Bonjour tout le monde ! Je souhaite démarrer aujourd'hui ma nouvelle fiction qui met en scène Kuroo et Kenma (bah oui, j'ai déjà écrit sur du IwaOi et du BokuAka, il fallait bien passer par le KurooKen !) et intitulée « Let There Be Light » !
Honnêtement, j'ai beaucoup hésité avant de me décider à la publier (j'ai le prologue et le premier chapitre qui pourrissent dans mes dossiers depuis trois mois) et je ne sais pas trop dans quoi je me lance. Je poste ça sur un coup de tête monumental, c'est pour ça que je ne peux pas vous renseigner sur le rythme de parution de cette histoire qui variera selon ma motivation. En espérant que cela vous plaise quand même !
Disclaimer : Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas mais sont la propriété du très grand Haruichi Furudate.
Une brume épaisse les entourait, limitant leurs mouvements, freinant leur démarche. La fumée les empêchait de respirer et piquait leurs yeux rougis par la poussière. Au silence pesant se mêlait une angoissante obscurité tandis qu'ils avançaient péniblement dans le couloir désert, sans vie. Ils ne faibliraient pas. Jamais. Chaque pas était une victoire, chaque mètre, une délivrance. Et main dans la main, doigts entrecroisés, ils luttaient avec acharnement contre le froid glacial prêt à paralyser chacun de leur membre. La douleur s'amplifiait mais que pouvaient-ils y faire ? Aucun des deux ne pouvait abandonner l'autre. Parce qu'ils resteraient ensemble. Et ce, jusqu'à la fin.
6h avant les faits.
« Réception de l'Aéroport de Tokyo-Haneda bonjour, que puis-je faire pour vous ?
— …
— Allô ?
— Ne dites rien.
— Excusez-moi ?
— Ne parlez pas. Seule la liberté a droit à la parole. Prenez cette menace à la légère et ce n'est pas un aéroport qui explosera. Vous enterrez la liberté ? Nous enterrons vos partisans. Vous désirez contrôler le peuple mais si le peuple n'est plus, le système court à sa perte. Une bombe a été placée à l'intérieur de l'aéroport de Tokyo-Haneda et explosera à 20h00 précisément. Aucun compromis ne sera envisageable et toute négociation sera refusée. Vous devez payer. Votre petit jeu a assez duré. »
3h avant les faits.
« Monsieur, voici le rapport de la situation, comme vous me l'avez demandé. Voulez-vous que je vous le retransmette à l'oral ?
— Hm.
— Avant toute chose, le rapport n°178 est classé confidentiel et seuls les...
— Grouille-toi, le nouveau, j'ai pas toute la journée là.
— Je... Excusez-moi. L'appel a été passé à destination de l'aéroport de Tokyo-Haneda, à 14h18, et a duré approximativement une minute et trente secondes. L'interlocuteur semble avoir utilisé un téléphone jetable car sa géolocalisation n'a pas pu être déterminée. Un modificateur de voix a également été détecté. La langue parlée était le japonais, sans accent spécifique. Nous ignorons son sexe, son âge et sa position actuelle. Selon le réceptionniste qui a reçu l'appel, son comportement était tout à fait normal, pas de nervosité ou d'hésitation constatées. La conversation a pu être récupérée mais aucun bruit ambiant n'a été remarqué.
— Ouais, la routine, quoi. Épargne-moi les détails, tu veux ? La raison de l'appel, c'est quoi ?
— Alerte à la bombe, Monsieur.
— La menace est sérieuse ?
— Elle semble l'être, en effet. J'ai demandé à ce qu'on vous transfère la discussion. Seul le monologue de l'assaillant a été conservé.
— 'Font chier, ça fait déjà la quatrième alerte cette semaine, et à chaque fois on s'déplace pour rien. Adhérez au système comme tout l'monde, putain de révolutionnaires.
— Monsieur, ils...
— Shht, le message commence »
1h avant les faits.
« Combien sont-ils ?
— Selon nos informations, seulement deux, Monsieur. Et il semblerait qu'ils soient à l'origine des autres menaces reçues récemment.
— C'est bien la première fois qu'ils se déplacent en personne, tiens. Très bien, ça sera plus amusant comme ça... »
30 minutes avant les faits.
« Faites-moi entrer. Et dites aux snipers et aux forces extérieures de se tenir prêts.
— Monsieur, c'est impossible, je vous rappelle qu'ils refusent de discuter. De plus, nous ne pouvons pas ignorer le danger qu'ils...
— Tu penses vraiment que deux gamins arriveraient à me foutre la trouille ? C'est un ordre, alors obéis-moi.
— Compris. L'entrée se trouve devant vous. Soyez prudent, Monsieur.
— Ouais, ouais... »
10 secondes.
Et la fin était proche et tous deux le savaient. Ils savaient également ce qui les attendait et s'y étaient préparés, mais la défaite était toujours aussi dure à encaisser.
5 secondes.
Ils s'étaient battus toute leur vie mais n'avaient pas été capables de répliquer. Mais à quoi bon riposter quand personne n'est là pour reconnaître vos efforts ?
3 secondes.
À quoi bon lutter quand personne ne vous écoute ?
2 secondes.
Quand l'espoir vous déserte, n'est-il pas plus facile de mettre sa fierté de côté et d'abandonner ?
1 seconde.
Ils avaient tout donné.
Et cela n'avait pas suffi.
