Bonjour ! :D
Tout le monde a passé de bonnes fêtes?!
Voici le 4° O.S. je vous remercie encore beaucoup pour tout vos messages qui me font très plaisir et m'encourage toujours à me surpasser !
Alors O.S. du jour m'a été commandé par... Chut... Je veux voir si la personne se reconnaîtra ! :D
Hihihi J'ai adoré ton idée d'un Erik aristo et Charles en orphelin et sauvage... autant vous dire que je me suis fait plaisir! J'espère que j'ai répondu aux mieux à tes attentes pour ce O.S. ! ;-)
Bonne lecture !
L'enfant sauvage :
Erik Lehnsherr était ce que l'on pouvait appeler un nanti. Il possédait une gigantesque entreprise d'import-export en faisant la relation entre les Indes et les Amériques. Il possédait une armada prodigieuse, une réputation de parfait gentilhomme et vivait de surcroît avec son titre aristocratique dans un domaine tentaculaire au Nord-Ouest de Londres. Il avait tout et ne s'en cachait pas. Il avait tout pouvoir et s'en servait. Il avait toutes les femmes du monde et les cueillait. Bref Erik Lehnsherr avait la belle vie, si belle qu'il s'autorisa quelques jours de repos dans un domaine à lui, plus au Nord, dans l'Ecosse de son enfance. Il n'y était pas né, mais il y avait grandit. Il adorait sa propriété en pierre brute, qu'il visitait deux fois l'an, quand cela lui en chantait. C'était reculé, peu habité et le vent sur la lande était terrible, mais il aimait les aspects difficiles de cette nature indomptable. Aussi, lorsqu'il arriva sur son domaine et qu'une bourrasque puissante lui arracha du crâne son chapeau, il ne s'en fâcha pas et regarda son chien Pilot galoper après pour lui ramener. Erik montait son étalon, son préféré, il regardait du haut de la lande la vue imprenable qu'il avait sur le domaine. Des kilomètres de terres désolées, et posé au creux d'une petite cuvette le manoir à pierres grises et toit en ardoises. Pilote arriva, tenant dans sa gueule le chapeau sombre. Erik tendit la main. Le chien n'avait même pas abîmé le feutre du chapeau. Erik s'en couvrit à nouveau et lança son cheval au trot. Il passa le portillon d'accès, une fois la lande traversée et entra dans la cours où l'attendait son personnel : deux femmes de chambres, un maître d'hôtel, deux cuisinière, un palefrenier et les enfants de la cuisinière et du maître d'hôtel. Ils avaient grandi. Erik descendit de son cheval, laissant les rênes au palefrenier qui s'empressa d'emmener le cheval à la robe écumante pour le bouchonner. A sa suite entra la carriole qui transbahutait ses affaires personnel. Erik salua tout le monde et monta directement à sa chambre pour se changer, prendre un bain et boire un bon verre devant la cheminée crépitante du grand salon. Alors que les flammes dansaient sous ses yeux dans l'âtre couvert de suie, que Pilot sommeillait à ses pieds et qu'un bon verre d'alcool attendait d'être bu entre ses doigts, Erik se dit que ces quelques jours de repos seraient parfaits !
Erik adorait se promener sur la lande juste avant le lever du jour, pour profiter de l'air et voir l'aurore éclairer cet endroit qu'il aimait tant. Il quitta donc son lit peu avant que toute la maisonnée ne se lève. Il descendit à pas de loup aux écuries, Pilot sur ses talons, fidèle comme son ombre. Son étalon était agité, il aurait dû dormir à cette heure matinale. Erik fronça les sourcils. Pilot gronda. L'homme se tendit, son chien ne grondait pas sans raison… Erik s'approcha un peu plus de la stalle où se tenait son cheval et d'un seul coup une ombre se leva et couru disparaître de l'autre côté des écuries. Pilot aboya. Erik alluma une lampe à pétrole en craquant une allumette. Il tendit la lumière face à lui et s'approcha doucement du recoin où c'était terré la créature. Erik tendit la lampe. Sous ses yeux se dessina le corps nu d'un jeune homme, les cheveux épars, la peau sale, les ongles noirs, et ce regard… un regard d'un bleu éclatant, mais d'une sauvagerie sans borne. La créature siffla pour mettre en garde Erik de ne pas faire un pas de plus. Erik resta à sa place. Le jeune homme ne semblait pas agressif, mais totalement perdu… Il semblait ne jamais avoir été éduqué, ni bien nourrit, vu son état de maigreur. Erik s'accroupit devant lui pour lui apparaître moins effrayant. Pilot gronda encore, Erik le fit taire d'un geste de la main. Le grand braque s'assit et se tut. Erik fouilla sa poche sans quitter des yeux la créature. Il en tira un biscuit, qu'il se réservait pour sa balade aux aurores, et le tendit d'un geste lent et mesuré vers le jeune homme. Celui-ci siffla encore et crachota pour marquer sa peur et son intention de riposter en cas d'attaque.
