Voilà enfin la suite de la fiction ne me lâche pas avec du retard... ^^'
Merci à Zabizarbi et Minata-nya d'avoir corrigées mes fautes d'orthographes qui sont assez terrifiantes... Autant l'avouer x)
Bonne lecture =)
Flashback de Kageroza :
Dans les rues sombres de Fukagawa, une ville du Japon, la famine se répandait comme une traînée de poudre. Celle-ci touchait surtout les enfants orphelins et ceux qui n'avaient ni maison, ni argent. Dans cette ville, la pauvreté était omniprésente et avait des conséquences terribles pour la population de la ville. En effet, n'ayant pas de travail, de nombreux adultes décidaient de partir vers de plus grandes villes pour y en trouver, mais laissaient leurs enfants dans la ville pour manque d'argent, n'en ayant déjà pas assez pour couvrir leurs propres besoins. Résultat, de nombreux orphelins restaient à errer dans la ville. Mais ceux-ci se regroupaient en sorte de gang pour s'entraider et donc survivre. Les adultes riches encore présents dans la ville laissaient les « enfants des rues » mourir de faim, alors, ne pouvant faire autrement, ceux-ci volaient la nourriture et l'eau présentes sur le marché de la place principale deux fois par semaine.
Depuis peu, les marchands s'étaient installés sur la place centrale de la ville et plusieurs personnes commençaient à zigzaguer entre les stands. Non loin de cette place, dans une rue plutôt lugubre, un groupe d'enfants se réunissait pour organiser leur plan dans le but de voler une nouvelle fois de la nourriture au marché. Un jeune homme, semblant être le chef du gang, monta sur une caisse en bois et observa ses compagnons. Il avait l'air un peu plus âgé et avait un regard gris et dur. Les autres le regardèrent silencieusement. Le chef commença.
- On va faire plusieurs groupes de deux comme d'habitude. On se
Il s'arrêta de parler quand il vit une silhouette s'avancer rapidement vers le groupe. Puis un garçon plutôt mince apparut.
- Hé les gars ! Attendez-moi !
- Oh non, pas lui ! Kensei, c'est encore Kageroza ! Qu'est-ce qu'on fait ?
Le jeune orphelin aux cheveux verts et jaunes s'arrêta près du groupe puis jeta un rapide coup d' il timide à Kensei, qui le foudroya d'un regard noir.
- On t'a déjà dit qu'on voulait plus t'voir ! T'es sourd ? Cracha le meneur du groupe.
Le jeune garçon s'agenouilla et s'inclina en disant :
- S'te plait Kensei laisse-moi une seconde chance ! Je sais que j'ai merdé hier mais je te jure que je referai plus cette connerie !
Kensei regarda celui qui l'implorait et finit par conclure :
- Ok tu peux rester. Mais encore une connerie et tu vires !
- M merci !
Un silence s'installa dans le groupe puis le chef repris la parole.
- Mettez-vous par groupe de deux et on se rejoindra à la planque après. Stark et moi on s'occupe de l'eau. Shunsui et Hallibel vous v'nez avec nous aussi. Les autres, vous vous occupez de la nourriture. Vous faites pas choper !
Sur ces dernières paroles, les différents orphelins appliquèrent ce que leur avait dit Kensei et partirent en fonction des groupes formés par leur chef. A la fin, Kageroza se retrouva seul avec un garçon qu'il n'avait pas vu dans le groupe avant.
- T'es nouveau dans le groupe ? Demanda l'orphelin aux cheveux mi verts, mi jaune.
- Ouais. J'suis Shinji Hirako.
- Moi c'est Kageroza.
- T'as pas de prénom ?
- Non. Enfin j'en ai peut-être un. Je sais plus.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
- Je me souviens plus de mon prénom. Mon père m'a frappé à la tête et en tombant je me suis cogné la tête violement. Quand j'me suis réveillé, mes parents étaient partis et moi dans la rue.
Le nouvel arrivant regarda l'orphelin qui lui faisait face et comprit pourquoi Kensei ne voulait pas de ce garçon. Il était plutôt grand pour son âge et avait des cheveux qui se repéraient de loin. Ce qui était un inconvénient majeur pour être un bon voleur. De plus, cet enfant semblait ne pas être très habile de ses mains.
De son côté, Kageroza observa de plus près le nouveau membre du groupe et savait pourquoi celui-ci avait rejoint facilement le « gang ». En effet, Shinji été plutôt petit, ce qui était un atout conséquent pour voler, mais il avait aussi l'air assez fort.
