Raven constitua une équipe de vingt personnes et de cinq véhicules qui partirent sur le champs.
Lexa de son coté rentra à El Paso et se dirigea directement vers échoppe du forgeron. Celui-ci l'a reconnu de suite.
- L'affûtage de vos épée ne vous convient pas ?
- Si, si, tout est parfait. J'aurai besoin de discuter avec vous quelques minutes, c'est possible ?
- A quel sujet ? Fit l'homme méfiant.
Lexa regarda l'homme et se demanda si elle pouvait lui faire confiance. Après quelques minutes d'hésitations, elle se dit qu'elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle tente sa chance.
- Vous vous souvenez de la femme qui devait être exécutée la dernière fois.
- Oui
- Et bien, il se trouve que c'est une de nos amies...
- Oh... mais l'autre espèce de pervers l'a emmené !
- Oui... mais se trouve, que c'est aussi un de nos amis...
- Et bien, vous en avez des amis et celui là est particulièrement détestable !
- Il n'est pas vraiment comme ça, il jouait un rôle...
- Et bien, il est doué !
- Oui, bon, cette amie avait un fils...
- En effet, il a du être emmené dans cette école, non loin de la ville, si c'est ce que vous voulez savoir.
- Oui enfin non..., nous l'avons déjà trouvé et sorti de là, mais... il y en a plein d'autres là bas.
- Je me doute...
- Je voudrais vous demander quelque chose, mais je ne suis pas sur de vous faire confiance...
- Vous voudriez sauver ses mômes ?
- Et si c'était le cas ?
- Je serai de tout coeur avec vous, mais il vous faudra des hommes pour prendre d'assaut l'école et des personnes pour s'occuper des enfants après.
- Vous êtes intelligent..., c'est pour cela que je suis venu vous voir ! Allez vous me dénoncer à votre empereur ? Dit Lexa une main sur la poignée de son couteau.
- Non. Le hasard a voulu que nous rencontrions... Voyez vous je fais parti d'une cellule qui travaille en secret à mettre fin aux agissements de cet homme, si on peut l'appeler comme ça. Notre groupe est formé de femmes et d'hommes courageux, nous sommes infiltrés partout, nous connaissons tous les recoins de cette ville mais nous ne sommes pas formés au combat, alors nous avons patienté. En fait, je crois que nous attendions des personnes comme vous, pour nous aider et nous guider. Nous sommes à votre disposition. Une question... vous arrêterez vous à l'école ?
- Non, bien entendu. Nous libérerons les femmes du harem et nous mettrons hors d'état de nuire cet empereur et tous ceux qui seront avec lui, dit Lexa en souriant.
- Vous disposez de combien d'hommes ?
- Je ne sais pas exactement, mais je suis Commander de treize clans. Chacun doit pouvoir me fournir trois cent hommes, donc environ quatre mille hommes ! Dit fièrement Lexa.
- Il faudrait que vous rencontriez les autres...
- Avez vous confiance en chacun d'eux ?
- Je les connais depuis longtemps pour la plupart, et j'ai une entière confiance dans une poignée... les autres...
- Bon, voilà ce que vous allez faire. Ce soir, à la tombée de la nuit, vous allez les réunir à la sortie de la ville, je viendrai vous chercher et je vous amènerai aux autres. Nous discuterons d'un plan, entendu ? Dernière chose, quel est votre nom ?
- Jesus.
- Ok, moi c'est Lexa, à ce soir Jesus !
- A ce soir Lexa.
Le soir venu, Lexa attendait le forgeron et ses amis. Le groupe était composé de trois femmes et deux hommes, en plus de Jesus.
- Je vais vous mener jusqu'à mes amis, mais je vais devoir vous bander les yeux, pour l'instant je ne veux prendre aucun risque.
Lexa posa une bande de tissu sur les yeux des membres du groupe.
- Vous c'est pas la peine Jesus, j'ai confiance en vous.
Le petit groupe se dirigea vers l'abri où étaient restés Clarke, Murphy et le petit. Arrivés sur place, Lexa les fit descendre les escaliers, toujours les yeux bandés.
- C'est bon, vous pouvez enlever vos bandeaux, dit Lexa une fois tout le monde en bas.
- Lexa tu peux nous expliquer ? Dit Clarke surprise.
- Jesus et ses amis sont des opposants à l'empereur... j'ai cru bon que nous nous rencontrions tous afin de discuter de ce que nous pourrions envisager pour mettre fin au règne de ce fou !
