Une fois arrivé à l'ancienne maison, tous descendirent dans la cave, Clarke contacta sa mère et lui expliqua la situation.
- Chérie, d'après ce que je vois et ce que tu m'as décris, Octavia a subit des tortures et des sévices bien au delà de l'imaginable, pour se protéger et survivre son esprit s'est refermer. Actuellement, tu ne pourra l'atteindre, elle est trop loin. Peut être, qu'avec le temps, elle reviendra...
- Peut être ?
- Oui, elle pourrait rester dans cette état à jamais, je suis désolée, j'aimerai te donner de l'espoir, mais je pense qu'elle a enduré bien plus qu'un humain ne pourrait le faire. Mon dieu mais où êtes vous allez !
- Cette région est gouverné par un fou, et crois moi Octavia n'est pas la seule et certainement pas la dernière à souffrir de la situation. Les conditions pour les femmes ici sont terribles, il va falloir intervenir, nous ne pouvons laisser cette situation perdurer.
- Et qu'avez vous l'intention de faire au juste ? Demanda Abby soudain un peu inquiète.
- Rien dans l'immédiat. Cet empereur de pacotille a une bonne armée et le soutient de cette ville, enfin en tout cas des hommes. Alors, je crois que nous allons rester, ici quelques temps, histoire d'observer, d'étudier afin d'élaborer un plan pour l'anéantir. Nous avons déjà un espion !
- Quoi ?
- Oui Murphy, tu le connais ! Il est déjà dans les petits papiers de l'empereur, il a réussi à embrouiller, il est vraiment très doué !
- Et Lexa comment va t elle ?
- Lexa ? Pourquoi cette question ? Demanda Clarke un peu surprise par la question de sa mère.
- Vous êtes tous dans un endroit de fou, j'ai le droit de m'inquiéter pour les mères de ma petite fille, non ? Insista Abby.
- Euh, oui bien sur, elle va bien, enfin, je crois.
- Au fait au sujet d'Octavia, il serait préférable qu'elle revienne...
- Tu as sûrement raison, je verrai avec Bellamy. Et Winona, comment va t elle ?
- Très bien, elle est très mignonne. Elle dit papy et mamie, si tu as cinq minutes je vais te la chercher.
- Je veux bien, oui, je vais chercher Lexa.
Abby alla chercher Winona et Clarke ramena Lexa.
- Coucou ma chérie, fit Clarke en voyant sa fille.
- Bonjour, mon p'tit oiseau !
- Mamans !
La petite mit ses mains sur l'écran. Son visage souriant se mit soudain à changer, sa petite lèvre inférieur se retroussa, ses yeux se brouillèrent et une grosse larmes coula sur sa joue.
- Vous lui manquez beaucoup.
- Tu nous manques aussi ma chérie, dit Lexa en passant son doigt sur l'écran comme pour caresser la joue de sa fille.
- On va revenir bientôt, je te promet, en attendant, il faut que tu sois courageuse, mamie et papy s'occupe de toi, si tu es triste, ils te feront des câlins, ils t'aiment fort, comme tes mamans.
- En parlant de maman, vous avez trouvé l'enfant ?
- Quel enfant ?
- Celui qui était avec Octavia !
- Non nous n'avons aucune information... Et Octavia... je ne sais pas si je peux lui en parler...
- Pas toute suite, il va falloir du temps, essayez d'obtenir des informations par un autres moyen.
- Entendu, Bellamy et Indra vont ramener Octavia. Murphy, Lexa et moi, nous restons pour voir si nous pouvons obtenir des renseignements.
- Très bien ma chérie, soyez prudente, toutes les deux !
- Oui, c'est promis. A bientôt, maman.
- A bientôt chérie.
Clarke et Lexa retournèrent près des autres. Bellamy était toujours près de sa soeur, il lui tenait la main, mais celle ci avait toujours le regard vide.
- Bell, toi et Indra, vous allez ramener Octavia à Polis...
- Clarke je ne peux pas te laisser toute seule..., commença Bellamy.
- Heda..., commença Indra.
- Écoutez, tous les deux. Octavia a besoin de soin, physique et psychologique. Il est important qu'elle soit loin de cet endroit. Je préfère que vous partiez à deux, je ne sais pas quelle sera le comportement d'Octavia dans les jours avenir. Vous êtes les deux qu'elle connaît le mieux et vous serez à même de la maîtriser s'il le faut.
- Tu penses qu'elle peut être dangereuse ?
- Je ne sais pas, elle est psychologiquement instable, je préfère envisager le pire, et être en mesure d'y palier, ok ?
- Ok, Clarke, mais...
- Et puis je ne suis pas seule, j'ai Lexa et Murphy.
- Ok, comme tu voudras.
- Dès que vous êtes prêt, vous partez.
Une heure après, ils se mettaient en route. Lexa et Clarke se retrouvèrent seules.
- Devons nous attendre le retour de Murphy ?
- Et bien, je crois qu'il faut lui laisser du temps, disons jusqu'à demain. Si d'ici là, il n'est pas revenu, nous agirons. Je reconnais que ses manières sont plus que discutables, mais il a réussi à récupérer Octavia et il est le mieux placé pour obtenir des informations.
- Si nous devons retourner en ville, il faudra faire quelques modifications...
- Oui, comme par exemple me teindre les cheveux. J'ai remarqué, que toutes les femmes avaient les cheveux foncés, heureusement que la dernière fois j'avais une capuche, sinon on m'aurait regardé d'un drôle d'air ! Dit Clarke en riant.
- Ça fait du bien de te voir rire ! Dit Lexa en s'approchant de Clarke.
- Je suis soulagé que nous ayons pu sauver Octavia des griffes de ce pourri !
- Si je peux, je m'occuperai de lui personnellement ! Dit Lexa en enlaçant Clarke tendrement.
- Je te fais confiance, lui répondit Clarke en l'embrassant.
- Et crois moi ce qu'il a fait subir à Octavia, ne sera rien à coté de ce que vais lui faire endurer ! Dit Lexa en embrassant Clarke.
- Viens avec moi, j'ai vu ce qu'il me fallait pour teindre mes cheveux, regarde ! Dit Clarke en montrant une boite métallique.
- C'est quoi ?
- Du thé noir, cela sera parfait !
Elle quitta Lexa, attrapa la boite, rajouta de l'eau dedans.
- Il faut trouver un moyen de chauffer ça !
Elle remontèrent à la surface et sur un petit feu firent chauffer la boite avec son mélange.
- Je vais fouiller un peu en bas voir si je peux trouver des choses qui pourrait nous servir.
Lexa descendit pendant dix bonne minutes. Puis elle remonta.
- C'est prêt, mais maintenant, il faut attendre que cela refroidisse..., dit Clarke.
- Viens voir, j'ai trouvé quelque chose, dit Lexa en attrapant la main de Clarke et en l'entraînant à nouveau dans la cave.
Elles allèrent jusqu'au fond de la cave, et se trouvèrent face à une porte. Lorsque Lexa ouvrit la porte Clarke découvrit une autre pièce. Finalement l'endroit qu'ils avaient trouvé n'était pas une cave mais un abris antiatomique, et cette deuxième pièce devait être celle pour dormir. Lexa avait à l'aide d'une corde, fixé deux lit ensemble. Elle avait poser dessus les peaux qu'elles avaient amené. Elle avait trouvé trois bougies, qu'elle avait allumé et disposé dans la pièce.
- Je suppose que c'est pour nous ? Demanda Clarke en se collant à Lexa.
- Qu'est ce que tu en penses ?
- Je pense que nous devrions, tout de suite l'essayer..., dit Clarke en passant ses bras autour du cou de Lexa et en déposant un baiser sur sa bouche.
- Tout à fait... d'accord... avec toi..., dit Lexa entre deux baisers.
