Hey !
Bon, je suis désolée mais j'ai des problèmes de Wifi depuis un mois (ou plus ?) donc je n'arrive pas à vous répondre :/ Et là je pique le réseau de l'école pour pouvoir publier... J'espère que ça s'arrangera bientôt parce que j'adore discuter avec vous ! Et vos avis sont super intéressants :D
Bonne lecture :*
« Bah alors, tu t'es perdu ?
- Très, très drôle Peter… Elle est tellement grande que je ne pense pas pouvoir la rater.
- Mais t'es où alors ?
- Au bout de la rue. Descend, je vois l'entrée.
- Oui mon amour. »
La communication coupe alors que Stiles regarde son téléphone avec amusement. Son petit-ami se révèle en fait être quelqu'un de très attentif et surtout assez libre par rapport à leur relation. Pas dans le sens où il n'en a rien à faire mais plutôt qu'il s'en amuse en essayant de l'embêter avec. Et c'est très drôle.
Il arrive devant la porte vitrée au moment où Peter en sort et ils se regardent tous les deux avec cette nouvelle petite lueur dans les yeux.
« Pourquoi t'as mis autant de temps ?
- Fallait que j'achète ça. »
Stiles tend une boîte à l'homme en face de lui, qui a soudain plus l'air d'un enfant qu'autre chose :
« C'est la première édition de la première trilogie de Star Trek ! Tu as… Tu as réussi à la trouver ?
- T'as la technologie mais j'ai les contacts, Einstein. »
Peter l'attrape par le col et l'embrasse assez confusément mais Stiles sent la passion derrière le geste et il le laisse faire. Quand ils se séparent, ils remarquent certaines personnes qui les dévisagent et ils en rient, puis le plus jeune invite son aîné à rentrer.
La tour est immense et Stiles se demande comment son cadet va vouloir lui faire visiter.
« Je propose de faire le tour des installations avant de rentrer dans les quartiers privés des Avengers, t'en penses quoi ?
- C'est toi qui décide. Tu es chez toi après tout. »
Peter sourit, parce que oui, il est chez lui. Il a sa famille, ses amis et il a Stiles. Il ne pourrait pas habiter ailleurs. Alors il prend plaisir à montrer les salles d'entraînement à celui qu'il aime le plus, le regardant ouvrir des yeux étonnés ou émerveillés, et il adore voir ce côté affamé. Lui aussi le possède, et lui rappelle qu'ils ont des points communs.
« Je peux taper dedans ?
- Tu vas te casser le poignet.
- Mais non. Je peux ?
- Ne frappe pas trop fort alors. »
Stiles prend un peu d'élan et son poing rencontre un des sacs que Steve utilise. Effectivement, ils sont beaucoup plus denses et beaucoup plus lourds. Et il aurait pu se casser le poignet, mais il a eu le réflexe de ralentir juste avant l'impact.
Le reste des infrastructures ne sont que des laboratoires, des garages, des salles de réunion et une plateforme de décollage vide.
« Hum… Le Quinjet n'est pas là parce que certains sont en mission.
- Le Quinjet, c'est l'appareil volant avec lequel tu es venu me chercher ?
- Oui, pourquoi ?
- On ne pourrait pas l'utiliser pour aller au Venezuela ?
- Non ! Mon dieu, je finirais décapité ! J'ai déjà failli d'ailleurs, mais Tony était avec moi.
- Tony… Stark ? Il était dans le Quinjet avec toi ?
- Oui. Tu ne l'as pas vu ? Il est entré dans le hangar en même temps que moi. »
Non, Stiles n'avait pas vu l'Iron Man. Il était trop concentré sur Peter. Mais il prend note sur l'impossibilité d'utiliser le Quinjet pour se rendre en pays voisin. Ils vont devoir jouer les parfaits touristes et prendre un avion normal.
« Il n'y a personne dans la tour en ce moment ? demande Stiles alors qu'ils marchent vers le salon.
- Si, mais la plupart ne rentrerons que ce soir ou demain matin pour être à l'heure à midi.
- Et donc… Il y a qui ?
- Bruce et Natasha.
- Ils font des recherches ?
- Oui, pour trouver une nouvelle maison.
- C'est sympa… »
Le plus âgé peut comprendre que la tour Avengers est très avantageuse pour toutes les recherches et les entraînements de l'équipe, mais qu'un couple n'aura pas assez de vie privée dans un endroit aussi collectif. Lui-même apprécie d'avoir un minimum d'espace vital, et une chambre de 12m² n'est pas suffisante.
« Tu as faim ? lui demande Peter pour le tirer de ses réflexions.
- Toi, tu veux que je cuisine… »
Son petit-ami lui fait un faux sourire innocent mais non moins éblouissant, et déclare qu'il a tous les ingrédients nécessaires pour faire un plat de bonne qualité. En fait, Peter s'est découvert une passion pour manger tout ce que Stiles pouvait lui servir. Il faut dire qu'avec le sucré et le salé, l'aîné sait y faire et il l'explique par l'absence de présence maternelle : « Je ne pouvais pas laisser mon père grossir à coup de frites et de burger. » Mais Peter sait que la cuisine a aussi aidé Stiles à garder la tête froide et à continuer à aimer créer après la mort de sa mère. C'est comme s'il avait gardé un lien avec elle en faisant la même chose.
C'est touchant et maintenant, Peter peut en profiter pleinement.
Ils passent donc une demi-heure à couper oignons, coriandre et à ajouter chili, cumin et paprika à leur plat mijotant sur le feu. La cuisine de la tour est grande et fonctionnelle et Stiles rêvait de l'utiliser. Après avoir rempli à ras bord leurs assiettes en ajoutant des chips triangle et avoir mis le dernier cadeau du plus jeune dans le lecteur, ils s'installent sur le canapé. Le repas est délicieux et le film toujours aussi génial et ils sont heureux rien qu'avec ces petits plaisirs.
« Je croyais que Stiles venait aujourd'hui.
- Il est allé chercher un truc dans la chambre.
- Et tu ne le rejoins pas ? »
Peter hausse un sourcil à l'adresse de Natasha, mais ne prend pas la peine de répondre à la provocation. Il sait qu'il y aura droit avec presque tout le monde, et que certains seront vraiment lourds – dixit Tony et Sam. Il est assez mature pour passer outre.
« Peter ! C'est trop cool ! Ils ont réussi ! »
La voix de Stiles s'élève depuis le couloir et il déboule dans le salon en courant, un immense sourire sur le visage et les yeux grands ouverts. Tellement ouverts et naviguant rapidement entre Peter et sa tablette qu'il en oublie de regarder où il met les pieds. Et il ne connait pas suffisamment la tour pour se rappeler des fatales trois petites marches qui séparent l'espace cuisine et l'entrée des larges canapés du coin salon.
L'élan le fait atterrir directement sur la seconde marche mais la différence de niveau lui fait perdre l'équilibre, en plus de l'éclat de douleur qui traverse sa jambe. Puis tout se joue en une seconde. Il pense à lancer la tablette en direction de Peter – en espérant que ce dernier la rattrape – et laisse son corps réagir à l'instinct. Ses deux mains se posent au sol – à quelques millimètres de la dernière marche –, son dos se courbe, il rentre la tête et ses épaules rencontrent la surface rigide.
Puis il se retrouve debout, avec son tibia qui le lance un peu plus que d'habitude.
Mais il ne veut pas le montrer et s'oblige donc à trottiner jusqu'à son petit-ami, qui a l'appareil électronique dans les mains. Il s'assoit un peu plus lentement sur le canapé et sourit ensuite à Peter. Ce dernier l'observe avec un regard légèrement suspicieux.
« Tu boîtes.
- Non.
- Si.
- Ce n'est rien.
- Tu n'as pas mal ?
- Non ? »
Son cadet soupire, puis le juge du regard.
« Quoi ?
- Je ne te savais pas aussi… souple.
- Haha. Je te rappelle que mon père était Shérif ?
- Même. T'as assommé les deux lourdeaux de la première fois avec de la force, pas de l'agilité.
- Il se pourrait que j'aie profité de ce mois à la police pour demander plus d'entraînement à Parrish.
- Vraiment ?
- Et bien… Comme je n'avais pas totalement perdu espoir sur ton intelligence et ta sensibilité, oui. »
Le doux sourire que Stiles offre à Peter lui fait baisser les sourcils et attendrit également son regard. Puis il lève la tablette au niveau de son visage et la secoue légèrement.
« Et donc ? »
Le sourire de l'aîné redevient aussi grand que lors de son entrée dans la pièce et il déverrouille l'appareil en deux secondes, puis il tape furieusement dessus pendant le double du temps et le tend finalement fièrement à son petit-ami. Qui hausse les sourcils à nouveau.
« La Neuropathie optique héréditaire de Leber pourrait enfin avoir une solution, lit-il. Qu'est-ce que c'est ?