- N'ai pas peur, chuchota doucement Erik pour gagner sa confiance. Je ne te ferais pas de mal… C'est pour toi prends en un morceau… c'est bon… quoique un peu dur, mais ce sont les biscuits de Miss Eyre, elle n'a jamais excellé en pâtisserie… Tu ne comprends rien à ce que je raconte hein, petite chose ?
Erik était fasciné. Comment un jeune homme avait-il pu survivre dans la lande toutes ses années ? Comment est-ce possible que jamais personne ne l'ai recherché ou ne l'ai vu ? De quoi vivait-il ? Surement de rapt de nourriture. Où dormait-il ? Dans des granges ? Des écuries comme ici ?
- Tu devrais manger… Je te fais peur ?
Erik cassa le biscuit en deux et mit un des deux morceaux, le plus petit, dans sa bouche. Il mâcha de façon exagéré, pour bien montrer au jeune homme, qu'il n'avait rien à craindre de son présent. La créature renifla et regarda Erik manger. Il attendit qu'il lui tende à nouveau le morceau de scone pour s'en emparer d'un geste rapide. Il le mit en bouche et mâcha de la même façon théâtrale qu'Erik. Pour montrer qu'il avait compris. Erik sourit, ce spectacle avait tout pour le surprendre et le dérouter. La créature en voyant le sourire d'Erik s'avança et quitta son recoin. Il entra dans le cercle de lumière dessiné par la lampe à pétrole. Il était jeune, mais Erik n'arrivait pas à lui donner un âge précis. Quinze ans ? Dix-huit ?
Erik ne pouvait laisser cette créature demeurer ici. Il devait avoir faim et un demi scone n'allait pas lui remplir l'estomac ! Il devait avoir froid, il devait se laver et s'habiller ! Erik s'avança, en restant à croupi. La créature recula dans l'ombre, effrayé. Erik remarqua alors de larges cicatrices sur ses cuisses et son dos. Elles étaient nettes, droites et anciennes… il avait dû les recevoir de la main de l'homme, pas en se blessant dans la natures… Erik sentit son corps bouillir en découvrant cela.
- Allez viens, approche, je ne te veux aucun mal…
Il n'osait pas s'approcher d'avantage, de peur d'effrayer le jeune homme et de le voir s'enfuir ! Mais il ne pouvait pas non plus retourner dans la maison pour aller lui chercher un manteau sans qu'il ne quitte le domaine également. Erik retira alors, sans gestes brusques, sa veste. Il la tendit à la créature, qui l'observait intensément de ses yeux bleus si expressifs. Le jeune homme s'accapara la veste, de ses doigts gras et sales et huma le tissu, tout en fixant Erik. Après quelques minutes à renifler la veste de chaque côté, laissant Erik assez perplexe la créature délia ses membres et s'approcha doucement, courbé en avant. Erik ne bougea pas, il n'avait pas peur de lui. Pilot gronda doucement. La créature toucha le genou gauche d'Erik, sans pour autant lâcher son regard. Il était craintif, il n'avait rien de menaçant. Erik eut le cœur serré en voyant l'étendu de la maigreur du garçon et ses manières empruntée aux animaux battus.
- Bonjour, Je me nomme Erik…
La porte de l'écurie s'ouvrit et le palefrenier entra en baillant sans grâce. La créature se figea, Erik se redressa.
- Monsieur Walter, commença Erik à voix douce. Veuillez ne pas faire de gestes brusques…
- Monsieur ! Qu'est-ce que vous faites ici à cette heure !
La créature siffla. Le palefrenier se crispa.
- Oh Bordel ! le sauvageon est là ! Faites attention !