Après un temps de silence, les deux jeunes garçons se décidèrent à se diriger vers le stand de fruits, comme l'avait ordonné leur chef. Discrètement, ils s'avancèrent, et, formant une poche à l'aide de leur tunique, commencèrent à prendre des fruits. Quelques instants plus tard, les ayant rempli, les deux voleurs commencèrent à se relever pour courir et retourner à l'endroit où se rassemblait le groupe. Shinji avait commencé à courir alors que Kageroza marchait. Sa poche était trop lourde et trop remplit. Une pomme qui débordait de celle-ci tomba au sol. Il voulut la rattraper mais une main puissante l'en empêcha et le fit monter. Bientôt, il se retrouva face au marchand du stand qui lui lançait des éclairs de ses yeux. Sa poigne était tellement forte quelle broyait le poignet du jeune garçon.
- Aïe ! Vous m'faites mal !
- Alors comme ça t'espérais me prendre mes cultures petit vaurien ?
Voyant la scène, Shinji courut en direction de Kageroza pour l'aider à se libérer mais l'autre voleur n'était pas de cet avis.
- Non ! Te retournes pas ! Cours !
- Mais Kageroza !
- T'es sourd ? Vas-t'en.
- On va venir te sauver ! Tiens bon !
Kageroza vit alors son partenaire partir et s'engouffrer dans la foule du marché. L'orphelin se retrouvait maintenant seul face au marchand menaçant.
-T'sais s'qu'on fait aux voleurs? On leur coupe les mains!
- Non! Lâchez-moi!
- Tu f'ras pas exception à la règle petit bouseux.
L'homme posa alors les mains du voleur sur une caisse en bois en prenant d'une main les minces avant-bras du jeune homme qui se débattait comme il le pouvait. Mais cela ne servait à rien. La force du marchand était trop conséquente et il ne pouvait rien faire. L'autre main libre du bourreau prit un couteau placé sur l'étalage et leva la lame. On pouvait entendre les cris du jeune voleur dans tout le marché. Une foule s'avança et observa la scène sans aucune contestation. Puis, Kageroza vit Kensei et plusieurs de ses partenaires faire partie des spectateurs. Il regarda la scène puis tourna les talons et partit. Avant de rejoindre son ami, Stark lança un sourire sadique à Kageroza puis lui fit un signe d'adieu. Par la suite, le jeune voleur se retrouva seul et commença à pleurer en voyant la lame du bourreau s'avancer près de ses mains puis ferma les yeux. Un bruit sourd le fit soudain sursauter et, en ouvrant les yeux, vit un homme armé d'un revolver pointer son arme vers le marchand.
- Que faisiez-vous ?
- Monsieur Shi Shiba ?
Le sauveur avait une vingtaine d'années et portait un ensemble noir, plutôt chic. De même, un insigne accroché à sa veste montrait qu'il faisait parti du Gotei 13. Il avait un regard qui vous transperçait l'âme et une chevelure aussi noire que la nuit. Après un silence assez pesant, le sauveur reprit la parole.
- Vous vouliez couper la main de ce jeune enfant ?
- Oui Il a volé
- Dites-moi marchand. Que feriez-vous si vous étiez à la place de cet enfant ?
- J Je ne sais pas
- Bien alors, il ne vous reste plus qu'à vous excuser auprès de ce jeune homme.
- Que
L'homme pointa de nouveau son arme sur le bourreau. Le reflet de l'arme éblouissait Kageroza. Cette arme menaçante qui venait de lui sauver la vie.
- Veuillez m'excuser
- Bien.
Le marchand lâcha alors la main du jeune voleur. Et retourna derrière son étale. L'homme aida Kageroza à se lever mais celui-ci ne le pouvait pas. Sous l'émotion trop intense, ses jambes semblaient ne plus fonctionner. Son sauveur le prit alors dans ses bras et l'emmena loin de la foule qui commençait à s'éparpiller dans la place. Une fois sorti de celle-ci, il déposa le petit homme sur une caisse en bois.
- Ca va petit ?
- Ou ... oui je crois
- Où sont tes parents ?
- Je je n'en ai pas
Kageroza baissa les yeux alors que l'autre homme le regardait tendrement.
- As-tu un nom ?
- Oui Kageroza.
- Moi c'est Shiba Kaien. Ravis de te rencontrer. Ecoutes, ça te dirait de venir avec moi dans ma demeure pour te changer et te soigner? Je pense que tu as de la fièvre
Kageroza le regarda à nouveau et, voyant le visage sincère de son sauveur, comprit que c'était bien réel. Il hocha donc de la tête pour montrer son accord. L'homme plus âgé lui sourit chaleureusement puis le reprit dans ses bras pour le transporter jusqu'à sa maison.
