Courir, courir, jusqu'à ce que les poumons éclatent. Chaque enjambée la rapprochait de Clarke. Elle avait vu Octavia et imaginait ce que Clarke pouvait être en train de subir. Elle voulait que son calvaire dure le moins longtemps possible, avec un peu de chance... Plus vite, plus vite encore, son cœur n'avait jamais battu aussi vite et aussi fort, mais elle ne pouvait pas ralentir et encore moins s'arrêter !
- J'arrive Clarke, j'arrive, tiens bon, je t'en pris, se répétait elle.
Lexa courait depuis presque une journée entière, elle faisait vivre un enfer aux quatre hommes qui l'accompagnaient, surtout Murphy.
- On ne peut pas faire une pause, on court depuis plusieurs heures, j'en peux plus, cria à bout de souffle Murphy à Lexa qui se trouvait loin devant.
La jeune femme revint sur ses pas. Elle regarda Murphy, il était rouge, limite bleu, au bord de asphyxie.
- Tu sais ce qu'elle est en train de subir ? Et toi tu veux t'arrêter ? Demanda Lexa à peine essoufflée.
- Tu sais même pas ce qui lui est arrivé..., si cela se trouve, elle est cachée dans un coin...
- Elle n'est pas revenue vers nous ! Alors effectivement, au mieux, elle est peut être cachée quelque part, mais alors ça veut dire qu'elle est blessée ! Et au pire, elle est aux mains de ce fou !
- Peut être, mais si on meurt d'épuisement, on ne pourra rien faire pour elle !
- Repose toi, tu nous rejoindra plus tard ! Dit sèchement Lexa qui repartie en trombe.
- Vous faites chier Commander ! Dit Murphy en repartant en petites foulées.
Trois heures plus tard, il arrivait enfin à l'abri, ces trois compagnons étant arrivés une bonne heure lui.
- Il t'en a fallu du temps, Murphy !
- Je vous raconterai bien une histoire avec une tortue et un lièvre, mais vous ne comprendriez rien !
- C'est bon Murphy, l'essentiel, c'est que tu sois arrivé ! Dit Jesus en souriant.
- Assieds toi, on était en train de réfléchir à un plan. Nous ne l'avons pas trouvé..., alors malheureusement cela confirme mon hypothèse..., elle se trouve probablement chez l'empereur !
- Moi perso, je suis grillé, je ne peux plus intervenir auprès de lui.
- C'est pareil pour Jesus, et pour moi car je suis une femme. Il ne reste que vous deux, dit Lexa en désignant les deux soldats.
- A votre disposition Heda ! Dirent en cœur les deux hommes.
- Alors il nous faut deux uniformes de soldats pour que vous puissiez vous infiltrer dans le repère de l'empereur. Il vous faudra trouver un maximum de renseignement sur l'endroit où se trouve Clarke et cela dans un minimum de temps, expliqua Lexa.
- S'ils sont fait prisonniers ? Demanda Murphy.
- Nous servons et nous mourons pour Heda et Vanheda ! Dirent en cœur les deux hommes.
- Cette réponse te suffit.
- OK ! Je pense qu'il serait judicieux toutefois d'éloigner l'empereur de son antre, comme cela, nous aurons moins de soldats !
- C'est une bonne idées, Murphy, tu penses à quelque chose ?
- Oui, vu le carnage de l'école, je me disais que si je me repointais à l'école, l'empereur serait immédiatement prévenu et je pense même pouvoir le faire sortir de chez lui, dit Murphy sur de lui.
- Bon tout d'abord deux uniformes. Ce soir, il nous faut trouver deux soldats, venez avec moi messieurs ! Dit Lexa avec un grand sourire.
Ils se promenèrent donc dans la ville ce soir là, il eurent une chance immense de tomber sur deux soldats de l'empereur, un peu éméchés.
- Bonsoir, messieurs..., fit Lexa de façon très langoureuse, et en se mettant entre les deux soldats..
Ces quatre compagnons restés en retrait se regardèrent visiblement très surpris par le comportement de la guerrière.
- Vous n'auriez pas besoin de compagnie, par le plus grand des hasards ? Demanda Lexa en jouant toujours le même jeu.
Les deux soldats se regardèrent.
- Fais voir ta tête ma mignonne, parce que parfois dans le noir, il y a tromperie sur la marchandise, dit l'homme en mettant un doigt sous le menton de Lexa pour lui relever le visage.
- Qu'en penses tu mon ami ? Demanda t-il à son collègue.
