AVANT TA PEAU

Genre : UA

Et hop ! encore un chapitre... bonne lecture :) et bonnes fêtes de Pâques !

Merci encore de votre accueil sympathique et de vos reviews, ça me fait très plaisir…C'est agréable d'avoir un retour sur ce qu'on écrit, alors je vous remercie vraiment d'être toujours là.

Je dédie particulièrement ce chapitre à Nico, qui m'a toujours encouragée à continuer et soutenue, jusqu'à présent ^^... merci pour tout, pour ta sagesse surtout.

chapitre 3

J'avais du mal à me concentrer sur mes cours –surprenant-, je revoyais le jeune homme allongé sur son transat, son air paumé au réveil, la jeune fille soucieuse. En fait ma vie était si monotone que le moindre non-événement me plongeait dans des réflexions sans fin.

« Harry, tu penses trop », me disait souvent Mélanie, quand j'analysais ses mots, ses retards, ses oublis. Je pensais qu'il y avait une raison à tout, pas de hasard.

Pas de hasard.

Le coucher de soleil était au rendez-vous, majestueux, me rendant émotif moi qui voulait être un pur esprit. J'aimais ce point de vue, sur le roc, entre la terrasse et la mer.

J'ai gratté les petites anfractuosités du rocher sur lequel j'étais assis, me cassant presque un ongle. J'ai repensé à Mélanie et sa « french », ses ongles impeccables ourlés de blanc, fascinants et arrogants, comme elle, parfois. Elle était organisée, pleine d'énergie et d'idées sur tout, infatigable. J'aimais son corps un peu musclé, son absence de mollesse. Parfois j'avais l'impression qu'elle était mon meilleur ami, un brave pote, sans sensibilité excessive. Avec elle tout était simple.

Pas de hasard.

J'ai refermé mes feuilles en soupirant, pas envie de réviser, non. J'avais envie de me baigner dans la mer, plonger du ponton et me rafraîchir un peu. Strictement interdit au personnel. J'avais tout juste le droit de respirer, pas de vivre, dans cet hôtel hors classe.

Les bruits du dîner me parvenaient mêlés à ceux du ressac, les mouettes volaient bas sur l'horizon. Je crois que j'aurais eu besoin de silence, pour travailler. Ou d'autre chose, indéfinissable. Le son brusque et sec d'un bouchon de champagne m'énervait au-delà de tout, parce qu'il correspondait à l'équivalent d'un mois de salaire pour moi –selon les millésimes- et que des bouffées d'injustice me montaient à la tête. Comment se concentrer dans ces circonstances ?

Bizarre, ma tante avait essayé de me prévenir, de me mettre en garde contre cela, je lui avais ri au nez. Je crois que l'année prochaine je choisirai de puer l'huile des frites plutôt que de jouer les distributeurs automatiques de serviettes moelleuses.

Un point lumineux à l'horizon m'a fait froncer les sourcils. Un bateau à cette heure-ci ? A ma connaissance, l'hôtel n'était pas prévenu de cette arrivée impromptue, car il y aurait déjà un comité d'accueil, comme pour la famille anglaise dont le voilier mouillait à quai.

Le point se rapprochait, imperceptiblement, quand j'ai entendu des pas sur les marches.

La silhouette qui passait à côté de mon repaire était fine, un homme pourtant, et j'ai reconnu la ligne des épaules je crois.

Le bel endormi redescendait sur la plage, comme la veille.

« Bon, il va jeter quoi, cette fois ? » me suis-je demandé avec irritation. Décidément ce jeune homme était étrange, pourquoi ne dînait-il pas avec ses parents, bien sagement ? Qu'allait-il faire sur cette plage, à la nuit tombante ?

Il s'est assis sur la plage, puis relevé.

La lumière s'était immobilisée, mais une ombre noire s'avançait sur l'eau, à présent. Une barque, ou un canot pneumatique s'approchait de la rive, relativement lentement, et mon cœur s'est accéléré.

Comme je m'y attendais, la barque s'est échouée sur la plage et les ombres se sont rejointes. Il faisait presque complètement nuit maintenant, mais ça m'étonnait que les cerbères qui surveillaient l'hôtel d'habitude n'interviennent pas. Et si c'était une attaque, un cambriolage par la mer ?

