Vous n'imaginez pas à quel point j'adoooooore poster les chapitres et maintenant je me réveille le matin et je suis là : "Mais ! On est samedi ! ON EST SAMEDIIIIII ! Je peux enfin le poster !" xD

Bref, bonne lecture :*


Tony Stark se demande pourquoi le coin de son écran brille en rouge, jusqu'à ce qu'il clique sur la fenêtre en question et que JARVIS ne lui fasse un rapport complet. Il ne sait juste pas qui a pu faire une telle chose. Sauf que Tony est un minimum intelligent et il sait qu'il n'y a qu'une personne qui aurait pu causer de tels dégâts.

Et elle va s'en mordre les doigts.


Stiles est au paradis.

C'est la seule explication possible qu'il peut y avoir pour décrire sa situation. Il ne sent plus rien, aucune douleur, aucune gêne, aucune lourdeur nulle part. Il n'est plus dans le hangar avec Jackson, seulement dans une pièce d'une blancheur infinie. Et il voit deux touffes de cheveux, l'une brune et l'autre châtain, accompagnées de visages qu'il n'espérait plus jamais revoir.

Scott et Isaac sont à côté de lui, l'un à gauche et l'autre à droite, ayant chacun une de ses mains dans la leur.

C'est tellement invraisemblable qu'il pourrait rire. Si seulement il se souvenait de comment fonctionne ses cordes vocales. A moins qu'il n'en ait plus ? Peut-être que les anges n'ont pas besoin de parler pour se comprendre. Ce serait drôlement embêtant pour Stiles, qui n'a jamais cessé de parler, mais il pourrait s'en accommoder, vu que ses frères sont avec lui. Puis entre une personne qui le fait douter.

Si elle est là, il y a forcément un problème.

Soit elle est morte elle aussi, et rien que d'y penser son cœur se serre violemment. Ça ne peut pas être comme ça. NON. Elle a trop de choses à accomplir dans leur monde pour être partie aussi tôt. Et en y réfléchissant bien, lui aussi avait beaucoup d'idées à réaliser, alors ce serait vraiment dommage qu'il soit mort.

Soit ils sont tous vivants. Et cette révélation paraît magnifique et très douloureuse en même temps pour le jeune adulte. S'ils sont vraiment sur Terre, en vie, tous ensemble, c'est qu'ils pourront de nouveau traverser des périodes de joie et de tristesse. La perspective fait peur à Stiles, parce qu'en vingt-cinq année de vie, ce qui prédomine est la souffrance. Il ne veut pas que les prochaines décennies se passent comme les premières. Il veut du bonheur, de la tranquillité et de l'amour.

Voilà pourquoi voir Peter dans cette chambre lui paraît irréaliste. Qu'est-ce qu'il fait là ?

Les deux personnes qui dormaient sur son lit relèvent soudain la tête et la troisième fronce les sourcils. Tous regardent les écrans à côté de son lit puis posent de nouveau leurs yeux sur lui. Ils voient qu'il est réveillé, et il essaie de comprendre ce qu'ils lui disent, mais aucun son ne sort de leurs bouches. Et quand Isaac secoue sa main, il ne la sent pas.

L'angoisse monte un peu plus, en même temps que son imagination d'hyperactif invente des possibilités.

Peut-être qu'il a trop de sédatifs dans le sang. Ou alors il ne sent rien parce que Jackson l'a abimé. Il aurait pu lui casser une vertèbre et le rendre tétraplégique. Ou juste lui couper les oreilles et lui brûler le bout des doigts. Est-ce qu'au moins il n'est pas en train d'halluciner ?

Et la question se pose légitimement quand Stiles sent et voit Peter l'embrasser.

Une vague de calme et de tendresse le secoue et il a l'impression de respirer à nouveau, juste après que Peter se soit légèrement éloigné.

« Stiles. »

Enfin, il entend quelque chose. Et son prénom prononcé par son camarade avec cette intonation est sûrement la chose la plus adorable qu'il voulait écouter en premier. Peter passe son pouce sur ses joues et peut-être que Stiles pleurait. Peut-être que le fait d'avoir cru être mort lui a fait tellement peur qu'il était en état de choc. Mais il est bel et bien vivant, et son corps se rappelle à lui tandis qu'il grimace.

Tout son côté gauche est douloureux. Sauf que c'est une douleur sourde, que Stiles arrive à supporter contrairement à celles du hangar. Il est sain et sauf, avec les personnes les plus importantes autour de lui.

« Vous… le feu ?