Elles enlevèrent leurs vêtements. Une fois nues, elles s'allongèrent l'une à coté de l'autre.
Lexa jeta avec avidité, sa bouche sur un des seins de Clarke. Entres ses dents, elle prit le tétons et serra légèrement.
- Oh ! Fit Clarke.
- Je t'ai fait mal..., pardonne moi, je voulais essayer autre chose...
- Non, non, je n'ai pas eu mal, j'ai été surprise, vas y continu, j'adore lorsque tu t'occupes de mes seins !
- Je sais, je l'avais remarqué..., dit Lexa avec un grand sourire.
Avant de redescendre au niveau de la poitrine de Clarke, Lexa déposa sa bouche sur la sienne. Elle l'embrassa tendrement, puis elle ouvrit la bouche et sa langue chercha celle de son amante. Sans quitter sa bouche, elle s'allongea sur Clarke, en gardant appuis sur ses bras. Elle ondula son corps afin de sentir sa poitrine et son sexe frotter contre sa peau. Elle se posa ensuite complètement sur Clarke, attrapa son visage entre ses mains. Clarke posa les siennes sous les fesses de Lexa et suivit les ondulations du corps de la brune. Leurs lèvres se séparèrent, et Lexa vint enfouir sa tête dans le cou de Clarke. Elle y déposa des baisers et lui murmura à l'oreille.
- J'avais envie de toi depuis des jours, mon amour...
- Moi aussi, mais nous n'avons pas vraiment eu beaucoup de moments d'intimités !
- Alors profitons en ! Dit Lexa en gobant le lobe de l'oreille de Clarke.
Elle plongea alors son regard dans le sien, par tous les dieux, ce qu'elle aimait cette femme ! Elle frotta ensuite son nez contre le sien, puis retrouva ses lèvres, pour un baiser plus passionné. Leur respiration s'accéléra petit à petit avec l'excitation. Lexa se redressa légèrement sur ses bras, puis amena un de ses seins à hauteur de la bouche de Clarke. Celle ci ouvrit les lèvres et passa sa langue sur le tétons. Pendant ce temps Lexa écarta ses jambes et vint en placer une entre celles de Clarke. Lexa se décala et proposa son autre sein à la bouche de Clarke, cette fois ci cette dernière, goba le téton et téta. Lexa émettait des gémissements de plaisir. Après quelques minutes, c'est elle qui s'occupa de la poitrine de la blonde. Au bout d'un certain temps, leurs lèvres vinrent à nouveau se celer, alors Lexa posa son sexe sur la cuisse de Clarke et cala la sienne sur celui de la blonde. Elle prit un bon appuis sur ses mains, contracta les muscles de ses bras et commença des mouvements de bassin. Si au début, ils étaient léger et lents, au fur et à mesure, ils se firent plus forts et rapides. Comme c'était Lexa qui maîtrisait les mouvements, elle sentit rapidement qu'elle allait jouir, mais que Clarke, elle n'était pas prête, alors elle attrapa son amante et se retourna de façon à ce qu'elles changent de position. Clarke se retrouva donc sur Lexa.
- Vas y ma belle, prends du plaisir.
Alors ce fut au tour de Clarke de se frotter à Lexa. En quelques minutes ce fut l'extase. Front contre front, elles jouirent ensemble.
Clarke à bout de souffle se laissa tomber à coté de Lexa.
- Ça... valait le coup... d'attendre ! Dit Clarke la respiration saccadée.
- En effet ! Approuva Lexa tout aussi essoufflé.
- Mais je n'ai pas pu goûter...
- Vous avez fini ?dit la voix de Murphy derrière la porte.
Les deux jeunes femmes se regardèrent et se mirent à rire toutes les deux.
- Donnes nous dix minutes Murphy et on arrive ! Lui dit Clarke.
En effet dix bonnes minutes plus tard, Clarke ouvrait la porte, elle sortie suivit de Lexa.
- Vous prenez du bon temps, à ce que je vois ! Dit Murphy en jouant les offusqué.
