Bonsoir !

Merci pour toutes vos reviews pour mes O.S. précédant ! Je suis vraiment touchée que vous me souteniez comme ça:D

Bon voici l'avant dernier de cette série d'O.S. de Noël :D

Erik est un photographe, un jour il prend quelques clichés à Central Park et son regard tombe sur... Charles... Je n'en dis pas plus, si ce n'est:

BONNE LECTURE!

A travers l'objectif


Une cigarette aux lèvres, la mèche rebelle lui tombant devant les yeux, son polo blanc coincé dans son jeans, Erik accroupit photographiait Central Park. Il voulait faire ça vite fait, il n'avait qu'une heure pour illustrer l'édito, qui devait paraître demain. Il était encore tôt et peu de monde traversait le parc. Lui qui devait montrer la forte affluence en ces premiers week-ends de juin, c'était foutu ! Son boss allait lui passer un savon ! Erik devait faire vite et bien, mais difficile lorsque l'on n'avait pas la matière première sous les mains. Son appareil à la main il traversait rapidement les allées en équilibre sur son vélo en quête de quelque chose qui lui attirerait le regard. N'importe quoi ! Il jeta un coup d'œil à sa montre. Putain ! Plus que trente minutes ! Erik tira une grande bouffée sur sa cigarette et la jeta dans une poubelle alors qu'il passait devant. Finalement il stoppa net et apercevant un groupe de gamin en retard pour l'école qui jouait à saute-mouton devant un type qui lisait le Times. Erik descendit des pédales, il cala son vélo entre ses cuisses, plaça son œil de l'autre côté de l'objectif et pointa vers les mômes turbulents. Erik mitrailla rapidement la scène. Après quelques clichés, satisfait, il remonta en selle et pédala le plus vite possible vers le building du journal. Erik gara son vélo à l'entrée et couru tranquillement dans le bâtiment, il avisa un coup d'œil vers l'ascenseur, trop bondé, il se résigna et emprunta le chemin des escaliers, après tout quinze étages à pieds qu'est-ce que c'était pour un sportif comme lui ?

Arrivé à son étage Erik se rappela, que oui, il aimait le sport, mais il fumait également, une association assez nulle, car il était essoufflé, avec des muscles saillants ! Erik se recomposa un visage neutre et posé avant de passer la porte du journal. A peine rentra-t-il qu'il fut assaillit par le bruit incessant des téléphones, des conversations en tout genre et des éclats de voix du boss. Éclat de voix étant un euphémisme, ce type pouvait beugler des heures sans s'épuiser et pourtant il fumait plus qu'une centrale à charbon ! Erik salua ses collègue, faisant exprès d'ignorer les regards traînant de certaines femmes sur son corps. Erik souriait, mais au fond, il n'en avait rien à foutre des femmes, surtout pas celle du journal et encore moins Raven la nouvelle secrétaire principale ! Cette fille était pire qu'une sangsue ! Toujours après lui et avec des décolleté de plus en plus raveur et provoquant, la faute à la chaleur du printemps. Erik préférait nettement l'hiver du coup ! Il traça son chemin se cachant à moitié derrière un dossier qu'il vola sur un bureau pour passer devant Raven sans se faire repérer. C'était une ruse grossière, mais la jolie blonde était au téléphone et ne fit pas attention. Erik s'enferma dans son labo photo. Il mit le verrou et s'autorisa à soupirer de soulagement. Il recoiffa encore sa foutue mèche qui refusait de tenir aujourd'hui, et alluma la lampe rouge. L'atmosphère de la pièce s'en trouva totalement chamboulé. Le rouge, couleur de la passion, du feu et des crimes… Erik aimait s'enfermer là. Il voyait la naissance de ses photos dans cette aura rouge, comme du sang, comme une naissance. Il s'attaqua immédiatement à son travail. Il n'avait pas plus d'une heure pour sortir ses clichés et les soumettre à son boss. Rapidement il exécuta les développements. Plongeant ses pages blanches dans la solution. Laissant peu à peu le produit révéler l'image. Erik sourit, oui ces mômes était une vraie aubaine pour lui, trois clichés étaient particulièrement réussit… et un quatrième attira son regard… Le type qui lisait le Times… Sur le dernier clichés, le type… il avait baissait ses pages et regardait dans la direction d'Erik. L'estomac d'Erik se noua doucement, il se pencha vers le bassin. Les couleurs ne pouvaient être bien définies avec la lampe rouge, pourtant Erik… Oui, Erik en était sûr, ce mec, avait des yeux bleus. Une expression douce et songeuse, ce jeune homme, avait des cheveux sans doute brun, le blond ou le roux ne rendait pas pareil à la lampe infrarouge… Il portait une chemise clair, un pantalon droit, des chaussures de ville et il le regardait. Droit dans l'objectif. Erik ne l'avait pas remarqué il sortit la photo du bassin et la suspendit à une corde à linge. Il fit de même pour les autres clichés, mais ce n'était que sur le dernier qu'Erik voyait ce mec, sur les autres, il tenait son journal devant son visage… Erik alluma la lampe normale. Oui, des yeux bleus, des cheveux bruns, une chemise bleu ciel, un pantalon noir et un visage… magnifique… Erik s'approcha de la photo, il plongea son regard dans la version papier glacé du jeune homme. Le cœur d'Erik s'emballa.

- BORDEL LEHNSHERR CESSE DE TE PIGNOLER LA-DEDANS !

Erik sursauta violemment, il n'avait pas entendu son boss arriver.

- OUVRES-MOI PUTAIN !

Le photographe tendit la main et déverrouilla le système sans quitter des yeux ce type. Il était comme transcendé, il l'avait vu, le mec sur le banc, il l'avait regardé et son visage exprimait de la surprise, de l'amusement, de la rêverie ou de la curiosité ?

- Ah, enfin ! Alors j'ai ma photo ou je dois descendre moins même prendre les gens dans la rue ?!

- Bonjour Logan…

- Si tu le dis, montres-moi ! exigea son boss en envahissant l'espace de ses larges épaules. Hum… C'est ça ?...Ok… Je prends celle-ci… Tu l'envoi de suite aux gars !

Logan fronça les sourcils.

- Ça va bonhomme ?

- Oui-oui… T'as vu la Vierge ou quoi ?

S'il savait !

- Dans ce cas-là qu'est-ce que tu fou encore là ! Je viens de te dire d'apporter la photo aux gars !

- Je fonce !

Erik décrocha la feuille et sortit d'un pas rapide de son labo photo. Il traversa tout l'open-space bruyant, esquivant à nouveau Raven et s'engouffra dans un bureau fermé. Il remit la photo avec les conseils adéquate aux responsables de la mise en page du journal. En sortant il tomba, cette fois-ci, nez à nez avec la jolie blonde, qui ne cessait de lui faire du gringue.

- Ah Raven ! sourit-il en masquant son mécontentement.

- Je vais finir par croire que tu essaies de me fuir, chantonna Raven en lui donnant une pichenette sur l'épaule.

- Voyons, non… Où vas-tu t'imaginer de telle chose ?

- Dis… la semaine prochaine, mon frère - tu sais je t'en ai déjà parlé - va s'absenter quelques jours, il a un oral à faire pour ses travaux… Bref, il sera absent de la maison et je vais en profiter pour y faire une petite soirée, évidemment tu es invité et je compte sur toi et sur ta présence !

- Quel jour ? tenta Erik pour se défiler.

- Celui qui t'arrange ! s'enthousiasma Raven. Peu importe, ton soir, c'est mon soir !

Erik ne put s'empêcher de penser à deux choses : premièrement elle était drôlement maligne, quand elle voulait quelque chose, elle savait s'y prendre la seconde qu'il était fait comme un rat !

- Mardi ? proposa Erik dépité.

- Parfait ! Mardi alors ! Je vais prévenir les autres ! On va passer une soirée fantastique !

- Je n'en doute pas, répondit Erik les dents serrées. Je dois retourner au labo, tu m'excuse ?

- A plus tard alors ! A quelle heure est ta pause repas ?

- Je heu… mange dehors… j'ai des photos à faire !

- Quel dommage ! se désola la blonde.

- Oui, je sais… Bon, je dois filer, à plus Raven.

Erik se faufila entre Raven et le mur pour lui échapper. Il se réfugia dans son labo photo et mit à nouveau le verrou. Il se pinça l'arête du nez et inspira profondément, cette fille était comparable à une pieuvre ! Erik rouvrit les yeux et se détendit en regardant à nouveau son bel inconnu. Il prit le cliché entre les mains et s'assit sur sa chaise à roulette. Oui, ce type était magnifique… il dégageait une forme de sensualité et de douceur… Erik se frappa le front du plat de la main… Il se rendait compte pour la première fois de sa vie qu'il venait d'avoir un coup de foudre ! Un coup de foudre pour un type sur une photo ! Ah ! La belle affaire ! Erik se dit qu'il valait peut-être mieux déchirer la photo et en rester là, oublier ce garçon et sortir ce soir dans un bar gay pour faire des rencontres, des vraies…


Erik c'était levé à l'aube. De toute façon, il n'avait pas pu trouver le sommeil. Il n'était pas allé au bar et il avait passé sa fin de journée et nuit à contempler sa stupide photo, s'imaginant le prénom du garçon et sa vie. Il c'était demandé pourquoi ce regard ? Qu'est-ce qu'il lisait de si intense et comment est-il arrivé là ? Erik avait pris une douche… froide… car ses pensées c'étaient un peu trop emballées. Il devait garder la tête froide, c'était juste un mec sur un banc…

Cependant ce matin, Erik portait, comme par hasard son plus beau polo, le noir, celui qui mettait en valeur sa silhouette svelte et athlétique, il portait un jeans propre et repassé – chose rare - des chaussures élégantes – donc pas les usées -, il c'était rasé, parfumé, coiffé – sa mèche rebelle tombait toujours un peu, mais tant pis – bref il était apprêté, comme pour sortir lors d'un rencard. Seulement, il n'avait pas de rencart, il n'avait rien d'organisé non plus mais… ce mec sur son banc avec son journal l'obsédait, il devait essayer de la retrouver et Erik avait fini par se persuadé que cela devait être une habitude pour le jeune homme de lire son journal sur ce banc… il y retournerait peut-être – par pitié faite qu'il y soit ! – et cette fois-ci Erik irait lui parler… Parler de quoi au juste ?

