Les soldats de Lexa s'étaient installés à une cinquantaine de mètres de l'entrée de la ville, histoire de garder une zone neutre, c'est là qu'attendaient l'empereur et une dizaine de soldat à lui.

Lorsqu'il vit Clarke, Alejandro se mit à sourire. Lexa serra plus fort la main de Clarke, comme pour lui rappeler sa présence à ses cotés. Elles s'arrêtèrent à quelques mètres de lui.

- Que voulez vous ? Demanda Lexa.
- Discuter avec vous des termes de votre ultimatum, mais je ne savais pas que Clarke serait là, dit il toujours en souriant.
- Je vous écoutes, dit Lexa en ignorant la dernière remarque de l'empereur.
- Je suis d'accord avec l'idée des duels..., il s'agit de duels, jusqu'à la mort ?
- En effet...
- Et je devrais vous affronter ?
- Oui..
- Et l'autre duel ?
- Avez vous votre homme ?
- Oui, viens nous rejoindre Esteban.

Un colosse, d'au moins deux mètres et cent dix kilos arriva à coté de l'empereur. On aurait dit un homme tout droit sorti des cavernes. Il avait les cheveux très brun, qui lui tombaient sur les épaules. Un énorme cicatrice lui traversait le visage.

- Et vous, vous avez votre homme ?
- Cela sera une femme...

L'empereur se mit à rire à gorge déployée.

- Viens Octavia ! Continua Lexa.
- Elle ? Décidément ! Je crois que tu va bien t'amuser Esteban.

L'homme sortie sa langue de façon obscène.

- Bien. Dans le cas, peu probable ou nous perdions, vous gagnez la ville c'est cela ?
- Tout à fait...
- Si nous gagnions, vous partez ?
- Oui, on ne viendra plus vous importuner.
- Hum..., cela n'est pas suffisant, dit L'empereur, avec un petit sourire en coin.
- Que voulez vous dire ? Demanda Lexa méfiante.
- Et bien, je veux plus. Si nous perdez, je veux... Clarke ! Dit il avec un petit rire.
- QUOI ? Hurla Lexa.
- Ne vous énervez pas..., si vous perdez, cela voudra dire que vous êtes morte, alors vous n'en aurez plus besoin..., puisque je vois, que vous devez partager votre lit avec elle..., ne vous inquiétez pas je saurai bien m'en occuper, dit Alejandro un main sur son entre jambe.

Cette fois c'est Clarke qui serra le main tremblante de Lexa.

- C'est d'accord, dit soudain Clarke.

Lexa tourna vivement la tête vers Clarke.

- C'est hors de question ! Cria Lexa.
- J'ai confiance en toi, Lexa, dit doucement Clarke.
- A la bonne heure ! Dit l'empereur ravi.
- Clarke..., murmura Lexa soudain terrifiée.
- Et si il y a égalité... ?
- S'il y a égalité, les deux combattants restant feront un dernier duel, dit Lexa entre les dents.
- Et quand aura lieu ce duel ?
- Demain ! Dit Lexa.
- Demain ?
- Oui, c'est trop tôt pour vous ?
- Non cela sera parfait. Alors à demain.

L'empereur et ses soldats tournèrent les talons et retournèrent dans la ville.

- Clarke comment as tu pu ?
- Lexa, je te l'ai dit, j'ai confiance en toi.
- Là n'est pas la question...
- Si il n'avait pas obtenu ce qu'il voulait, il n'aurait pas accepté de faire le duel !
- Alors on aurait rasé la ville !
- Et tué un tas d'innocents !
- De toutes façons, si on perd, c'est ce qui se passera, il ne t'aura pas !
- Oui mais lui ne le sait pas. Il se sent en position de supériorité. Il est confiant, il croit déjà avoir gagné, c'est sa faiblesse ! Et toi Octavia ? Que penses tu de ton adversaire ?
- Il est lourd. Il faudra que je sois rapide, car s'il arrive à m'attraper ou me frapper, c'est sur, je ne ferai pas le poids ! Pendant que je vous ai toutes les deux, je voudrais vous demander quelque chose ?

Lexa et Clarke regardèrent Octavia.

- Si il m'arrive quelque chose demain...
- Octavia..., la coupa Clarke.
- Laisse moi finir, s'il te plaît... Donc si il m'arrive quelque chose, je voudrai, que vous vous occupiez de LJ. C'est au cas ou...
- Bien entendu nous nous occuperons de ton fils, il fait partie de la famille, Octavia, dit Lexa.
- Alors tout est parfait, dit Octavia en essuyant une larmes qui commençait à couler.

Clarke attrapa le bras de Lexa et celui d'Octavia.

- J'ai confiance en vous deux. Je sais que vous êtes des guerrières accomplies, mais gardez vos distances, prenez le temps d'étudier et d'évaluer vos adversaires. Trouvez leurs faiblesses, car soyez certaines que c'est ce qu'ils feront.

Le reste de la journée, Lexa et Octavia s'entraînèrent, puis la nuit venue, elles allèrent retrouver leur famille. Ils mangèrent tous ensemble, mais ne burent pas d'alcool. Les enfants furent mis au lit, et les adultes discutèrent encore un peu, et enfin chacun regagna sa tente.

- Clarke j'aurais besoin de quelque chose ?
- Bien sur mon amour. De quoi as tu besoin ? Dit Clarke en venant enlacer Lexa.

Lexa embrassa Clarke.