- Ok mais il va nous falloir plus de monde...
- Nous sommes plus nombreux, mais j'ai une absolu confiance en ces cinq personnes. Je préfère, pour plus de sécurité, que les autres soient mis au courant qu'au dernier moment.
- Ok c'est peut être plus prudent, alors parlez nous de vous.
- Il y a quelques années, lorsque j'ai vu où mon pays allait avec cet empereur, malgré les risques, j'ai commencé à parler au gens, de ce que je pensais de ce fou. Bien entendu, j'avais ciblé les personnes au préalable et j'ai fini par trouver les cinq personnes qui sont ici avec moi ce soir. Nous avons continué à chercher des personnes susceptibles de nous aider. Aujourd'hui, nous sommes infiltrés partout, à l'insu de l'empereur. Je vois que vous avez sorti l'enfant de l'école, vous avez du rencontrer Anyelo, c'est un des nôtres ! Par contre comme je l'ai dit à Lexa, nous sommes nombreux, et nous comptons quelques soldats parmi nous, mais nous ne sommes pas une armée au sens propre du terme, nous pouvons vous aider, mais nous ne pourrons pas nous battre.
- Avoir de l'aide de l'intérieur c'est très pratique, nous nous chargerons des combats, dit Lexa.
- Lexa, je ne sais pas si nous serons assez nombreux..., fit remarquer Clarke.
- Nous avons vos armes à feu, c'est un avantage. Pour l'école, nous nous occupons des soldats, ils s'occupe des enfants. Combien de temps vous faut il pour vous préparer ?
- Un ou deux jours maximum.
- Très bien alors disons que nous attaquons dans deux jours. Comme cela nous pourrons nous mettre en route de suite et retrouver les nôtres qui seront à mi chemin de chez nous.
- Des gens de chez vous viennent nous aider ? Demanda Jesus surprit.
- Oui, ils prendront en charge les enfants et les amèneront chez nous, précisa Clarke.
- Je vais vous raccompagner chez vous, dit Lexa.
En effet elle les raccompagna jusqu'à l'entrée de la ville.
- Contactez seulement les personnes dont vous avez vraiment besoin et retrouvez moi dans deux jours, même heure qu'aujourd'hui.
- Merci, Lexa, merci à vous et à vos amis !
- A bientôt ! Dit Lexa en s'en allant en courant.
Deux jours plus tard, Jesus et son groupe, qui s'était enrichit de trois personnes, deux hommes et une femmes.
- Vous êtes tous prêts pour ce que nous allons faire ? Vous êtes encore libre de partir...
Devant aucun signe d'hésitation de la part des amis de Jesus, Lexa continua.
- En route, mes amis nous attendent devant l'école.
Ils se mirent tous en route en direction du bâtiment. Après dix minutes de marche, ils retrouvèrent Murphy et Clarke qui tenait le petit dans les bras.
- Il me faut quelqu'un pour prendre le petit...
Une femme s'approcha et prit le petit dans les bras.
- Merci, vous resterez ici, avec lui en retrait, on viendra vous rejoindre avec les autres.
La femme hocha la tête en signe d'approbation.
- Bien Jesus, vous avez prévenu Anyelo ? Demanda Lexa.
- Oui, je dois lui envoyer un signal, dès que nous sommes prêts. Alors, il s'occupera de l'homme qui garde avec lui et nous aidera à rentrer.
- Parfait. Une fois que cela sera fait, Murphy, Clarke et moi même nous le rejoindrons et nous rentrerons dans le bâtiment. Lorsque nous aurons sécurisé l'école nous vous ferons signe de la fenêtre là haut, alors vous pourrez venir nous aider. Il faut que nous soyons rapide. Vous prendrez d'abord les nourrissons, ils sont à l'étage, en ce qui nous concerne,nous nous occuperons des plus grands. Ne vous arrêtez pas, prenez les enfants, sortez du bâtiment et revenez ici, entendu ?
Tout le monde hocha de la tête.
- Bien, Jesus, donnez votre signal ! Dit Lexa.
Jesus joignit ses mains et souffla entre ses deux pouces. Le son qui sortait ressemblait à un cri de chouette.
Ils virent Anyelo, se tourner vers son collègue.
- Écoute, Miguel, il va se passer des choses, ici, pas très joli, je vais te demander de partir.
- Quoi qu'est ce que tu racontes Anyelo ? Je ne peux pas abandonner mon poste, je me ferai exécuter !
- Je comprend, tu as peur... Je vais t'expliquer. Des gens, des bonnes personnes, vont venir libérer les enfants qui se trouvent ici. Ils élimineront tous ceux qui les empêcheront d'avancer vers les enfants. Tu as alors, trois choix. Tu peux partir, mais si tu préviens qui que ce soit, c'est moi qui te tuerai. Tu peux nous aider à sauver ses gosses, ou tu peux nous en empêcher, et là je serais obligé de te tuer, ici et maintenant, dit l'homme en sortant son épée.
Le soldat regarda Anyelo. Il réfléchissait, sans doute, pour évaluer ses chances de survie face au trois choix qui lui avaient été présenté.
- Tu me demande de trahir l'empereur ?
- Je ne te demande rien du tout Miguel, tu as le choix.
- Dans tous tes choix mes chances de survit sont minces...
- Je sais mon garçon, mais tu as la possibilité de faire quelque chose de bien...
- Si je vous aide..., je risque la mort... vous occuperez vous de l'empereur ensuite ?
- Oui, c'est prévu, on ne peut plus laisser ce fou diriger nos vie... Alors, tu as choisi, le temps presse, mes amis attendent ?
- Je suis avec vous !
- A la bonne heure !
Anyelo fit de grands signes pour informer les autres que la voix était libre.
Lexa, Clarke, Murphy et Jesus arrivèrent en courant.
- Mon ami Miguel, se joint à nous...
- Parfait mais tu es responsable de lui, lui dit Jesus.
- Allez en route. Nous avons des armes à feu, donc vous restez derrière nous et vous assurez nos arrières...
- C'est parti, soit prudente Lexa, dit Clarke dans un murmure.
- Toi aussi, mon amour, fais attention !
Le groupe de six pénétra furtivement dans la cours. A cette heure ci, il n'y avait bien entendu personne.
- Il y a deux gardes derrière la porte.
- Il faut les éliminer ! Dit Murphy.
- On pourrait peut être les raisonner, comme j'ai fait avec Miguel...
- Anyelo, je sais que ce sont des personnes que vous connaissez, peut être des amis... mais nous n'avons pas le temps et puis c'est dangereux, si quelqu'un fait du bruit et prévient les autres nous perdons l'effet de surprise, dit Clarke gentiment.
- Laissez moi essayer, s'il vous plaît...
- Je vous laisse cinq minutes, pas plus, après on rentre ! Dit Lexa.
- Ok, merci !
Anyelo et Miguel ouvrirent la porte et rentrèrent dans la pièce. Il n'y eu aucun bruit pendant quelques minutes puis la porte s'ouvrit.
- J'aurais essayé, dit Anyelo.
Lorsque les autres entrèrent, ils virent les deux soldats étendus par terre.
- Vous les avez..., commença Clarke.
- Ils sont vivant, juste inconscients, je ne pouvais pas me résoudre à les tuer. Ce sont de bon gars, mais ils sont jeunes, il n'ont pas vraiment prit toute la mesure de ce qu'ils faisaient...
- Alors bâillonnez les et attachez les solidement, histoire qu'on soit tranquille. Allez on continue.
Les gardes à l'étage furent rapidement mit hors d'état de nuire, car ils dormaient tous. Ils s'approchèrent de chacun d'eux en silence. Puis ils mirent une main sur les bouches pendant que l'autre maintenait un couteau sous les gorges. Les plus récalcitrant étaient assommés, enfin ils étaient tous bâillonnés et ficelés. Ayant maîtrisé l'ensemble des gardes du rez de chaussé, l'équipe monta à l'étage. Murphy avait noté la présence de deux lits d'adultes ainsi qu'une pièce adjacente qui devait être la chambre de Juan. Petit inconvénient celui ci n'était pas dans son lit ! Ils neutralisèrent, sans difficulté, les deux gardes qui étaient dans le dortoir.
- C'est bizarre que Juan, ne soit pas là ! Si cela se trouve, il est planqué quelque part, et il va nous sauter dessus, au moment où on s'y attendra le moins ! Dit Murphy.
- Que fait on, dans ce cas ? Demanda Clarke à Lexa.
- On reste sur nos garde, et on continu, lui répondit Lexa.
- Attendez... il manque aussi les plus grands... remarqua Murphy.
- Merde ! Ils sont passé où ? Demanda Clarke.
- J'en sais rien, mais on ne peut pas rester ici à attendre, alors, Jesus, appelle les autres.
Jesus exécuta et le petit groupe fut rejoint par l'autre.