Erik installé sur son vélo circulait dans les allées encore désertes du parc. Il pédalait tranquillement le regard à l'affut. Il ne voulait pas laisser passer sa chance de revoir ce mec. Erik longea le Lac et passa sur le Bow Bridge, en prenant à droite il se rendait vers la Bethesda fontaine. Soudain son cœur s'arrêta. Il était ! Le type ! Avec un journal ! Il était là ! Sur ce même banc ! Erik pila sur le chemin de terre, soulevant dans l'air matinal un petit nuage de poussière. Il respirait fort. Les yeux braqués sur le garçon. Il était là, à quelques mètres de lui. Il le voyait bouger ! Respirer, lire… il était encore plus beau et plus émouvant en vrai que sur sa photo. Maintenant qu'il était à quelques secondes de leur rencontre, Erik hésitait et si ce type était un connard fini ? Et s'il n'était pas intéressé ou homophobe ? Ou juste trop poli… Erik ne voulait pas devenir la Raven pour le mec du banc. Il était même prêt à faire demi-tour… mais… son esprit lui hurla de se botter le cul ! Il regretterait sinon…

- Bonjour, dit Erik en affichant un sourire amical en se présentant devant le beau brun.

L'homme baissa son journal et répondit au sourire.

- Bonjour.

La voix du type était chaleureuse, douce, avec une pointe d'accent britannique. Erik fondit un peu plus pour ce mec. Le brun garda son sourire, mais semblait un peu perplexe de cette approche.

- Je suis photographe, engagea Erik maladroit.

- Je suis professeur, répliqua l'homme en accentuant son sourire devant la présentation cocasse.

Erik sourit de toutes ses dents, il essayait de se détendre.

- Vous vouliez quelque chose peut-être ? questionna le professeur intrigué.

- Heu… Oui… l'heure ?

Mais quel con !

L'homme remonta sa manche d'un geste rapide et baissa son regard sur ses aiguilles.

- Il est sept heures cinq, mais je ne crois pas que vous vouliez réellement connaître l'heure.

- … Est-ce que je pourrais vous prendre en photo ? tenta Erik boosté par son adrénaline.

Le brun reposa son journal et sourit d'avantage.

- Pourquoi ça ?

- Je fais un reportage sur les gens dans le parc et… vous me semblez être un habitué.

- Donc, une fois que vous aurez fait une photo de moi, vous allez prendre d'autre personne ?

Erik était con, c'était un fait.

- … Oui.

- Dommage, je n'ai pas encore petit-déjeuner et j'adore la bonne compagnie.

- Je n'ai pas mangé non plus ! s'écria Erik.

Le brun lâcha un petit rire.

- Dans ce cas, on pourrait faire cette photo et ensuite je vous invite à manger pour vous remercier.

- Je n'y vois aucune objection, acquiesça le professeur.

- Fantasti-… très bien, cool, on fait ça…

- Alors je dois me mettre comment ? Je prends quelle expression ? je…

- Comme ça, rien besoin de changer.

Erik tira de son sac à dos son appareil photo. Il l'enclencha et braqua son objectif sur le brun. A travers l'œilleton, le cœur d'Erik était suspendu. Il allait passer du temps avec ce type ! Il prenait en photo, sur le vif, le sourire du professeur, sa chevelure, ses fossettes lorsqu'il souriait, ses expressions entre sourire et sérieux.

- Je crois que j'ai ce qu'il me faut…

- En route alors ! s'exclama le brun en se mettant debout.

Il plia son journal et le rangea sous son bras. Ils marchèrent sans trop se parler. Une fois installé dans un coffee bondé, Erik passa commande avant de revenir à leur petite table ronde devant la vitrine de la boutique.

- Merci.

- C'est moi qui devrait vous remerciez, vous m'autorisez à vous prendre en photo… Vous laissez n'importe quel inconnu faire ça,

- Seulement ceux qui sont mignon, répondit le brun en humant son café.

Les yeux bleus du professeur se levèrent par-dessus le gobelet en carton et heurtèrent de plein fouet ceux d'Erik. La poitrine du blond battait à tout rompre. Il avait dû rêver cette réponse ! Ce n'était pas possible !

- Je ne me suis pas présenté : Charles…

- Erik.

- Enchanté.

Ils se serrèrent la main. Paume contre paume, tel un pieu baiser. Erik en éprouva un frisson. Charles…

- Vous vivez à New York depuis peu ? engagea Erik plus détendu et plus sûr de lui.