- Faudrait voir le reste, mais c'est déjà pas mal, dit l'autre en attrapant Lexa par la taille.
- Vous connaissez un endroit..., discret ?
- Oui, ma belle, un petit bois à la sortie de la ville, nous y serons très bien, on va pouvoir s'amuser, dit l'homme en riant et donnant une claque sur le postérieur de Lexa.
Les deux hommes entraînèrent Lexa vers les bois. La guerrière se retourna discrètement pour voir si ses compagnons la suivaient, s'apercevant que c'était le cas, elle avança d'un pas décidé.
Arrivés dans le bois, l'un des hommes plaqua Lexa contre un mur dans le but de l'embrasser, Mais Lexa lui envoya un coup de genou entre les jambes, le gars s'écroula directe.
- Espèce de garce..., commença le deuxième en se jetant sur elle.
Lexa lui donna un coup de coude dans la mâchoire. Le gars repartis en arrière et se retrouva par terre. Avant qu'il n'ai eu le temps de se relever, Jesus arrivait par derrière et lui assénait un coup sur la tête.
Ils furent ligotés et ils leurs mirent un sac sur la tête pour les emmener jusqu'à l'abri.
Le lendemain, une fois les uniformes récupérées, les deux soldats de Lexa les enfilèrent.
- Murphy à toi de jouer ! Lui dit Lexa.
- Je ne serais pas loin de toi mon ami, ne t'inquiète pas.
- Je compte sur toi, Jesus !
Tous, prirent la direction de l'école, ils eurent la surprise de découvrir sur leur chemin plusieurs cadavres de soldats.
- Ça c'est ma Clarke ! Dit fièrement Lexa.
- Clarke ? Demande Murphy étonné.
- Oui, sans aucun doute, c'est elle, Wanheda !
Arrivés devant l'école, Lexa et les deux soldats laissèrent Murphy se diriger vers l'entrée, Jesus le suivant de loin.
- Bonjour, mes amis..., commença Murphy.
- Que voulez-vous ? Demanda l'un des gardes.
- Je vous connais vous..., commença l'autre.
- Oui, je suis déjà venu, j'ai mis un peu le bordel, mais que voulez vous c'est ma nature...
- Ne bougez pas, toi vas chercher le chef ! Dit un des soldats à son compagnon.
Deux minutes plus tard, le «chef» arriva accompagné d'une dizaine de soldats supplémentaire.
Comme prévu, deux soldats partirent à cheval en direction de la ville certainement pour prévenir l'empereur.
Murphy recula discrètement.
- Vous ! Vous ne bougez pas ! Emparez vous de lui ! Hurla le «chef».
C'est à ce moment, que Jesus et Lexa sortirent de leur cachette pour prêter main forte à Murphy. Les deux hommes de Lexa déguisés en soldats de l'empereur, partirent en direction de la ville.
Les trois amis ne mirent pas longtemps à neutraliser les soldats. Ceux qui étaient encore en vie, furent ligotés, bâillonnés et installés au milieu de la cours. Une fois fait, ils repartirent en direction de l'abri, pour attendre le retour des deux soldats.
Les deux hommes arrivèrent dans la ville, se cachèrent au moment où ils croisèrent l'empereur et ses gardes partant au galop en direction de l'école forcement.
Ils se faufilèrent sans problème dans le repère d'Alejandro. Pendant une heure, ils arpentèrent l'endroit sans trouver la moindre information valable. Au détour d'un couloir, l'un deux bouscula une jeune femme.
- Pardon, dit il ?
- Pardon...
- Oui, je vous ai bousculé, cela n'était pas volontaire, mais...
- Les hommes ici, ne s'excuse pas d'habitude...
- Merde, dit le soldat.
L'autre attrapa la femme par la gorge et serra.
- Attend, dit l'autre.
Avec son pouce, il leva une des paupières de la jeune femme. Avec horreur, il constata, qu'elle n'avait plus de globe oculaire.
- Elle ne voit, elle ne pourra pas nous reconnaître !
L'autre desserra son étreinte et déposa la femme au sol.
- Vous n'êtes pas d'ici, que venez vous faire ? Et comment êtes vous rentré ?
- Vous posez beaucoup de questions...
- Je peux peut être vous aider...
Les deux hommes se regardèrent, hésitèrent.
- Nous recherchons quelqu'un..., commença l'un d'eux.
- ...Des renseignements, voilà ce que nous recherchons ! Le coupa l'autre.
- Mais si on peut la sauver... !
- Ce n'est pas ce qui était prévu ! On s'en tient au plan de Heda Lexa !
