Chapitre 3 : Zirkon.

*Qui est cette fille ? Comment ose t-elle me regarder dans les yeux ?*

Je ne sais pas pourquoi mes yeux furent attirés par un éclat métallique venant de sa poitrine : mon pendentif ! Elle se présenta sous le nom de Mia Doko, je voulu lui arracher le pendentif qu'elle osait porter, car ma famille ne devait le donner sous aucun prétexte même s'ils étaient sous la menace de mort. Mia dévia mon bras et stoppa l'autre avec facilité, elle posa sur moi un regard ni méprisant, ni furieux, au contraire elle semblait émerveillée de me voir et elle palpa mon bras comme pour voir s'il était réel.

« Qui es-tu, demanda-t-elle.

-Je suis Zeïka et toi, comment es-tu entrée en possession de ce pendentif ?

-C'est un cadeau de mes parents, réplica t-elle en serrant le pendentif contre elle, en me jetant un regard apeuré.

-Leila et Koj ?

-Je pense que oui.

-Ils vont bien demandai-je.

-Là où ils sont peut-être.

-Comment sa ?

-Ils sont mort il y a 7ans, dit-elle sombrement.

-Alors c'est sa que j'avais senti, murmurai-je.

-Quoi donc ? Demanda t-elle surprise.

-... Non rien, répondais-je perdue dans mes pensées.

-Qui y a-t-il ? Interrogea t-elle, en m'agrippant le bras.

-Je... »

Je n'ai pas pu finir ma phrase, car le pendentif fut quelques secondes sur ma main et l'instant d'après je me retrouvais en pleine forêt avec un arbre qui chutait vers moi, alors qu'il n'y avait pas de vent. Sachant qu'un seul de type de créature pouvais faire sa, je lançai un avertissement aux farfadets. Pour toute réponse le reste de la forêt frissonna, alors que l'arbre, qui allait m'écraser, se courba et reprit sa place initiale. Plusieurs minutes passèrent dans le silence le plus complet, comme la patience n'est pas mon fort, je les menaçai de brûler leur forêt qu'ils chérissaient tant.

« Dans ce corps là, tu ne peux pas, dit une voix dans mon dos.

-Comment peux-tu en être sur humain ? Demandai-je en faisant volte-face pour découvrir un couple, qui me regardait l'air heureux.

-Si tu n'es pas dans ton corps originel, peu importe la puissance magique que tu as en enfer, tu as les capacités physique du corps dans lequel tu es, répondit une femme.

-Comment tu sais sa ? Seuls les membres de ma famille le savent.

-Et si nous te disons que nous sommes de l'autre côté de la famille ? Proposa l'homme.

-Oh, lâchais-je, je comprends mieux. Mais que faites-vous ici ?

-Nous voulions que Mia retrouve ton pendentif, afin que s'établisse le premier contact, en lui tendant une embuscade mais...

-Mais les farfadets s'en sont occupés, coupai-je. Mais s'ils n'étaient pas intervenus comment mon humaine, Mia, aurait réagit ?

-Très vite et de deux façons, dit la femme.

-Soit elle nous aurait désarmés et aurait retourné nos armes contre nous, soit elle nous aurait repérer à causes de nos déplacements d'air, termina son compagnon.

-Pas par la vue ou par l'odorat ? Demandai-je.

-Ce n'est pas un animal, s'écria l'homme, et de toute façon elle est aveugle.

-Pardon ? Elle n'est pas aveugle du tout.

-Bien sûr que si, elle vit chez nous depuis sept ans, et je peux te certifier qu'elle est aveugle. Pourquoi tu insistes ? Interrogea la femme, voyant que j'allais certifier le contraire.

-Quand on s'est rencontrer tout à l'heure, elle avait les yeux grand ouvert et elle n'arrêtait pas de me toucher le bras pour voir s'il était réel. Sa ne te regarde pas ce qu'on s'est dit quand on s'est vue, grondais-je car l'homme allait me poser la question. Qu'es ce que je fais avec des humains ? »

Brusquement je tournai le dos au couple, coupant ainsi la conversation et partie à grandes enjambées dans les profondeurs de la forêt.

Sous la pleine lune, la forêt semblait mystique, les arbres avaient un feuillage vert-bleu qui scintillait dans la nuit, sur quelques buttes de terres des rongeurs, des oiseaux, des reptiles et autres animaux m'observèrent. Je remarquai que malgré le handicap de mon humaine je voyais et je m'aperçue aussi qu'elle avait une excellente condition physique. J'essayai quelques mouvements qui m'étaient familier, mais je ne pus utiliser mon pouvoir, même pour faire la moindre étincelle. Au fur et à mesure, la foule d'animaux se grossit tout en continuant de me regarder.

