Ce chapitre est particulièrement difficile par son contenu, je rappelle donc, que cette fiction est destinée à un public averti, et ce chapitre en particulier peut heurter les plus sensibles, merci de votre compréhension.
Clarke couru jusqu'à l'école. Les soldats assommés et ligotés n'avaient pas réussi encore à se libérer, car tout était silencieux. Ce calme ne durerait pas, Clarke le savait bien. Elle enterra les mines devant de l'entrée. Elle installa des pièges à l'aide de corde dans la foret et se couvrit de branche à la manière d'un soldat pour se camoufler dans le paysage. Elle se barbouilla le visage de boue, enfin, elle se cacha et attendit. Au bout d'une heure, il y eut du mouvement, des soldats avaient réussi à se libérer et deux partirent en courant vers la ville, dans le but certainement de prévenir l'empereur. Ce qui se confirma deux heures plus tard, lorsque l'empereur lui même, arriva accompagné d'au moins trente soldats.
Clarke les observa avec les jumelles, mais elle entendait l'empereur hurler d'où elle était. Le despote s'approcha ensuite du corps de Juan, ou du moins ce qu'il en restait, Lexa s'était déchaînée. Clarke se dit que le soldat avait du se demander ce qu'il avait bien pu faire pour déclencher une telle fureur.
- Retrouvez les moi ! Vivant si possible, je tiens à m'occuper de leur cas personnellement ! Hurla l'empereur hors de lui.
Les trente soldats s'éparpillèrent aussitôt en courant dans toutes les direction. Si ceux qui étaient partis chercher l'empereur, avaient évité les mines, ceux là eurent moins de chance, l'un d'entre eux marcha sur une des mines que Clarke avaient caché. Elle fonctionna très bien, une fois les mécanismes enclenchées, la mine s'éleva à environ un mètre cinquante du sol et explosa, les hommes aux alentours étaient littéralement coupés en deux. Rien qu'avec la mine, Clarke avait éliminé la moitié des hommes de l'empereur. D'ailleurs celui ci avait l'air enragé, il hurlait, donnait des ordres, ses derniers hommes l'empêchait d'avancer, voulant éviter que leur chef ne se fasse exploser lui aussi.
Finalement, un des soldats trouva un passage sécurisé, l'empereur le suivit et tout deux reprirent la direction de la ville.
- Trouvez les moi ! Revenez que lorsque vous les aurez trouvé ! Hurlait Alejandro en s'enfuyant.
C'était le signal, pour Clarke, il lui fallait bouger, quatre soldats venaient dans sa direction. Elle s'enfonça d'avantage dans la forêt. Les hommes couraient sans se douter qu'ils se jetaient vers d'autres pièges mortels. Le premier, un homme imposant, de probablement plus de cent kilos de muscles, ne vit pas la corde tendu au sol, il ne vit pas le piège se mettre en marche, il ne vit pas non plus la branche tendue et hérissées de pointes acérées, se détendre et venir se planter dans sa poitrine. L'homme fut arrêté net, sans comprendre ce qui lui arrivait vraiment.
Ces compagnons qui le suivaient stoppèrent immédiatement leur course, et se mirent à scruter les alentours, les arbres ,le sols dans l'espoir de trouver les pièges. Ils appelèrent leurs compagnons. Une fois ses derniers arrivés, Clarke se dit que c'était l'occasion d'essayer la grenade. Elle la dégoupilla et la lança. Elle vint atterrir au pied d'un soldat. Ne reconnaissant pas l'objet, il le ramassa, au moment où il allait demander au autre leur avis sur la chose qu'il venait de ramasser, la grenade explosa. Ce fut le chaos. Le visage ainsi que la main de l'homme qui tenait la grenade disparurent dans l'explosion. Les autres qui se trouvaient très près reçurent des fragments et s'écroulèrent, terrassés. Il restait encore cinq soldats. Clarke visa et tira avec son fusil, elle fit mouche, un soldat s'écroula.
Les autres se séparèrent, ils comprirent enfin, qu'ils faisaient des cibles moins facile s'ils n'étaient plus en groupe. Clarke s'éloigna et trouva une autre cachette, en hauteur, dans un arbre. Elle mangea quelques fruits et bu un peu d'eau. Elle était épuisée, haletante, en nage. Elle ressentait une certaine fierté, pas celle d'avoir tué, mais celle d'être toujours en vie, seule contre tous ces soldats.