- Cela nous arrive en effet... Et toi, tu as bien profité de ton repas ?
- Ouai... C'est bon, hein !
- En tout cas félicitation, tu étais bluffant dans ton rôle tout à fait détestable...
- Merci...
- Bellamy l'a plutôt bien prit...
- Je sais comment parler à ce genre de dingue, alors j'ai expliqué à Bellamy ce qu'il fallait faire. Il voulait y aller mais je lui ai fait comprendre qu'il ne serait pas crédible. Déjà parce que c'est «un gentil» et puis il s'agissait de sa soeur. Il fallait aller loin, il n'aurait pas réussi.
- En même temps, tu y as été un peu fort non ?
- Écoutes, crois moi ou pas, il fallait aller jusque là, pour avoir ce taré ! Parce qu'il est complètement taré ! Ce que j'ai fait enduré à Octavia, n'est rien à coté de ce qu'il lui a fait subir ! Il a une chambre de torture ! Ce mec bande, lorsqu'il torture des femmes ! C'est un grand malade !
- C'est pas une nouvelle !
- Et Octavia, comment va t elle ? Elle est où d'ailleurs ?
- J'ai contacté ma mère, et elle m'a conseillé de lui amené Octavia au plus vite. Je l'ai donc confié à Indra et Bellamy, qui vont la ramener à Polis.
- Et que t'a dit ta mère, à propos de son état mental ?
- Difficile de faire un diagnostique par caméra interposé, mais ça ne s'annonce pas bien. Elle pourrait rester dans cette état... définitivement !
- Merde, ça craint !
- Comme tu dis ! C'est pour cela qu'il faut que l'on s'occupe de ce malade. Bon, as tu pu apprendre des choses sur lui ?
- Il vit dans un bâtiment fortifié, il a une cinquantaine d'hommes à sa disposition, qui veille sur lui jour et nuit. Pas facile de l'approcher !
- Et pour l'enfant qui était avec Octavia ?
- Lorsque Octavia est arrivée, elle était enceinte...
- Donc c'est bien le sien et celui de Lincoln... Mais où cet enfant maintenant ? Demanda Clarke.
- C'est une chance, elle a eu un garçon, elle aurait eu une fille, elle aurait été éliminé à la naissance.
- Éliminée... par tous les dieux..., fit Lexa.
- Oui notre empereur, ne s'embarrasse pas des filles... Bon bref, lorsqu'il a des garçons, parce que bien entendu cela lui arrive, il les envoie, dans une école, pour en faire des soldats. Ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge. Le gamin d'Octavia est là bas.
- On doit commencer par là, qu'est ce que vous en penser ? On ne peut pas laisser ses enfants aux mains de ce fou ! Et encore moins celui d'Octavia ! Qu'est ce que vous en pensez ?
- Tu sais où est cette école ? Demanda Lexa.
- Non, il m'a dit qu'elle était à l'extérieur de la ville, mais rien de plus.
- Il faudrait savoir où se trouve exactement ce bâtiment. S'il est gardé. Si oui, par combien d'hommes. Bref, il nous faut avoir un plan d'actions, parce que nous ne sommes que trois.
- Attend, attend, tu veux que nous libérions ces gosses maintenant ? Et nous trois ?
- Et bien oui, nous entrons, en éliminant la résistance. On prend les enfants et on s'en va !
- C'est ça ton plan, la guerrière ? Dit Murphy méprisant.
- Oui, ce sont des enfants, il ne doit pas y avoir beaucoup de soldats ! Répliqua sèchement Lexa.
- Non effectivement ! Mais il doit bien y avoir, du personnel qui doit s'occuper d'eux et je doute qu'il nous laisse embarquer les enfants sans rien dire ! Et puis, en parlant d'enfants, il doit y avoir des enfants de moins d'un an, qui ne savent pas marcher, tu compte les prendre sous le bras ? Ils vont pleurer, râler, bref faire du raffut, on va pas passer inaperçu ! On ne doit pas libérer des prisonniers de guerre, c'est des mômes ! Ils ne vont pas...
- C'est bon, Murphy, globalement on a comprit ! Le coupa Clarke. La première chose à faire c'est trouver cet endroit, ok ?
- Ok, répondirent Murphy et Lexa.
Ils chargèrent donc leurs sacs de matériel et se mirent en route.
- Je propose que l'on reste aux abords de la ville et qu'on en fasse le tour, dit Lexa.
Au bout d'une demi heure, ils tombèrent sur une petite tour de quatre étages. Elle disposait d'un grand porche qui donnait sur une cours intérieur, garder par deux soldats.
- C'est peut être ça ! Dit Clarke.
- Ne nous emballons pas, dit Murphy en sortant les jumelles de son sac.
- Que vois tu ?
- A part les deux gardes, pas grand chose, il faut que j'y aille...
- C'est dangereux Murphy, on ne pourra pas t'aider, remarqua Clarke.
- Je sais me débrouiller seul...
- D'accord mais fait gaffe !
Murphy s'avança donc vers le bâtiment et les deux hommes. Arrivé à leur hauteur, l'un deux fit un pas vers lui.
- N'avancez pas plus loin. Que faites vous ici ? Que voulez vous ?
- Je viens visiter...
- Quoi ?
- J'ai déjeuné avec l'empereur Alejandro, et il m'a donné l'autorisation de visiter son... école...
- Et vous avez une preuve de ça ? Demanda l'homme menaçant.
- Eh bien, il m'a donné ça en me disant que cela me servirait de... passe-partout ! Dit Murphy en montrant une pièce dans sa main.
- Seul les proches de l'empereur ont ce médaillon..., dit le soldat en reculant d'un pas.
- C'est ça, c'est ce que je viens de vous dire !
- Dans ce cas passez, je vais vous accompagner jusqu'au point de garde, dit l'autre homme.
Murphy passa le porche et rentra dans la cour, le garde le suivait à bonne distance.
Dans la cour, une trentaine d'enfants âgés de quatre à dix environ, s'entraînaient au combat. Ils étaient tous maigres, mais musclés. Ils étaient tous habillées de la même façon, tunique blanche et pantalon rouge. Murphy les observa un moment, pour leur âge les enfants étaient déjà de farouches guerriers. Ils ne retenaient pas leurs coups et certains étaient sans pitié pour leur adversaire, qui étaient des soldats adultes.
Arrivés au fond de la cours, ils rentrèrent dans le bâtiment par une grande porte de bois. Le garde expliqua la situation à son collègue présent.
- Je vous laisse avec Juan, dit le soldat en retournant en direction de son poste.
- Pourquoi êtes vous ici ?
- J'ai déjà expliqué...
- Non. Vous avez dit à Anyelo, que l'empereur vous avait permit de venir ici, mais vous ne lui avez pas donné la raison de votre visite, dit l'homme fermement.
Murphy s'approcha de l'homme avec un air menaçant.
- Je n'ai pas à expliquer ma présence ici à un minable soldat comme vous, dit Murphy entre les dents.
L'homme s'approcha aussi de Murphy, leur visage n'était plus qu'à quelques centimètres.
- J'ai le droit de vous demander tout ce que je veux, je suis le responsable ici ! Dit l'homme méchamment.
- Ah, mais pourquoi ne pas l'avoir dit plutôt, cher ami, dit Murphy avec un air joyeux et en posant son bras par dessus l'épaule de Juan.
- Alors ? Dit l'homme en se dégageant du bras de Murphy.
- Je viens du nord. Je suis un roi, je m'appelle Alexandre, comme votre empereur d'ailleurs ! Je suis très intéressé par la façon dont il mène son pays, et je souhaiterai appliquer cette façon de faire chez moi. Pour cela, j'ai demandé à votre dirigeant si je pouvais observer. Il m'a recommander de visiter cette... école ! Dit Murphy avec un grand sourire.
- Ah je vois, très bien, dans ce cas je vais vous expliquer. Suivez moi.