Je me retournai pour les faire partir, mais un loup blanc et noir s'avança vers moi en traînant la patte, s'asseyant il me regarda d'un air suppliant. Je lui demandai se qu'il me voulait, pour toute réponse le loup me tendit sa patte, tout en poussant un long gémissement. Je lui dis que je ne suis pas un véto, mais ce stupide canidé se mis à ramper vers moi en couinant, je me mis à gronder pour qu'il ne s'approche pas de moi. Plus il s'avançait plus je grondais, alors qu'il était à mes pieds, je rugissais, mais le loup ne bougea pas un muscle et je me rendis compte que je ne rugissant pas, j'hurlais. Ma tête me paraissait sur le point d'exploser et mon dos sur le point de se briser.

*Es que c'est un rejet ? Impossible nous sommes de la même famille.*

Je m'accroupis en prenant ma tête dans les mains, en grondant sourdement. Sous ma tête se trouvais celle du loup, qui me regardais sans une once de peur dans les yeux, une étincelle de joie passa dans ses yeux, je en sais pas s'il était heureux de me voir souffrante ou s'il était content de me voir proche de lui... Qu'es ce que je raconte, les animaux sont dénués d'intelligence.

*Ça y est, je sens que sa arrive, murmurai-je en fermant les yeux.*

Je rejetai la tête en arrière et poussa un hurlement, qui résonna long temps parmi les arbres, rebaissant la tête, j'ouvris les yeux et une sensation de vertige me pris. En effet sous mes pieds, à une dizaine de mètres se trouvait le loup et dans mon dos s'agitait une paire d'ailes.

*Normalement l'humaine n'est pas sensée se transformer sur le point de vue physique, ce n'est pas grave je vais en profiter...*

Alors que je voulais voler dans ce monde, je me sentis tomber ainsi que sombrer dans l'inconscience.

_

« Déjà de retour ? Demandai-je à Zeïka.

-Oui, je m'ennuyais de toi, répondit-elle ironiquement.

-Où es ce que nous sommes ?

-Aucune idée, dit-elle en regardant autour de nous.

-Non, mais pas nous.

-Ben qui alors ? Demanda la démone sceptique.

-Le corps, il est où ? Précisais-je.

-Ah le corps, exclama t-elle. Quand je suis devenue inconsciente, je chutais de 10 mètres, dit-elle nonchalamment.

-PARDON ?

-Ben, quoi ? Ce n'est pas haut 10 mètres.

-Mais bien sur que si, enfin pour un humain oui, mais vue que tu es une démone ca ne l'est pas... Aie, aie, aie. Dans quel état je vais retrouver mon corps.

-Au fait tu risque d'avoir mal au dos, comme si ta peau avait été déchirée... »

Une grosse secousse l'empêcha de finir sa phrase, je la regardai stupéfaite et elle me déclara avec légèreté :

« Ah ? Je crois que le corps vient d'atterrir.

-Et tu dis sa tranquillement, constatai-je désabusée. Bon je vais voir dans quel état il est.

-Comment sa ? »

Pour toute réponse, je lui montrais que le pendentif rougeoyait, lui adressant un signe de main qu'elle ignora, je touchai le pendentif...

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Un gémissement plaintif et une truffe froide me réveillèrent, remuant, une langue chaude frôla ma joue gauche. Je tournai la tête pour sentir ce que c'était, ma joue rencontra une douce fourrure. Fatiguée je me pelotonnai contre la fourrure et m'endormis.

_

Comme réveil, je crois que je n'en ai pas eu d'aussi doux, mais les évènements d'hier refirent surface avec violence : alors que ma vie était normale, je découvre un pendentif banal, je le mets et quelques minutes plus tard, un arbre me tombe dessus alors que la forêt et calme. Sur le point de me faire broyer par l'arbre, le pendentif se met à me brûler, voulant l'arracher, je me fais transporter dans un endroit que je ne connais pas et je vois de mes propres yeux une démone disant qu'on fait partie de la même famille.

« Oh mais... » M'exclamai-je en me redressant brutalement.

*Elle a dit qu'elle s'appelait Zeïka comme le nom du pendentif que les pirates, il y a sept ans, recherchaient si ça se trouve...*

Je voulue empoigner le pendentif pour en parler avec cette Zeïka, mais une douleur déchirante, mit mon dos en feu. Gémissante je me rallongeai avec difficulté, sur ma gauche il y eu un mouvement et un museau se rapprocha de moi, un museau de loup... Normal on est a la colline du loup, mais généralement les loups l'évitent, ils y viennent seulement lorsqu'ils sont blessés. Je portai ma main au museau du loup, qui ne broncha pas. Sous mes doigts l'animal se détendit, son museau était étroit et long, comme je m'attardais trop sur sa guelle, le canidé découvrit les crocs, faisant glisser ma main au niveau des yeux, je sentis une cicatrice en forme d'éclair se dessiner sous mes doigts.

« C'est toi Zirkon ? »

Un mouvement de queue, sur ma droite affirma. Je me retournai et m'assis avec difficulté face au loup, couché sur le flan droit, aussitôt je remarquai que la patte avant gauche du loup était bizarre. A peine je frôla sa patte que Zirkon fit claquer ses dents avec force, puis il se leva difficilement et s'assit à quelques mètres toujours grondant. Je lui dis que je pouvais le soigner, mais il ne bougea pas, je me relevai et essaya de renter tant bien que mal, car mes parents devaient être inquiets. Malgré la douleur, je fis quelques pas en évitant de faire trop de secousses, je sentis que Zirkon me suivait avec peine mais à bonne distance. Je me dirigeai vers un chêne et chercha de quel côté était la mousse, l'ayant trouvé, je tournai le dos à la face de l'arbre couverte de mousse et mis cap au sud.

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Après quelques minutes de marche, j'entendis une branche que l'on brisait dans mon dos, un autre craquement lui répondit plus proche et un bruit de course se fit entendre. Alors qu'un énorme bruit retentit, je sentis mon corps chuter, mais une mâchoire claqua à mon oreille et ma chuta stoppa. La créature, qui me retenait poussa un gémissement et mon corps descendit de deux cm, je sondai les profondeurs du piège et ma perception me renvoya une vision d'horreur, qui me terrifia. En effet, sur des pieux, qui tapissaient le fond du piège, se trouvaient des squelettes d'aventuriers à la recherche du "fameux trésor" de la colline du loup, qui est au passage inexistant. Un gémissement précéda ma chute de cinq cm, la paroi contre mon dos présenta un trou au niveau de mon coude gauche, le remonta ma main gauche au niveau de celle-ci et l'y installa de façon à ce que mes doigts soient à l'extérieur de mon futur appui.

"Zirkon, murmurai-je, quand je dirais trois tu me lâche et tu t'écarte de là, compris?"

Un grondement me répondit, j'esquissais un sourire et lança le décompte. A la fin de celui-ci, le loup me lâcha et à la seule force de mon bras, je plia les jambes sous mon menton et les détendis rapidement, en frappant du plat des pieds la paroi. L'effet fût saisissant, mon corps décrivit un 180°, mais ma main se coinça dans le trou. Heureusement mon corps ne repartit pas en arrière, mais je me pris un plat face contre terre, en lâchant un cri de douleur pour mon dos et aussi pour mon épaule, je pense que je me la suis démise.

Délogeant ma main de mon ancien point d'appui, je remerciai Zirkon, mais celui-ci semblait avoir disparut, je repris ma marche et un trottinement me suivis, je me retournai, Zirkon s'arrêta, je lui demandai de s'approcher, mais il resta immobile. Je cassai une branche en morceaux égaux et soutira une branche à un saule. Nullement impressionné par ma démarche, Zirkon se mis à gronder lorsque mes mains furent trop proches de sa patte blessée. N'écoutant pas ses gémissements, je lui confectionnai une atèle et repartie sans dire un mot.

Quelques mètres plus loin, Zirkon se porta à mes côtés et me lécha le bout des doigts, je glissais ma main dans sa fourrure et nous fîmes les derniers mètres ainsi. Arrivés à l'orée de la forêt, je sortis ma main de sa fourrure et descendis dans la vallée, mais le canidé poursuivit le chemin avec moi, je m'arrêta et dis au noctambule que sa place était dans la forêt et la mienne dans le village. Alors qu'il couinait je lui proposais de revenir dans quelques jours pour voir l'état de sa pate, il leva son museau vers moi puis disparut dans la forêt.

Un coq chanta au loin, déjà l'aube? Remarque la nuit vu qu'on est en été. Je pressais le pas pour éviter les lèves-tôt, arrivée au dojo, j'entrais furtivement et me glissa dans la salle de bain. Je jetai mes affaires avec ceux de la famille et voulue retirer le pendentif pour éviter de l'abimer mais... Je ne trouvais plus le fermoir. J'ouvris les robinets et laissa l'eau couler.

Sortant de la salle de bain, je me dirigeais vers la cuisine où se trouvaient mes parents, en entrant ma mère me demanda si j'avais passé une bonne nuit, faisant bonne figure je lui répondis souriante qu'elle avait trop courte, mon père me proposa de dormir, puisse qu'aujourd'hui il n'y avait pas entraînement, car il avait un défi de la part des même casseurs de dojo que la dernière fois. Je lui souhaitais bonne chance même s'il n'en avait pas besoin. Ma mère remarqua que mon épaule était bizarre, je lui avouais qu'elle était déboitée sans entrer dans les détails.

Alors qu'elle me la remettait en place, mon père s'indignait de la conduite d'un équipage pirate. D'après le journal, les pirates avaient fait du grabuge sur l'archipel Sabaody avec les dragons célestes, mais ils avaient perdu face au shichibukai Kuma, par contre nul ne sait où ils sont en ce moment, mais leurs primes se sont envolées.
Une affiche de recherche glissa du journal, je l'attrapai avant qu'elle ne touche le sol et je déchiffrais, grâce à l'écriture en braille qui recouvrait l'avis de recherche, le nom de l'un des compagnons de voyage du capitaine Luffy. Le nom ne me disais rien, mais la description par contre...

"Qu'es ce qu'il y a Mia? Demanda ma mère, car elle voyait mes doigts voler d'un bout à l'autre de l'affiche.
-Mia? Dit mon père.
-C'est mon frère..."