Ils réveillèrent les enfants en douceur, prirent les plus petits dans les bras et descendirent au rez de chaussé.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la cours, ceux de devant s'arrêtèrent, Lexa et Clarke, s'avancèrent jusqu'à eux, pour découvrir, Juan et quatre garçons qui barraient la sortie.
- Où croyez vous aller avec mes enfants ! Aboya Juan.
- Ce ne sont pas les vôtres... et laissez nous passer ! Cria Lexa.
- C'est hors de question !
- Allez on les descend et on en parle plus ! Dit Murphy en levant son arme.
- Murphy, jusqu'à présent on a tué personne, c'est pas maintenant que l'on va commencer, surtout avec des gosses ! Fit remarquer Clarke.
- Peut être, mais crois moi, ceux là peuvent te tuer ! Je les ai vu à l'œuvre !
- Allez y les garçons, tuez moi tout ça !
Les quatre garçons s'avancèrent lentement du groupe.
- Jesus, reste en arrière avec tes amis et les enfants, dès que tu vois l'opportunité de passer, tu la saisis et tu t'en vas ! Ok ? Demanda Lexa.
- Ok.
- Clarke, Murphy, vous les accompagnez !
- Quoi ? Non, non, non, hors de question que je te laisse les affronter seule ! Dit Clarke en posant une main sur le bras de Lexa.
- Clarke, ce n'est pas le moment de discuter les ordres ! Tu te rappelles, je suis le chef d'équipe, tu dois m'obéir, c'est toi même qui l'a dit en partant ! Dit Lexa avec un grand sourire.
- Lexa...
- Allez seuls les enfants comptent, on se retrouve plus tard à l'abri, entendu ? dit Lexa en déposant un baiser sur la bouche de Clarke.
Résignée, Clarke et recula pour rejoindre les autres. Lexa dégaina ses épées, lorsque Anyelo vint se positionner sur son flan gauche.
- Partez avec les autres, ils auront besoin de vous !
- Cela va aller, ils vont se débrouiller, je reste auprès de vous.
- Bien, comme vous voudrez... essayez de ne pas les tuer !
Les quatre enfants étaient à quelques mètres d'eux, ils se déployèrent pour les encercler. Lexa et Anyelo se mirent donc dos à dos pour faire face à l'ennemi.
- Je vais te tuer femme ! Cria un des garçons en se jetant, l'épée en avant, sur Lexa.
Lexa para le coup et repoussa l'enfant qui se retrouva les fesses par terre, ce qui fit rire Lexa. Le jeune garçon se leva prestement.
- Je vais prendre beaucoup de plaisir a te tuer sale femelle ! Dit l'enfant en se jetant une nouvelle fois sur Lexa.
Ce coup ci Lexa esquiva et asséna un grand coup sur la tête du gamin avec le pommeau de son épée. Le gamin tomba une nouvelle fois à terre mais cette fois ci ne se redressa la, il était sonné. Aussitôt un deuxième garçon se jeta sur elle s'en débarrassa avec facilité. Elle se retourna alors vers Anyelo, qui avait lui aussi, mit un de ses adversaires hors d'état de nuire. Il se battait encore à l'épée avec l'autre. D'un coup, l'enfant fit un pirouette de façon extrêmement rapide, le soldat ne vit rien venir. Lorsqu'il se retourna vers Lexa, il laissa tomber son épée à terre pour pouvoir mettre les mains sur son ventre et empêcher ses viscères de sortir. Le gamin avait presque coupé en deux le pauvre homme. Il regarda son ventre, puis Lexa et s'écroula à terre. Lexa aperçu alors l'enfant, il arborait un fier sourire. Il lécha le sang sur la lame de son épée et se remit en garde. Lexa se dit alors qu'elle ne pourrait sauver cet enfant, car il était déjà perdu.
Leurs échanges furent très violents. L'enfant probablement âgé d'une dizaine d'années, avait déjà l'expérience d'un vétéran de combat. Mais Lexa avait elle aussi été entraîné dès son plus jeune âge. Ils étaient à égalité au niveau de la technique et l'expérience, mais Lexa restait la plus forte physiquement.
Face à face, ils décrivaient un cercle. Puis l'un chargeait épée levée, trois, quatre pas, et frappait, l'autre reculait et parait ou esquivait. Le duel durait sans qu'un seul ne fut blessé mais la fatigue se faisait ressentir, surtout chez l'enfant. Lexa s'en aperçu et lui laissa une chance.
- Si tu t'obstines, je vais te tuer...
- Ne l'écoute pas ! Hurla Juan.