- Il n'est pas dangereux…
Walter attrapa son fusil, qu'il mettait toujours à l'entrée.
- C'est une vraie saloperie, il a volé plus de poule qu'un renard !
- Vous le connaissez ? s'étonne Erik.
- Oh oui ! Montres-toi salopard ! Attention ! cria Walter en pointant son fusil.
Le jeune homme bondit sur le côté et chercha une issue rapide. Walter fut plus rapide et tira.
- NON ! rugit Erik.
La créature tituba et s'accrocha à une poutre. Il glissa le long du bois. Il lâcha la veste qu'il avait emporté. Son sang coulait sur la paille. Ses yeux bleus se voilèrent il sombra. Erik accouru et rattrapa de justesse la tête du jeune homme. D'une main il couvrit la plaie à la taille.
- Walter ! Qui vous a donné l'ordre de tirer !
- Il… il est dangereux, il…
- Vous êtes malade ! Allez réveiller Miss Eyre ! Et courrez quérir le médecin !
Erik souleva le garçon inconscient dans ses bras. Il était aussi léger qu'un sac de farine vide. Erik rentra rapide dans le manoir. Pilot courrait dans son dos. Erik monta à sa chambre sans réfléchir et déposa le blessé sur les draps blancs. Il était couvert de crasse. Ses cheveux longs formaient des queues de rats et il sentait fort. Erik se moquait bien de tout cela. Il avait vu les yeux bleus du garçon, bleu d'une pureté incroyable… il ne voulait pas être responsable de sa mort ! Il voulait à nouveau être observé par ce regard limpide.
Erik veillait le blessé. Il avait été lavé, soigné et habillé. Il dormait paisiblement dans le lit d'Erik, les couvertures remontées sous son menton. Il ne bougeait pas. Déjà deux jours qu'il reprenait des forces. Erik lui avait coupé les cheveux et avait tenus à aider pour sa toilette. Il n'avait pas pu compter le nombreux de cicatrices qui dessinait son corps, tant il en avait. L'aspect du jeune homme était tout à fait présentable. On pourrait penser qu'il était un garçon de bonne famille, sa peau pâle, ses traits fins, la finesse de ses membres, ses cheveux coupés avec style et ses ongles polis. Erik avait profité de ces quelques jours de répit pour questionner son personnel à son sujet. Il avait appris que le pauvre garçon errait depuis des années dans la lande, passant de ferme en manoirs et villages, volant de quoi subsister, mais que jamais personne d'assez charitable, n'avait eu la bonté de le secourir. Il avait été honni et rejeté par tous. Par contre Erik ignorait comme il était arrivé à être seul au milieu de nulle part. Qui était-il ? Où était sa famille ? Il n'en savait rien, il ne pouvait que spéculer. Alors Erik attendait en lisant au chevet du garçon.
En fin de journée le garçon ouvrit un œil timide. Erik ferma son livre, Pilot leva les oreilles, attentif.
- Bonsoir, ne t'inquiètes pas tout va bien. C'est moi, tu te souviens Erik ?
Erik se pencha vers lui pour lui montrer son visage. Les yeux bleus du jeune homme s'accrochèrent à ceux d'Erik. Le garçon sortit sa main de sous la couverture pour toucher la joue d'Erik et caresser sa peau tiède.
- Je suis là, tout va bien, il ne t'arrivera plus rien, je le jure… Je vais prendre soin de toi.
Le garçon regarda autour de lui, il vit la chambre luxueuse, la cheminée, le lit et la chaleur qui l'enveloppait comme jamais il n'avait connu. Soudain ses yeux s'embuèrent et des larmes de reconnaissances glissèrent sur ses joues propres. Erik fut touché plus qu'il ne saurait le dire par la détresse du garçon.
- Tu as faim ? Tu veux manger quelque chose ? J'ai un peu de bouillon de poule pour toi. Tu vas voir c'est délicieux…
Erik s'approcha avec un bol et une cuillère en main. Il se mit alors à nourrir son blessé. Ils se regardaient. Erik souriait, même si en lui une rage terrible grouillait, comment avait-on put laisser ce genre de chose arriver ? Y avait-il d'autre pauvre âme comme celui-ci qui vivotait sur la lande ?! Qu'avait donc bien pu vivre ce garçon pour tomber si bas, plus bas qu'une bête !