- Oui… J'ai emménagé il y a moins d'un an. J'ai une propriété en dehors de la ville, mais comme c'est un peu éloigné pour venir, pour l'instant j'ai loué un appartement sur la soixante-quinzième… Mais, on pourrait se tutoyer non ? J'ai l'impression d'être un vieillard lorsque l'on me vouvoie.

- Pas de problème Charles, s'empressa d'accepter Erik bien trop heureux.

Son regard vagabondait entre les yeux bleus, les lèvres rouges et ses joues, cette peau…

- Tu es photographe pour quel journal ?

- Le New Yorker.

- Impressionnant.

- Si on veut… et toi professeur de quoi ? Au secondaire ?

Charles sourit.

- Pas vraiment… Je suis professeur d'université.

Erik siffla d'admiration.

- Dans quelle branche ?

- Un truc chiant et ennuyeux… tu n'as pas envie de savoir.

- Oh, si, ça m'intéresse !

- Mon métier t'intéresse ? Ou… « je » t'intéresse ?

Erik déglutit.

- Tout.

Charles sourit. Il attrapa un coin de la serviette en papier que le blond avait ramené avec les cafés. Charles sortit d'une poche de sa veste un stylo.

- Je n'ai plus trop de temps, je dois aller donner cours, mais voici mon numéro… Appelles-moi.

Erik prit le papier entre ses mains et regarda Charles se lever.

- Appelles-moi, vraiment.

- Je le ferais.

- J'espère.

Charles quitta la table, Erik le regarda partir, brusquement le professeur fit demi-tour et revint sur ses pas à toute allure.

- Appelles-moi, mais pas dans dix ans !

Erik sourit, ce mec était tout à fait craquant, séduisant et entreprenant. Charles sourit en se mordant doucement la lèvre du bas.

- Mais juste pour être sûr que tu m'appelles…

Charles susurra ses mots, tout en se penchant vers Erik, leurs lèvres se frôlèrent. Cette fois-ci le professeur quitta pour de bon la boutique, laissant un Erik complètement sous le charme.


- Bonsoir ! Comment s'est passée ta journée ?

- Oh, tu sais, toujours la même chose… Boulot, boulot…

- Et le type que tu drague, ça avance un peu ?

- Charles ! On ne demande pas ça à une demoiselle ! Encore moins quand cette demoiselle s'avère être ta sœur !

- Si je ne peux pas te poser ce genre de question à quoi cela sers d'avoir une sœur ?

- A ça ! répliqua Raven en balança un coussin du canapé en plein sur la figure de son frère.

Charles éclata de rire avant de retourner le coussin vers l'expéditrice. Il retira ses chaussures et délaissa sa veste sur la patère avant d'enjamber le canapé pour se blottir contre la belle blonde.

- Allez, raconte-moi, tu en meurs d'envie.

- Ok, mais avant on boit un coup !

- On a quelque chose à fêter ?

- Evidemment !

- Ah ?

- J'ai réussi à avoir un rendez-vous avec lui ! s'écria Raven au bord de l'hystérie.

- Ah ! Bravo ! félicita Charles en embrassant sa sœur.

- Ce n'est pas merveilleux ?

- Si, surtout depuis le temps que tu le traque !

- Il ne se doutait de rien, je suis trop subtile comme fille…

- Assurément, se moqua gentiment Charles en leurs servants deux verres d'alcool.

- Je te jure, j'avais beau envoyer tous les messages du monde, il ne me voyait pas ! Mais, ça y est, il a accepté.

- Tu vois, je t'avais dit de faire le premier pas, de montrer que l'on a envie de…

- Parce que toi, c'est peut-être ce que tu fais Monsieur-je-suis-célibataire-depuis-ma-puberté ?!

- Raven !

- Quoi ?! Je ne t'ai jamais vu avec personne…

- C'est que, peut-être, personne ne me convenait…

- « Convenait » ? Oh, tu emploies le passé ! Qu'est-ce que tu as à me révéler !

Raven sauta du canapé sur les genoux de son frère, nouant ses bras autour de son cou.

- Rien, je…

- Dis-moi tout, allez ! Tu m'as tiré les vers du nez pour le type de mon travail, alors toi aussi tu dois tout me dire !

Charles ouvrit la bouche, puis la referma.

- Non, je n'ai rien à dire, il ne s'est rien passé et…

- Charles ! Raconte-moiiiiii ! J'ai besoin de ma dose de commérages !

- Ma vie n'est pas coutumière de ragots !

- Allez ! Dis-moi tout ou j'use de mon super pouvoir !

- Quoi ?

Raven commença à chatouiller Charles. Le brun se tortilla en éclatant de rire. Il finit par glisser du canapé et tomba sur le dos au sol. Raven à califourchon sur lui morte de rire.

- C'est exactement pour ce genre de chose que notre beau-père pensait que l'on était incestueux !

- Que le diable l'emporte lui !

- Raven !

