Bonjours à toutes !
Je voulais tout d'abord m'excuser pour cette longue absence sur cette fiction mais les aléas de la vie ont fait que je ne pouvais pas faire autrement !
Merci en tout cas pour tout vos messages sur le dernier chapitre et j'espère que celui-ci vous plaira tout autant, je n'en suis pas vraiment satisfaite, je sais pas je trouve qu'il manque quelque chose mais bon je compte sur vous toutes pour me dire :)
Un énorme merci à ma correctrice pour le super boulo qu'elle a fait !
Sur ce, je ne vous embête pas plus et vous laisse à votre lecture !
Chapitre 14
" Edward" l'interrogeais-je pour la seconde fois. Cela faisait bien cinq minutes qu'il me regardait sans vraiment me voir, figé dans une expression qu'il m'était difficile à interpréter.
Ma voix le sortit néanmoins de cette sorte de transe. Il cligna plusieurs fois des yeux et darda sur moi un visage dur.
" Co... comment connais-tu cet homme?" Balbutia t-il.
" Il est venu me voir à la boutique... pourquoi Edward, qu'est-ce qui se passe avec lui?"
- Raconte-moi ce qui s'est passé! ordonna-t-il sans appel.
J'écarquillais les yeux, surprise par le ton qu'il employait, mais lui racontait tout de même l'étrange visite à laquelle j'avais eu le droit la veille.
Le visage d'Edward s'assombrissait au fur et à mesure et devint glacial et dur. Il garda le silence pendant quelques secondes après que j'eus terminé et se tira violemment les cheveux.
" Je ne veux plus que tu t'approches de lui compris? Si jamais tu le vois dans les parages je veux que tu m'appelles, à n'importe quel moment Bella!"
Il s'était mis à faire les cent pas dans la pièce en marmonnant des paroles incompréhensibles pour moi, ne semblant plus vouloir s'arrêter ce qui commençait à vraiment m'inquiéter. Je ne savais pas qui était ce type ni le lien qu'il avait avec Edward, mais sa soudaine panique ne me rassura pas du tout et me conforta même dans mon sentiment que cet homme était dangereux.
J'avançais doucement vers Edward, tentant doucement de l'arrêter. Il me donnait vraiment le tournis à arpenter la pièce frénétiquement comme ça. Je posais ma main sur son bras, mais il s'écarta de moi comme si je l'avais brûlé.
Son geste me blessa, mais ce dernier ne sembla se rendre compte de rien, il s'assit lourdement sur le canapé et tira violemment sur ses cheveux.
" Edward! Parle-moi, c'est qui ce mec? Pourquoi tu te mets dans cet état?"
Mais c'était comme si je n'avais rien dit. D'ailleurs, se rendait-il compte que j'étais là, avec lui, dans cette pièce?
Puis tout à coup il se redressa vivement.
" Il faut que j'y aille!" déclara-t-il toujours sans me regarder.
" Quoi? Mais... pourquoi? Je croyais que l'on devait passer le weekend ensemble? Non, mais c'était quoi son problème? Pourquoi cet homme le mettait-il dans un état pareil?
Je regardais incrédule mon petit ami se diriger vers la salle de bain pour se changer puis revenir au salon comme s'il avait le feu aux fesses. Me dépêchant de le suivre tandis qu'il se dirigeait vers l'entrée, je remarquais que son corps tremblait, ses poings étaient si fermement serrés que ses jointures blanchissaient à vue d'oeil.
Je posais une main sur son bras pour le retenir, mais comme tout à l'heure il le retira rageusement. Les larmes me montaient aux yeux.
- Mais parle-moi merde! criais-je à bout.
Il se raidit et se tourna finalement vers moi. Lorsqu'il leva ses yeux, j'eus un mouvement de recul face à cette extrême noirceur qu'ils exprimaient. Son beau visage était d'une pâleur à faire peur et son corps entier irradiait de colère. J'avais déjà pu le voir auparavant en proie à de la rage, mais rien qui n'équivalait à ce que j'avais en ce moment même devant moi.
- Il faut que je parte, murmura-t-il après un moment. Je suis désolé.
- Non Edward je... qui est cet homme pour que tu sois aussi en colère?
- Personne... je... écoute, ne posent pas de questions d'accord? Je vais régler ça. Il ne reviendra plus te voir. Je m'occupe de tout.
Honnêtement je n'étais pas vraiment sûr que ce fût bien à moi qu'il parlait ou qu'il essayait de convaincre. Il posa un bref baiser sur mon front et passa la porte dans la seconde qui suivit.