A neuf heures du soir, quand tout le monde dîne ? Je me suis traité d'imbécile et je me suis penché un peu plus, pour mieux les voir.

Les ombres s'étaient rejointes, impossible de dire s'il s'agissait de deux hommes ou un homme et une femme. Je ne les entendais pas non plus, à cause du bruit de la mer, je ne pouvais que deviner leurs gestes. Ils se sont étreints, puis se sont assis sur la plage. Deux ombres en bas, dans le reflet de l'eau.

Un fourmillement dans mon ventre trahissait mon désir d'en savoir plus, d'en voir plus.

J'avais oublié le bruit du dîner, mes cours, l'hôtel, il n'y avait plus que cet accotement étrange, et ce rendez-vous inopiné.

Un rendez-vous amoureux au clair de lune, à la barbe de ses parents et des cerbères de l'hôtel. Plutôt amusant, voire courageux.

Soudain tout s'est accéléré, alors que la nuit recouvrait tout, et qu'un quart de lune apparaissait timidement au loin. Les corps se sont rapprochés puis allongés, d'une manière un peu brusque. De mon promontoire j'apercevais un bras ou une jambe s'agitant, apparaissant par intermittence hors du magma formé par les corps. C'était à coup sûr une scène d'amour, et pourtant j'ai eu l'impression d'un combat, par moments. Les mouvements étaient trop saccadés pour être ceux d'un couple faisant l'amour, ou alors de manière violente.

Le jeune anglais se faisait-il agresser par un homme plus baraqué, ou agressait-il une personne moins forte que lui ? Les corps s'emmêlaient encore et encore, je me crispais à mon rocher, les ongles dans la roche, le cœur battant la chamade. Les ombres ne se relevaient pas, je devinais un va et vient brutal de l'une sur l'autre, j'ai même cru entendre un cri.

Devais-je intervenir, au risque d'être renvoyé, ou laisser une agression se dérouler sous mes yeux ? J'avais l'impression de rêver, tout cela ne pouvait pas être réel, non.

J'ai commencé à me rapprocher doucement, il fallait que je sois sûr de l'agression avant de prévenir la sécurité. J'ai failli glisser dans les escaliers à peine éclairés par de petites lampes placées ça et là, je me suis raccroché in extremis à une corde tenant lieu de rampe, les corps se sont immobilisés.

Comme à un signal, ils se sont relevés, l'un embarquant rapidement dans l'embarcation, poussée par l'autre vers le large. Je ne savais pas ce que j'avais interrompu, mais c'était plus sûrement une partie de jambes en l'air qu'une bagarre, finalement, sinon ils ne se seraient pas séparés si rapidement.

Après le départ de la barque la silhouette restée sur la plage s'est retournée vers les rochers, cherchant vraisemblablement l'intrus –moi- des yeux. Je dois à la vérité d'avouer que j'ai pris mes jambes à mon cou pour rentrer dans ma chambre, terrifié.

Les battements sourds dans ma poitrine ont ralenti, mais j'ai mis longtemps à m'endormir, écoutant avec angoisse les bruits au dehors. Matthieu n'était pas rentré, il devait jouer ses pourboires de la semaine au tarot, et écluser des bières.

J'ai repensé à l'inconnu sur la plage. M'avait-il vu ? Il ne me restait plus que quelques jours de travail, mais je ne tenais pas à être renvoyé manu militari. J'ai longtemps retourné les images dans ma tête, cherchant des explications dans les membres emmêlés. Je crois que j'ai fini par m'endormir car j'ai rêvé de bateaux échoués, de vagues géantes, de cris désespérés. Un rêve mouillé au final, un peu glauque.

oOo oOo oOo

Le lendemain Matthieu m'a prié d'arrêter de gémir pendant la nuit, me menaçant de me virer de sa piaule pour aller dormir avec le gros Serge, un garçon à l'hygiène inexistante et aux ronflements redoutables.

Je ne vous mentirai pas, j'attendais avec impatience l'arrivée du jeune anglais, après la scène de la veille. Le cours d'aquagym dans le second bassin, à 10h, m'a encore paru plus ridicule que d'ordinaire, toutes ces femmes entre deux âges tentant vainement de retrouver leur minceur enfouie dans les grossesses, gardant un œil sur leur progéniture dans le petit bassin.