Soudain elle entendit le bruit que fait une branche, lorsqu'on marche dessus. Elle regarda légèrement vers le bas et aperçu un soldat qui avançait prudemment tout près d'elle. Elle prit son couteau en main, et lorsque l'homme fut juste en dessous, elle lui sauta sur les épaules et lui enfonça le couteau dans la gorge. Le soldat ne pu crier, il s'étouffait avec son propre sang, il s'écroula à terre, Clarke le suivit dans sa chute.
Elle se releva, elle savait qu'il restait trois soldats encore, elle avança prudemment. Arrivée en haut d'une colline, elle les aperçu en contre bas. Elle arma son fusil, visa et tira, encore un à terre, une balle en plein poumon. Les deux autres levèrent la tête et virent Clarke, ils se mirent à courir en sa direction. Elle voulu tirer une seconde fois, mais le fusil s'enrailla, alors elle fuit.
Elle courut aussi vite et aussi longtemps que ses jambes le lui permettaient, mais elle s'épuisait et bientôt, elle n'aurait ni la force de courir, ni la force de se battre. Elle prit alors la décision de leur faire face. Elle les attendit juste devant un piège qu'elle avait installé. Un trou de trente centimètres de profondeur et de largeur. Juste assez grand pour y enfoncer son pied sur les pointes qui se trouvaient au fond.
Le premier qui arriva évita de justesse le piège et se jeta sur Clarke. Elle l'évita aussi et lui balança son pied dans le ventre, ce qui eu pour effet de lui couper la respiration. Le deuxième arriva et poussa un hurlement lorsqu'il enfonça son pied dans le trou, mais il extirpa son extrémité meurtri et fonça sur Clarke. Il trébucha et en tombant, sans le vouloir donna un grand coup de tête dans la mâchoire de Clarke. La jeune femme fut mise KO.
Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle était ligotée, bâillonnée, et transporté sur l'épaule de celui qu'elle avait frappé au ventre. Elle leva la tête et vit l'autre qui traînait la patte en jurant. La scène la fit sourire.
Lorsqu'ils arrivèrent de nouveau devant l'école, l'homme la jeta littéralement à terre. Étant attachée, elle ne put retenir sa chute et s'écrasa lourdement, sa tête heurta le sol. Cela fit beaucoup rire le boiteux. Clarke repéra la deuxième mine. Elle se leva et fonça tête en avant sur le pauvre homme. Le choc le bascula en arrière et il atterrit sur les fesses, juste sur la mine. Elle se recula et croisa son regard. L'homme comprit ce qui allait lui arriver, il hurla et explosa.
La scène se déroula en une fraction de seconde. L'autre soldat fut spectateur de la scène et fut éclaboussé par des bouts de son camarade.
Clarke se mit à rire en voyant le soldat dont l'uniforme était maculé du sang, de cervelle et de bouts de chairs de son camarade. De la main, avec dégoût, le soldat balaya les morceaux humains. Il fit les quelques pas qui le séparaient de Clarke, il l'attrapa par le col et la souleva pour amener son visage à hauteur du sien.
- Crois moi, tu vas souffrir pour ce que tu as fait. Tu vas souffrir entres les mains de l'empereur, et lorsque tu croiras que ton supplice sera terminé, je m'occuperai de ton cas. Tu as vraiment de la chance que l'empereur te veuille en vie, dit le soldat entres les dents.
Il lui donna un grand coup de front dans le visage qui lui cassa le nez, sous l'effet de la douleur, les yeux de Clarke se remplirent de larmes.
- Maintenant avance, dit l'homme en la posant à terre.
Clarke se mit en route, en se disant que les prochains jours seraient probablement difficiles.
Murphy, Jesus et les autres avançaient bien. Pendant une pause Murphy contacta Abby.
- Que se passe t il Murphy ?
- Il y a eu un petit soucis avec Lexa...
- Quel petit soucis ? Demanda Abby, soudain inquiète.
- Elle a reçu un coup au ventre...
- Quel genre de coup ?
- Violent, très violent, elle a perdu du sang...
- C'est pas possible ! Combien ?
- Je ne sais pas Abby ! Suffisamment pour que Clarke lui fasse une transfusion !
- Clarke lui a fait une transfusion... d'ailleurs où est elle ? Passe la moi !