Dépitée et perdue je me dirigeais vers mon canapé pour m'asseoir. Trop de choses étranges se passaient autour d'Edward, trop de non-dits. J'étais prête jusqu'à maintenant à respecter cette part importante, fallait bien le reconnaitre, de lui qu'il me cachait délibérément, mais après ce qui venait de se passer je n'en étais plus vraiment sûr. Il m'avait assuré mainte et mainte fois qu'il me parlerait de ces choses, mais cela devenait une habitude... au lieu d'avoir les réponses à certaines interrogations, s'en étaient d'autres encore qui venaient s'ajouter.
Que pouvait-il bien se passer dans sa vie de si important et si grave pour que son visage trahisse une telle peur?
Je me fis un autre thé puis allais m'habiller. Je voulais voir Alice pour éviter de penser à tout ça, car j'avais peur de trop réfléchir et d'arriver à prendre une décision à laquelle je refusais pour l'instant de penser.
En temps normal cela aurait été Tanya que j'aurais été voir, mais toujours sans nouvelles d'elle c'était impossible. Elle me manquait tellement. J'aurais tant aimé retrouver ma meilleure amie, lui confier les peurs qui m'assaillaient à cet instant, lui parler de mes doutes quant à ma relation.
Puis je me rappelais qu'en plus de jouer les fantômes, elle était l'ex de mon petit ami. Jamais je n'aurais pu, de toute manière parler librement avec elle de tout cela.
Au moment où j'allais mettre ma veste, mon téléphone sonna. J'hésitais une seconde à laisser sonner puis finalement décidai d'aller répondre.
- Mademoiselle Swan? Fit une voix masculine au bout du fil.
- C'est moi oui.
- Inspecteur Uley, je vous prie de m'excuser, je ne vous dérangerais pas si ce n'était pas important, mais j'ai besoin de savoir si Edward Cullen est avec vous?
- Heu... je... non, pourquoi il a des ennuis? M'inquiétais-je tout de suite.
- Savez-vous où il est? Me demanda l'inspecteur en ignorant royalement ma question.
- Non il ne me l'a pas dit, il est parti il y a à peine une heure. Pourquoi, qu'est-ce qui se passe?
Bon sang je commençais à en avoir assez de tous ces mystères.
- Je ne peux pas vous en dire plus, je suis désolé. Dites-lui juste qu'il me rappelle le plus vite possible. C'est vraiment important Mademoiselle Swan.
- Très bien.
Je regardais un moment le téléphone après que l'inspecteur eut raccroché puis le reposait doucement sur la table.
Oui, définitivement Edward Cullen avait beaucoup trop de secrets. Peut-être même bien plus que je ne pouvais en supporter.
Une heure plus tard je me retrouvais dans le petit salon d'Alice, nouvellement aménagé. Cela faisait cinq bonnes minutes que je gardais le silence, le nez plongé dans mon mug de café.
- Vas-tu enfin te décider à me dire ce qui te tracasse? S'impatienta Alice.
Jasper, que je n'avais pas remarqué en arrivant s'installa sur l'accoudoir du fauteuil d'Alice.
- Problèmes de coeur? Se douta-t-il en remarquant ma mine déconfite.
- On peut dire ça, murmurais-je.
- Je croyais pourtant que tout allait bien entre vous? s'étonna Alice en attrapant la main de Jasper posée sur son épaule.
Je haussais les épaules. Je revoyais le visage d'Edward ivre de colère. Puis celui de Carlisle.
- Bella
Je soufflais et racontais finalement tout ce qui venait de se passer ces dernières vingt-quatre heures. Une fois fini, je relevais les yeux et croisais le visage contrarié de Jasper.
Je haussais un sourcil et ce dernier se passa la main dans les cheveux visiblement mal à l'aise.
- Tu es au courant de quelque chose que je devrais savoir? Interrogeais-je Jasper tandis qu'Alice se tourna vers lui en fronçant les sourcils.
- Il n'a vraiment pas voulu te dire qui était cet homme?
Je reposais ma tasse à peine entamée sur la table basse et posais mes coudes sur mes genoux en m'avançant sur mon siège.
- Non, déplorais-je. Il s'est énervé, m'a interdit de lui reparler et s'est tiré.
Il resta silencieux.
- Tu sais qui est Carlisle Masen?
- C'est son beau-père Bella!
J'écarquillais les yeux, retenant mon souffle.
Pardon? Était-il sérieux? Cela n'avait aucun sens! Pourquoi m'aurait-il caché cela? Et surtout pourquoi réagir de la sorte...
