J'ai enfin réussi à récupérer mon fichier (oui je l'avais perdu, quelle maladroite !), et voilà donc la fin (bizarre et toujours aussi courte) de cette histoire ! J'espère que vous aimerez ! ^^

Chapitre 4

Les deux compères décidèrent de ne rien dire dans l'immédiat, le jeu n'en était que plus amusant. Connaître sa véritable identité leur permit également de comprendre que sa fausse maladresse et naïveté cachaient en fait des tentatives de séduction assez pitoyables. Mais ils n'auraient jamais soupçonné qu'il était tombé amoureux d'eux, jusqu'à un certain incident...

Ce jour-là, la mère de Len, qui ignorait toujours qu'il travaillait, vint rendre visite à M. Matsumoto. Lorsque, malgré tous les efforts du gérant, elle croisa son fils déguisé. Elle en lâcha les articles qu'elle s'apprêtait à acheter, et agrippa son bras.

« Rin ? C'est toi ma chérie ? demanda-t-elle, serrant de plus en plus fort, devenant de plus en plus folle. Je savais bien que tu ne pouvais pas être morte ! Je...

- Arrêtez, vous voyez bien que vous lui faites mal » la coupa Kamui en lui faisant lâcher prise.

Il la retint ensuite avec le gérant tandis qu'elle hurlait, hystérique, et ils finirent par l'emmener se calmer dehors, ses cris attirant les regards curieux des clients. Kaito, lui, emmena à l'écart Len qui était resté immobile, tremblant. Voir sa mère -même adoptive- ainsi l'avait profondément choqué. Il se laissa aller à pleurer entre les bras de Kaito. Celui-ci lui caressa la tête tendrement, ce qui lui attira un regard surpris.

« Quoi ? Je te l'ai déjà dit, non ? Je t'aime. »

Ce n'était pas un mensonge. Il s'était sincèrement attaché à cet adorable garnement et ses maladroites tentatives pour le séduire.

« Moi... commença Len entre ses sanglots. Moi aussi je t'aime ! »

Kaito en resta stupéfait. Il pouvait voir que ce n'était pas un mensonge. Actuellement ce n'était pas Yuki qui parlait, mais bel et bien Len. Il rougit. Il pouvait très bien allait se vanter de sa victoire auprès de Kamui mais il ne voulait pas. Il sentait que ce serait une trahison envers Len, et il ne voulait pas le blesser d'avantage... Seulement, ce qu'il dit ensuite le cloua littéralement sur place.

« Mais... Ce n'est pas que toi... J'aime Kamui aussi et... je... Je ne sais plus où j'en suis ! »

Ses larmes redoublèrent d'intensité, et Kaito le serra plus fort contre lui, tout en lui murmurant des paroles réconfortantes. Il échangea un coup d'œil entendu avec Kamui, qui avait tout entendu, avant que ce dernier ne quitte la pièce, laissant Kaito s'occuper de Len...

OoO

Pourquoi, mais pourquoi diable avait-il accepté d'aller dans cette chambre d'hôtel avec Kaito ? Sans doute parce que le manque de sommeil dû à sa mère -hospitalisée par sa faute- lui avait grillé des neurones. Pour autant, il n'arrivait pas à regretter ce qui s'était passé. Faire l'amour avec les deux hommes qu'il aimait avait été merveilleux. Il n'osait pas bouger de peur de les réveiller. Il aurait voulu rester blotti dans leur étreinte pour toujours... Il craignait plus que tout leur réveil. Il ne voulait pas remettre les pieds sur terre si c'était pour se rendre compte qu'ils n'avaient fait que jouer avec lui. Il ne le supporterait pas.

Malheureusement, le mot toujours se vérifie rarement, et Kamui et Kaito finirent par se réveiller. Il ferma les yeux, attendant sa sentence... qui ne vint pas. A la place, il sentit les lèvres de Kaito s'égarer dans son cou et Kamui l'embrassa tendrement. Il frissonna. C'était presque trop beau pour être vrai.

« Est-ce que tu sais cuisiner Len ? demanda soudain Kamui.

- Hein ? »

Len fut désarçonné par la question, qui tranchait radicalement avec le contexte. Mais visiblement Kamui et même Kaito attendaient une réponse sérieuse.

« Et bien... Je... Je ne suis pas un cordon bleu, mais je me défend pas mal !

- Une parfaite petite épouse, se moqua gentiment Kaito.

- Ça te dirait de devenir la nôtre ? »

Len en resta bouche-bée un moment.

« Vous... Vous êtes sérieux ? » interrogea-t-il, refusant de croire qu'ils voulaient bien de lui.

Les deux autres hochèrent vivement la tête. Visiblement ils l'était.

Len leur offrit son plus beau sourire.

« Oui ! »

Et voilà, c'est fini. Ça aura été court, mais je l'ai fait comme je le sentais. Et oui, la fin est un peu tirée par les cheveux. J'avais envie de finir cette histoire sur une note d'humour, j'espère avoir réussi ^^

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout !