Peace les gens c'est... non ? Je me calme ? Ok, ok ^^

Donc, voici la suite :D


Le craquement a résonné dans tout le hangar, en même temps que son hurlement.

« Rappelle-toi mon ange, c'est comme ça que ça a commencé. Tu t'es jeté sur moi pour me pousser de la trajectoire du bus, et c'est pour ça que tu as fini avec une jambe cassée. Très chevaleresque, c'est ce qui m'a tout de suite plu chez toi. »

Stiles vient à peine de se réveiller, mais ses cheveux lui collent déjà le front et la nuque à cause de la sueur. Il a tellement mal. Il a l'impression que Jackson a sauté à pieds joints sur sa jambe et qu'elle est fracturée à plusieurs endroits. Au moins, son geôlier sait qu'il ne pourra pas s'enfuir.

« Et donc, Trésor, je nous ai amené ici pour qu'on discute. Il me semble que tu as des choses à me dire, comme la raison pour laquelle je suis ruiné. »

Mais Stiles ne répond pas. Il ne veut pas, et il n'a plus rien à perdre à présent. Il sait déjà que l'autre va lui enlever la vie, il aimerait juste que ce soit sans douleur et rapidement. Sauf que ça n'a pas l'air d'être dans les intentions de Jackson, qui le gifle avec force.

« Il me semblait qu'on avait un accord, toi et moi.

- T'as envoyé Isaac à l'hôpital, proteste-t-il faiblement.

- Pour une foulure du poignet.

- Fracture.

- C'est pareil.

- T'as rompu le contrat. »

Les yeux de son ennemi lancent des éclairs et il revient appuyer sur la plaie ouverte avec son pied, regardant Stiles se tordre de douleur et haleter.

« Je croyais pourtant avoir été clair, sweetheart. JE décide et TU obéis. »

Son prisonnier ne répond rien, trop occupé à serrer les dents pour ne pas gémir. Stiles a la sensation de baigner dans la souffrance. Tout son corps lui envoie des décharges, et son tibia est comme une bombe à pulsation électromagnétique. Mais une autre sensation le ramène directement au hangar.

« Enlève ta main Jackson.

- Tu sais très bien que non.

- Je sais que tu n'aimes pas quand c'est comme ça.

- Comme quoi ?

- Tu préfères quand je ne me laisse pas faire, n'est-ce pas ? »

En réponse, des doigts froids viennent caresser sa hanche, seul morceau de peau visible en dehors de ses mains et de son visage. Jackson le regarde avec une certitude terrifiante dans le regard.

« Ce que j'aime, trésor, c'est quand tu es à moi. »


« Arrête de tourner en rond. Tu me donnes mal à la tête.

- J'arrive pas à me calmer.

- Tu as vérifié pour McCall et Lahey ?

- Oui.

- Et pour les autres ?

- Argent, Mahealani et les Boyd vont bien.

- Et…

- Tony ! J'ai fait tout ce que je pouvais depuis ce foutu Quinjet ! »

La colère déforme les traits de Peter, presque autant que la tristesse, la culpabilité et l'angoisse. Il n'ose pas imaginer à quel point Stiles doit être en train de souffrir en ce moment, alors que lui doit attendre dans cet avion qu'ils arrivent enfin à lui. Dans trois heures. Ils n'ont fait qu'à peine la moitié et Peter ne la supporte déjà plus. Cette attente interminable pendant laquelle il invente comment aurait pu être sa vie s'il avait dit oui tout de suite à Stiles. Quel imbécile ! "Le protéger à distance", comme si 4700km suffiraient à l'éloigner du danger, alors qu'ils ne faisaient qu'accentuer le temps qu'il mettrait pour être auprès de lui.

« Tu as un plan ?

- Entrer dans le bâtiment, récupérer Stiles et repartir.

- Et Jackson ? »

Peter serre les poings mais se rappelle qu'il est un Avengers.

« Est-ce que tu pourrais t'en occuper s'il te plaît ? Si c'est moi… je risque de le tuer. »

Tony soupire mais acquiesce doucement de la tête. Lui-même a eu beaucoup de mal à pardonner à toutes les personnes qui lui avaient un jour fait du mal, alors il est heureux que Peter ne tombe pas dans ce cercle destructeur.

Il ne lui reste plus qu'à le supporter jusqu'à ce qu'ils atteignent leur destination.


Stiles ne sait pas comment il s'est retrouvé suspendu à un crochet, en plein milieu du hangar. Des menottes lui lacèrent les poignets à cause de son propre poids et sa fracture est accentuée par des chaînes qui tirent sur ses jambes avant de le rattacher au sol. Il ne peut pas bouger. S'il essaie de se balancer, l'acier bloque sa cheville et le mouvement lui donne l'impression d'être écartelé. Alors il ne fait pas un mouvement, à part celui de respirer. Et encore, parce qu'il doit prendre appui sur ses poignets pour se hisser et débloquer sa cage thoracique à CHAQUE FOIS.

Plus le temps passe et moins Stiles a d'énergie à donner pour survivre.

Une nouvelle brûlure le réveille et il ouvre difficilement les yeux, la respiration sifflante. Jackson a dans sa main un couteau dont perle du sang, et Stiles comprend que ça va être son nouveau jouet pour l'heure qui va suivre.

« Tu sais que tu m'appartiens, mon ange. Alors je peux te marquer.

- Non, arrive à croasser le captif. Va-t'en. »

Son geôlier se rapproche avant de poser sa main sur sa joue et de l'embrasser. La sensation dégoûte Stiles, juste avant qu'un hoquet de stupeur ne sorte de sa bouche. Puis il gémit très faiblement et un gargouillis remonte dans sa gorge. C'est seulement après ça que Jackson retire le couteau de son ventre. Cette ordure a réussi à viser entre tous les organes vitaux. Et il va recommencer.


Peter reprend le contrôle de l'engin avec empressement et Tony ne peut pas qualifier leur atterrissage de doux. De toute façon, il n'en prend pas le temps, se dépêchant d'enfiler l'armure alors que Peter se précipite déjà dehors, attiré par la lumière qui brille à l'intérieur d'une vieille ferme abandonnée. Et l'adulte espère sincèrement que Stiles est vivant, parce qu'il n'est pas vraiment doué pour consoler les jeunes adultes en mal d'amour.


Stiles n'arrive plus à ouvrir les yeux. Ils sont trop lourds et ils demandent trop d'énergie pour ce qu'ils lui apportent. Par contre, il ne sent plus ses poignets, sûrement parce qu'ils n'ont plus de circulation sanguine. Pour le confirmer, Stiles sent un liquide poisseux couler sur ses avant-bras.

Il n'en peut plus.

Son sang coule partout, que ce soit sur ses bras, sur son torse, de sa jambe, de sa hanche. Toutes les parties de son corps sont meurtries, même le dos n'a pas pu y échapper. Et il n'a plus la force de tirer sur ses liens d'acier pour soulever ses épaules et permettre à de minuscules bouffées d'air d'oxygéner ses poumons.

Il n'a plus ni l'énergie, ni la volonté de vivre.

C'est devenu tellement dur de grappiller quelques secondes… Il est vraiment désolé pour Mélissa qu'il endeuillera pour la deuxième fois aujourd'hui. Il est aussi triste de se dire qu'il n'a pas pu dire au revoir à ses frères, mais également soulagé parce qu'il ne leurs survivra pas. Il n'aura pas à se rappeler chaque souvenir partagé en étant seul. Et il s'en veut mais son corps est devenu tellement, tellement lourd…

Sauf que Jackson continue de le martyriser, bien qu'il ait laissé de côté les lames pour l'instant.

« Trésor, tu crois vraiment que je vais te laisser mourir ? susurre-t-il dans son oreille. Evidemment, ce sera le grand final mais il y a encore du temps avant ça. Tu sais à quel point je t'aime.

- Ecarte-toi, ordonne soudain une voix provenant du fond du hangar.