- Euh..., je ne peux pas..., dit Murphy mal à l'aise.
- Et pourquoi, je te pris ?
- Et bien, parce qu'elle est restée derrière, pour ralentir nos poursuivants...
- Tu l'as laissé toute seule pour affronter, je ne sais quelles brutes, alors qu'elle venait juste de donner une partie de son sang à Lexa ?
- Oui, c'est sur dit comme ça...
- Mais enfin Murphy !
- Écoutez Abby, je fais de mon mieux, hein ? Lexa était au plus mal, il fallait que nous la transportions en brancard. Nous avons une cinquantaine d'enfants, dont certains ne peuvent marcher ! Nous sommes considérablement ralenti ! Clarke nous a permit de gagner du temps, elle nous a probablement sauvé à l'heure qu'il est !
- Certainement ! Mais qui va la sauver elle ?
- Si cela se trouve, elle est déjà en route pour nous rejoindre ! Et dans le cas contraire, nous irons la rechercher, bien entendu !
- Et en attendant ? Tu as vu l'état d'Octavia ? Ce qu'elle a subit ? Clarke risque de subir la même chose, Murphy ! Ma petite fille !Cria Abby.
- Je suis vraiment désolé, Abby, c'est elle qui m'a demandé...
- Je sais Murphy, elle veux toujours sauver les autres...
- C'est dans sa nature... Et pour Lexa ?
- Elle est enceinte. Le coup à du provoquer un décollement du placenta, d'où hémorragie, ou alors c'est pire..., je ne pourra savoir qu'en l'examinant...
- Ce n'est qu'un décollement placentaire Abby, dit la voix de Becca.
- Vous en êtes certaine ?
- Oui à cent pour cent. Les nanites travaillent déjà à la reconstruction des tissus placentaires. Grâce à la transfusion de Clarke, Lexa sera complètement remise, d'ici quelques heures !
- Mais elle est toujours inconsciente !
- Oui, je l'ai mis en stase, afin de concentrer toute son énergie à la réparation tissulaire, lorsque tout sera terminé, elle se réveillera.
- En attendant on fait quoi ?
- Vous continuez votre route vers l'équipe qui se dirige vers vous.
- Vous avez des nouvelles de Bellamy ?
- Tout se passe bien. Ils ont croisé, hier, l'équipe qui vous rejoint. Ils devraient être de retour à Polis dans deux jours.
- Entendu, on se remet en route, alors, à bientôt !
- A bientôt !
Et ils se remirent en route. Après deux jours de marche éprouvante pour tous, ils arrivèrent enfin, au point de rendez vous, là où les attendait l'équipe de sauvetage.
Les enfants furent immédiatement prit en charge par l'équipe médicale, dès qu'ils le pouvaient, ils étaient installés dans les véhicules pour prendre la direction de Polis.
Alors que les soignants s'occupaient du dernier groupe d'enfants, Lexa se réveilla.
- Cela fait trois jours que vous êtes allongée, prenez votre temps pour vos relever, dit une infirmière à Lexa.
- Je n'ai pas de temps, il faut que je reparte ! Dit Lexa en se levant d'un bond.
Elle regretta immédiatement sa précipitation, car il lui fallu se rattraper à un arbre pour éviter de tomber tellement la tête lui tournait.
- Prenez au moins cinq minutes ! Laissez votre corps s'habituer à la position verticale !
- Murphy ! Apporte moi le drone ! Hurla Lexa.
- Je vois que vous allez beaucoup mieux, lui dit Murphy en apportant l'objet.
- Pourquoi l'avoir laisser seule ?
- Ah, non ! Vous allez pas vous y mettre aussi ! Clarke est une grande fille, elle prend ses décisions toute seule, moi j'obéis aux ordres ! Vous faîtes chier ! J'en ai marre de me faire engueuler ! Quoi que je fasse, je me fais engueuler ! Dit Murphy en s'éloignant.
- Becca il faut que je réunisse mon armée ! Il faut que je diffuse un message, c'est possible ?
- Bien sur, Lexa, il vous suffit d'enregistrer le message que vous voulez et je le diffuserai après via votre hologramme. Mais pour quelle raison, voulez vous faire cela ? Vous ne rentrez pas ?
- Non, je vais rechercher Clarke.
- Lexa, j'ai pu sauver votre vie et celle de votre bébé, je ne sais pas si je pourrai le refaire !
- Je ne peux pas laisser Clarke aux mains de ce fou !
- Rien ne dit qu'elle ne s'en soit pas sorti...
- Becca... Clarke a fait de gros progrès en technique de combat... mais tout de même !
- Je suis certaine qu'elle pourrait te surprendre !
- Sans doute, mais en attendant, je préfère y aller ! On enregistre ce message ?
- Pas de problème, je vous écoute.
Une fois son message enregistré, Lexa reprit la direction de El Paso accompagné de Jesus, Murphy et de deux autres hommes armés.
Pendant ce temps Clarke réfléchissait dans sa cellule. Après avoir été ramené à El Paso, il y a deux jours, elle avait été jeté dans cet endroit. Il s'agissait une vrai cellule, sordide, comme on pouvait l'imaginer dans ces pires cauchemars. Il y régnait une odeur de moisissure, ce qui n'avait rien d'étonnant vu l'eau qui suintait des murs. Un petit rayon de lumière qui filtrait à travers une petite fenêtre en hauteur, lui indiquait à quel moment de la journée, elle se trouvait. Cela lui était très utile, car en deux jours, elle n'avait vu personne, et elle perdait un peu la notion du temps.
Enfin le troisième jour, la porte s'ouvrit. Deux soldats entrèrent et l'attrapèrent pour emmener, dans une grande pièce, l'attendait l'empereur.
Les deux hommes la jetèrent par terre. Elle leva les yeux vers le despote, il souriait, manifestement ravis.
- Alors c'est toi qui a décimé ma garde personnelle ?
Clarke avait une impression de déjà vu. La scène qu'elle vivait ressemblait à celle qu'elle avait vécu la première fois qu'elle avait vu Lexa. La pensée de son amante la fit dériver, elle entendait vaguement que l'autre fou lui parlait, mais elle ne l'écoutait pas, elle pensait à Lexa. Elle était enceinte à son tour ! Comme elle était contente, elles allaient avoir un autre enfant, une autre petite fille, une petite sœur pour Winona ! Bon certes c'était un mauvais timing, mais bon, ici, sur cette planète, il semblait que tout décision étaient prises au mauvais moment ! Il y avait il un bon moment ? Peu importait, c'était le moment de Lexa, et elle comptait bien sortir vivante de cet endroit pour retrouver les deux amours de sa vie, qui bientôt seraient trois !
Isolée dans sa bulle de bonheur, Clarke n'entendit pas la question de l'empereur. Et comme la réponse ne venait pas, un des soldat à coté d'elle lui lança son point dans la figure. Le coup fut dur et elle eut le goût du sang dans la bouche.
- Je vous ai déjà dit pas le visage ! Hurla l'empereur.
- Désolé votre grandeur..., dit le soldat penaud.
- Bon tu vas répondre à la question de l'empereur, traînée ? Demanda l'autre soldat en attrapant Clarke pas les cheveux.
- Quelle question ? Dit Clarke en souriant, la bouche pleine de sang.
- Pourquoi avoir volé mes enfants ? Tué tous mes soldats ?
- Parce que tu es un dégénéré qu'il faut mettre hors d'état de nuire et que l'on ne peut décemment pas te laisser éduquer des enfants !
L'empereur fut vexé, il se leva.
- Préparez moi la ! On va voir si après, tu es aussi arrogante.
Les deux hommes soulevèrent Clarke et la portèrent dans une autre pièce.
C'était une salle d'eau, carrelée au sol et aux murs, avec en son centre un petit trou pour éliminer l'eau.
- Déshabille toi, dit l'un des hommes avec un grand sourire.
Clarke s'exécuta, mais s'arrêta aux sous vêtements.
- Tout ! Ajouta l'homme avec un rire bien gras.
Clarke enleva ce qui lui restait, les deux hommes n'en perdaient pas une miette.
- J'espère que l'empereur se lassera vite de toi... J'ai hâte de m'occuper de toi, regarde l'effet que tu me fait, dit l'homme en attrapant la main de Clarke pour la mettre à son entre jambe.
- Allez, pousse toi, Diego, il faut qu'elle se lave !
L'homme lâcha la main de Clarke et s'éloigna d'elle. L'autre jeta un seau d'eau froide sur la jeune femme. Clarke fut surprise et saisie.