- Je ne t'écoute pas catin ! Cracha l'enfant.
- Tu n'es pas obligé de lui obéir, viens avec nous, tu seras libre...
- Tais toi ! Hurla l'enfant l'épée levé.
Il se rua sur Lexa, qui esquiva les coups. L'enfant eu le tord de trop approcher son visage de l'épée de Lexa, qui fit preuve de clémence en ne l'embrochant pas, mais en lui donnant un coup avec son pommeau. Comme l'enfant descendait sa tête au moment où Lexa leva son manche d'épée, le coup fut plus violent qu'elle ne l'aurait voulu. La pommette du garçon éclata. La douleur fut vive car il recula et tomba.
- Relève toi, imbécile ! Criait Juan.
Le garçon se releva péniblement et vacilla légèrement, il semblait sonné.
- Je t'en pris mon garçon, laisse tomber..., abandonne le combat, je ne veux pas te tuer... tu n'es encore qu'un enfant..., lui dit doucement Lexa en rangeant ses épées dans leur fourreau.
- Non, je suis un homme ! Un soldat de l'empereur ! Et tu vas périr femelle !
L'enfant puisa dans ses dernières forces et chargea Lexa, il avait du mal a lever son épée et à la tenir devant lui, mais il ne s'arrêta pas. Dans un dernier effort, il passa son épée au dessus de sa tête, et l'abattit sur Lexa. La guerrière arrêta la lame d'une main, elle ne sentait aucune pression dans l'arme. Sur les joues de l'enfant coulaient des larmes. Peut être que tout n'était pas perdu. Lexa s'approcha de l'enfant et s'agenouilla devant lui.
- Va rejoindre mes amis, fais le pendant qu'il est encore temps...
- Tues moi... je ne mérite pas de vivre... j'ai échoué...
- Tu t'es bien battu, tu as été vaillant, si tu viens avec moi, je te prend dans mon armée...
- Votre armée..., vous avez une armée... mais vous êtes une...
- Femme ! Oui, mais je suis aussi une guerrière, un leader. Je commande treize clans.
Le garçon ouvrait de grands yeux impressionnés.
- J'aurai une place dans ton armée ?
- Oui, parmi mes soldats d'élite...
- Alors je viens avec toi ! Dit il fièrement.
Lexa était si absorbée par sa discussion avec l'enfant, qu'elle n'entendit pas ses amis la prévenir, qu'elle ne vit pas Juan s'approcher de l'enfant. Sans aucune hésitation, et avec un air de satisfaction, il enfonça son épée dans le dos du gamin, traversa son corps de par en part, Lexa se recula pour ne pas être elle aussi embroché.
- Voilà ce que je réserve aux traites et aux bons à rien, ricana Juan.
D'un coup et sans aucune pitié, il retira son épée.
Lexa regarda le gamin, son sourire était resté figé sur son visage. Ses jambes se dérobèrent, Lexa le rattrapa et le déposa doucement à terre.
- Ton combat est terminé... murmura Lexa.
Juan levait déjà son épée pour l'abattre sur la guerrière, mais Clarke tira une balle juste à ses pieds, ce qui l'arrêta net dans son élan.
- Si tu bouges encore, la prochaine est dans ta tête, dit Clarke.
- Ne le tues, Clarke..., il est à moi, dit Lexa en se relevant doucement.
- Je te le laisse, il est tout à toi mon amour..., dit en souriant.
- Partez à présent, emmenez les enfants, je vous rejoins lorsque j'aurais fini avec lui !
- Mais Lexa..., commença Clarke.
- Ça va aller..., allez partez !
- Tu nous rejoins, hein ? Dit Clarke tout de même inquiète.
Jesus attrapa les deux gamins inconscients, en mit un sur chacune de ses épaules, puis tout le monde se mit en route. Clarke adressa un dernier regard à Lexa.
Une fois que tous ai eut quitté la cour, Lexa regarda Juan droit dans les yeux.
- Tu vas mourir..., mais tu as de la chance car ta mort sera relativement rapide, chez moi, je t'aurais fait subir un châtiment bien pire ! Dit Lexa les dents serrées.
- Parce que tu crois pouvoir me battre, dit Juan en riant.
Lexa recula, dégaina ses épées et les fit tournoyer.
- Bas toi espèce de lâche ! Siffla Lexa.