Une fois dans la demeure l'enfant s'évanouit, la fièvre ayant eu raison de ses dernières forces. Kaien l'emmena alors dans sa chambre et enleva le bout de tissus qu'il avait sur les épaules puis l'installa dans son lit. Il fit ensuite venir un médecin qui examina le cas du jeune homme attentivement.
Kageroza continuait de dormir tranquillement mais l'éclat d'un rayon de soleil le réveilla doucement. Il ouvrit les yeux et vit Kaien endormit, assis sur une chaise. Celui-ci se réveilla à son tour et vit que Kageroza était éveillé.
- Oh ! Tu es enfin réveillé.
- Où est-ce que je suis ?
- Tu es chez moi, à Tokyo.
- T Tokyo ?
- Oui. C'est la grande ville du Japon. Pendant que tu dormais, j'ai réfléchis à ta situation. Tu n'as pas de parents, tu vis dans la rue, et je n'ai pas envie de te ramener là-bas. Je voulais alors te proposer de rester vivre avec moi.
Kageroza ne pouvait y croire! Il était allongé sur un lit et non sur du carton. Il ne sentait aucun vent lui fouetter le visage. Et surtout, il avait chaud! Cette sensation qu'il n'avait ressenti à aucun moment en hiver. Il était tout simplement au paradis.
- Je C'est un rêve ? Demanda Kageroza à Kaien.
Kaien, étonné de cette question, lui adressa un sourire qui rassura de suite l'enfant.
- Non Kageroza. C'est bien la réalité. Alors, es-tu d'accord ?
Kageroza prit soudainement Kaien dans ses bras et lui répondit d'une voix tremblotante, la tête enfouie dans son cou:
- Oui
Kaien pouvait sentir de chaudes larmes couler le long de son épaule. Il entendait l'enfant sangloter. Il entoura à son tour le jeune garçon de ses bras.
- Est-ce que je peux te poser une question ?
- Oui ?
- Est-ce que tu voudrais entrer dans une école spécialisée dans le but de venir travailler avec moi ?
- Je je ne comprends pas. Pourquoi moi ? Pourquoi m'avez-vous choisi ? Par pitié ?
- Non. Tu sais, j'ai vécu dans ces quartiers et j'ai connu cette galère. Mais... On m'a donné une chance d'arriver à faire quelque chose de ma vie. Et j'aimerais que cette opportunité s'offre à toi aussi. Tu sais, j'ai cru me voir quand je t'ai regardé dans les yeux Ca peut paraître stupide
- Non, je je comprends. Et Je suis d'accord. Merci infiniment monsieur Kaien.
- En revanche, il y aura certaines conditions à respecter.
- Lesquelles ?
- D'abord, ne me vouvoie plus et puis mon prénom, c'est Kaien. Ensuite, fais de ton mieux dans cette école pour être rapidement avec moi d'accord ?
- Oui. Tout ce que tu voudras Kaien. Je ne sais pas comment te remercier
- Le fait de rester avec moi, c'est amplement suffisant et puis, j'ai toujours rêvé d'avoir un petit frère.
Ils restèrent un moment à se serrer l'un contre l'autre en silence, puis Kaien reprit la parole.
- Je vais devoir te laisser. Je ferais ton inscription après avoir fini ma journée de boulot, ok ?
- D'accord mais tu reviens quand ?
- Je pense vers 18h. Pendant ce temps, tu peux regarder la télévision et faire ce que tu veux, ok?
- Heu Kaien ? C'est quoi une télévision ?
- Ah oui Que je suis bête, désolé. Viens, je vais te montrer.
Kageroza sortit du lit et avança vers Kaien qui lui tendait la main avec un large sourire réconfortant. Puis, ils marchèrent main dans la main en direction d'une sorte de cube noir avec toute sorte de boutons. Quand Kaien appuya sur un de ces nombreux boutons, une image en mouvement apparut en un éclair.
- Ta dam ! Je te présente une grande, grande amie, la télévision ! Je m'en suis beaucoup servi lorsque j'étais tout seul. Tiens, voilà la télécommande. Elle permet de changer de chaîne et de diminuer ou augmenter le son.
Kageroza lança un regard à la fois inquiet et curieux à Kaien, perplexe quant à cette mystérieuse machine. L'homme aux cheveux noirs appuya sur les boutons et l'enfant comprit tout de suite le mécanisme.
- Merci ! , s'écria le jeune garçon en lançant un large sourire.
- Bon j'y vais. A toute à l'heure.
Sur ces mots, l'adulte se dirigea vers la porte d'entrée puis vit en se retournant l'enfant courir vers lui et le prendre dans ses bras.
- Merci pour tout Kaien. Merci.
Shiba lui sourit et posa sa main sur la chevelure colorée.