- Il y a un savon par terre. Tu le ramasse et tu te lave ! Si tu ne le fais pas, je suis sur que Diego se fera un plaisir de le faire !
Clarke ramassa le savon et se frotta le corps. Si les deux hommes n'avait pas été là, si elle ne se savait pas prisonnière et si elle n'appréhendait pas ce qui l'attendait, cette toilette aurait presque pu être agréable.
Une fois qu'elle eut terminé, l'un des hommes lui tendit une robe en tissu grossier.
- Au fait tu avais caché que tes cheveux étaient couleur soleil..., cela va beaucoup plaire à l'empereur !
Ils la ramenèrent au despote. Ils la dirigèrent vers une sorte de table en x, où ils l'allongèrent et l'attachèrent. Elle se retrouva donc dans une position peu confortable, allongé, attaché, les bras et les jambes écartés, bref à la merci de ce pervers d'empereur.
- Vous pouvez me laisser avec elle à présent, il faut que l'on fasse connaissance.
Les hommes quittèrent la pièce, laissant Clarke, seule, avec l'empereur.
Il s'approcha d'elle, se plaça sur le coté et passa une main dans ses cheveux.
- Je ne savais pas que tu étais blonde, c'est très rare ici, j'ai beaucoup de chance. Bien à présent voyons ce corps.
Il remonta la robe jusqu'en haut et fit passer la tête de Clarke de façon à ce que le vêtement soit derrière sa nuque. Il dévorait le corps nu de Clarke. Puis il posa ses mains sur ses seins.
- Juste la bonne taille, je ne les aime ni petits, ni trop gros.
Ils les malaxa plus qu'il ne les caressa. Puis il effleura de ses doigts la peau de Clarke, jusqu'à son nombril. Clarke respirait de plus en plus vite, elle essayait de contenir, sa peur, sa rage, sa colère. L'homme descendit jusqu'au sexe de Clarke.
- Tu n'aurais pas pu me mentir très longtemps sur la couleur de tes cheveux, dit en riant et en jouant avec les poils du pubis de Clarke.
Il se déplaça lentement et vint se placer entre les jambes de Clarke. Cette dernière savait ce qu'elle allait subir. Un acte sexuel non consentit n'est déjà pas un plaisir, mais en plus elle devinait que l'homme serait violent, pervers, et il le fut.
Il se déshabilla tranquillement. Lorsqu'il quitta son pantalon, il était déjà en érection. Il vint frotter sa verge contre le sexe de Clarke, il posa ses mains sur les hanche de Clarke puis violemment, il la pénétra. La douleur fut pire que ce qu'elle ne pensait. Il s'allongea sur elle, et commença ses vas et viens, comme une brute. Il soufflait et poussait des râles.
Elle savait qu'il ne lui servait à rien de se débattre, elle n'arriverait pas à défaire ses liens, et pire ce pervers était capable d'aimer ça. Alors Clarke ferma les yeux et se concentra. Elle visualisa sa porte, ouvra, entra, se coucha dans son lit, se recroquevilla sur elle même et attendit que la torture se termine. Enfin au bout d'un moment, il poussa son cri, et se laissa complètement tomber sur Clarke.
- Dans ces moment là, je préfère des femmes plus combative, mais c'est pas grave, j'ai prit beaucoup de plaisir. Je te laisse récupérer, puis, je te promet on recommencera.
Et il tint sa promesse, il la viola à nouveau, à deux reprise. Enfin, il appela ses hommes qui ramenèrent Clarke dans sa cellule. Par terre, elle se mit en position fœtale et se mit à pleurer. La technique de Plume Cendrée permettait à son esprit de s'échapper, mais son corps avait subit les sévices, il souffrait. Elle se sentait sale aussi, l'odeur de ce sale type était encore sur sa peau, il avait posé ses mains, sa bouche, sa langue partout, et elle savait que son calvaire ne faisait que commencer. Sa seule consolation, c'était de se dire que Lexa et le bébé devait être sauvé à présent.
Le lendemain, on lui apporta un bout de pain, qu'elle dévora malgré son goût infecte. Puis les deux soldat vinrent à nouveau la chercher. Ils l'installèrent à nouveau sur la table, mais sur le ventre, cette fois ci. L'empereur lui souleva la robe par dessus la tête comme la fois précédente et attrapa un fouet.
- Vas tu répondre à mes questions aujourd'hui ?
Clarke resta muette.