Juan se jeta sur Lexa. La guerrière du reconnaître que Juan était un guerrier expérimenté, il possédait une bonne technique de combat et il était très puissant. Mais Lexa connaissait bien ce genre de soldats et ils avaient tous la même faiblesse, la lenteur. Lexa était beaucoup plus vive, elle tournait autour de lui, comme un insecte et chaque qu'elle le pouvait, elle lui infligeait une entaille. Juan n'arrivait pas à la toucher, ce qui l'agaçait au plus haut point et sa frustration de ne pouvoir blesser Lexa, le rendait plus téméraire mais aussi moins vigilant. Les blessures que lui faisait Lexa, ne lui provoquait pas de douleur insupportable, mais commençait à l'affaiblir, il le sentait. Il fallait qu'il termine ce combat. Il mit un genou à terre en faisant mine de récupérer, et ramassa un peu de terre dans sa main.
- Déjà fatigué... ? Dit Lexa.
- Je dois reconnaître, que tu te défends bien...
- Que je me défend bien..., c'est moi qui mène ce combat depuis le début, allez finissons en ! Dit Lexa.
Lexa se rua sur son adversaire. Arrivée à sa hauteur, Juan lui jeta le sable au visage, Lexa se protégea avec son bras mais elle reçu tout de même du sable dans les yeux. Juan en profita pour lui écraser son poing sur le visage. Lexa aveuglée par le sable, ne vit rien venir, la force du poing, la fit décoller du sol et atterrir un mètre plus loin. Le coup la désorienta pendant quelques secondes et le sable lui brûlait les yeux. Elle ne voyait plus grand chose mais elle entendait Juan rire et arriver à grands pas. Elle se frotta les yeux et s'obligea à les ouvrir, grand bien lui fasse, car elle eut juste le temps d'apercevoir, Juan qui prenait son élan pour lui donner un grand coup de pied dans le ventre. Elle n'eut qu'une fraction de seconde pour contracter tous les muscles de son abdomen pour faire barrière entre la chaussure de Juan et l'enfant qu'elle portait. L'impact fut terrible, la douleur aussi, mais ce n'est ni l'un, ni l'autre qui firent hurler Lexa. Non ce qui l'a fit hurler, c'est la rage, la haine pour cet homme qui venait peut être de tuer l'enfant qu'elle portait, car elle sentait un liquide chaud lui couler entres les cuisses, c'était du sang, elle n'en doutait pas.
Lorsque Lexa se releva, Juan, croisa son regard et son sourire disparu, pour une des rares fois de sa vie, il eut peur, il recula. Dans un mouvement soudain, il se retourna pour s'enfuir à toutes jambes, mais il se trouva face à Murphy, qui était revenu sur ses pas et empêchait Juan de prendre la fuite.
- Tu as le choix, ou je t'abats comme un chien que tu es, ou tu retournes te battre et tu affrontes la mort avec dignité ! Lui dit Murphy avec un grand sourire.
Juan n'eut pas le temps de répondre, Lexa était arrivée derrière lui et l'avait attrapé par les cheveux. Elle le tira si violemment en arrière, que l'homme tomba et qu'une poignée de cheveux encore accroché à un bout de scalpe lui resta dans la main.
- J'avais donné l'ordre à tout le monde de partir, cela t'incluait aussi...
- J'ai vraiment du mal avec les ordres et l'autorité en générale..., dit Murphy nonchalamment.
Lexa approcha son visage du sien. Lorsque Murphy croisa son regard, il eut l'impression d'un éclair froid lui traversait l'échine. Quelque chose s'était passé avant qu'il n'arrive, il en était certain. Il y avait toujours de la rage dans le regard de Lexa, mais il avait autre chose. Ce type allait souffrir, c'était une certitude.
- Je vais t'étriper espèce de folle, cria Juan en posant une main sur son crâne meurtri.
L'homme se releva, serra son pommeau et leva son épée.
Le cœur de Lexa était en miettes, une tristesse insoutenable l'avait envahi, et ce sentiment se transforma en folie meurtrière. Juan ne mesura que trop tard, l'importance de cette folie.
Lexa se jeta littéralement sur lui, ses épées fendaient l'air, à une vitesse impressionnante, Juan tentait tant bien que mal d'éviter les lames, parfois, il y arrivait et parfois elle tranchait sa chair. Tout ce qu'il pouvait faire c'était se défendre, il n'arrivait pas à donner des coups.
Lexa frappait, frappait, comme une machine de mort, puis à un moment précis, elle vit une possibilité, elle donna un mouvement circulaire avec son poignet et la lame de son épée vint s'enfoncer dans le flan de Juan. Elle tira vivement sur son arme, la lame trancha plus profondément le flan de l'homme, qui hurla et posa un genou à terre.