- T'inquiètes. Ça me fait vraiment plaisir.
Puis, l'homme plus âgé sortit de l'appartement et regarda une dernière fois Kageroza en lui souriant puis ferma la porte.
Les heures passaient et Kageroza devenait de plus en plus inquiet. Il décida alors de partir à la découverte de l'appartement pour se changer les idées. En entrant dans la chambre du locataire, il vit une armoire sombre surplomber la pièce. Prit d'une certaine curiosité, il décida de voir ce que Kaien y rangeait. En l'ouvrant, il croyait voir des vêtements ou des objets de valeurs. Mais les objets que Shiba avait pris soin de ranger dans cette armoire n'étaient autres que des tas d'armes à feux de toutes tailles. Il n'en croyait pas ses yeux. Il n'en avait jamais vu. Il y avait toute une collection. Mais Kageroza revint à ses esprits quand il entendit la porte d'entrée s'ouvrir doucement. Un réflexe vint le mettre debout et le fit courir vers l'entrée de la maison où il vit Shiba tout souriant ouvrir ses bras. Kageroza fut soulevé par son « grand frère » et le colla contre son torse doucement.
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi tu m'as manqué Kaien.
Il fit redescendre Kageroza et le regarda dans les yeux.
- Ton inscription est faite. J'ai signé en tant que tuteur légal. Par contre, pour ton nom, je ne savais pas trop quoi mettre. Alors j'ai mis Kageroza Shiba. J'espère que Ca ne te dérange pas trop ?
- Pas du tout. Maintenant nous sommes véritablement frères toi et moi.
Shiba le regarda et lui sourit. En retour, Kageroza lui donna un sourire encore plus grand. Le grand frère se tourna ensuite vers la cuisine pour préparer le repas suivit de son petit frère qui allait mettre la table.
- Je préfère te le dire, annonça Kageroza, je suis allé dans ta chambre et j'ai vu les armes
Il y eut un silence puis Shiba se tourna vers lui les yeux fermés.
- Ah ! Tu sais Je fais parti d'un gang nommé « Gotei 13 ».
- Et je vais travailler dans ce gang aussi ?
- Ça te gêne ?
- Non, non c'est juste que ça m'a surpris, c'est tout.
Il y eu de nouveau un silence, cette fois plus pesant. Puis Shiba le rompit en déclarant fièrement :
- C'est prêt ! A table !
- Oui ! J'ai trop faim ! Mmmmh ! Ca sent bon !
- Hé hé ! C'est une recette spéciale qui se transmet de génération en génération. Je te l'apprendrais un jour si tu veux.
- Avec plaisir.
Dans un silence presque religieux, ils commencèrent à manger puis allèrent se coucher.
Shiba alla travailler tous les jours pendant que Kageroza suivait des cours spéciaux regroupant les atouts à acquérir pour être accepté dans une division. Il y apprenait comment manier une arme, comment la démonter et comment la remettre en bon état. Tous les jours, il avait des séances de tire qui duraient 2 heures minimum. Le premier jour, il était stressé malgré les sourires réconfortant de son grand frère. La majorité des élèves avaient déjà subi une éducation car ils venaient de familles réputées dans le gang. La famille Kuchiki était la plus réputée. En effet, depuis des années elle avait intégré ce gang. Et depuis des générations, cette famille alimentait sa bonne réputation. Alors que Kageroza venait juste de la rue. Il ne se sentait pas à sa place. Pendant le premier cours, il se sentait quelque peut perdu. Tout le monde semblait comprendre le cours du professeur présent. Un jeune homme aux cheveux de feux s'assit à côté de lui. Des tatouages ornaient son front de façon plutôt harmonieuse.
- Salut. Moi c'est Renji.
- Et moi c'est Kageroza.
- Tu viendrais pas tout droit de Fukagawa toi ?
- Heu Si pourquoi ?
- J'en étais sûr. T'es celui qui a été sauvé par Kaien Shiba c'est ça ?
- Oui mais comment tu le sais ?
- Ben en fait je suis du même bled que toi et j'étais là quand il t'a sauvé tes mains. J'oublierai jamais ça !
- Oui. On peut dire que c'est un vrai héros.
- Et il t'a adopté ?
- Oui. Je n'oublierais jamais ce qu'il a fait pour moi.
Ils se regardèrent et Renji lui lança un grand sourire. Puis il y eut un silence dans la salle. Les deux adolescents se rendirent compte que tout le monde les regardait.
- Dites donc messieurs, si mon cours ne vous intéresse pas, vous pouvez sortir de cette classe, de suite !