- On a réussi à sortir par derrière et les pompiers sont arrivés avant que l'incendie ne brûle le toit. Ils ont dit que c'était toi qui avait appelé. »

Stiles ne peut qu'acquiescer, retrouvant doucement toutes les sensations. Oui, il a pensé à contacter les pompiers avant de rejoindre Jackson, dans l'éventualité où il se comporterait en parfait connard, comme les autres fois.

« Jackson ?

- Arrêté et condamné. Perpétuité pour cruauté criminelle, trafic de stupéfiants et… hum... »

Scott ne sait pas s'il doit continuer. Il n'est pas sûr que son frère soit au courant, et le lui dire à peine cinq minutes après son réveil lui paraît un peu brusque. Sauf que Stiles lui demande de continuer, sachant parfaitement qu'il veut tout savoir tout de suite, pour pouvoir faire son deuil.

« Viol. »

Le mot est lâché à contrecœur par Peter, qui doit serrer les dents pour ne pas hurler de rage. Quand les infirmières lui en ont parlé, il a cru qu'il allait égorger Jackson. Puis il s'est rappelé que la prison pour les violeurs est bien pire que la mort, et il est satisfait par ça. Pour Stiles, c'est autre chose. Il ne sait pas comment réagir. Il n'a jamais pensé qu'ils finiraient comme ça Jackson et lui. Malgré lui, un creux se forme dans son estomac et il essaie de ne pas pleurer. Isaac le voit et s'empresse de le prendre dans ses bras, alors que Scott lui pose une main sur l'épaule pour lui montrer son soutien. Seul Peter ne semble pas réellement comprendre la réaction des trois frères, et Stiles sait qu'il devra un jour tout lui révéler. Mais pour l'instant, il n'en a pas la force.

« Il est réveillé ? »

Une infirmière rentre et s'occupe ensuite de tous les côtés médicaux. Stiles apprend qu'il est resté inconscient pendant presque une semaine, que Scott et Isaac ne sont arrivés que deux jours plus tôt et que Peter n'a pas arrêté de le veiller depuis qu'il l'a emmené aux urgences. Il sait également qu'il avait une fracture ouverte du tibia droit, des plaies critiques sur tout le torse, deux côtes gauches fêlées et une cassée, le poumon gauche perforé et une hémorragie interne. Heureusement, tout a été soigné depuis, grâce à cinq ou six heures au bloc opératoire, mais sa guérison complète prendra un mois au minimum en-dehors de la fracture. Sa jambe est plâtrée, il a une interdiction de se lever avant le surlendemain pour ne pas dessouder les côtes et des bandages couvrent tout son corps.

Mais il est vivant et chaque personne dans la pièce mesure la chance qu'ils ont eu d'avoir ce miracle.


Le problème, c'est que la révélation "Jackson" arrive plus tôt que prévue et fait bien plus de mal que ce que Stiles aurait pu penser.

Il se lève après un déjeuner pour prendre sa première vraie douche depuis son entrée à l'hôpital, deux semaines plus tôt. Il réussit à aller jusque dans la salle de bain en s'appuyant sur tous les meubles – et avec l'autorisation de son infirmière évidemment, hein. Puis il allume l'eau et enlève tant bien que mal son haut, parce que même si ses côtes ne peuvent plus se dessouder, elles sont encore douloureuses. D'ailleurs, sans même enlever les bandages, il voit les grandes traces violettes qui tournent au jaune sur son côté gauche. C'est vraiment moche, et Stiles espère que d'ici trois semaines elles seront parties. C'est presque déjà l'été à New York normalement et la chaleur mériterait qu'il fasse des plongeons dans une piscine.

Il se tourne ensuite pour faire dos au miroir et voir jusqu'où elles s'étendent, et tout bascule.

Peter, lui, entre dans la chambre cinq minutes plus tard, et quand il entend couler l'eau, il se réjouit de savoir que son ami gagne peu à peu de l'indépendance. Il se pose alors sur le lit et attend qu'il ait fini, parce que s'il l'a déjà vu en pyjama masculin – c'est-à-dire T-shirt et caleçon – et en tenue d'hôpital – une espèce de robe de chambre assez courte –, il ne l'a pas encore vu nu. Et il sent que ce serait problématique.

Depuis qu'il l'a embrassé le jour de son réveil, ils s'en sont tenus à de léger frôlement de mains, et si Peter était honnête, il avouerait qu'il est vraiment frustré par ces non-changements. Il redoute le fait que Stiles ait définitivement fait une croix sur ces sentiments pendant ce mois d'éloignement et franchement, ça l'embêterait parce que lui-même a réalisé qu'il avait du mal à vivre loin de lui. Sauf qu'il ne sait pas comment l'exprimer, et si d'habitude Stiles n'hésite pas à mettre les deux pieds là où ça dérange, cette fois il semble préférer éviter le sujet.