- Par pitié..., c'est bon... tu as gagné... épargne moi..., supplia Juan
- Que je t'épargne..., n'y compte pas !
Lexa leva son épée qui vint s'abattre comme une massue sur l'épaule de son adversaire. La lame cassa la clavicule et rentra sur vingt bon centimètre dans la chair. Juan hurlait toujours. Lexa tira son arme et l'enfonça jusqu'à la garde dans la poitrine de l'infortuné. Elle prit appui avec son pied sur la cuisse de Juan et extirpa son épée des viscères de Juan, ce mouvement le fit tomber à terre. Par on ne sait quel malchance, le soldat respirait encore. Lexa rengaina ses épées et vint se tenir juste à coté de lui. Elle prit son élan et lui donna un violent coup de pied dans la poitrine à l'endroit de sa blessure, l'homme poussa un grognement. Alors Lexa, frappa encore, cette fois dans le visage et elle frappa, frappa encore, Juan était mort depuis plusieurs minutes, mais elle ne pouvait s'arrêter de frapper, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Elle entendait les os craquer sous la violence de ses coups, le sang partout sur le sol, sur ses bottes, son pantalon.
Elle sentit que quelqu'un l'attrapait, tentait de l'éloigner de sa proie. Elle entendait une voix lui hurler des paroles, que lui disait elle ?
- C'est bon Lexa ! Il est mort ! Ça suffit !
On lui demandait d'arrêter ? Mais de quel droit, lui demandait on ça ? Elle n'en avait pas fini avec cette ordure..., elle allait le broyer, faire en sorte qu'il n'ai plus aucun os entier... Et cette voix, cette entrave...
- Merde Lexa ! Arrêtez !
Murphy prit la tête de Lexa entres ces mains et lui tourna de façon à l'avoir en face d'elle.
- Lexa ! C'est moi Murphy ! Vous l'avez tué ! Il ne fera plus de mal à personne ! Pas la peine de s'acharner !
Lexa regarda l'homme en face d'elle, il lui fallu faire un gros effort de concentration, pour se souvenir..., Murphy... Quelque chose la retenait, l'empêchait de se souvenir, elle regarda autour d'elle, hagard. Son regard tomba tout d'abord sur l'enfant qui avait été tué puis à ses pieds sur l'homme, enfin du moins ce qui en restait, alors elle se souvint.
- Il a tué mon enfant... murmura t elle.
- Quoi ? Qu'est ce que vous dites ?
- Cette ordure a tué ma petite fille, continuait elle.
- De quoi vous parlez ? Winona va bien, elle n'est pas ici...
Elle avait du perdre beaucoup de sang, la tête lui tournait, elle se laissa tomber à terre et se recroquevilla.
- Vous ne comprenez pas, ma fille, celle que je portais...
- Mon dieu, celle que... quoi ? Clarke était au courant ? Pourquoi avoir fait ce combat ? Merde ! Merde !
Lexa était très pâle, elle semblait avoir perdu toutes ses couleurs, la seule qui lui restait était le rouge du sang, le sien, celui du gamin et celui de Juan.
- Lexa, il ne faut pas vous endormir, il faut retourner vers Clarke, elle saura quoi faire !
Murphy n'était pas un athlète, mais il réussi néanmoins à prendre Lexa dans ses bras et à la ramener jusqu'à l'abri.
- Clarke ! Hurla t il en arrivant.
La porte s'ouvrit avec fracas, Clarke et Jesus sortirent. Lorsque Clarke aperçu Lexa dans les bras de Murphy, elle était si pâle, les bras ballant, inconsciente.
- Qu'est ce qui c'est passé Murphy ?
- Elle a tué ce bâtard mais elle a perdu beaucoup de sang..., enfin je crois.
- Il a réussi a la blesser ?
- Oui..., enfin non...
- Bon c'est oui ou c'est non ? Demanda Clarke qui commençait à paniquer.
- On peut peut être l'installer un peu mieux non ? Remarqua Jesus.
- C'est une bonne idée, dit Murphy en passant Lexa dans les bras plus musclés de Jesus.
Ils rentrèrent tous à l'intérieur.
- Bon alors tu m'expliques ? Demanda Clarke.
- C'est compliqué...
- Elle est blessée ou pas ?
- Et bien, Juan, lui a donné un violent coup de pied dans l'abdomen, je crois qu'elle saigne... d'en bas..., dit Murphy soudain mal à l'aise.