Murphy obéit et suivit l'homme dans les couloirs. Il prit soin de mémoriser toutes les informations qu'il jugeait nécessaire. Ils montèrent un étage et arrivèrent dans une grande pièce, avec une cinquantaine de lit, de toutes les tailles, du petit lit à barreaux, au lit d'adulte. Il y avait sur les lits, une mince couverture, qui ne devait pas vraiment tenir chaud aux gamins, heureusement que la température était clémente ! La pièce était sale, mal éclairé tellement les vitres des fenêtres étaient crasseuses !
- Vous êtes ici dans le dortoir...
- Fichtre ! Ça fait du monde !
- Nous avons actuellement quarante huit enfants..., dit l'homme en soupirant.
- Eh bien, votre empereur est très... viril ! Dit Murphy en riant.
- Tout les enfants ne sont pas de lui, certains sont des orphelins...
- Oh, c'est bien vous faites dans le caritatif...
- Le quoi ?
- Non rien laissez tomber... Et quels âges ont ils ?
- Entre quelques mois et douze ans.
- Et après ?
- Et bien, ils deviennent soldat !
- Et à partir de quel âge peut on les entraîner ?
- Dès quatre ans, ils peuvent tenir une arme. J'en ai un qui a tué son premier adversaire à cinq ans, dit l'homme fièrement.
- Impressionnant ! Et alors de zéro à quatre ans vous en faites quoi ?
- Ils sont par ici, venez !
Murphy suivit l'homme à l'étage supérieur.
Ils arrivèrent dans une pièce relativement grande. A même le sol, il y avait là huit enfants. Certains rampaient, d'autres marchaient à quatre pattes et d'autres arrivaient à marcher sur leurs pieds nus.
Le sol était jonché d'ordures, de nourriture et d'excréments, il régnait dans la pièce une odeur pestilentielle.
- C'est quoi cette odeur ! Vous pourriez faire quelque chose ! S'écria Murphy, qui ne pu s'empêcher de se couvrir le nez.
- Il n'y a personne pour s'en occuper, juste pour les nourrir.
- Mais c'est immonde...
- Seuls les plus fort survivent !
Murphy posa un regard sur chaque enfant. Au fond de la pièce, il repéra un garçon, qui avait les même traits que Lincoln, à quatre vingt dix neuf pour cent, c'était le fils d'Octavia. Il tenta sa chance, et se dit que si ce n'était pas lui, il aurait tout de même sauvé un gosse !
- Vous croyez que je pourrai en emmener un ?
- Quoi ?
- Pas trop petit, mais pas trop grand non plus... Celui là là bas ! Dit il en désignant le gamin qu'il avait repéré.
- Je ne sais pas si l'empereur...
- Cela vous ferait un gosse de moins à vous occuper...
- Et qu'est ce que vous allez en faire ?
- Comme si cela vous intéressait ! Dit Murphy en riant.
- C'est pas ça... mais j'ai des comptes à rendre à l'empereur.
- Vous lui dîtes la vérité, ou vous lui racontez qu'il est mort, un de plus ou un de moins, personne ne remarquera quoi que se soit !
- C'est vrai que ça fera un de moins..., allez y emportez le !
Murphy enjamba les enfants et attrapa le garçon. Il l'installa contre lui, remonta son tee shirt sur lui et ferma son manteau.
- Voilà, je peux sortir, ils ne s'apercevront de rien !
Et effectivement, Murphy sortit du bâtiment avec l'enfant sans que personne ne lui dise quoi que ce soit. Il rejoignit Lexa et Clarke qui l'attendaient toujours dehors, bien cachées.
- Tu en as mis un temps, Murphy ! Dit Clarke.
- Oui mais cela en valait la peine, dit il en ouvrant son manteau.
Les deux jeunes femmes regardèrent l'enfant, puis Murphy qui avait un sourire jusqu'aux oreilles.
- C'est l'enfant d'Octavia ?
- Euh, je suppose...