- Quoi ? Ce connard nous a séparés durant des mois pour ça ! Si on était vraiment incestueux, je n'aurais pas dépensé des semaines pour attirer dans mes filets mon sexy collègue ! Et toi tu ne serais plus puceau depuis longtemps !

Charles éclata de rire.

- Mais qui te fais croire que je suis encore puceau jeune fille ? et ce ne sont pas des propos à tenir à son grand frère !

- Oh oui grand frère, punis-moi ! se moqua Raven en chatouillant à nouveau Charles.

Le téléphone résonna dans l'entrée. Tous deux se figèrent.

- C'est pour moi ! s'exclama Charles en repoussant Raven comme si elle ne pesait rien.

- C'est qui ?! C'est ton « je n'ai rien à dire, il ne s'est rien passé » ?! Tu lui as donné le numéro de la maison ! Oh !

- Chut ! Tais-toi un peu !

Raven galopa à la suite de Charles. Elle était souriante, son frère était adorable à se recoiffer et se rhabiller devant le combiné qui sonnait.

- Allez décroches ! Décroches ou je le fais !

- Pas question ! Et laisses-moi, c'est une conversation privée !

- T'imagines en fait c'est le proprio pour le loyer ! pouffa Raven entre ses mains.

- N'importe quoi, le proprio n'appelle plus à cette heure !

Charles souleva le téléphone du boîtier. Il se racla la gorge, fit les gros yeux à sa sœur pour qu'elle s'en aille. Raven soupira et fit demi-tour. Elle s'installa sur le canapé, remit de l'ordre dans ses cheveux et bu une gorgée de son verre.

- Allô ?

- Charles ?

- Lui-même, bonsoir, sourit le brun un peu nerveux.

- Tu vois, je n'ai pas mis dix ans.

- J'ai failli attendre pourtant.

Charles prenait un ton plus badin, plus léger, il se tourna vers le mur, évitant le regard sournois de sa sœur, qui l'espionnait allégrement.

- J'ai adoré faire ta connaissance aujourd'hui, avoua Erik allongé sur son lit dans son petit studio.

- Egalement.

- J'aimerais que l'on se revoie, avec plus de temps.

- Tu n'as pas aimé ce bref échange ? s'amusa Charles.

- Si, beaucoup, justement je demande au moins le double de temps.

- Dix minutes alors ?

- Le centuple ? proposa Erik dans un sourire.

- Accordé, souffla Charles en rougissant.

Erik souriait de toutes ses dents. Il était nu après sa douche, nu sur son lit et il parlait avec Charles. Il avait déjà développé les quelques photos qu'il avait fait de lui le matin même et il les avait empilées sur sa table de nuit.

- Tu es disponible quand ? demanda Erik le corps gonflé d'assurance.

- Quand toi tu l'es, répondit Charles en chuchotant.

- Pourquoi tu parles si bas ?

- Une petite souri m'espionne, confessa Charles en jetant un coup d'œil vers sa sœur.

Raven avait, le plus silencieusement du monde, commencé à se lever et longer le mur pour venir se poster pile dans l'angle et mieux espionner son frère.

- Ah oui ? s'amusa Erik.

- Ma sœur, expliqua Charles pour dissiper tout malentendu. D'ailleurs si tu veux m'excuser deux secondes…

Charles masqua le combiné de sa main et se tourna vers Raven.

- Dégage ! Je suis occupé !

- Hi ! s'écria Raven démasquée en retournant se terrer sur le canapé.

- Navrée, elle est insupportable !

- Je t'ai entendu Charles ! cria Raven.

- Tu vis avec elle ? questionna Erik.

- Oui.

- Et… elle accepte que tu voies un mec ?

Le brun déglutit.

- Ça ne la regarde pas.

- Ça me va, assura Erik en chassant les gouttes d'eau qui traînaient encore sur son torse.

Charles était un peu nerveux, Erik lui plaisait, vraiment BEAUCOUP, il était beau, drôle, canon et bourré de charme. Il ne voulait pas le faire fuir en lui avouant qu'il n'était pas sorti du placard.

- Demain soir ? proposa Erik.

- Un restaurant ?

- Italien ?

- Little Italie ?

- Je vois que l'on est sur la même longueur d'onde, ronronna Erik.

Charles rougit.

- Parfait, demain. Quelle heure ?

- Dix-neuf heures ? Je ne sais pas à quelle heure finissent les professeurs d'université.

- Tôt… Surtout quand ils ont rendez-vous…

- Il me tarde d'y être alors.

- Moi aussi…

Ni l'un, ni l'autre ne voulait raccrocher.

- Bon…eh bien, bonne nuit, fit Charles en plongeant sa main libre dans la poche de son pantalon.

- Oui… Bonne nuit Charles.

- … à demain.

- A demain.

- Ce que c'est niait ! cria Raven depuis le salon.

Charles se hérissa.

- Je dois y aller, ma sœur… a besoin d'une leçon…

- Ne soit pas trop dur avec elle, sourit Erik.