- Je ne crois pas non. Et t'es qui toi ? »

Stiles veut soudain ouvrir ses yeux. Il DOIT les ouvrir. Qu'importe la lourdeur de ses paupières et ses maigres réserves, il concentre toute sa force vers ces zones et parvient péniblement à apercevoir son environnement. Il ne sait pas comment réagir quand sa vue confirme ce qu'il a entendu : Peter est là. Et il n'a pas l'air de vouloir rire :

« Ecarte-toi de lui. Je ne te le dirais pas une troisième fois. »

Stiles n'a jamais entendu autant de haine et de froideur dans une voix, même lorsque son père interpellait des tueurs en séries. Pour peu, il aurait presque peur de son camarade de classe. Mais il est aussi assez heureux de le voir : il ne mourra pas seul.

« Je ne reçois pas d'ordre. »

Stiles sent un léger courant d'air frais, juste avant qu'une douleur effroyable ne lui paralyse tout le côté gauche. Il ne peut s'empêcher de hurler malgré sa faiblesse et des larmes viennent lui brûler les yeux. Il a déjà trop supporté, trop de souffrance, de torture et d'insultes mais l'enfoiré qui le retient vient en plus d'éclater ses côtes avec son poing, en en brisant au moins deux.

Et arrive le problème majeur, qui ne sont pas les fractures : Stiles ne peut plus respirer.

Il a vaguement senti un morceau d'os se déplacer dans son corps mais maintenant, ses poumons ne fonctionnent plus. S'il a le malheur de bouger un seul millimètre de son torse, il a l'impression qu'une dague le marque au fer rouge de l'intérieur. C'est abominable et le supplice le fait presque tourner de l'œil. Il sent qu'il a le poumon gauche perforé, mais en tant qu'optimiste, il se dit qu'il a de la chance : ça aurait pu être le cœur.

Stiles aurait préféré que ce soit le cœur.

Soudain, deux bras lui enserrent la cage thoracique, le faisant gémir de douleur. « C'est moi » entend-il vaguement avant que les chaînes autour de ses chevilles ne deviennent plus lourdes. Il veut hurler mais sa gorge ne fonctionne plus, et il a de plus en plus de mal à rester conscient. Puis il sent un froid glacial dans son dos, et comprend qu'il est allongé par terre. Quelqu'un est en train d'appeler son prénom, mais il ne reconnaît pas la voix, ne veut pas faire l'effort de reconnaître. Tout est si flou et le silence commence à dominer son monde, en même temps que le noir absolu.

« Stiles, entend-il au creux de son oreille, ne me laisse pas maintenant. Je suis là pour toi.

- Ça a toujours été toi, Peter. » parvient-il à souffler juste avant que la tension dans son corps ne se relâche.


« STILES ! »

Le cri de détresse de Peter percute Stark juste après qu'il ait réussi à mettre Jackson K.O. Il laisse le corps dans un coin et rejoint précipitamment son protégé, avant de se figer devant la scène. Stiles repose dans les bras de son ami qui essaie par tous les moyens de le faire réagir ou de voir au moins s'il est vivant. Tony scanne le corps et détecte un faible battement de cœur, alors il reprend ses esprits et décide de gérer la situation.

« Peter, il est vivant. »

Le visage de l'interpellé est brouillé par des larmes et par la panique qu'il ressent, mais cette simple phrase a réussi à lui redonner un peu d'espoir. Ce serait tellement cruel qu'il ne soit arrivé à temps que pour voir son ami mourir dans ses bras…

« Utilise tes fils pour soutenir la fracture de sa jambe droite. Je préviens les urgences les plus proches et ensuite on monte dans le Quinjet. Je pilote, tu le tiens. Tu continueras de ressouder quelques plaies en route. Aller. »

Le plus jeune l'écoute et s'en remet totalement à lui, perdu par l'intensité des émotions ressenties. Il doit sauver Stiles, c'est la seule chose qu'il a en tête. Alors une fois la jambe remise en place et maintenue par une toile solide, il amène son ami dans l'engin volant et l'allonge par terre, se posant en tailleurs près de lui. Il ne remarque pas Tony qui dépose un corps à l'autre bout de l'appareil, ni quand ils décollent. Ses yeux n'arrivent pas à quitter le corps de Stiles. Il a tellement de blessures, d'hématomes et de sang…

Il n'y a que peu de chances qu'il s'en sorte. Et il ne sera pas indemne.


A saaaaaaameeeeeediiiiiii :*

Je vous aime ! xD