- Comment ça tu supposes ?
- Et bien, il y avait beaucoup de gosses... et c'est pas comme si je pouvais demander : «Je voudrai le gosse de celle que vous vouliez décapiter !», tu vois ?
- Mais si c'est pas lui ?
- Cela en fera au moins un de sauvé !
- Et que va t on faire de lui à présent ? Demanda Lexa.
- Je ne sais pas..., je n'y ai pas vraiment pensé...
- Murphy... !
- Quoi Murphy ! J'ai vu une opportunité de sauver le gamin d'Octavia, je l'ai saisi !
- Mais tu n'es même pas certain que ce soit lui !
- Regarde le... ! On dirait un mini Lincoln !
Les deux jeunes femmes regardèrent le petit garçon. Il fallait reconnaître, qu'il avait les traits de Lincoln et les cheveux très noir, comme ceux d'Olivia.
- Bon donne le moi..., dit donc il sent pas très bon..., dit Clarke en faisant la grimace.
- Si tu avais vu là où ils vivent...
- Allez, on va le laver, le nourrir et pendant ce temps là, tu nous racontes ce que tu as vu, dit Lexa.
Lexa attrapa une bassine en fer et y versa de l'eau qu'elle avait préalablement chauffé sur le feu. Elle lava le garçon avec tendresse comme elle le faisait pour sa fille. Le petit avait l'air très content de barboter dans l'eau tiède. Elle chercha la plus petite de ses chemises dans ses vêtements et l'enfila à l'enfant.
Pendant ce temps Murphy, leur raconta tout ce qu'il avait vu, les enfants, leurs conditions de vie, les gardes, et il fit la description la plus fidèle du bâtiment.
- Si je comprend bien, on n'y arrivera pas tous les trois ? Dit Lexa.
- Non, il y a trop d'enfants, trop de gardes, il va nous falloir de l'aide, dit Murphy.
- Oui et même si nous avions pu, il faut pouvoir gérer tous ces enfants une fois qu'ils seront libérés ! Fit remarquer Clarke.
- Que fait on ? On demande de l'aide à Polis ?
- On peut faire cela mais ils vont mettre une semaine à arriver et en attendant ces gamins vont souffrir, dit Clarke.
- Toi tu as une idée derrière la tête..., dit Lexa en lui souriant.
- Oui, je me dis que dans cette ville, il y a forcement des réfractaires au régime. Les femmes tout d'abord et forcement quelques hommes, je pense au forgeron, notamment, mais il y en a sûrement d'autres, expliqua Clarke.
- C'est dangereux, nous ne les connaissons pas, ils pourraient jouer un double jeu.
- Oui, c'est possible, mais si nous demandons aux nôtres de venir et si nous nous agissons ici, et maintenant ; dès l'action terminé nous pourrions nous mettre en route et les retrouver à mi chemin, nous gagnerions un temps précieux.
- Ok et laquelle de vous deux ira voir ce forgeron, parce que moi je reste pas ici avec le mouflet !
- T'es gonflé Murphy ! Merde, c'est toi qui l'as ramener ! Dit Clarke agacée.
- Je reste pas ici tout seul à m'en occuper pendant que vous batifolez dans la campagne !
- Murphy, tu m'agaces vraiment des fois, dit Clarke en se rapprochant de lui.
- Laisses tomber, Clarke, je vais y aller, dit Lexa.
- Je peux y aller aussi..., dit Clarke en faisant demi tour vers Lexa.
- Oui, bien entendu, mais je me bats mieux que toi, dit Lexa en souriant.
- Cela reste à prouver..., dit Clarke en attrapant Lexa par la taille.
- Bon, tiens, je te laisse le petit, et je retourne en ville, je serais revenue avant la nuit.
- Sois prudente, ok ? Dit Clarke en embrassant Lexa.
- Oui, comme toujours..., et pendant mon absence, contactez Polis, à tout à l'heure.
Lexa quitta l'abri et Clarke contacta Polis.