- Comme tu voudras !
Clarke n'eut pas le temps de se préparer, Alejandro leva son bras et abattit le fouet sur son dos. Le cuir mordit la peau de la jeune femme, qui hurla.
- Ah tout de même, j'entends le son de ta voix !
Et il frappa, une dizaine de fois, le dos de Clarke était en sang. Celle ci était au bord de l'évanouissement, la douleur était insoutenable.
- Alors, d'où viens tu ? Que veux tu ? Combien étiez vous ? Demanda l'empereur en haletant.
- J'étais seule pour botter le cul de tes soldats impuissants ! Murmura Clarke.
- Et c'est quoi cette couleur de sang, c'est très bizarre..., dit Alejandro sans prêter attention à la réponse de Clarke.
Clarke resta muette.
- Je crois que tu n'as pas bien comprit comment cela se passe ici ! Je vais t'apporter quelques précisions.
Clarke entendit Alejandro descendre son pantalon.
- Il y a quelques temps quelqu'un, un ami à toi je suppose, m'a fait remarqué qu'une femme pouvait procurer d'un plaisir grâce à son postérieur..., j'ai bien envie d'essayer... on essaye ? Allez oui, on y va !
Cette fois Clarke ne pu se contrôler, elle se débattit avec toutes les forces qui lui restaient.
- Et bien voilà, tu te défends, c'est parfait !
Il attrapa les fesses de Clarke et la pénétra avec la même violence. La douleur fut si intense que Clake s'évanouie.
Lorsqu'elle se réveilla, elle était de nouveau sur le sol de sa cellule. Chaque mouvement qu'elle faisait provoquait une douleur. Sa robe était maculée de sang noir, mais le pire c'est que le tissu avait collé sur ses plaies dans le dos.
Soudain la porte s'ouvrit, malgré la douleur dans un réflexe ridicule et complètement inutile, elle rampa au fond de la pièce.
Puis la porte se referma, mais quelqu'un marchait vers elle.
- Vous n'avez rien à craindre de moi, je suis là pour vous aider, enfin plutôt pour vous soigner.
- Pourquoi dites vous cela ? Murmura faiblement Clarke.
- Eh bien, je vais vous soigner, et dès que vous irez mieux, il recommencera, alors, je ne suis pas certaine de vous aider...
Clarke se rapprocha et regarda la femme qui se trouvait avec devait avoir la quarantaine, pas très grande, plutôt jolie, les cheveux plus noirs que ceux de Lexa. Elle se tenait debout les yeux fermés.
- Pourquoi gardez vous les yeux fermés ?
- Eh bien parce que je suis aveugle.
- Oh je suis désolée...
- Ne le soyez pas, ce n'est pas votre faute ! J'ai été un jouet pour l'empereur moi aussi... Un jour, il a voulu savoir, si on pouvait arracher des yeux, sans entraîner la mort !
- Quoi ?
- Oui, alors il a fait l'expérience... sur moi... Je ne suis pas morte, je me suis évanouie tout de même, mais il m'a gardé à son service car j'ai des connaissances médicinales bien utiles pour lui.
- Ce type n'est pas un pervers, c'est un fou !
- Je ne peux pas vous contredire, cependant je vous conseille de ne pas lui dire en face, votre situation risquerait de s'aggraver.
Contre toutes attentes, Clarke se mit à rire.
- Comment vous appelez vous ?
- Clarke et vous ?
- Rosita.
- Je suis ravie de faire votre connaissance, même si j'aurai aimé que cela soit dans d'autres circonstances !
- Moi aussi ! Bien, puis je vous soigner à présent ?
- Volontiers !
- Je ne vois pas, il va donc vous falloir me décrire la nature et l'endroit de vos plaies.
- Entendue. Il m'a donné des coups de fouet dans le dos et j'ai bien peur que le tissu soit collé à la peau.
- Il va falloir l'enlever, je suis désolée, cela va vous faire souffrir...
- Allez y j'ai subit pire que ça.
- Allongez vous, je voir ça ! Dit Rosita en riant.
Clarke s'allongea et l'autre jeune femme souleva le tissu vers le haut. Tout doucement, elle enleva le tissu.
- Je n'ai quasiment rien senti, merci.
Elle prit un pot d'onguent qu'elle avait dans son sac et en déposa délicatement sur les plaies de Clarke.
