D'abord, merci à ceux et celles qui ont pris le temps de laisser une petite review ou d'inscrire la fic en alerte! Celles-là n'attendront pas longtemps : voici le dernier chapitre!
Il s'agit de la version M, je le rappelle.
Un ultime salut à Beth, l'auteur de cette petite fic : thanks again for this cute little romance!
Et bien sûr à ma bêta, Carboqueen, qui a guetté sans répit la moindre faute et piégé la moindre tournure maladroite!
Chapitre quatrième : le bleu du ciel
Ils s'arrêtèrent pour faire le plein au bout de quelques heures.
Dès qu'il eut terminé de remplir le réservoir, elle se glissa hors de la voiture pour l'embrasser, sous ce qui lui apparut comme le ciel le plus bleu qu'elle ait jamais contemplé.
Ils furent interrompus quelques minutes plus tard par le pompiste qui s'éclaircissait la gorge. Du moins, Sam eut l'impression qu'il s'agissait de quelques minutes… Mais de toute évidence, cela avait été plus long, à en juger par le nombre de voitures derrière eux attendant d'avoir accès à la seule pompe de la station, et par l'agacement manifeste avec lequel le pompiste renfrogné tapotait du pied.
Elle fit un signe de la main pour s'excuser, et Jack se dirigea vers l'intérieur pour payer alors qu'elle prenait la place du conducteur. Il n'avait pas voulu accepter une participation financière pour l'essence ; elle avait donc décidé de payer sa dette en prenant le volant pour le reste du trajet. Lorsqu'il s'en aperçut, il leva un sourcil, mais ne dit rien.
Un silence agréable avait régné la majeure partie du trajet. Puis il avait demandé comment Cassie s'en sortait dans ses études et elle avait gentiment ri lorsqu'elle lui avait répondu — comme si Cassie ne l'appelait pas tous les jours… Lorsqu'ils parvinrent au chalet, après un des tronçons d'autoroute les plus poussiéreux que Sam ait jamais vus, ils stoppèrent face à l'étang.
« C'est vraiment beau ici. » souffla-t-elle alors qu'elle se glissait hors de l'habitacle et s'approchait tranquillement de l'eau.
Celle-ci scintillait sous le zénith, et il n'y avait rien d'autre au-delà que le feuillage des arbres. De vrais arbres terrestres. Elle en avait contemplé, des beautés, de l'autre côté de la Porte des Etoiles, et les arbres extraterrestres étaient devenus habituels lorsqu'ils se trouvaient sur une planète abritant deux étoiles, ou au milieu d'un paysage lunaire aux chatoyants feuillages vert pâle, mais cet endroit… C'était magique.
« N'est-ce pas ? »
Jack s'était approché derrière elle pour passer ses bras autour de sa taille, et il l'embrassait maintenant sur les cheveux. Elle se tourna, en se tortillant, pour lui faire face, saisit les bords du col de sa chemise ouvert sur sa poitrine, et l'embrassa carrément. Elle avait toujours rêvé de le faire — de faire ça ! être à son chalet, seule avec lui, et pouvoir l'embrasser à volonté… Mais était-ce vraiment le cas ?
« Jack ? » interrogea-t-elle en reprenant lentement ses distances.
Il ouvrit lentement les yeux et lui sourit.
« Qu'en est-il du règlement ? » poursuivit-elle.
Son sourire s'effaça et ses mains quittèrent sa taille pour se poser sur ses épaules. Sam leva les yeux et s'appuya contre lui, dégageant ses bras pour caler ses propres mains sur ses puissants biceps. Ses yeux bruns, qui trahissaient toujours ce qu'il ressentait (bien qu'elle admette qu'elle prenait parfois ses désirs pour des réalités), étaient de nouveau pensifs. Il soupira.
« J'emmerde le règlement. » lâcha-t-il finalement, et un nouveau sourire fendit son visage.
Elle secoua légèrement la tête, incrédule. C'était tellement… Jack tout craché !
« 'J'emmerde le règlement' ? »
« Je l'emmerde. »
Le coin de ses yeux se plissa. Il avait tant vieilli pendant ces huit années, ses cheveux étaient tout à fait gris maintenant mais elle ne le remarquait plus. Ou si peu.
« S'ils essaient de nous enlever ça, je passe un coup de fil à Thor, ou j'annonce ma retraite, ou je ne sais quoi. »
Elle laissa échapper un petit rire.
« D'ailleurs, est-ce que tu as regardé de près ce bon vieux règlement, Carter ? »
Elle leva un sourcil.
« Pardon. Sam ? »
Elle se mordilla la lèvre. A dire vrai, elle ne l'avait jamais fait. Elle l'avait parcouru rapidement lorsqu'on l'avait actualisé, évidemment, mais elle était incapable d'en réciter la moindre ligne par cœur. Les prunelles brunes scintillèrent.
« Non. » admit-elle.