A midi, pendant ma pause, j'ai avalé mon sandwich encore plus rapidement que d'ordinaire pour aller voir subrepticement le numéro de sa chambre, dans le registre. Comme si ça avait une importance quelconque. Matthieu m'a chambré, j'ai haussé les épaules avec indifférence. 430. Suite junior. Bains à remous, belle terrasse.

A quatorze heures je n'en pouvais plus de la piscine déserte, à part mes copines blondes me dévorant du regard. Elles se prenaient mutuellement en photo, s'arrangeant bien sûr pour que je sois sur la photo, au fond. Je ne suis pas sûr qu'il n'y en ait pas une où je leur tirais la langue, malencontreusement. Pur hasard.

Je n'avais même pas emporté mes cours, je n'avais même plus envie de me mentir à moi-même. Trop de soleil peut être.

Quand il est arrivé, enfin, mon cœur s'est accéléré, et je l'ai regardé s'avancer vers moi, au ralenti. Pour chercher sa serviette.

Sa démarche était la même, lente, féline presque –où avais-je été chercher cette image ?- et pourtant je le sentais différent. Il s'est arrêté en face de moi, main tendue, sans un mot, bien sûr, et j'ai découvert –avec joie ?- la preuve que je cherchais : une ombre mauve qui virait au noir, sous les lunettes de soleil.

Le temps que je lui tende la serviette il avait tourné les talons, et j'étais empli d'un sentiment bizarre : satisfaction de l'avoir démasqué, remord de ne pas l'avoir aidé. Finalement il se battait peut être, on n'assène pas des coups de poings à son amant. D'ordinaire. Le fait d'imaginer une relation sexuelle violente, contrainte entre lui et un autre, l'image de son corps frêle maltraité a provoqué une émotion bizarre en moi, inhabituelle.

Il s'est allongé sur son transat, loin de moi, au bord du précipice, j'avais des images horribles devant les yeux, et je l'ai plaint. Dans tous les cas de figure la violence avait été elle aussi présente à ce rendez-vous nocturne, subie ou désirée.

Un type de relation que je ne connaissais pas, qui me dégoûtait. Il fallait vraiment être riche et perverti pour en arriver là. Pauvre mec.

J'avais bien fait d'intervenir, j'avais au moins interrompu ça. Je me suis redressé, pas mécontent de moi. Je le voyais de profil, il n'avait pas emporté de livre, j'avais l'impression qu'il fixait l'horizon, les bateaux peut être.

Je l'avoue, j'ai passé toute l'après midi à l'observer, comme s'il allait commettre quelque geste inattendu, mais il n'a fait que dormir, je crois. Son portable reposait au fond de mon sac, alors que je m'étais promis de le déposer aux objets trouvés. Un instant j'ai été tenté d'aller le lui rendre, mais il était fichu et l'anglais m'aurait sûrement ri au nez.

Les portables sont jetables, pas vrai ? Comme les montres, les voitures, les amants. Les loueurs de serviettes.

J'échafaudais mille scénarios de l'aventure nocturne, il restait immobile sous son parasol –peau trop blanche, trop fine – en train de dormir, sûrement. Ou d'espérer un bateau.

C'était la première fois que j'observais un homme ainsi, je me convainquais que c'était pure curiosité.

Il s'est baigné à nouveau, avec lassitude, les blondes étaient déjà parties. Le regard bien caché par ses verres noirs il a fait des allers et retours dans l'eau claire, s'éloignant puis se rapprochant de moi, sans que je sache s'il me fixait ou pas. Il est ressorti peu de temps après, toujours indifférent, pour se sécher délicatement.

Plusieurs fois je me suis approché de lui pour ranger un transat-déjà rangé- ou un parasol, j'en ai profité pour observer son corps, cherchant d'autres traces de l'altercation. Du coït ?