- Je suis les avancées de ce groupe depuis trois ans. Et Lydia fait sa thèse dessus parce que son oncle et son cousin sont touchés par la maladie. Ils viennent de trouver un traitement pour empêcher la dégénérescence oculaire des hommes atteints. C'est une technique de thérapie génique hyper avancée !
- Pourquoi les hommes seulement ?
- Les femmes sont porteuses mais ne la contracte pas. Tu imagines à quel point c'est énorme ! Des aveugles vont pouvoir retrouver la vue ! L'oncle de Lydia et son cousin vont pouvoir à nouveau voir leur famille ! Je trouve vraiment magnifique que la science médicale puisse faire des telles avancées, au lieu de créer des virus qui détruise la population ou la planète.
- Tous les scientifiques ne devraient avoir que des projets sains et réalisables.
- C'est sûr que ça nous enlèverait pas mal de travail. »
Les deux jeunes hommes sursautent à l'écoute des deux derniers commentaires et seul Peter tourne la tête vers le coin cuisine.
« C'est mal d'écouter les conversations des autres, Monsieur et Madame Banner.
- Pourtant, elle est intéressante. Tu as plus d'information, Stiles ? »
L'interpelé se retourne lentement pour faire face au célèbre couple des Avengers. Bruce a effectivement l'air curieux et il semblerait que Natasha prépare déjà des boissons pour eux quatre. Alors, il expose toutes ses connaissances. Pas qu'il veuille faire bonne impression – il voit que les deux adultes se comportent avec lui comme s'ils se connaissaient déjà depuis longtemps – mais parce qu'il est heureux de trouver quelqu'un qui puisse alimenter la conversation avec lui. Bruce a définitivement mérité son titre de docteur. Il pointe les anomalies et les informations trop vagues que Stiles laisse filtrer, et l'aide à comprendre les notions retenues mais non comprises. Et pendant ce temps, Peter et Natasha lisent, le premier confortablement calé contre son petit-ami et la seconde juste à côté de son mari, en face des plus jeunes.
C'est sur ce tableau pouvant être qualifié d'"adorable" que Clint et Wanda rentrent dans la pièce, apercevant avec étonnement Bruce discuter librement avec quelqu'un d'autre que Peter. Généralement, seul le cadet de leur équipe peut comprendre presque tous les thermes utilisés par le scientifique, battant ainsi Stark sur un sujet. L'homme est aussi jeune que Peter, brun et la Sorcière peut sentir en lui une quantité d'énergie débordante.
« Vous êtes en retard. »
La voix de Natasha stoppe la conversation animée et fait tourner toutes les têtes vers les deux nouveaux venus. Clint ne peut s'empêcher de sourire face à l'espièglerie de sa meilleure amie.
« C'est parce qu'on a voulu vérifier dans chaque magasin s'ils avaient ce nouveau modèle que tu voulais tant, alors qu'il ne sort que dans deux semaines.
- Ah bon ? J'ai dû confondre avec un autre alors…
- Tu ne voulais pas plutôt nous éloigner ? questionne Wanda.
- Pourquoi j'aurais fait ça ? demande innocemment la rousse.
- Pour rencontrer Stiles avant eux peut-être, l'enfonce Peter.
- Je n'ai pourtant rien d'exceptionnel, contredit le concerné.
- En-dehors de ta mémoire phénoménale et de ta compréhension des sujets les plus complexes ? intervient Bruce.
- Les spécificités de la thérapie génique ne sont pas un sujet complexe.
- Pourquoi je n'ai pas compris votre conversation alors ? interroge Peter.
- Ça, c'est seulement parce que tu es bête mon amour. »
Sous l'étonnement général, le cadet ouvre légèrement la bouche, avant de bouder et de se déplacer sur le canapé pour échapper à Stiles. Ce dernier sourit largement et se rapproche jusqu'à ce qu'ils arrivent tous les deux à l'autre bout du meuble moelleux. Le plus âgé bloque alors son petit-ami et lui chuchote à l'oreille. La mine renfrognée de Peter se transforme peu à peu, pour finalement laisser place à un sourire tendre et joueur :
« Promis ?
- Promis.
- Ok. T'es pardonné.
- Yes ! »
L'immense sourire de Stiles contamine alors tous les adultes présents, et l'ambiance continue de se réchauffer lorsque Clint et Wanda s'assoient également et participent à la conversation générale.
Puis une voix à la fois glaciale et moqueuse retentie :
« Voici donc le voleur. »
Stiles frissonne, mais se lève et fait ensuite face à Anthony Stark.
Qui s'y attendait ? PERSONNE j'espère :P
Bref, rendez-vous mercredi :D
Kisses :*