La jeune femme se mit à sourire lorsqu'elle entendit le prénom de leur chef.
- Dîtes moi que vous cherchez Clarke ! Dit la jeune femme toujours en souriant.
Les hommes se regardèrent à nouveau.
- Je prend votre absence de réponse pour un oui. Je sais où elle est, je peux vous aider, mais vous devez faire vite, vous me suivez ou pas ?
- C'est que nous sommes sensés prendre des informations, pas de la libérer ! C'est pas ce qui était prévu !
- Je vous donne l'opportunité de la sauver et vous ne voulez pas parce que ce n'est pas ce qui était prévu ! Les hommes ! Se désespéra Rosita.
- Vous ne comprenez pas, une évasion cela se prévoit, c'est prendre de gros risques de faire ça sans préparation...
- Je vous en pris, je la soigne, elle a supporté beaucoup déjà, je ne suis pas sur, qu'elle puisse en supporter d'avantage !
- OK, on vous suis !
- C'est partie. Je vais jusqu'à sa cellule, tous les jours. Il y a deux gardes en bas, il faudra les neutraliser, vous avez les uniformes, ils ne vous verrons pas venir.
Tous les trois descendirent vers les cellules. Effectivement, il y avait deux gardes, que nos deux soldats n'eurent aucun mal à éliminer, ils récupérèrent les clés.
- Elle est par là...
Celui qui avait les clés ouvrit la cellule. Clarke était toujours allongée par terre, les jambes repliées sur elle-même.
Le soldat s'approcha de Clarke et posa un genou à terre.
- Vanheda, nous sommes venus vous sauver, vous n'avez plus rien à craindre, votre calvaire est terminé.
Clarke le regarda, le regard vide. Il l'attrapa dans les bras.
- Il faut filer et vite, dit l'autre.
- Ramassez cette toile posée là, on s'en sert pour envelopper les morts. Mettez Clarke dedans et portez là sur votre épaule.
- Comme un vulgaire sac, je ne peux pas, c'est Vanheda !
- Écoutez jeune homme, peut importe qui elle est, c'est pour lui sauver la vie, je suis certaine qu'elle ne vous en voudra pas !
Le soldat s'exécuta. La ruse fut efficace car personne ne leur posa de question.
Ils marchèrent tranquillement jusqu'à la sortie de la ville, une fois franchit, ils se ruèrent dans les bois et coururent jusqu'à l'abri.
Lorsqu'ils entrèrent, Lexa et Murphy sursautèrent.
- Qu'est ce que vous ramenez ? Demanda Murphy.
- C'est Vanheda..., dit l'homme en déposant Clarke avec précaution, sur un lit dans la pièce adjacente.
- Clarke..., murmura Lexa, en suivant le soldat.
L'homme enleva le tissu qui la recouvrait.
Lexa ne put retenir un mouvement de surprise mêlé de douleur, lorsqu'elle vit le visage tuméfié de Clarke. Ses poings se serrèrent à un tel point que ses ongles rentrèrent dans ses paumes, sa respiration devint saccadée, ses lèvres tremblèrent, ses mâchoires se fermèrent comme des étaux. Son corps tout entier se mit à trembler, et des larmes remplissaient ses yeux.
- Apportez moi de l'eau et laissez moi avec elle s'il vous plaît.
Le soldat sortit sans rien dire et lui apporta de l'eau, puis il quitta la pièce en fermant la porte derrière lui, laissant les deux femmes seules.
Lexa sentait les larmes couler sur ses joues.
- Clarke..., mon amour..., regarde moi..., murmura Lexa.
Elle s'agenouilla à coté de Clarke. Celle-ci tourna son visage vers Lexa. Son nez était cassé, sa pommette droite était éclatée, son œil droit était à moitié fermé, entouré d'un énorme hématome et sa lèvre inférieure était resta à regarder Lexa, un moment, comme si elle cherchait, dans sa mémoire qui pouvait se trouver devant elle. Puis ses lèvres esquissèrent un sourire, ses yeux s'emplirent de larmes.
- Lexa, c'est toi ! C'est bien toi ? Dit Clarke dans un murmure.
- Oui, c'est moi, mes soldats t'ont trouvé, et ils t'ont ramené à moi ! Tu es en sécurité, ici ! Ce porc ne te touchera plus ! Je te le jure ! Je suis tellement désolée, mon amour ! J'aurais voulu venir plus vite ! J'aurai voulu t'épargner tout ça ! Tout est de ma faute, je n'aurai jamais du faire ce duel ! Si je n'avait été si stupide, égoïste, tout ceci ne serait pas arrivé ! Pleurait à présent Lexa.