- J'ai un miroir, pouvez vous regarder si j'ai traité toutes vos plaies ?
Clarke attrapa le miroir que lui tendait Rosita et regarda son dos. Des larmes lui montèrent aux yeux, elle avait dix grosses marques noires en forme de trait qui lui zébraient le dos. La jeune soigneuse avait fait du bon travail car chaque plaie était recouverte de crème.
- C'est parfait Rosita, merci, dit Clarke en retenant ses larmes.
La femme chercha la main de la blonde et lorsqu'elle la trouva, elle l'a prit dans la sienne.
- Si j'interviens encore pendant quelques jours, vous ne devriez avoir presque rien en cicatrices. Écoutez, je sens que vous êtes très courageuse, et que vous êtes une bonne personne, je ferais l'impossible pour vous aider, mais continuez à vous battre, d'accords ?
- Oui, je me battrai, j'ai des raisons de me battre...
- C'est parfait...
- J'ai Lexa, la femme que j'aime, qui m'aime et qui attend notre deuxième petite fille.
- Accrochez vous à cela ! Clarke vous a t il fait subir... autre chose..., hésita Rosita.
Clarke ne répondit rien.
- J'ai amené une bassine d'eau tiède et un savon, si vous voulez..., vous laver. Moi c'est la première chose que j'aurai voulu faire, la première fois qu'il m'a violé..., dit Rosita en caressant la main de Clarke.
Rosita fit mine de se lever, Clarke lui serra la main.
- Il m'a violé..., devant et... , dit Clarke la voix tremblante.
- Par tous les dieux ! La coupa Rosita comprenant avec horreur.
Rosita releva Clarke et la prit dans ses bras.
- Je suis tellement désolée...
- Je peux utiliser la bassine ? Demanda Clarke timidement.
- Bien entendu.
Clarke se leva et marcha avec difficulté jusqu'à la bassine mais elle se lava avec plaisir dans cette eau propre et tiède.
- Vous pouvez vous mettre cet onguent là aussi, si vous avez des plaies. Regardez dans mon sac, il y a de la nourriture et de l'eau pour vous.
- Merci, merci, dit chaleureusement Clarke.
- Je vous dis, ne me remerciez pas, vos conditions de détentions vont s'améliorer pendant quelques jours, après, il va recommencer...
- Ce n'est pas grave, c'est toujours quelques jours de calme...
Clarke bu et mangea ce qu'avait apporté la jeune femme. Puis celle ci enveloppa les plaies du dos de Clarke avec un linge propre et lui tendit une autre robe.
- Prenez ceci, dit Rosita en lui tendant une bille sans doute en cuivre.
- C'est pourquoi ?
- Introduisez la en vous, cet idiot ne s'en apercevra pas et cela vous évitera de tomber enceinte, lui expliqua Rosita.
- Oh je vois, répondit Clarke.
- Je reviendrai demain.
Les deux femmes s'enlacèrent, Rosita quitta le cellule et Clarke retrouva sa solitude.
Contrairement à ce que pensait Rosita, l'empereur ne laissa aucun répit à Clarke. Tous les jours, deux gardes venaient la chercher. Parfois, il venait même la chercher en pleine nuit. Et chaque fois Alejandro, la fouettait, la frappait avec ses mains, ses poings. Il prenait plaisir à lui faire de petites entailles sur tout le corps. Et bien sur, il la violait autant de fois qu'il pouvait.
Clarke n'était plus que l'ombre d'elle même, parfois elle se demandait comment Octavia avait eu la force de s'enfuir. Elle s'accrochait malgré tout à la vie, elle savait que Lexa ferait n'importe quoi pour la sauver, qu'elle viendrait la chercher et que tout ça finirait. Et puis il y avait Rosita, qui venait tous les jours, pour essayer de soigner les conséquences des petits jeux pervers de l'empereur, sur son corps.
Rosita savait, malgré tous ses efforts, et l'incroyable faculté de guérison de Clarke, qu'à ce rythme, la jeune victime ne tiendrait pas longtemps encore. Elle avait subi bien plus qu'un corps et qu'un esprit pouvaient subir. Elle lui parlait parfois, de ses amis qui viendraient la sauver. Rosita espérait vraiment, qu'ils étaient en chemin, qu'ils arriveraient tôt ou tard, car elle en était certaine, bientôt, il n'y aurait plus personne à sauver.
