partir avec leur sauveur, attendant avec plus ou moins d'impatience son retour et se demandant comment il a pu rester aussi calme devant son idole. D'un autre côté, ce n'était franchement pas le bon timing pour faire une crise de fanboyisme. Lorsque son héros revient, environ trois minutes plus tard, il laisse Corey y aller d'abord. Il ne comprend pas pourquoi mais à chaque fois, il préfère sauver les autres avant lui-même. C'est comme s'il faisait sa maman poule avec TOUT LE MONDE. C'est énervant et peut-être que Corey est un tueur en série qui ne le mérite pas, comme l'a déjà été quelqu'un avant lui.
Puis Stiles entend à peine un bruit d'explosion avant que sa tête ne heurte quelque chose et qu'il ne s'évanouisse.
« Tu veux de l'aide ?
- Non. »
La réponse sèche fuse de la bouche de Stiles alors qu'il essaye à nouveau de caler correctement son sac sur ses épaules tout en avançant avec ses béquilles. Peter le regarde faire avec une petite moue blessée. Son ami n'arrête pas de le repousser et il ne sait pas si c'est à cause de lui ou de Stiles qui est trop têtu pour accepter son aide. Et il n'ose pas demander parce que si c'est la première option, il risque de s'en prendre plein la tête et il n'est pas vraiment d'humeur. Il a déjà passé de mauvaises journées avant celle-ci et il n'a pas besoin de les prolonger.
Il se rappelle de l'hôpital. De l'odeur de médicaments. De l'angoisse. De Stiles toujours endormi plus de vingt-six heures après son admission alors qu'il n'était ni dans le coma, ni sous sédatifs. Il n'avait heureusement eu qu'une brûlure à la jambe en plus d'une cheville gauche foulée mais il ne semblait pas vouloir se réveiller. Et Peter avait dû le laisser la deuxième nuit, étant baby-sitté par Wanda qui lui avait demandé de rentrer. Elle aussi s'inquiétait, mais de sa réaction.
Comme s'il allait avoir l'idée de trouver l'imbécile ayant mis le feu à la bibliothèque. Ce n'est pas son job. Lui, il sauve les gens et après il espère qu'ils restent en vie. Et encore, il n'aurait jamais trouvé les trois prisonniers si Tony n'avait pas scanné le bâtiment. Tout ça pour dire que Stiles s'était réveillé seul, comme lorsqu'il avait perdu connaissance. Mais au moins, les flammes avaient disparu.
Les cours ont été annulés pendant trois jours, le temps de sécuriser les restes du bâtiment incendié pour qu'ils ne s'écroulent pas. Et le temps pour le châtain de faire ses recherches. Cette fois a été celle de trop : Peter va devoir s'expliquer. Il l'a laissé seul dans une bibliothèque en flamme alors qu'il aurait pu réviser tranquillement chez lui et ne se rendre compte du désastre qu'après qu'il ait été arrêté. Sauf que Stiles ne peut pas forcer son "ami" à lui dire la vérité, alors il a décidé de la découvrir lui-même. Et il a un super atout pour ça, même s'il doit l'utiliser avec parcimonie.
Le problème, c'est qu'il commence à douter de Peter. En trois jours, il n'a pas trouvé énormément d'informations, et c'est particulièrement étrange parce que quelqu'un qui n'a rien à se reprocher ne cache pas autant sa vie. Il a vu tout son parcours scolaire – quasiment irréprochable d'ailleurs –, deux de ses thèses, mais rien du côté familial ou professionnel. Il ne sait même pas comment le brun fait pour payer ses études et ça ne montre qu'une seule chose : il est le seul à avoir pu effacer toutes les données, vu qu'il est le seul à avoir au minimum son niveau.
« Tu dois prendre l'ascenseur. Je t'accompagne ?
- Ouai. » soupire Stiles.
Parce qu'après tout, s'il a laissé Peter approcher, c'est parce qu'il n'a pas eu cet étrange pressentiment qu'il ressent à chaque fois qu'il rencontre une mauvaise personne. Comme Jackson. Rien que de penser à cette ordure, Stiles a des frissons dans le dos.