Les deux adolescents se regardèrent puis essayèrent de ne pas rigoler pour ne pas porter encore plus l'attention sur eux. A la fin du cours, Renji proposa à Kageroza de rester avec son groupe pendant la récréation.
- Kageroza, je te présente ma bande. Ils viennent tous du même bled que toi. Alors voici Rukia, Matsumoto, Shuuhei et Shinji.
Kageroza écarquilla les yeux quand il vit son ancien partenaire.
- Shi Shinji ?
- Kageroza ? J'arrive pas à le croire ! Comment t'es arrivé là ? J'croyais que t'étais
- Mort ? En quelque sorte oui. Je ne suis plus le Kageroza trouillard. Je m'appelle Kageroza Shiba.
- T'as été adopté ?
- Oui. Shiba Kaien m'a sauvé la vie et m'a fait devenir un membre de sa famille. Maintenant, je suis considéré comme son frère.
- Je vois bien que tu as changé Kageroza. Et ça fait plutôt plaisir.
- Et toi ? Tu es arrivé comment dans cette école ?
- En réalité, j'ai quelque chose d'important à vous dire
Les regards de ses camarades se tournèrent vers lui.
- Vas-y qu'est-ce qui te tracasse ?
- Je n'étais pas réellement un enfant orphelin comme je le prétendais. J'étais un enfant de bonne famille qui ne voulait tout simplement pas faire partie du milieu des hommes d'entreprise. Je me suis donc échappé et j'ai atterrit dans le gang où tu étais. Des policiers m'ont aperçu et m'ont reconnu à l'aide des affiches que mes parents leurs avaient donnés. Ils m'ont reconduit à ma famille. Puis mon oncle m'a pris sous son aile et a décidé de me mettre dans cette école pour faire partie du même gang que lui. Mais malgré mon origine, je resterai toujours cet « enfant des rues », comme vous.
Les autres le regardèrent puis Renji s'avança vers lui. Il leva sa main et lui donna une tape dans le dos.
- T'inquiète. T'as pas besoin de te justifier tu sais. Chacun a fait son propre chemin pour arriver dans cette école. Tout ce qui compte, c'est qu'on soit là, non ?
-Tu as totalement raison Renji, intervint Kageroza en se plaçant à côté de Shinji qui semblait gêné.
- Maint'nant, il y a d'autres personnes qui veulent se confesser ? Non ? Parce que sinon j'enfile ma toge et en route pour une séance de psycho avec votre cher prêtre Renji !
Le groupe éclata de rire. Kageroza aimait cette ambiance de groupe et voulait qu'elle dure le plus longtemps possible. Cette bonne humeur dura jusqu'à ce que tous les membres du groupe atteignent le niveau supérieur et obtiennent leurs diplômes. Ils furent, par la suite, dispersés dans diverses divisions. Heureusement, Kageroza se retrouva dans la même que son grand frère et Rukia. Il se rapprocha plus de celle-ci. Chaque mission était un pur bonheur. Etre à côté de son grand frère et de la fille qu'il aimait lui redonnait le sourire. Il avait maintenant 17 ans et était devenu un vice-capitaine fiable. Il commençait à avoir une certaine expérience, et acquérissait un certain nombre de réflexes indispensables aux missions. Celles-ci devenaient de plus en plus dures en fonction de sa montée en grade, le poussant à apprendre toujours plus pour les mener à bien. Puis, à un moment, il fut appelé avec Kaien dans une mission à haut risque. Ils devaient ramener un espion du gang « Espada » car celui-ci avait des informations importantes sur leur gang qui ne devaient, en aucun cas, être révélées. Apprenant la nouvelle mission, il pensait que ce serait simple. Mais en voyant le visage inquiet de Kaien, il comprit que ce n'était pas si simple.
- Grand frère, pourquoi tu fais cette tête ? Ça va être simple.
- Non, Kageroza. Pas du tout. C'est plus compliqué que ce que tu crois.
- Et bien explique moi l'aspect compliqué de cette mission parce que moi, je ne le vois pas.
- Je ne peux pas Désolé.
- Mais grand frère, pourquoi ?
- Parce que ça implique des informations classées secrètes du « Gotei 13 ».
- Vas te préparer. Il faut que je parle à Kuchiki.
Kageroza rassembla plusieurs affaires dans son sac à dos puis prit son révolver. Il le plaça entre sa ceinture et son t-shirt. La discussion qu'il avait eue avec son frère tourna dans sa tête à lui en donner mal au crâne. Il n'avait jamais vu son frère aussi sérieux. Cette vision le laissait perplexe. Il sortit de ses pensées quand il vit Kaien arriver, le visage contracté par le doute. Kageroza détestait voir son frère comme cela.
- Tu es prêt ?