« Eh bien, moi, je l'ai fait. Après que Kerry… Après le départ de Kerry, j'ai fait quelques lectures. »
Elle arqua un sourcil, davantage par amusement qu'autre chose, pour être honnête.
« Ce n'est pas la peine de me regarder comme ça, Carter ! »
« Désolée, mon Général. »
Jack sourit. Il laissa retomber ses mains autour de la taille de Sam, l'approchant de lui pour déposer un baiser sur son front.
« Tu sais ce qui nous a arrêtés toutes ces années ? »
Il prit ce qu'elle appelait sa "voix de commandant de bord", et énonça :
« Relations intimes, fréquentations amoureuses ou fortes proximités entre hommes et femmes ne concernent plus la sphère privée dès lors qu'elles affectent la morale, la discipline, la cohésion d'une équipe, le respect de l'autorité ou le bon déroulement d'une mission. L'apparition de telles relations entre supérieurs et subordonnés de la même chaîne de commandement ou d'encadrement est prohibée ; de telles relations augmentent en effet invariablement l'impression de favoritisme ou d'abus de pouvoir, et dégradent la morale, la discipline et la cohésion de l'équipe. »
Elle eut envie de rire en constatant tout ce qu'il avait mémorisé, mais pensa que l'instant était probablement trop solennel pour cela. Et finalement, où voulait-il en venir ? Elle fronça les sourcils.
« Avec tout le respect que je te dois, Jack, en quoi est-ce que ça nous aide ? »
« C'est la première partie qui est importante. »
Une pensée prit forme dans le cortex pré-frontal de Sam et finit par atteindre son complexe amygdalien, ce qui l'amena à lui décocher un grand sourire de bonheur :
« Tu dis cela parce que l'issue de nos missions n'a jamais été affectée, et que le règlement ne s'applique donc pas ? »
Elle fronça légèrement les sourcils ; Jack sourit alors, bien qu'elle n'eût aucune idée de la raison pour laquelle il faisait cela.
« Mais, mon Général… Le règlement stipule de toute façon que ces relations-là sont prohibées… »
« Parce que "de telles relations augmentent en effet invariablement l'impression de favoritisme" et cætera et cætera. »
« Et… ? »
Elle pouvait sentir les plis de son front se creuser.
« Penses-tu vraiment que quiconque, au SGC, soutiendrait qu'il y a jamais eu "abus de pouvoir" ou quoi que ce soit d'autre du genre ? Allez, Carter, on peut y faire face ! »
Il parlait plus fort, littéralement emporté — et probablement plus qu'elle ne l'avait jamais vu auparavant. C'était contagieux.
« D'accord, Jack, mais comment ? »
Sa question n'était qu'une stratégie pour refouler la constatation naissante qu'il se trouvait, à ce moment-là, particulièrement séduisant. Cette pensée pouvait — devait — attendre.
« Comme ça… »
Il remonta ses mains le long du dos de Sam, jusque dans ses cheveux, alors qu'il se penchait pour l'embrasser. Elle ferma les yeux, agrippa ses bras autour de son cou et glissa ses mains dans ses cheveux argentés.
A bout de souffle, elle se recula quelques minutes plus tard.
« Bon plan, oui. » haleta-t-elle. « Mais on pourrait peut-être y réfléchir un peu plus. »
« Oh, j'y ai déjà beaucoup réfléchi. » l'entendit-elle murmurer, avant qu'il la soulève dans ses bras et la porte à l'intérieur du chalet.
Par chance, ses bras étaient encore enroulés autour de son cou : elle rit lorsqu'il faillit la laisser glisser alors que sa main gauche avait quitté ses épaules pour fouiller dans sa poche de jean à la recherche de ses clés.
Une ou deux minutes plus tard, sans avoir refermé la porte derrière lui, il l'avait portée jusqu'à sa chambre qu'il occupait seul d'habitude, et l'asseyait sur le lit. Elle laissa échapper un rire en se tortillant pour se dégager, et, jambes croisées, elle entreprit d'enlever ses chaussures. Elle le vit lui sourire d'un air narquois et s'asseoir au bord du lit, à côté d'elle, répondant à son signal et ôtant à son tour ses chaussures, avant de lui faire face.
Leur rire s'interrompit aussitôt qu'ils se penchèrent l'un vers l'autre. Les mains de Jack se posèrent sur la taille de la jeune femme, se frayèrent un chemin sous son tee-shirt vers son ventre et sa poitrine, passèrent dans son dos pour dégrafer avec aisance son soutien-gorge, et entreprirent de lui enlever son top.
Sam leva les yeux d'impatience, enleva ses mains de sous le tee-shirt de Jack pour pratiquement arracher le sien… qui atterrit quelque part sur le sol, ce dont elle se ficha royalement. Jack arqua un sourcil au-dessus de son regard sombre qui la fixa un instant.