La journée a été pénible pour les deux étudiants, l'un ayant sa mobilité réduite et l'autre supportant les sautes d'humeur du premier. Alors Peter décide d'aller chercher quelque chose qui éliminera peut-être la contrariété de son ami. Il lui propose de tourner deux rues plus tôt que leur trajet normal pour aller à l'appartement du plus vieux et Stiles est tellement renfermé dans ses idées qu'il accepte, même si ça rajoute cinq minutes de galère en béquilles. Ils arrivent devant une boulangerie et ce n'est qu'au moment d'entrée qu'il se rend compte qu'il connait parfaitement l'endroit.
« Stiles ! Tu aurais pu appeler pour prévenir que tu ne venais pas. »
Merde, pense le jeune adulte.
« Désolé Derek, j'avais plein de trucs en tête et j'ai totalement oublié que je devais revenir ce matin.
- Vu ton état, il vaudrait mieux que tu te reposes, propose Laura.
- Merci, mais je vais bien.
- T'as juste une jambe paralysée quoi, grommelle le gérant.
- Ça ne m'empêche pas de faire les meilleurs tartes du monde. Il suffit de mettre une chaise devant le plan de travail et je pourrais continuer de travailler comme d'habitude. »
Les deux adultes qui ont acheté la boulangerie le regardent en le jaugeant. Derek et Laura. Ils sont tous deux frère et sœur et font une paire terrible. L'un est assez renfermé mais sensible et l'autre est exubérante mais responsable. A eux deux, ils ont repris l'entreprise familiale montée par leurs parents tandis que leur petite sœur Cora fait des études de journalisme. Une véritable famille de personnalités plus fortes les unes que les autres, que Stiles a pu découvrir en travaillant pour eux depuis août déjà.
« C'est OK, lui dit le patron.
- De toute façon, Derek ne peut pas se passer de tes talents de cuisinier, rit légèrement sa sœur.
- Que tu m'avais caché. » intervint Peter.
Les deux responsables de la boulangerie le jaugèrent rapidement du regard avant que la plus âgée ne se rappelle de lui :
« Hey ! Mais tu ne passais pas tous les soirs pour prendre notre boisson spécial automne ?
- Si. Mais j'ai perdu l'habitude.
- Tu veux goûter à la nouvelle ? La spéciale hiver.
- Oui, pourquoi pas. Je vais vous prendre un latte macchiato à la framboise aussi.
- Et moi je paie le donut au sucre et le moelleux au chocolat. »
Le plus jeune d'entre tous aurait pu rougir, mais il s'applique à regarder à nouveau les béquilles de son ami pour empêcher la moindre réaction. Non, il n'a pas du tout repensé au samedi soir durant lequel Stiles est venu chez lui pour regarder les cours de Recherche en données approfondie.
Ce même soir où il l'a accueilli avec du chocolat sur le coin de la bouche parce qu'il avait honteusement léché les ustensiles de cuisine.
Ce soir précis où le plus âgé s'était autorisé un sourire attendri avant de le débarbouiller du bout du doigt.
Pas du tout. Il est juste content que Stiles se souvienne que le moelleux au chocolat est son dessert préféré.
Les jours ont continué à défiler, les amenant en début d'avril. Peter a supporté Stiles jusqu'à ce qu'il soit totalement guéri et Stiles a de nouveau placé une confiance entière en son ami. Quelqu'un qui vous apporte tous les soirs un latte macchiato à la framboise NE PEUT PAS être un méchant. Le Joker n'apportait pas de café à Batman et Crâne Rouge à Captain America encore moins. Enfin bref, surtout que la gentillesse du plus jeune n'a quand même pas écarté la curiosité du plus âgé. Stiles penche maintenant pour la théorie d'une organisation gouvernementale. Peter en agent secret, il trouve ça carrément bandant. Divertissant. Il voulait évidemment penser au mot divertissant.
Et comme au premier tournant de leur relation, c'est lorsque le brun s'arrête en plein milieu du trottoir en fixant son téléphone que Peter sent venir la révélation du mois. Stiles relève doucement la tête, comme sonné, avant de déclarer d'une voix blanche :
« Scott et Isaac viennent chez moi ce week-end. »
Je vais sûrement être pénible mais s'il vouuuus plaiiiiiiit laissez des reviews ! J'aime beaucoup vos favoris mais est-ce que c'est par pitié ou parce que l'histoire tient un minimum la route ? Je ne sais pas du tout ce que vous préférez dans ce crossover donc je ne peux pas l'accentuer :/
A mercredi prochain :)