Je n'ai rien trouvé, rien vu. L'ultime trace devait être bien cachée, j'ai rougi en l'évoquant, il a tendu la main vers le serveur pour commander un coca. Sur une impulsion j'ai demandé à Jeff d'être autorisé à le lui apporter, je crois qu'il m'a pris pour un fou. J'avais un peu peur en portant le verre et la bouteille sur un plateau, je cherchais à avoir l'air le plus naturel possible. Il n'a même pas cillé quand j'ai posé le verre, ni tourné la tête vers moi. Ses lèvres sont restées closes, pas même un « merci » murmuré, il se moquait bien de moi.

J'avais oublié que je n'existais pas.

Le soir venu il a abandonné la serviette mouillée sur le transat, préoccupé par autre chose j'imagine, je n'existais toujours pas.

Je l'ai ramassée la rage au cœur, secrètement humilié.

Bien sûr je suis retourné sur mon promontoire le soir, attendant sa venue, comme chaque soir. Pendant une semaine il est descendu tous les soirs sur la plage, guettant les bateaux. Un bateau.

Qui n'est pas venu.

Il l'a attendu longtemps, une bonne partie de la nuit, je grelottais sur mon promontoire comme lui devait grelotter en bas, les pieds proches de l'eau. Quand il finissait par remonter, la lune était au milieu du ciel, il était presque trois heures du matin. Il passait près de moi sans me voir, je ne sentais qu'un bref effluve, un souffle frais. Et je repartais me coucher, vanné.

D'un jour sur l'autre nous nous sommes habillés plus chaudement, sans se concerter bien sûr, puisque je n'existais pas pour lui.

J'étais le garçon qui observait le garçon qui guettait les bateaux, je ne sais pas lequel de nous deux était le plus dérisoire.

La fatigue me submergeait dans la journée, debout dans ma guérite, quand il dormait paisiblement sur son transat. Je me suis pris un avertissement de mon manager pour m'être endormi un après-midi, j'ai oublié de rappeler Mélanie, j'ai jeté une partie de mes cours à la poubelle, je ne pensais qu'au garçon anglais. Je ne sais même pas pourquoi.

J'attendais vainement la suite de son aventure, un accouplement au clair de lune ou un meurtre, que sais-je.

Tous les soirs ses parents dînaient tranquillement sur la terrasse, je crois qu'il devait sauter systématiquement ce repas. Il était pourtant bien maigre déjà. Ses parents partaient sur leur voilier une bonne partie de la journée, il restait immobile sur son transat, ce qui me fascinait. Tant de sports, de loisirs dans l'hôtel, tant de jeunes gens au club, tant de belles filles au bar, et il ne faisait rien. Un peu de golf le matin, je crois.

Moi je crevais d'envie de sortir, de m'amuser, de bouger l'après midi, il ne faisait rien.

La routine était le ciment de notre vie, de nos vies parallèles qui ne se rejoignaient qu'en une attente vaine.

oOo oOo oOo

- Harry, tu viens en boîte ce soir ?

- Quoi ?

- Tu rêves ou quoi ?

- Non, non…

- Mais si, t'es crevé ! Putain mais qu'est ce que tu fiches à sortir tous les soirs comme ça ? Tu vas où ?

- Nulle part. Je révise.

- Ben voyons… tu me prends pour un imbécile, ou quoi ?

Il n'aurait pas fallu beaucoup me pousser pour que je réponde « oui », j'ai gardé un silence prudent.

- Allez, dernier jeudi avant la quille, et demain c'est ton jour de repos. J'ai des entrées pour la boîte la plus chic de la Côte, on va aller draguer les minettes…

- Je ne drague pas les minettes, j'ai déjà une copine.

- Celle que t'appelles jamais ? ou une autre que tu rejoins le soir ?

- Je ne rejoins personne le soir, tu racontes n'importe quoi.

- Ben, pourquoi tu rougis, alors ?

- Pff ! Tu m'énerves, ai-je rétorqué en m'étendant sur mon lit. Je ne rougis pas, je ne sors avec personne.

- Mon pauvre, j'espère que tu mens…

Matthieu a attrapé ses clés, mis du gel dans ses cheveux, enfilé son blouson, je l'ai envié pendant une seconde. Oui, peut être que ça me ferait du bien, de sortir, finalement. Plutôt que d'attendre un vaisseau fantôme, comme un imbécile.