- Juste ce qu'il faut… Je sais punir lorsqu'il le faut.

- Je crois que j'aurais besoin d'une correction aussi, chuchota Erik de façon audacieuse.

Charles rougit. Erik regardait les photos de son professeur.

- Je me ferais une joie de répondre à ta demande, fit le brun sur le même ton suave.

- Je suis certaine que c'est cochon ce que vous vous dites ! s'exclama Raven.

- Mais tais-toi à la fin ! s'emporta Charles. Navré, je dois te laisser, à demain.

- Bonne nuit.

- A toi aussi.

Erik raccrocha en soupirant d'aise. Il avait un rencard demain soir ! Charles reposa le combiné et se jeta sur sa sœur pour se venger. Ils firent une bagarre avant de finir l'un et l'autre par terre essoufflé et riant.

- Demain tu as rendez-vous ? questionna Raven.

- Ça ne te regarde absolument pas ! Et je ne vais pas te le dire, tu serais capable de débarquer pour nous espionner !

- Je dois libérer l'appartement en fin de soirée au cas où tu…

- Mais tu me prends pour qui ? Je ne couche pas le premier soir !

Charles espérait tout l'inverse !

- On ne sait jamais !

- Tu n'es qu'une perverse ! L'école des Bonnes Sœurs ne t'a été d'aucune utilité !

- Ah si… c'est là que j'ai appris tout ce que je sais faire !

- Dégoûtant !

- Mais pas avec les sœurs ! Roh ! Avec l'école des garçons, il y avait un tunnel qui reliait les deux établissements…

- Je ne veux rien savoir de plus. Pour moi, ma sœur est une sainte, elle est vierge et le sera jusqu'au mariage ! D'ailleurs toi et ton rencard, vous avez intérêt à ne rien faire de…

- Charles… Tu es adorable en grand frère protecteur, mais là, non, tu n'as pas à me dire quoi faire.

A ces mots la blonde se remit debout.

- Je vais faire à manger, un steak ça te dis ?

- Volontiers.

Le brun resta encore un peu allongé. Il souriait. Demain soir il allait revoir Erik, son demi-dieu, tellement sexy…


Charles était nerveux. Il portait sa plus belle tenue, il était parfumé, coiffé, rasé. Il voulait être le plus attirant possible. Lorsqu'il vit Erik arriver, en sortant de la bouche du métro, une veste jetée de façon négligée sur l'épaule et une cigarette entre les lèvres Charles déglutit. Il était tellement canon !

- Bonsoir, fit Charles en reprenant le contrôle sur son niveau de stress.

- Bonsoir, répondit Erik en souriant.

Ils se regardaient l'un et l'autre ne sachant pas trop comment se comporter.

- Tu as faim ?

- Un peu.

- On va dans lequel ? questionna Charles en remontant la rue d'un pas tranquille.

Erik regardait Charles, il était magnifique.

- N'importe.

Le brun leva ses yeux vers Erik. Le ton de la voix employé par Erik n'avait rien d'innocent. Charles pouvait parfaitement interpréter cela comme une invitation à tout autre chose.

- Erik, souffla le brun alors que le blond prolongeait leur regard.

- Oui ?

- … J'ai moyennement faim, finalement…

- Vraiment ?

- Oui.

- Pareil.

- Je n'habite pas très loin…

- Tu me propose de me cuisiner un plat ? Chez toi ?

Erik crevait d'envie de l'embrasser sur place. Il avait patienté toute la journée pour le voir et là, il avait tellement de mal à se contenir. Savoir qu'ils allaient se retrouver chez lui électrisait la moindres parcelle de son corps.

- Je te propose mieux que ça, susurra Charles les joues rouges.

La pression dans le corps d'Erik augmenta considérablement.

- Je te suis.

Charles héla un taxi, ils montèrent rapidement, Erik jeta sa clope sur le bitume. Charles donna son adresse au chauffeur. Ils ne discutèrent pas durant tout le trajet, se regardant, s'esquivant, se dévorant du regard. Il parlait avec leurs yeux. C'était devenu évident qu'ils allaient manger tout, sauf italien ce soir !

En passant la porte, Charles fut soulagé de ne rien voir d'allumé, Raven avait bien dit qu'elle devait aller boire un verre entre collègue féminine ce soir. Erik entra dans le dos de Charles. Il ferma la porte. Charles respira profondément, il savoura les quelques secondes de calmes, juste avant la tempête. Il frissonnant en sentant le nez d'Erik fouiller ses cheveux. Le brun se retourna et passa ses bras autour du cou d'Erik, l'obligeant à se pencher pour s'embrasser. Leur bouche s'unit. Erik enroula un bras autour de la taille de Charles, l'autre se plaqua à l'arrière de son crâne, se plongeant dans la jungle de ses cheveux. Ce baiser était fougueux, leurs langues se découvrirent, des frissons d'excitations les soulevaient. Charles gémit, Erik grogna. Sans se lâcher, à tâtons Charles guida Erik dans l'appartement jusqu'à sa chambre. Le soleil se couchait, baignant la pièce dans des notes d'or et de pourpre. Charles poussa Erik sur le lit. Ils se souriaient. Charles retira ses habits, Erik fit de même, à toute allure. Ils avaient faim de l'autre. Erik se trouvait nu face à son fantasme, face à son coup de foudre. Le brun exposait entièrement son corps pour la première fois. Il était intimidé, mais ne laissa rien paraître tant il désirait Erik. D'ailleurs le blond lui faisait largement honneur au vu de la taille de son sexe. Erik leva la main et caressa le torse de Charles resté debout face à lui.