- Mais enfin, pourquoi ne m'a-t-il rien dit? M'énervais-je. C'est vrai quoi, au lieu de s'énerver comme il l'a fait...
Je me levais rapidement. Je n'arrivais plus à tenir en place. Edward Cullen allait me devoir quelques petites explications! J'en avais marre de toutes ces cachotteries sur sa vie.!
- Parce que... comment dire... ce n'est pas vraiment un homme très fréquentable Bella, m'expliqua Jasper calmement. Edward a eu raison de t'interdire de lui parler.
- C'est-à-dire?
- Il trempe dans des affaires pas vraiment légales si tu vois ce que je veux dire, répondit-il évasif.
- Comment sais-tu ça? Intervint soudainement Alice. Tu as déjà eu à faire à lui?
- En quelque sorte...
Bon sang, mais dans quoi Edward était-il embarqué? Et pourquoi venir me voir pour me parler de ma boutique?
Mon cerveau tournait à cent à l'heure en quête de réponses que mon soi-disant petit ami ne souhaitait pas me donner.
Il allait falloir que cela change et vite, car je ne tolèrerai pas cela très longtemps et je savais comment j'allais m'y prendre.
- Jasper, interpellais-je, interrompant les messes basses qu'il échangeait avec mon amie. J'ai besoin de ton aide...
POV Edward
Il n'avait pas le droit! C'était MA mission, c'était à MOI qu'on l'avait confié. De quel droit ce pourri avait-il approché Bella?
Je crois qu'hormis ma fille, jamais je n'avais été en colère de cette façon. Je n'avais pas vraiment été très tendre et rassurant avec ma belle, mais mieux valait que je m'éloigne d'elle immédiatement avant qu'elle ne découvre une partie de moi qui définitivement me l'aurais fait perdre.
Ma main caressait sans cesse mon arme que j'avais glissée dans ma ceinture, prête à s'en servir à l'instant même où je l'aurai en face de moi.
À l'instant où j'avais quitté l'appartement de ma douce j'avais reçu un message me disant bien que le seul et unique avertissement en ce qui la concernait. Si la mission n'était pas exécutée rapidement, quelqu'un d'autre s'en occuperait de manière plus radicale.
Putain d'enfoiré!
Cela ne lui avait pas suffi de s'en prendre à ma fille, maintenant c'était le tour de Bella. J'avais bien vu dans ses yeux qu'il lui avait fait peur, et cela je ne le supportais pas. Cet homme était vraiment capable de tout. Juste pour s'assurer que je filais droit. Que j'honorais ma part du marché.
Si seulement il savait cet enfoiré. S'il savait ce qui était en train de se jouer en ce moment même derrière son dos. J'avais bien promis à mon supérieur de ne plus faire de vagues pour ne pas nous compromettre, mais là ce merdeux allait beaucoup trop loin.
J'en avais marre. Je voulais retrouver mon ange, sentir sa délicieuse odeur de bébé, entendre sa douce voix. Elle me manquait tellement et cette affaire durait beaucoup trop longtemps et entraînait trop de gens vers le fond.
Tanya en avait fait les frais, puis ma soeur qui en voulant m'aider s'attirait de plus en plus d'ennuis. Et maintenant Bella.
C'était trop, il fallait que je fasse quelque chose. Je ne pouvais plus permettre aux gens que j'aimais, de se retrouver en danger à cause de moi. Plus j'y pensais et plus je me demandais si je ne devais pas laisser Bella tranquille. Elle allait souffrir à cause de moi et intérieurement, je doutais qu'elle puisse supporter cette situation très longtemps.
Je l'aimais. J'en étais sûr depuis quelque temps déjà même si je ne lui avais encore rien dit. Et c'était d'ailleurs peut-être pas plus mal. Ma tête menaçait d'exploser de rage, d'impuissance. Il fallait que je fasse un choix. Un choix des plus durs mais néanmoins nécessaire. Et même si j'en étais malade le choix s'imposait à moi. Entre ma fille et mon amour il n'y avait malheureusement pas la place pour toutes les deux. Si je voulais récupérer mon bébé il fallait que je sacrifie Bella, il fallait que j'exécute cette putain de mission. Et ce salaud de Carlisle allait s'en assurer. J'étais sûr qu'il était prêt à tout pour ça.
Mais j'allais m'assurer tout de même à ce que ma Bella Isabella ne souffre pas plus que nécessaire. Ma mission sera exécutée dans les règles et je la perdrai, car même si j'avais toutes les bonnes raisons du monde, jamais elle ne me pardonnera. Et je ne pourrai même pas lui en vouloir.