- Comment ça d'en bas ? Je ne comprend rien Murphy...
- Putain Griffin ! Les histoires avec ta copines commencent à me courir ! Fait chier ! Vous pouvez pas vous dire les choses ? Elle est enceinte, enfin elle l'était ! Elle croit que cet empaffé a tué son bébé ! Cria Murphy.
Clarke ne dit rien. Elle assimila les informations. Tout ce bousculait dans sa tête. Lexa enceinte, coup dans l'abdomen, risque pour le fœtus, pour la mère. Il fallait qu'elle réfléchisse.
- Murphy, j'ai vu du matériel médical à coté, ramène moi des seringues et des tubulures, il faut lui faire une transfusion, elle a perdu beaucoup de sang, dit Clarke en commençant à déshabiller Lexa.
- Et à qui tu va le prendre le sang qui lui faut, je te rappelle qu'elle a le sang...
- Noir, oui je sais, moi aussi ! C'est moi qui lui donnerai !
- Parce que toi aussi...
- Les seringues Murphy, s'il te plaît !
Murphy partit en courant chercher le matériel.
- Jesus, il faut que je l'examine, il y a des draps dans le meuble derrière vous, pouvez vous m'en attraper un ?
- Bien sur, dit Jesus en joignant les geste à la parole.
Il donna un drap à Clarke qui le mit sur Lexa. Elle finit de la déshabiller. Son pantalon et son sous vêtement était imbibé de rouge, cela représentait une grande quantité de sang. Un frisson parcouru le dos de Clarke. Tout n'était pas perdu pour le bébé, mais Lexa perdait encore du sang, il ne fallait pas qu'elle fasse une hémorragie. Elle lui fit une toilette soigneuse et constata avec soulagement qu'elle ne saignait plus.
Elle lui posa une perfusion, la transfusa puis lui mit des vêtements propres.
- Clarke, on ne peut pas rester, ici ! Il faut partir, il nous faut retrouver les autres ! L'empereur va être mit au courant de ce qui s'est passé à l'école et il va envoyer ses soldats à nos trousses.
- Je sais..., dès que la transfusion est terminée, on installe Lexa sur un brancard et vous partez !
- Comment ça on part ? Tu ne viens pas ?
- Non, je vais rester ici, faire en sorte d'être sur qu'ils ne vous suivent pas...
- Non, non, ça c'est hors de question...
- Murphy, je ne demande pas ton approbation ! Tu fais ce que je te demande. Tu me laisseras une arme et des munitions. Jesus je peux compter sur vous ?
- Pas de soucis, mais si les soldats d'Alejandro mettent la main sur vous...
- Ils n'y arriveront pas ! Dit Clarke fermement.
- Je le souhaite pour vous.
Une heure plus tard, tout le monde était prêt. Lexa n'avait toujours pas reprit connaissance, alors Clarke s'approcha de son oreille.
- Je veux que tu sois forte, pour Winona, pour moi et pour cette petite fille qui grandit en toi, car je suis sur, que c'est comme toi, une battante et qu'elle est encore là. Ne te fait pas de soucis pour moi, nous nous reverrons bientôt. Je t'aime mon amour.
Elle déposa un baiser sur les lèvres de sa femme.
Elle regarda Murphy puis Jesus.
- Je vous la confis, c'est l'une des personnes que j'aime le plus dans ce monde, prenez soin des enfants aussi. Vous aurez le drone camera contactez ma mère lorsque vous serez bien loin d'ici. Bonne chance et à bientôt.
- C'est toi qui aura besoin de chance, lui dit Jesus.
Elle les regarda partir, le cœur serré, une fois disparu de son champs de vision, elle descendit dans l'abri, mit la mixture qu'elle avait préparé la veille, sur ses cheveux. Une fois sec, elle se regarda dans un bout de miroir qu'elle avait trouvé. Le résultat n'était pas mal, c'était drôle de se voir en brune. Elle prit l'arme que lui avait laissé Murphy, un fusil mitrailleur avec un silencieux, très pratique, ainsi que les munitions. En fouillant l'abri, Murphy avait trouver un couteau, des jumelles, des cordes, une grenades et deux mines à enterrer, il n'était pas certain que ces dernières soient fonctionnelles, l'avenir le lui dirait. Il lui en avait néanmoins expliqué le fonctionnement. Elle mit le tout dans un sac et y ajouta de l'eau et des fruits secs. Elle quitta l'abri et se dirigea vers l'école.