- De toi...
- Tu sais, j'ai lu une fois qu'on interdisait aux sportifs de faire l'amour avant un match ou un combat...
- Vraiment ? C'est curieux, et pourquoi cela ?
- Je ne sais pas, sans doute que cela doit les «vider» de toutes leurs forces...
- Oui, mais ça c'est pour les hommes, et heureusement nous n'en sommes pas ! N'est ce pas ?
- Non, absolument pas !
- Parfait donc nous pouvons...
- Oui nous pouvons..., dit Clarke en poussant Lexa jusque sur le lit.

Une fois nues toutes les deux, Clarke regarda le pansement de Lexa.

- Il faudra que je soigne ta blessure, je renforcerai le pansement pour demain...

Lexa se tourna pour être sur Clarke.

- On peut parler de tout ça demain, dit Lexa entre deux baisers.
- Oui, je vais plutôt me concentrer sur le reste de ce corps qui est le tien, dit Clarke en lui rendant ses baisers.

Les deux mains sur ses omoplates, Clarke attira Lexa vers elle et embrassa ses seins, les goba, les suça, les lécha puis les mordilla. Le corps de Lexa ondulait sur celui de Clarke, celle-ci descendit une de ses mains et la glissa entre son sexe et celui de Lexa. Elle leva son majeur et son index et n'eut aucun mal à pénétrer sa partenaire.

Elle garda sa main dans cette position.

- Vas y Lexa, je veux te sentir bouger...

Alors Lexa ondula son corps de haut en bas ; à chaque aller retour, les doigts de Clarke la pénétraient et la paume de sa main frottai son sexe. Au bout de quelques minutes, Lexa accéléra très nettement ses mouvements de hanches, sa respiration se fit plus lourde. Elle se pencha d'avantage sur Clarke, celle ci en profita pour attraper un de ces seins entre ces lèvres.

Clarke retira délicatement sa main et attrapa les hanches de Lexa pour l'attirer vers son visage.

- Viens plus haut, dit elle doucement.

Lexa exécuta et monta, elle s'assit sur la poitrine de Clarke, son sexe à hauteur de la bouche de la blonde. Lexa attrapa la tête de lit et laissa Clarke glisser sa langue dans son sexe, avec avidité.

Lexa n'en pouvait plus, le plaisir allait bientôt naître au creux de ses reins et elle essaya cependant de maintenir cet instant, puis n'y tenant plus, elle s'abandonna. Elle poussa un cri, sans retenu, oubliant ou se moquant que le camp entier et peut être même tout El Paso l'entendrait.

- Par tous le dieux Clarke, tu es..., dit Lexa en se laissant tomber en arrière, lentement, sur Clarke.

La blonde se redressa et vint se coucher sur Lexa. Elle aimait cette position, sentir son corps entier contre celui de Lexa.

- Extraordinaire, magnifique, belle, brillante, formidable..., ce sont les mots que tu cherchais, dit Clarke en riant et en embrassant Lexa maintenant qu'elle était de nouveau à sa hauteur.
- Oh oui ! Tout ça à la fois ! Mais je rajouterai, sublime, merveilleuse..., je t'aime tellement Clarke, dit Lexa en l'embrassant.

Lexa enlaça Clarke et roula sur lit de façon à se retrouver sur elle. Pendant la roulade leurs lèvres ne s'étaient pas séparées. Tout leur corps ruisselait, tremblait, leurs mains caressaient leur peau, leurs doigts s'entrelaçaient, puis la bouche de Lexa quitta celle de Clarke pour se perdre sur sa poitrine, son ventre, ses fesses, ses cuisses et enfin son sexe.

Tout en caressant les seins de Clarke, Lexa déposa un, puis deux baisers sur le sexe de la blonde. Clarke émettait un petit gémissement à chaque contact des lèvres de Lexa sur son pubis, et chaque fois Lexa souriait.

Lexa attrapa les jambes de Clarke et plaça ses cuisses de chaque coté de son visage. Elle frotta ses joues sur l'intérieur des cuisses de la blonde, puis passa sa langue d'une cuisse à l'autre en passant par le sexe de Clarke.

Elle empoigna alors, fermement les cuisses de Clarke, plongea sa bouche et surtout sa langue dans son sexe. Chaque coup de langue était un délice pour Clarke et sa respiration ne tarda pas à s'accélérer.

Bientôt, les cuisses de le blonde se serrèrent contre le visage de Lexa, son corps se raidit et se redressa légèrement.

Sa langue toujours en action dans le sexe de Clarke, Lexa attrapa les mains de sa femme, croisa ses doigts avec les siens et attendit.

- Lexa, vas y..., vas y... LEXA ! Arrrggghh, c'est si bon !

Une vague de plaisir déferla dans tout le corps de Clarke. Encore secoué de spasmes, elle se détendit, peu à peu, appréciant ce moment de pure bonheur.

Lorsque Lexa fut remontée à sa hauteur, elle l'enlaça et retrouva ses lèvres. Leur corps chaud et moite, l'un contre l'autre, leurs mains fiévreuses...

- J'en veux encore Clarke, dit Lexa en plongeant son regard dans celui de Clarke.
- Moi aussi, moi aussi, mon amour, dit Clarke en cherchant de la main le sexe de Lexa.

Elle firent l'amour encore, cette nuit plus que toute autre, elles voulaient aimer et être aimer. N'éprouver rien d'autre que du plaisir et de l'amour, loin de la violence, de la peur qu'elles ressentiraient demain. Oublier encore pour quelques heures la folie qui régnait sur ce monde, et pour chacune, se perdre dans son regard, dans ses bras, l'aimer, l'aimer...