- Tu es encore plus beau que ce que j'imaginais, souffla Erik.

Le soleil faisait flamboyer la peau pâle de Charles. Le brun se laissa caresser, fermant les yeux sous la douceur des doigts d'Erik sur ses muscles.

- Ahn !

Les lèvres d'Erik s'étaient refermées sur sa verge gonflée. Charles gémit, alors qu'Erik lui donnait une fellation incroyable. Il sentit un doigt du blond se frayer un chemin en lui, Charles gémit de plus en plus. Il se raccrocha à la chevelure d'Erik. C'était si bon, si intense et ses doigts en lui… le majeur d'Erik toucha son point sensible. Le brun poussa un cri grave.

- Prends-moi, maintenant, demanda Charles en relevant le visage d'Erik vers lui.

Erik attira Charles à lui, il l'allongea sur les draps. Il était sublime. Sa peau était si chaude, si douce et lui, il était tellement érotique. Le sucer lui avait apporté plus qu'il ne saurait le dire. Erik s'installa entre les cuisses offertes de Charles. Le blond embrassa encore et encore la bouche lascive de Charles, le comblant de caresse et de tendresse. Sans brusquer il inséra sa hampe entre les reins du brun. Charles se cambra en tirant à lui les draps qui l'entourait. La brûlure était forte, mais le plaisir était tout aussi intense.

- Ne t'arrêtes pas, gémit Charles des larmes accrochées aux cils. Pitié, non, pas maintenant…

Erik s'enfonça un peu plus et débuta de lent mouvement de va et vient, le buste en équilibre au-dessus du brun. Ils s'embrassaient, gémissait. Erik se sentait si bien en Charles, c'était brûlant, étroit, et si bon ! Oh bordel oui c'est bon !

- Erik, gémit Charles en léchant le menton de celui-ci.

Erik accéléra, faisant claquer contre les fesses du brun, ses testicules dans un bruit obscène. Il gronda de plaisir. Charles gémit tout en ondulant sous les assauts de plus en plus brutaux du blond. Le brun attira Erik contre, lui, leurs corps ne faisait plus qu'un. Unis, reliés, alors qu'Erik était ancré en Charles. Le soleil avait cédé sa place à la nuit. La pièce était peu à peu plongé dans les ténèbres, Erik distinguait encore l'éclat bleu incroyable de Charles. Charles roula et Erik se retrouva sous lui. Il était si érotique, Erik n'en revenait pas, il couchait avec l'homme qui l'obsédait. Il le regardait onduler sur lui. C'était si parfait. Erik accéléra encore.

- Je ne vais plus tenir longtemps, gémit le blond.

- Ahn… Erik !

- Charles !

Ils s'embrassèrent et leurs union fut totale tandis que leurs corps exultaient.


Charles préparait le café, les cheveux en vrac, un pantalon de pyjama pour seule tenue. Il était adossé au chambranle de la porte de la cuisine, un sourire vague flottant sur ses lèvres. Il entendit la porte de Raven s'ouvrit, elle s'étira, encore un peu ivre sans doute.

- Tu as passé une bonne soirée ? demanda Charles en l'embrassant sur la joue tandis qu'elle passait devant lui.

- Oui-oui, je n'ai pas fait trop de bruit en rentrant ?

- Non, mentit Charles en souriant un peu plus.

A l'instant où Raven avait passé la porte Erik et lui avait continué à faire l'amour en sourdine, un vrai supplice, mais un exercice très excitant.

- Pourquoi tu ne portes pas de haut ? questionna Raven en ouvrant le placard à biscuits.

- J'avais chaud.

- Et c'est quoi ce sourire débile ?

- J'ai bien dormit…

- Et…

Raven s'approcha à nouveau de son frère, elle souleva une de ses mèches blondes qui lui barrait les yeux. Elle renifla le cou de Charles.

- Oh purée ! s'exclama-t-elle totalement dessoûlée.

- Quoi ? s'inquiéta Charles.

- Tu pue le sexe !

- Hein, n'importe quoi je ne pus pas le…

Raven se retourna et compta le nombre de tasse.

- Oh punaise ! Trois tasses ! Oh punaise ! s'écria-t-elle.

- Chut, rougit violemment Charles.

- Quoi, tu veux dire, vous avez fait ça cette nuit et… dans la chambre il y a….

- Il dort encore ! coupa Charles.