« On est pressée, Carter ? »
Le simple fait d'entendre son nom — ce qui lui était propre, alors que tout le monde l'appelait Sam depuis des années — la fit retenir brusquement son souffle. Elle put constater le sourire de triomphe qu'il arbora. Il fit alors tomber de ses épaules les bretelles de son soutien-gorge et laissa courir ses lèvres dans son cou et le long de sa clavicule. Dans le même temps, Sam rejeta son soutien-gorge pour lui faire rejoindre la pile de vêtements qui augmentait rapidement sur le sol, et laissa échapper un timide gémissement, dégageant ses jambes des siennes et entraînant son partenaire en position horizontale.
Elle lui déboutonna son jean et le fit glisser en tâtonnant un peu au milieu de sa précipitation ; à sa décharge, il était courbé au-dessus d'elle et l'embrassait d'une telle façon qu'il lui était difficile de se concentrer. Il se redressa et s'agenouilla pour l'enlever complètement. Sam s'assit à ses côtés et dirigea ses mains vers l'élastique de son boxer (une marque de lot de supermarché, comme elle l'avait toujours supposé), parfaitement tendu par un renflement déjà dur. Mais elle se ravisa, et décida de l'aider d'abord à enlever son tee-shirt noir uni, puis fit descendre ses mains le long de son torse alors qu'il fondait de nouveau sur elle, l'allongeant sur le lit, ses lèvres collées aux siennes.
Elle sentit ses mains déboutonner son jean, tirer dessus, puis le lui ôter avec toute la force de son corps, pour retourner l'embrasser immédiatement après. Elle répondit en retirant précautionneusement son boxer le long de ses jambes musculeuses — quelle partie de son corps ne l'était pas ? — et s'aida de ses pieds pour le faire descendre complètement. Le souffle coupé, elle sentit la caresse de ses mains rêches sur sa peau, plus bas, toujours plus bas, jusqu'à ce qu'il les glisse sous sa culotte en dentelle noire — spécialement choisie pour l'occasion. Comme s'il n'avait pas remarqué cette faveur, il tira brutalement le tissu sur ses cuisses, tout en traçant une ligne de baisers le long de son cou, de sa poitrine, de son ventre, à mesure que tout son corps dérivait vers le bas…
Puis se redressait brutalement. Il sourit devant son air confus, et elle eut presque envie d'en rire. Mais elle préféra laisser leurs lèvres se retrouver une fois de plus. Elle étendit alors ses jambes et, à l'aide de ses mains qu'elle avait placées sur les hanches de Jack, elle le guida en elle, bien que cela ne soit pas nécessaire. Le baiser qu'il lui accordait s'intensifia sous une ardeur renouvelée quand il se glissa sans difficulté entre ses cuisses déjà humides.
Il détacha progressivement ses lèvres des siennes à mesure qu'il accélérait son mouvement, la pénétrant plus intensément, et ses mains agrippèrent les oreillers pour avoir une meilleure prise. Les ongles de Sam s'enfoncèrent dans la chair de son dos, ses jambes remontèrent sur les siennes dans un enchevêtrement de mollets, sans interrompre la chaleur qui se diffusait et ondulait dans son corps alors qu'il la possédait désormais farouchement… avant de ralentir pour entrer plus profondément en elle. Elle se mit à haleter, le souffle court et rapide, tandis que les vagues du plaisir menaçaient de l'envahir. Elle lui offrit un bref sourire qu'il lui retourna avant de laisser retomber sa tête, ses lèvres réfugiées contre son cou, le corps tremblant alors qu'il perdait tout contrôle. Une de ses mains descendit le long de son flanc pour la soutenir, mais sa caresse encouragea son plaisir : elle fut submergée et cambra ses reins contre lui.
« Oh, Dieu ! Mon Général ! »
Son grade jaillit involontairement de sa bouche, et il sourit, blottissant son visage dans son cou. Elle reprit peu à peu le contrôle d'elle-même, inspirant longuement, alors qu'elle tremblait encore légèrement.
Quelques minutes s'écoulèrent ainsi, allongés côte à côte, enlacés l'un à l'autre, jusqu'à ce que retentisse la sonnerie du réveil qui trônait sur la table de chevet.
« Carter ? »
« Mon Général ? » marmonna-t-elle en retour, mêlant ses doigts aux siens.
Il s'écarta et s'étendit sur le dos à côté d'elle.
« Daniel et T vont arriver d'une minute à l'autre… »
A contrecœur, ils se levèrent et tentèrent de rassembler leurs vêtements. Au moins, cette fois-ci, ils se trouvaient tous dans la même pièce.
Vingt minutes plus tard, ils étaient habillés, la voiture avait été vidée, les bières stockées dans le frigo. Ils étaient assis sur le ponton, occupés à pêcher. Enfin.
Alors, satisfaites ou déçues? N'hésitez pas à laisser une petite impression ;-)