Clarke leva son bras et posa sa main sur la joue de Lexa.
- Tu n'en sais rien, cela n'aurait peut être rien changé. Tu as eu raison de tuer cette ordure ! Je t'en supplie, ne te blâme pas, tu n'y es pour rien...
- Il faut que je nettoie tes plaies... J'ai de l'eau et des vêtements propres. Je vais te laver et t'habiller, tu veux bien ?
- Oui, je veux bien, merci.
- Lexa ?
- Oui ?
- Le bébé ?
- Il va bien, tout va bien, les nanites l'ont protégé, dit Lexa avec le sourire, mais les yeux remplit de larmes.
Lexa la déshabilla. Elle du le faire avec une extrême douceur, car chaque mouvement provoquait une grimace de douleur.
Au fur et à mesure que Lexa soulevait le drap et la robe, son cœur se serrait. Le corps de Clarke était couvert de blessures en tous genres : ecchymoses, brûlures, coupures, lacérations, des abrasions et même des morsures.
- Peux tu t'asseoir ? Demanda doucement Lexa en retenant ses larmes.
- Oui je devrais pouvoir, dit faiblement Clarke.
Lexa vint se placer debout, juste devant elle.
- Prends appuis sur moi si tu veux.
Clarke vint poser sa tête juste sous la poitrine de Lexa. Elle passa même ses bras autour de sa taille. Ce simple geste lui fit du bien. Elle sentait le corps de Lexa se lever, sous sa tête, à chaque respiration. Son odeur, mêlée à celle du cuir qu'elle portait. Elle entendait son cœur battre plus vite que la normale. Et elle savait qu'une petite fille grandissait là un tout petit peu plus bas.
Lexa passa par la tête, le haillon qui lui servait de robe.
- Tu peux te rallonger...
Clarke se recoucha lentement, Lexa l'aidant en lui tenant la tête.
Lexa nettoya le corps de Clarke. Plus d'une fois, elle l'entendit gémir de douleur, malgré l'infinie douceur avec laquelle elle passa le linge mouillé sur sa peau. Elle commença par son visage, puis sa poitrine et ses bras.
Elle descendit sur son ventre, puis effleura son pubis, Clarke lui attrapa violemment le bras, pour la stopper. Lexa regarda Clarke.
- Non ! Ça suffit par pitié, gémit Clarke les yeux fermés.
- Clarke, c'est moi, Clarke, c'est moi Lexa !
Clarke ouvrit les yeux et regarda celle avec laquelle elle s'était unie pour la vie et des larmes coulèrent sur son visage.
- Je suis sale, tous les linges que tu pourras passer ni changerons rien. Il m'a violé, pendant des jours. Ce porc est rentré en moi. Il a jouit en moi. Je ne me suis pas défendue, je suis désolée... Il avait raison..., je suis une traînée..., dit Clarke en se repliant sur elle même.
Lexa se coucha en face d'elle. Elle attrapa son visage entre ses mains et plongea son regard dans le sien.
- Clarke, je ne veux pas t'entendre parler comme ça... Tu es la femme que j'aime, rien de ce qu'il t'a fait subir, ne me fera t'aimer moins, au contraire. Je ne peux qu'imaginer ce que tu as vécu, d'ailleurs, si tu veux m'en parler un jour, je serai là, d'ici là, j'attendrai, à tes cotés, avec toi, tout contre toi, je t'aime Clarke, je t'aime. Rien, ni personne ne me fera renoncer à toi, dit Lexa en déposant un léger baiser sur la bouche de Clarke.
- Je suis désolée...
- Ne le sois pas, mon amour, tu n'es responsable de rien. Le seul responsable c'est lui, et crois moi, le sort que je lui réserve sera bien pire que celui que j'ai infligé à Juan, dit Lexa les dents serrées.
Lexa regardait toujours Clarke, il y avait tant de souffrance dans son regard. Lexa comprit qu'il lui faudrait être patiente, mais pour elle, elle avait toute la patience du monde.
- Tu veux le faire toi même ? Demanda doucement Lexa.
Clarke fit oui de la tête. Elle la laissa faire. Une fois qu'elle eut fini, Lexa lui demanda de se retourner pour laver son dos. Lorsqu'elle aperçu l'état de son dos, le cœur de Lexa s'arrêta de battre une fraction de seconde. Elle avait déjà vu des blessures de ce genres, mais là, l'empereur avait déchaîné sur Clarke une violence inouïe. Les lacérations étaient profondes, et surtout, il avait du la frapper alors que les premières n'étaient pas encore cicatrisées.