- Oui, on peut y aller.
Les deux frères avancèrent dans le couloir d'entrée du Gotei 13 et sortirent.
- D'après les infos récoltées par la 5ème division, le lieu de rencontre entre l'espion et un espada se ferait dans Shinjuku, un des quartiers les plus chauds de Tokyo, prêt du restaurant « Lotus ». Nous allons y aller en passant par les petites ruelles pour être plus discret.
- Ok. C'est parti ?
- Go !
Les frères avancèrent dans une ruelle plutôt sombre et continuèrent pour arriver, une demi-heure plus tard, dans le quartier où avait lieu le rendez-vous. Une fois placés dans un coin prêt de l'entrée du restaurant, ils attendirent dix minutes puis virent un homme se poster devant l'entrée. Un peu plus tard, un autre homme avança prêt de l'entrée. Kageroza vit un insigne de la 4ème division sur le bras d'un des deux hommes.
- Kaien, c'est eux. J'ai aperçu l'insigne de la 4ème division sur le bras droit de l'homme portant un chapeau.
- Bien. On y va.
Le grand frère passa devant et immobilisa l'espada. L'espion en profita pour s'enfuir mais fut vite rattrapé par Kageroza. L'espion s'était stoppé et faisait maintenant face à Kageroza. Le vice capitaine ne pouvait voir le visage de l'espion car il portait une écharpe.
- Montre ton visage. Maintenant, tu ne peux plus m'échapper. Si tu continues, tu tomberas sur une impasse.
- Qui t'as dit que c'était fini Kageroza? Tu n'as pas changé.
- Je Je reconnais cette voix. Qui es-tu ?
En guise de réponse, l'espion sortit son arme. Mais son geste était trop lent. Kageroza profita de cette lenteur pour tirer sur l'épaule de l'homme qui lui faisait face. L'espion tomba alors à genoux et lâcha son arme. Kageroza s'approcha de l'homme et lui enleva son écharpe et son chapeau. Des cheveux blonds volèrent et il vit un de ses amis, Shinji.
- Sh Shinji ? Pourquoi ?
- Tu es trop naïf Kageroza. Crois-tu réellement que je me mettrais au service de ce gang pourri ?
- Mais que
- J'ai décidé de faire l'espion pour voir enfin ce gang tomber. Ce gang qui a détruit ma vie. Et toi, tu oses travailler pour eux
- Mais de quoi parles-tu bon sens ?
- Mais de ce secret Kageroza. Cette chose que le Gotei 13 nous cache depuis tant de temps
- Mais dis-le-moi ! J'en ai marre ! Je veux savoir la vérité ! Cria Kageroza en prenant les épaules de Shinji.
- Tu ne t'es jamais demandé pourquoi tes parents étaient partis ?
- Et bien Pour trouver du travail ailleurs je suppose.
- Pas du tout. C'est ce qu'on t'a fait avaler quand tu étais petit. Mais en réalité, il y a eu une rafle provoquée et organisée par le Gotei 13. Ils n'avaient pas assez de cobayes pour les expériences qu'ils pratiquaient pour perfectionner leurs nouvelles armes Ils nous ont laissés pour faire une prochaine rafle. Ils nous cultivent Kageroza. L'arme que tu tiens entre tes mains a sûrement d'abord été testée sur tes parents. Tu sais que le Gotei 13 est réputé pour ses armes à la pointe de la technologie, ce n'est pas moi qui vais te l'apprendre Kageroza
- Que Ce n'est pas possible ! Où auraient-ils cachés les corps ?
- Dans le sous-sol. Je l'ai vu de mes propres yeux Kageroza.
- N Non! Tu mens !
- Non, c'est la vérité. Et c'est pour ça que l'on veut me tuer. Si je révèle cette information, l'Espada aura une bonne raison de mettre sur la touche le Gotei 13. Et il sera donc le seul gang à avoir la ville.
- C'est impossible
- Ah oui ? Alors comment expliques-tu le fait que tu ne te souviennes plus des 2 dernières heures avant que tu sois, sois disant, assommé ?
- Je
- En réalité, tes parents ne t'ont pas frappé. On t'a fait avaler une drogue pour que tu ne te souviennes pas de ce que tu as vu. Mais si tu ne me crois toujours pas, tu peux avaler ce remède.
Kageroza vit la fiole que tenait son ami. Un liquide plutôt épais et coloré était maintenant face au jeune homme perdu.
- Tu veux savoir cette vérité oui ou non ?
- Je Je veux savoir
Kageroza prit alors la fiole et enleva le bouchon.
- Kageroza ! Ne fais pas ça !
Kaien se dirigea en courant vers son frère. Mais celui-ci lui fit signe d'arrêter en montant son arme sur son frère.