Erik l'aida à manger et le garçon se détendit, s'apaisa et mangea avec appétit, ce qui gonfla le cœur de son sauveur.
- Comment t'appelles-tu ? Hum ? Mon garçon sauvage, quel est ton nom ? En as-tu déjà eu un ? Dois-je le deviner ? Saurais-tu me le dire ?
Le garçon regardait Erik, il était bercé par ses mots.
- Erik, je m'appelle Erik. Et toi ?
- Rik…
Le souffle d'Erik se bloqua dans sa poitrine. Son garçon venait de prononcer son premier mot, pas un son, pas un grognement, pas un sifflement, non un son. Il n'était donc pas muet. Et ses yeux étaient si vivants, il n'était pas simplet non plus.
- Oui, je m'appelle Erik !
- Rik, répéta le jeune homme d'une voix grave.
- Et toi ?
- Rik.
- … Moui… On va te choisir un nom, si tu veux bien ? Cela m'ennuie de ne pas pouvoir te nommer. Je suis en train de lire un roman : « David Copperfield », peut-être trouverons-nous un prénom pour toi dans les personnages de cette fresques, qu'en dis-tu mon petit sauvage ?
Le garçon observa Erik et sembla sourire, juste en tirant un peu sur le coin de ses lèvres. Erik sourit et tira le livre vers lui. Il ouvrit à l'emplacement de son marque page et parcouru les premières lignes et les suivant de son doigts longiligne et pâle.
- Alors nous avons, évidemment David ! Cela te convient David ? … Pas de réaction, ça doit vouloir dire non, je continu : « James » ? … Toujours pas. Nous avons à faire à un client difficile… Tommy ? Non, tu n'as pas un visage de « Tommy »…
Erik tourna quelques pages et continua sa quête de prénoms. Le garçon écoutait mais ne réagissait à rien. Erik après plus de dix minutes décida d'abandonner l'affaire et refermera les pages dans un sourire contenu.
- Ce n'est pas grave, ce bon vieux Dickens ne nous a pas trop aidés ce soir… Il peut écrire de parfait roman et de sublimes satyres, mais quand il s'agit de nous venir en aide… Bah, Sacré Charles !
Les yeux du garçon fusèrent. Erik s'immobilisa.
- Charles ? demanda-t-il à voix douce. Tu aimes le prénom Charles ?
Le garçon se redressa. Erik l'aida à s'installer confortablement en position assise, mais il ne voulait plus rester dans le lit. Il quitta la chaleur de l'édredon pour marcher sur le plancher, de façon voûtée et silencieuse. Il s'installa devant la cheminée le corps exposé aux flammes, il savourait. Erik regardait son petit sauvage de dos. Il portait une robe de chambre blanche et avec les flammes les contours du corps du garçon apparaissaient en ombre sur le tissu qu'il portait. Erik détourna le regard.
- Charles, reviens.
Le garçon détourna son visage du feu.
- Rik…
La voix du nouveau susnommé Charles, était plus douce qu'avant. Erik se leva et réinstalla tranquillement Charles au lit. La créature se laissa faire, comme fasciné par Erik.
- Bien, il va être l'heure dormir…
Erik éteignit la lampe de chevet en soufflant sur la flamme jaune. Charles ne broncha pas. Erik avait prévu de ne pas laisser son petit protégé seul pour la nuit, il avait fait installer un lit de camp. Il se déshabilla dans le noir et se glissa dans les draps chauds du lit de camp, devant la cheminée.
- Bonne nuit Charles.