Je me suis levé et douché, Matthieu râlait qu'on allait être en retard – on n'est jamais en retard en boîte, si ? J'ai mis ma plus belle chemise, ma veste chic, on est partis dans la nuit étoilée, vers la ville d'à côté.

La piste était enfumée, la musique trop forte, les filles trop maquillées, c'était la vraie vie, quoi. Pas la vie des boîtes de sardines alignées sur la plage de la piscine, édulcorée.

Les filles étaient belles pourtant, une m'a souri, on a bu et elle a mis sa langue dans ma bouche, se frottant à moi sans retenue. Son gloss sentait la framboise, il me soulevait un peu le cœur. Matthieu m'a fait un clin d'œil, j'ai détourné la tête. Le désir est monté rapidement, mais je n'arrivais pas à me laisser aller. La basse et la batterie résonnaient dans ma poitrine, un peu trop fort. Elle m'a pris par la main pour me conduire dehors, pour m'amener à sa voiture.

Ma tête tournait, j'ai cherché la lune des yeux. Presque le milieu du ciel.

- On va chez toi, ou dans ma voiture ?

- Dans ta voiture, ai-je répondu avec une grimace.

Je ne voulais pas la ramener à l'hôtel, de toute façon c'était interdit. On s'est glissés sur la plage arrière, ses seins ont jailli sous mon nez, je n'avais plus trop le choix. J'étais excité mais ses trémoussements et ses petits cris m'agaçaient, j'aurais préféré ne pas la voir, ne pas l'entendre.

- T'as un préservatif ? a-t-elle soufflé en écartant les jambes.

- Euh… non.

- Quoi ? Tu plaisantes ?

- Non…

- Va en demander un à ton copain, il en a toujours, lui…

- Quoi ?

- Allez, dépêche, je vais me cailler, moi.

- Ok, ai-je dit en me rhabillant rapidement, avant de sortir de la voiture.

Sans plus réfléchir je suis entré dans la boite, fouiller dans les poches de Matt qui tripotait une brune pas farouche. Je suis tombé sur son trousseau de clé, que j'ai embarqué.

- Hé, tu cherches quoi, l'Inutile ?

- Un préservatif… ai-je menti en ressortant de la boîte enfumée.

Je suis monté dans sa caisse et j'ai démarré, mû par un sentiment d'urgence inexplicable. Mes oreilles bourdonnaient, maltraitées par la sono, je voyais un peu flou.

L'hôtel était encore plus magnifique de nuit que de jour, mis en valeur par des lumières de couleur. Sans même me changer j'ai descendu les escaliers menant à la mer, d'un pas fébrile, comme si j'allais à un rendez-vous raté. Je ne me suis pas arrêté à ma cachette habituelle, non, je suis descendu jusqu'à la plage, directement.

Une silhouette était étendue par terre, j'ai pris peur.

Et s'il était blessé, mort ? Si l'affrontement avait dégénéré en mon absence, le laissant inanimé sur le sable ?

J'ai posé ma main sur son épaule, il a ouvert les yeux, surpris, et m'a fixé à travers la pénombre.

Puis, sans un mot, nos bouches se sont heurtées et je me suis couché contre lui, sur le sable froid.

A suivre...

Merci à ceux qui lisent, et encore plus à ceux qui reviewent ^^

Je réponds aux non incrits :

Lydie : Bonne question, oui…Draco est-il malade ? Harry va sans doute s'occuper de lui, à sa manière ;) Merci de t'intéresser à ma fic ^^

Tohru : T'éblouir ? Ouh là ! Tu mets la barre un peu haut, non ? Et du coup ça me met un peu la pression…je vais essayer de ne pas te décevoir ^^

Windgeshadow : Toujours la même bonne question ! Je te promets que nous le découvrirons, dans la suite…Merci de trouver que ma fic a l'air intéressante…

Marie la petite : Merci de trouver que ma nouvelle fic a l'air captivante, je suis très touchée…oui, si je publie un jour, je me fais de la pub sur ffnet, promis, mais je ne suis pas là, tu sais : il y a tellement de gens qui envoient des bouquins qui ne sont jamais publiés…merci en tout cas !

Bisous à tous, à bientôt !