Lexa effleura les plaies pour les laver. Puis elle désinfecta celles qui le nécessitaient. Elle posa des bandages sur les blessures les plus profondes et lui enfila une culotte, une chemise et un pantalon. Pour enfiler ce dernier, Clarke se mit debout, elle en profita pour nicher son visage dans le cou de Lexa. La guerrière passa ses bras autour de la taille de la blonde, sans trop serrer pour éviter de lui faire mal.
- Il faut finir de t'habiller Clarke.
- Laisse moi juste le temps pour profiter de cet instant. Je suis en vie, dans tes bras. Je veux savourer ce moment de tendresse, de douceur et de bonheur, tout contre toi.
Quelques minutes plus tard, elle finit de l'habiller et la coucha dans le lit.
- Reste là, repose toi, il faut que je parle à mes soldats et je reviens, d'accord ?
- Ne pars pas trop longtemps..., dit Clarke en relevant la tête.
- Je reviens de suite, tu veux quelque chose à manger ?
- Oui, je veux bien..., en reposant sa tête sur l'oreiller.
- Je te ramène ça, à toute suite...
Lexa quitta la pièce et ferma la porte.
Les deux soldats, Murphy et Jesus étaient assis autour de la table. Lorsqu'ils virent leur chef, les deux hommes se levèrent.
- Ce sera sans moi ! Dit Murphy en restant assis et en mettant ses pieds sur la table.
Lexa le regarda. Elle n'avait ni le temps, ni le cœur à discuter.
Elle se tourna vers les soldats. Son regard se riva sur les deux hommes.
- Vous avez désobéit aux ordres..., mais je ne pourrai jamais assez vous remercier de l'avoir fait. Je crois que vous lui avez sauvé la vie. Si nous avions fait comme je l'avais prévu, Clarke serait probablement morte.
- Quelqu'un de l'intérieur, nous a aidé, nous avons eu de la chance !
- Quoi qu'il en soit, merci.
- Que faisons nous à présent, Heda ?
- L'empereur doit être rentré à présent et va s'apercevoir de l'absence de Clarke. Nous allons attendre la nuit, pour quitter notre refuge et rejoindre Polis.
- Mais les autres femmes et celle qui les a aidé ? Demanda Jesus.
- Jesus, je vous ai promis que je libérerai votre peuple et je le ferai, mais pour l'instant, je ramène ma femme chez moi. Le temps qu'elle se remette et vous jure sur mon honneur que nous mettrons fin à ce règne et que je m'occuperai particulièrement d'Alejandro.
- Vous n'avez pas besoin de me le jurer, je le vois dans vos yeux. Ces flammes qui dansent annoncent la mort de ce tyran et je resterai à vos cotés pour vous aider à accomplir cette tâche.
- Je vais retrouver Clarke, voir si elle veut manger quelques chose et me reposer. Faites en autant, nous avons quelques heures avant la nuit, nous marcherons au même rythme que Clarke, mais nous avancerons, alors profitez en !
Elle attrapa une gourde, un bout de pain, un fruit et de la viande séchée et retourna dans l'autre pièce. Clarke était toujours allongée sur le coté, mais elle ne dormait pas.
- Tu as faim ou soif, mon cœur ?
- Les deux, je veux bien.
Clarke mangea avec appétit.
- Bien rallonge toi à présent. Nous partirons dans quelques heures, je voudrais que d'ici là tu dormes un peu.
- Je ne sais pas, si je vais y arriver...
- Je vais t'y aider.
Lexa s'allongea sur le coté.
Clarke s'approcha d'elle, puis passa son bras droit sous l'oreiller où était posée la tête de Lexa. Elle posa son bras gauche sur la hanche de la guerrière et sa main vint se glisser sur le ventre, sous le tee shirt de Lexa.
Les cheveux de Lexa caressaient son visage, elle en retrouvait l'odeur si familière et s'endormit.
Elle se réveilla à deux reprises en hurlant. Alors Lexa prenait son visage entre ses mains et lui murmurait.
- C'est fini, c'est fini, mon amour, ce monstre n'est plus là, il ne te fera plus de mal. Mais je suis là près de toi et je te protégerai, je t'aime, Clarke.
Et Clarke se rendormait.
Cette nuit là, ils quittèrent l'abri et prirent la direction de Polis.