- T'approches pas de moi.
- Kageroza
Il porta la fiole à sa bouche et but d'un coup le liquide. Un mal de tête insoutenable se répandit dans son crâne. Il s'agenouilla sous l'effet douloureux de la drogue et eu un flash, puis deux puis trois, jusqu'à ce qu'il se rappelle parfaitement de ces fameuses heures. Il voyait ses parents monter dans un camion sombre, il apercevait sa mère tendre sa main dans sa direction. Il voulut la rejoindre mais un homme l'en empêcha et le traîna devant l'entrée de sa maison. Il vit ensuite l'homme, qui l'avait retenu, lui faire face. Il avait des cheveux très sombres et des yeux qui vous transperçaient l'âme. L'homme lui donna un sourire en essayant de le rassurer puis lui donna une fiole. Par la suite, Kageroza se retrouva dans la rue, devant la porte de sa maison fermée par un cadenas. Un mal de tête douloureux l'empêchait de réfléchir. Il en conclut rapidement que ses parents l'avaient assommé. Il se leva et vit une enveloppe collée sur la porte. Il l'ouvrit et son c ur se déchira. Ils étaient partis pour trouver du travail ailleurs.
Sentant son mal de crâne s'estomper, Kageroza leva la tête. Il vit alors le visage de celui qui lui avait donné la fiole. Son frère lui-même avait assisté à cette rafle, y avait même participé. Une douleur incalculable se développa dans son c ur et le compressa sans pitié. Des larmes douloureuses perlèrent sur ses joues. Inconsciemment, il leva l'arme qu'il avait dans sa main et la mit sur la poitrine gauche de Kaien.
- Comment as-tu pu me donner ce poison Kaien ?
- Je Je suis désolé Kageroza
- Désolé C'est tout C'est tout ce que tu as trouvé pour ta défense ?
- C'était un ordre du supérieur! J-Je ne pouvais faire autrement Je me sentais tellement mal, je n'en pouvais plus! Alors j'ai voulu tout te dire! Mais Kuchiki m'a fait promettre de ne rien te dévoiler!
- Tu m'dégoûtes Kaien
- Kager
Un coup de feu retentit dans l'impasse sombre. Un mince filet de sang se créa non loin du c ur de Kaien. Celui-ci fut dilué par la pluie qui commençait à marteler de plus en plus forts les trois hommes. Kageroza écarquilla les yeux et vit que le doigt qui avait appuyé sur la gâchette de son arme était celui de Shinji. Celui-ci avait glissé son doigt dans la gâchette pendant que Kageroza était sous le choc et avait appuyé sur le doigt du jeune frère.
-Crève pourriture, cracha le blond au capitaine blessé.
Kaien tomba sur les pavés glissants mais fut rattrapé par Kageroza. Celui-ci criait de toutes ses forces et ses larmes sans fins continuaient de couler le long de ses joues. Elles se mélangeaient aux gouttes de pluies qui frappaient son visage.
- Il l'a mérité Kageroza Viens avec moi.
- Putain ! Salop ! Ne m'approche pas !
- Kageroza
Le jeune frère prit son arme et tira sur l'espion qui tomba à terre à son tour. Kageroza avait visé la tête de son partenaire. Celui-ci chuta sur les pavés, mort. Les yeux du nouvel orphelin se tournèrent vers Kaien qui le regardait en souriant.
- Ne ne t'inquiètes pas petit frère, je je n'ai eu que ce que je méritais.
- Arrêtes ces conneries grand frère ! Je Je me fous de ce qui a pu se passer ! Tu Tu m'as donné une raison de vivre! Tu m'as redonné vie !
- Mais Je te l'ai prise Tu ne me dois rien Kageroza.
- Si ! Je te dois tout grand frère !
Après ces derniers mots, Kaien cracha du sang. Une fine ligne de sang glissa le long de son visage, de sa bouche à son menton. Puis, il ferma les yeux et son souffle s'arrêta. Kageroza sentit l'emprise qu'avait la main de Kaien sur sa main diminuer jusqu'à totalement disparaître. Le jeune orphelin pressa le corps, maintenant froid, de Kaien le plus fort possible contre lui. Alertée par les cris de Kageroza, une division de sauvetage arriva. Celle-ci avait été envoyée par Kaien avant qu'il n'entre dans l'impasse.