Soudain, Peter s'arrête de penser pour se focaliser sur ses sens. Il y a quelque chose qui ne va pas. Et ça vient de la salle d'eau. Il a appris à repérer les battements de cœur de Stiles parce que… parce que ça peut toujours être utile, et ils sont anormalement rapides et saccadés en ce moment. Peut-être que c'est l'eau chaude qui aide à la circulation sanguine, mais Peter préfère vérifier. Avec Stiles, on n'est jamais trop sûr.

« Stiles ? »

Il n'a aucune réponse, alors il se rapproche un peu et toque doucement :

« Tu vas bien ? Je peux entrer ? »

Et quand seul un gémissement lui répond – merci la super ouïe ! – il décide de voir par lui-même en espérant que son ami soit un minimum habillé. En fait, Stiles est totalement habillé en dehors de son T-shirt. Heureusement que l'infirmière a été laxiste et que le brun a pu argumenter comme quoi un pantalon de toile et un haut simple seraient plus pratique pour soigner ses blessures au torse. Sauf que le jeune homme est en position fœtale sur le sol et dos au mur et qu'il tremble comme si un ouragan soufflait.

Peter décide d'y aller en douceur. Il sait que le brusquer peut ramener des souvenirs douloureux à la surface. Il coupe l'eau et s'agenouille devant son ami, puis prend tendrement ses mains dans les siennes, avant de faire des cercles avec ses pouces pour les détendre.

« Stiles, je suis là. Ca va aller, d'accord ? Je sais que tu vas surmonter tout ça.

- Je peux… je peux pas. »

La voix est sortie tremblante et rauque et écorchée, et Peter aimerait juste le prendre dans ses bras et le bercer jusqu'à ce que Stiles s'endorme et oublie à quel point la vie a été dure pour lui. Mais il sait que son ami doit parler s'il veut un jour aller mieux.

« Je vais t'aider Stiles, même si je ne suis pas forcément le meilleur.

- Si ! Toi c'est… toi c'est bien. Rien que toi. »

Peter ne peut s'empêcher de sourire un peu bêtement mais il redevient vite sérieux, parce que si l'aveu lui a fait plaisir, Stiles n'est toujours pas remis, et il ne sait toujours pas pourquoi.

« Qu'est-ce que tu as ?

- C'est… Jackson. Il a… Il m'a…marqué. »

Le plus jeune sert violemment les dents. Il sait très bien ce que Jackson a fait, et il pensait que Stiles l'avait compris lui aussi. Stiles a eu l'air de comprendre quand on le lui a dit quelques jours plus tôt. Pourquoi est-ce qu'il n'y réagit que maintenant ?

« Tu restes magnifiques Stiles. Et il ne te fera plus de mal. Il ne peut plus t'approcher maintenant.

- Il va sortir de prison. Il a trop de contact. Il va sortir et il…

- Il ne t'approchera plus jamais, le coupe Peter. Je serais là pour l'arrêter.

- Tu ne comprends pas. Je… je suis déjà à lui. »

La phrase sonne étonnamment vraie aux oreilles de Peter et IL. DETESTE. ÇA. Le salopard a une emprise psychologique sur Stiles et le plus jeune sait à quel point ça va être douloureux pour eux deux de lui enlever ça de la tête.

« On était ensemble avant. »

Voilà qui explique tout : la tendance de Stiles à vouloir croire en Jackson même après toutes les horreurs commises, pourquoi il avait bien voulu passer le marché avec lui, pourquoi il était aussi sensible sur le sujet. C'est extrêmement compliqué de voir une personne qu'on aime changer un peu plus chaque jour pour finalement s'éloigner de nous et devenir quelqu'un de totalement inconnu.

« C'était avant, Stiles.

- Oui mais…

- Et moi ? »

Peter se mord violemment les lèvres. Il ne voulait pas amener ça maintenant, mais voir Stiles se barricader le cœur de cette façon lui a tordu les entrailles et il NE VEUT PAS que son ami le rejette à cause d'un psychopathe dealer. Pour toute réponse, Stiles se mord les lèvres lui aussi, puis il lâche ses mains et se retourne pour montrer à Peter son dos.

Un "J" géant y a été gravé au couteau.


Je ne tenterai pas de m'échapper discrètement par la porte de derrière pour éviter que les plus fervent d'entre vous (vous vous reconnaîtrez) essaient de m'assassiner, nooooooon... :)

A mercredi ! :P