Je commençais à penser que ma vie se déroulerait toujours sur le même schéma. Chaque fois que je croyais être en droit d'aimer, d'être heureux, amoureux, le rêve se transforme en cauchemar.
Trop énervé, je décidai de prendre un taxi pour me rendre là où je n'avais pas mis les pieds depuis de longs mois. En apparence, la maison apparaissait comme un petit bijou sortit d'un écrin de verdure. Elle semblait chaleureuse, lumineuse, de jolis petits parterres de fleurs jonchant un petit chemin de gravats blancs. Et pourtant cette maison me faisait frissonner. Elle me donnait envie de partir en courant et de ne jamais y remettre les pieds.
Cela n'avait pas toujours été comme ça. Il fut un temps où je jouais joyeusement dans le jardin avec ma soeur, mon père nous courant après avec un pistolet à eau, ma mère visionnant affectueusement la scène depuis la fenêtre de la cuisine.
Puis les rires s'étaient effacés lorsqu'il fut parti, amenant à sa place un silence froid et dur. Lorsque Carlisle s'était imposé dans nos vies. Mon père et lui étaient des amis de longue date. Il venait souvent d'ailleurs nous rendre visite et se montrait on ne peut plus charmant avec ma mère et ma soeur. En ce qui me concernait c'était une autre histoire.
Si on y réfléchissait bien d'ailleurs, je suis aujourd'hui persuadé qu'il avait des projets pour moi dès cette époque-là. Il n'avait jamais eu d'enfants et malheureusement pour moi, j'en avais fait les frais.
Le jour de mes dix-huit ans, Carlisle avait demandé l'autorisation à mon père de m'emmener dans un endroit spécial à cette occasion. Ce dernier qui avait une confiance aveugle en lui s'était empressé d'accepter et ce qui serait plus tard mon beau-père nous avait conduits dans un club de jeux. Des filles dansaient sur une petite scène, certaines autres se déhanchaient directement sur des tables de jeux enfumées. Carlisle m'avait présenté à des gens ce soir-là, ne cessant de dire que j'étais l'avenir, que j'accomplirais de grandes choses. Évidemment à ce moment-là je ne voyais pas où il voulait en venir. Je lui faisais confiance et j'étais fier qu'il démontre avec tant d'entrain mes valeurs. Peu importe pour quoi. Je pensais savoir qui était Carlisle et je me disais bêtement qu'il comptait certainement m'inclure dans son entreprise, qui je le savais par mon père, était plus que florissante.
Mon avenir était assuré...
Ah ça oui il m'y avait inclus. Mais pas dans le milieu que je pensais. Heureusement que les études que j'avais entreprises après mon bac lui étaient inconnues. Et surtout elles me servaient plus que jamais aujourd'hui.
J'approchais d'un pas décidé les trois marches précédents le perron et me mis à frapper comme un fou à la porte.
- Mon Dieu, mais qu'est-ce que... Edward? S'exclama ma mère en ouvrant rapidement la porte.
Elle porta sa main à sa bouche et ses yeux se remplirent de larmes. Je n'avais pas rendu visite à ma mère de mon plein gré depuis la mort de la mère d'Emma. Depuis que j'avais appris les intentions de mon cher beau-père. On se voyait bien sûr aux réunions de famille, mais chacune tournait horriblement mal à chaque fois et je finissais dehors.
Je n'osais imaginer l'image que je devais lui renvoyer à cet instant pour lui inspirer une telle réaction. Je lisais très clairement de la peur dans ses yeux.
- Où est-il? Sifflais-je méchamment.
- Mon chéri... souffla-t-elle en approchant une main de mon visage. Je la repoussais sèchement et forçais le passage pour rentrer.
- CARLISLE, hurlais-je dans toute la maison.
- Mais enfin Edward qu'est-ce qui te prend à hurler comme ça? S'écria ma mère choquée.
- Reste en dehors de ça, maman!
- Ne me parle pas sur ce ton veux-tu?
- Qu'est-ce qui se passe ici? Tonna une voix que je ne connaissais que trop bien.
Parfait.
Je sortis mon arme de ma ceinture et la pointai sur le front de l'ordure qui me servait de beau-père, ignorant le cri horrifié de ma mère derrière moi.
- Papy... c'est qui, qui crie? Résonna une petite voix sanglotante qui me glaça instantanément d'effroi.
Une petite review ?
A bientôt pour la suite
Gros bisous
Odrey
