Voilà le chapitre 2 ! ^^
Chapitre 2
« Rin ? »
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Pourquoi Rin était là, à leur sourire innocemment ? Celle-ci se tourna vers M. Matsumoto, le gérant, étonnée.
« Qui est Rin ? »
Toi ! pensèrent Kamui et Kaito.
M. Matsumoto força sa voix à ne pas trembler.
« Une ancienne employée, répondit-il avant de se retourner vers ses deux employés. Je vous présente Yuki Shirahane, elle travaillera ici en remplacement de Rin. »
Les deux hommes restèrent bouche-bée quelques secondes avant de reprendre contenance.
« Ravi de te rencontrer » fit Kamui avec un sourire charmeur.
Il eut la satisfaction de la voir rougir. Il ignorait juste que c'était de colère. Cet enfant de salaud n'avait donc aucun remord ? Len avait espéré un peu plus de réactions de leur part. Visiblement, ce n'était pas la culpabilité qui les étouffaient. Enfin bon, l'opération séduction était lancée.
oOo« Yuki-chan ressemble un peu trop à Rin tu ne crois pas ?
- Si... Mais ça ne peut pas être elle pas vrai ?
- Ou bien c'est un fantôme... revenu pour se venger... »
Il y eut un silence angoissé.
« C'est... impossible, nee ? Ça n'existe pas ces choses là, finit par les raisonner Kamui.
- Evidemment, fit Kaito d'un ton incertain.
- Tu vas vraiment finir par me faire peur ! Mais à part ça, changea-t-il de sujet, avec sa manie de rougir au moindre compliment, Yuki-chan est vraiment mignonne tu ne trouves pas ? »
Ils s'affrontèrent. L'atmosphère devint électrique.
« Je l'ai vu en premier, affirma Kaito.
- Quelle mauvaise foi ! Enfin, on verra bien qui elle choisira... »
La guerre était déclarée.
« Ah ! Et si on attendait demain avant de devenir rivaux ? J'ai pas envie de dormir seul ce soir, fit Kamui.
- Pervers » sourit Kaito.
oOoFuir. Il devait à tout prix fuir. L'ambiance était beaucoup trop lourde à table. Len ne le supportait plus. Ça faisait maintenant six mois que Rin était morte, et rien n'avait changé. A l'université ce n'était pas mieux. Ses amis n'arrivaient pas à se comporter avec lui de la même manière qu'avant, bien qu'ils fassent des efforts. Au final, le seul endroit où on le traitait normalement, c'était à son travail. Il n'en avait pas parlé à ses parents, inutile de les inquiéter. Et bien qu'il aurait préféré crever que l'avouer, c'était là-bas qu'il se sentait le mieux en ce moment. Les deux zigotos ignorant qui il était, ils ne se comportaient pas différemment avec lui. Bien au contraire, ils faisaient tout pour le séduire. Et inversement. Ce petit jeu entre eux l'amusait beaucoup, mais là encore plutôt mourir que l'avouer. Il ne se rendait même pas compte que peu à peu sa haine disparaissait, remplacée par un autre sentiment, peut-être plus destructeur encore...