- Rick…
Au matin Erik ne retrouva pas Charles dans son lit, non, il avait trouvé plus logique de se rouler en boule entre le lit de camp et la cheminée, uniquement couvert par sa tenue de nuit. Erik avait décidé de prolonger un peu son temps en Ecosse. Passant tout son temps en compagnie de Charles. Il avait dû lui apprendre à marcher correctement à manger proprement – toute une affaire – et enfin quelques mots de vocabulaires, suffisamment pour que Charles puisse se faire comprendre. Il avait dû lutter avec lui également pour qu'il garde ses habits. Lui qui était habitué à vivre nu, devoir porter plusieurs couche de vêtements étriqués relevait de l'épreuve ! Erik se déplaçait toujours avec Charles, un jour il avait bien essayé d'aller en ville sans lui, mais il avait poursuivi le cheval en courant après lui en panique. Depuis Erik ne pouvait se défaire de son « petit sauvage » comme il aimait l'appeler. Les membres du personnel, eux, ne voyaient pas d'un bon œil cette séance d'apprivoisement, ils attendaient tous que le maître rentre pour pouvoir mettre dehors cette créature mal élevé et bruyante ! Car Charles adorait rire fort lorsqu'il était heureux, surprit, étonné, ou simplement en compagnie d'Erik. Plus Erik passait du temps avec lui, plus il se sentait lié, plus il lui semblait impossible de le quitter. Pourtant il allait devoir rentrer à Londres et Charles n'était pas fait pour la ville, c'est à peine s'il supportait de vivre enfermé dans le manoir, alors dans une citée telle que Londres ! Il allait se laisser mourir s'il le ramenait ! Erik essayait de faire comprendre à Charles que leur séparation serait inévitable et prochaine, dès qu'il abordait le sujet le jeune homme se murait dans un silence terrible et s'asseyait au sol sans plus bouger.
- Charles, voyons, non… Ne fais pas l'enfant, c'est ainsi, je vais devoir rentrer, je ne peux pas démurer éternellement ici…
Erik s'assit face à Charles, sur le carrelage du hall d'entrée, là où le jeune homme avait décidé de bouder.
- Vous n'obtiendriez rien de lui Monsieur, c'est de la mauvaise graine, il faut le…
- Merci Miss Cambs, je n'ai pas besoin de vos commentaires.
- Soit ! fit la dame d'un air pincé en quittant les lieux les laissant seuls.
- Charles… Je ne suis pas heureux de partir, mais je dois le faire. Essaie de comprendre.
Les yeux de Charles s'ancrèrent dans ceux d'Erik et comme à chaque fois une décharge électrique soulevait la poitrine d'Erik.
L'homme avait beau parler, argumenter, Charles refusait de bouger ou de répondre.
- Tu es là pire de toutes les têtes de mule que je connaisse ! tempêta Erik à bout.
Charles effrayé par le ton, plus dur, recula et fronçant les sourcils. Erik se gifla mentalement, il ne devait pas gâcher tous leurs beaux efforts pour un coup de sang.
- Non, reviens, Charles, je ne… Reviens, je ne suis pas fâché, reviens…
Doucement Charles s'avança à quatre pattes. Erik tendait la main, comme pour leur première rencontre. Charles s'avança. Encore. Soudain, sans qu'Erik n'ait rien vu venir Charles était blottit contre sa poitrine, serrant dans ses poings sa chemise. Le jeune homme respirait son parfum, tirait sur le tissu, arrachant au passage un bouton, logeant son visage dans le cou d'Erik, humant encore et encore l'odeur. Erik se laissait faire, surprit, touché, hypnotisé par le garçon.
- Charles, chuchota Erik en refermant ses bras autour de son petit sauvage.
- Erik, répondit doucement le plus jeune en remonta son visage vers celui d'Erik.
- Qu'est-ce que tu…
Les lèvres de Charles effleurèrent celle d'Erik, figeant le blond sur place. Tout son corps était brutalement magnétisé. Que lui arrivait-il ? Un jeune garçon le rendait encore plus docile qu'un…
- Erik, souffla Charles en fermant les yeux.
Charles sortit sa langue et lécha par petits à-coups la bouche d'Erik. Il goûtait à ses lèvres. Erik n'osait pas bouger, mais avant tout il découvrait la douceur d'un baiser donné par Charles. Leurs bouches se rencontrèrent. La langue de Charles s'empara de la bouche d'Erik et caressa avec curiosité et bonheur sa consœur. Charles émit un petit gémissement tandis qu'il enserrait d'avantage le tissu entre ses poings, approfondissant le baiser entre eux. Erik en premier temps tétanisé, avait décidé de laissé de côté ses bonnes manières et les convenances. Il embrassait sans pudeur son Charles. En quelques secondes Charles s'arracha ses habits et il ondulait nu sur Erik qu'il venait de repousser au sol.