Le lendemain, Kageroza se retrouva devant le conseil général du gang qui regroupait tous les capitaines. Un vieil homme, capitaine de la première division, ouvrit ses yeux et prononça :
- Voici la sentence votée par le grand conseil. Pour avoir tué un capitaine et un témoin clé, votre fonction de sous capitaine est suspendue et vous ne pourrez devenir capitaine d'une quelconque division. Vous serez placé dans la 12ème division où vous vous occuperez de l'informatique. Sachez que cette sentence n'est pas définitive. Au moindre faux pas, la sentence sera irrévocable et irrémédiable. Vous pouvez partir.
Kageroza retourna dans son appartement, sentant une colère folle monter en lui. Il mit sans dessus dessous l'appartement. Une fois calmé, il repensa à tout ce qui s'était passé. Il détestait ce gang. Il avait détruit sa vie. Et pour cela, Kageroza devait réagir. Il commença à rassembler les informations importantes sur le gang puis les mit toutes dans un dossier. Le lendemain, il entra dans la 12ème division. Il vit le capitaine de cette division qui lui donna le minimum d'informations pour pouvoir se servir de son ordinateur, puis laissa Kageroza se démerder. En naviguant dans les différents fichiers de l'ordinateur, il tomba sur un dossier mystérieux qu'il prit soin de déchiffrer. Il se rendit compte que l'ancien propriétaire de cet ordinateur était Shinji. Il découvrit alors tous les renseignements que l'espion avait trouvés sur la rafle. En examinant en profondeur ces informations, il vit un projet non achevé de Shinji. Il consistait à fabriquer des clones à l'aide d'un ADN. Trouvant l'idée intéressante, il l'exploita et trouva un moyen de faire fonctionner le projet. Cependant, pour fabriquer ces clones, il fallait tout d'abord trouver un endroit adéquat et discret, un laboratoire. Son esprit absorbé par ce problème, il quitta le QG et rentra chez lui. Une question persistait dans sa tête : Pourquoi Shinji avait créé ce projet ?
Il entra dans son appartement et, après une demi-heure à hésiter, entra dans la chambre de son grand frère. Son odeur y était encore présente. Il se dirigea près du lit et prit un cheveu de son grand frère, encore déposé sur l'oreiller. Il le mit dans un tube à essai puis repartit dans le salon. Dans le projet de Shinji, on pouvait créer un clone en prenant un corps mort ou un squelette puis, grâce à l'ADN et à une machine, on pouvait redonner vie à une personne aimée.
Le lendemain, il commença à chercher la fameuse machine créée par Shinji. Il entra dans un sous-sol du gang. Deux portes étaient collées l'une à l'autre au bout d'un long couloir lugubre. Il décida d'entrer dans la première salle. Il vit alors un laboratoire abandonné et la fameuse machine de Shinji. Kageroza prit un temps pour l'examiner et compris le mécanisme de l'engin. Il devait maintenant trouver un corps. Kageroza sortit de la première salle et alla voir la deuxième pièce. Il y reposait les morts de la rafle. Une odeur de pourriture envahit son odorat. Prenant sur lui, il prit un des corps et le déposa dans la machine. Puis il déposa la mèche de cheveux de Kaien à côté du corps. Il fit fonctionner la machine. Le transfert était malheureusement lent. En effet, il fallait 7 heures pour que l'opération soit parfaite. Kageroza décida alors à remonter et faire ses heures de travail. A la fin de la journée, il redescendit et vit un corps complètement mort dans la machine.
- Mais Je n'ai pourtant rien oublié Et si
Kageroza savait maintenant pourquoi Shinji n'avait pas pu commencer ses expériences. Il manquait un atout essentiel : le sang qui pourrait redonnait vie. Il se fit donc une perfusion et la mit dans la machine. Le mécanisme se remit en route. Puis une heure plus tard, le clone de Kaien reprenait vie. Content de cette réussite, Kageroza décida de créer les clones des différents capitaines des divisions en améliorant leurs compétences autant physiques que mentales. Mais décida tout d'abord de créer un clone de Rukia. Il fit la même manière qu'il avait entreprit en voulant créer Kaien.
Petit à petit, il se mit à sombrer dans la folie en passant toutes ses heures dans son laboratoire. Mais le gang ne s'en rendait pas compte. Il avait créé un clone de lui-même qui le remplaçait au travail. Les années passaient et son idée de recréer le Gotei 13 prenait de plus en plus forme au fur et à mesure qu'il voyait les clones des capitaines sous ses ordres. Pour finir, il voulait une fille qu'il aimerait et éduquerait comme l'avait fait Kaien avec lui. Il prit alors certains ADN des différents capitaines et les siens, les combinèrent, et créa deux jumelles. Il appela la première Nozomi et la deuxième Neliel.
Fin du flash-back
Voilà vous savez tous sur la vie de Kageroza! La suite prochainement avec pas trop de retard j'espère x)
Merci de continuer de lire ma fiction =)