- Il ? répéta Raven les yeux rond et un large sourire aux lèvres. IL ! Il a dormi là ! Il a couché avec mon frère ! Il a un pénis !

- Chut ! rougit Charles de plus en plus embarrassé.

- Oh bon sang ! Charles ! T'es gay ?!

- CHUT !

- Je dois le voir ! Mon frère est gay ! se réjouit Raven en courant vers le couloir.

- Pas question ! Il dort ! Laisse-le tranquille ! Qu'est-ce qu'il va penser si ma sœur débarque à moitié nue dans ma chambre pour mater mon…

Raven pila et sourit encore plus.

- Ton ? Ton quoi ? Petit-copain ! Oh, bon sang Charles c'est si excitant ! Allez ! Laisse-moi le voir juste une fois !

- Pas question ! rougit entièrement Charles.

La blonde se laissa tomber au sol, échappant au bras de son grand idiot de frère, et galopa à quatre pattes vers la porte de Charles et se redressa en l'ouvrant. Charles couru à sa suite.

- Non ! s'écria Charles en la rattrapant trop tard.

Erik dormait à moitié, le corps nu, la couverture cachait pudique une seule de ses fesses, il était allongé sur le ventre, le visage tourné vers la fenêtre.

- Oh bordel de merde, siffla Raven en se rinçant l'œil. Ce mec est trop magnifique !

- Voilà, c'est bon, tu l'as vu, maintenant, tu sors, l'attrapa Charles pour la foutre dehors.

- Non, mais alors t'es vraiment gay ! Oh c'est le truc le plus cool que j'ai jamais entendu ! On pourra aller draguer ensemble et on partagera nos expériences sexuelles et…

- Dehors Raven !

Erik ouvrit les yeux. Il reconnaissait cette voix un peu agaçante.

- Raven ? fit-il en soulevant son visage de l'oreiller.

- Erik ?! s'étrangla la blonde en cessant parfaitement de se chamailler avec son frère.

- Oh bordel, soupira Erik et tirant les draps sur son corps pour se cacher.

- Oh ! Je… Oh…Erik… OH !

Charles qui passait de l'un à l'autre ne comprenait strictement rien.

- Quoi ?! Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est une collègue à moi, informa Erik en s'asseyant dans le lit, tout en se frottant les yeux.

- C'est LE type… C'est LE type Charles !

- Oh bordel de merde ! s'exclama le brun. C'est Erik que tu dragues depuis des plombes ?!

- Oui !

- Oh oui, soupira Erik.

- J'ai besoin de m'assoir, déglutit Raven en se posant sur le lit.

Erik serrait les dents, ce n'était pas comme ça qu'il c'était imaginé son réveil au petit matin. Charles était bouche bée, il avait eu un coup de foudre pour le mec que sa sœur travaillait depuis des semaines. Raven était dépitée. Erik était gay ! Erik était gay et couchait avec son frère. Erik était GAY ! La blonde se rendit compte alors, que c'était elle qui était de trop dans la pièce. Elle comprit pourquoi le beau Erik l'esquivait depuis autant de temps. Il était gay ! Raven regarda Charles, au bord des larmes et Erik fermé comme une huître, elle avait gentiment foutu en l'air leur premier réveil. Elle se leva et sourit tranquillement.

- Charles, je vais servir le café, prenez votre temps et si tu veux, Erik, je dirais que tu m'as appelé pour dire que tu seras un peu en retard hein… Allez, je sors moi hein… je n'ai rien à faire ici et…

- Raven, je ne savais pas…

- Charles, c'est bon, tout va bien. Erik t'es canon, mais on ne joue pas dans la même cours, tant pis…

Raven passa la porte mais fit un pas en arrière.

- Dis Erik ?

- Oui ?

- Si tu étais hétéro… on… toi et moi ?

Erik esquissa un sourire, elle ne perdait pas le Nord elle !

- Oui, on serait ensemble, s'amusa Erik.

- Ah, merci ! sourit le blonde et s'éclipsant.

Les deux hommes retrouvèrent seuls à seul. Erik se rallongeant dans le lit, Charles arriva. Il se logea dans ses bras et embrassa sa poitrine nue.

- Sacré phénomène ta sœur.

- On peut le dire…

- Au moins maintenant elle arrêtera de passer son temps à me harceler, sourit Erik.

- Eh, fais gaffe c'est de ma sœur dont tu parles ! s'amusa Charles.

Ils s'embrassèrent.

- J'ai rencontré toute ta famille ? demanda le blond en caressa de son pouce la ligne du menton de Charles.

- Oui. Et toi ?

- Il n'y a que moi.

- Alors je te prends… juste « toi »…

- Charles…

- Erik…

- Je crois que je vais être très en retard aujourd'hui…

- Et moi, je pense bien avoir de la fièvre, je vais annuler mes cours…

- C'est plus sûr.

- Oui…

Doucement ils s'embrassèrent. Doucement ils tombèrent amoureux. Doucement ils s'aimèrent.


Alors qu'en avez-vous pensé ? :D

A très vite !