- Charles, fit d'une voix blanche Erik. Nous sommes dans le hall et… Tu es nu…
Sa voix mourut en remarquant que le sexe de Charles était fièrement dressé. Il resta quelques secondes en suspens, secondes que Charles prit à son avantage, il ouvrit le pantalon d'Erik et sortit son membre. Erik tremblait, il était tiraillé entre ses pulsions qui lui hurlaient de se laisser faire et de vivre le moment et son éducation qui le conspuait et l'exhortait à se rebiffer. La décision ne dura qu'une seconde et tout bascula lorsque Charles et pencha sur lui l'embrassa et lui murmura : « Erik ».
- Et merde, grogna Erik en enlaçant Charles pour l'embrasser plus intensément.
Le petit démon branlait le sexe dur d'Erik et sans prévenir s'accroupit au-dessus, laissant un Erik médusé. Charles s'empala sur le sexe gonflé en poussant un cri de plaisir. Erik grogna de satisfaction, c'était incroyable d'être en Charles. Il était brûlant, étroit et oh bordel doué ! Le jeune homme ondulait de manière lascive et excitante. Erik caressait sa peau nue. Il ne prenait pas bien conscience de ce qui se déroulait alors. Charles émettait des sons entre grognements et sifflement, il vibrait en accélérant ses va et vient le long du membre d'Erik.
- Charles…
Le jeune homme se tenait au torse d'Erik, la tête rejetée en arrière et savourait la brûlure délicieuse infligée par la hampe, qui gonflait encore.
Erik avait souvent fait l'amour avec des femmes, des dames, ou des jeunes filles aux mœurs légères, mais jamais avec un homme et encore moins avec un petit sauvage ! Pourtant jamais il n'avait été aussi excité et autant désireux de voir son partenaire être comblé. Il commença à donner de grands coups de bassins déclenchant des gémissements rauques chez Charles. Gémissements qui électrisèrent d'avantage Erik. Le blond empoigna les hanches fines de Charles et l'aida à aller plus en profondeur. L'un et l'autre gémissait, suait et prenait du plaisir. Charles avait eu cette pulsion depuis le premier jour, mais il n'avait jamais eu l'occasion d'y céder, là il se donnait corps et âme à son protecteur, il désirait le sentir jouir en lui, comme il avait vu faire des couples par les fenêtres, ou des animaux dans les granges. Charles n'avait aucune considération sur le faite qu'ils soient deux mâles, tout ce qui comptait c'était de sentir Erik en lui. Charles poussa un cri grave alors qu'une des mains d'Erik commençait à le masturber rapidement.
- Ça, tu aimes mon petit sauvage ? grogna Erik en se redressant pour embrasser Charles.
Ils ne se souciaient pas du bruit qu'ils faisant, Charles encore moins. Tout allait si vite, c'était si bon. Lorsqu'ils jouirent l'un et l'autre pratiquement simultanément, Charles poussa un vrai rugissement de plaisir, la bouche collée à celle d'Erik. Ils haletaient, fébriles. Charles se releva, debout, les jambes de chaque côté du corps d'Erik, il le regardait les yeux remplit de désir, tandis que le long de ses cuisses coulaient le sperme chaud du blond. C'est cette vision, qui suivi l'expérience de toute sa vie, qui décida Erik : Non, il ne pouvait pas abandonner Charles…
- Erik, partir ? interrogea le brun aux yeux envoûtant.
Erik rangea son sexe dans son pantalon et se releva, il enveloppa Charles de ses bras. Il embrassa son front, il respira son parfum. Il se sentait bien. Les mains curieuses de Charles l'agrippèrent. Il sourit.
- Charles et Erik vont partir, ensemble.
Le velours des lèvres rouges de Charles trouvèrent celles d'Erik.
- Charles, aimer Erik, articula d'une voix tendre le brun.
Erik serra un peu plus son trésor dans ses bras. Son ange tombé du ciel. Oui, il comprenait ce qu'il lui disait et comprit aussi que sa vie ne pourrait plus tourner rond sans la présence de Charles. Erik ne l'avait pas saisit lors de leur rencontre, mais oui… oui… il l'aimait. Et jamais plus il ne voudrait avoir à se séparer ou se passer de son Charles. Sans ajouter un mot, le blond attrapa Charles et le porta dans ses bras pour le mener à leur chambre. Ils avaient fait l'amour de façon bestiale et désordonnée dans le hall, maintenant, Erik voulait montrer à Charles comment on pouvait faire l'amour de façon tendre et passionnée.
Dites-moi ce que vous en avez pensé ! :D
Belle journée à vous !
A très vite !
