La demeure des Zabini était modeste à côté de celle des Malefoy mais elle était digne de sang-purs. Leur richesse était moins tape à l'œil, leur relation familiale plus calme. C'est ce que pensait Drago, assis sous un des arbres du jardin. Cette tranquillité l'apaisait à chaque fois qu'il y venait et il lui faisait oublier les temps sombres qui se vivaient ailleurs. Le jeune homme lisait un ouvrage que son père aurait considéré comme indigne de sa condition et qu'il aurait envoyer aux flammes. Ce lieu était un repère de liberté. Blaise, son meilleur ami, était le seul qui ne le jugeait pas et qui respectait ses choix, dont certains des plus inavouables.

Le grand duc qui se posa à côté de lui, le ramena à la triste réalité. Il n'était pas seul. Le calme visible sur son visage quelques secondes auparavant, disparut pour laisser place à de la peur. Il ne connaissait que trop bien l'auteur de la lettre, le sceau ne pouvait le tromper. Les mains tremblantes, il déchira le cachet et il se mit à lire son contenu. Son visage se décomposait à chaque ligne lue. L'heure tant redoutée était venue, trop tôt, bien trop tôt. Il transplana avec le ventre noué.

Blaise sortit de la demeure familiale pour retrouver son ami mais il ne trouva qu'un livre ouvert et une lettre au sol. Quand il eut fini de la lire, il regarda vers le ciel et espéra que son ami reviendrait indemne.

Drago arriva devant les grille de la demeure familiale et fut rapidement stopper par les gardes.

- Mais regardez qui va là, le fils à papa qui nous fait l'honneur de rentrer à la maison... se moqua l'un des mangemorts.

- Regarde-le, on dira qu'il va se faire dessus

- Arrêtez ! Vous n'avez aucun droit de me parler ainsi mangemorts ! Vous n'êtes rien ici, leur répondit Drago avec aplomb. Laissez-moi passer maintenant sous fifres ou j'en parlerai à mon père et vous serez punis.

- Bien jeune seigneur, ironisa le premier mangemort en faisant une grotesque révérence. Mais ne t'avise plus de nous parler ainsi sinon...

Les grilles du Manoir s'ouvrirent en grinçant et Malefoy s'avança d'un pas incertain. Ce qui allait se jouer dans les prochaines minutes, serait décisif pour son futur. Il profita du calme régnant dans l'allée pour inspirer un bol d'air frais et se préparer psychologiquement à ce qu'il allait sûrement endurer. Drago poussa la porte de la demeure puis se dirigea vers la grande salle. Le cadre qui l'entourait, lui semblait oppressant et glacial, aucune chaleur humaine n'y régnait. Il regrettait déjà l'endroit d'où il venait car il allait devoir tout faire pour satisfaire aux souhaits de son père même s'il devait pour cela souffrir mille morts.

Quand il s'apprêta à ouvrir la porte menant au Maître, celle-ci le devança. Il ne pouvait donc plus revenir en arrière. Drago n'eut pas d'autre choix que de s'avancer dans l'antre du Seigneur des ténèbres.

Le premier cercle était présent et tous regardaient Bellatrix s'acharnait sur un pauvre garçon, couché au sol. Drago reconnut son cousin qu'il n'avait pas vu depuis quelques années. Ce dernier, âgé de seulement 13 ans, avait de multiples plaies sur le visage, la lèvre fendue et tout le corps tremblant sous les nombreux assauts de sa chère tante.

Drago s'avança comme au ralenti devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il faillit perdre l'aplomb dont il faisait preuve depuis son entrée dans la salle quand son cousin posa sur lui un regard suppliant. Il semblait lui dire : « sauve-moi, je t'en supplie ». Mais il ne pouvait rien faire et il détourna le regard au moment où Bellatrix tua sans une once de pitié son neveu. Chez les Lestrange, il n'y avait pas de traître. Le corps du malheureux fut trainé hors de la pièce comme un vulgaire sac. Dès que la porte fut refermée, tous tournèrent la tête vers Drago. Il stoppa net sa marche comme paralysé mais une voix le ramena vite à la réalité.

- Avance toi Drago ! Ne reste pas si loin de moi...

Le jeune homme n'eut pas d'autre choix que d'obéir. En s'avançant, il chercha sa mère qu'il découvrit près de la cheminée. Elle essayait tant bien que mal de cacher ses larmes et la peur que lui inspirait la situation. Son visage pâle habituellement, était livide, ses mains étaient crispées sur son mouchoir. Lucius reflétait des émotions bien différentes et Drago comprit rapidement le message. Soit il était à la hauteur, soit il n'en sortirait pas indemne. Il arrêta son avancée devant le trône et s'agenouilla, la tête résolument baissée.

- Maître, vous m'avez fait mandé ? demanda Drago, la voix tremblante.

- En effet... redresse-toi, ordonna le Seigneur.

Drago ne put qu'obéir et se redressa bien malgré lui. Il n'osa pas regarder directement le Maître. Il vit Naguini rampé le long des marches et effrayait ce qui avait du être une jeune femme. Sentant l'effet qu'il produisait, le reptile forma un cercle autour d'elle. Gwen ne put qu'endurer la situation sans broncher.

Drago reporta son attention sur le personnage principal de la salle et croisa des yeux verts qui le captèrent immédiatement. Il ne put décrocher son regard et vit défiler des épisodes de son passé dans son esprit. Il comprit qu'il ne pourrait rien faire à part dissimuler certains détails en utilisant l'occlumencie. Son père lui avait enseigné en utilisant des méthodes que l'on ne pourrait pas qualifier de tendres.

Voldemort eut accès à des informations que même Lucius n'avait jamais su et Drago savait qu'il le regretterait. Il sentit soudain la présence se retirer et il s'effondra à genoux, vidé de ses forces.

- Intéressant... susurra Voldemort. Tu es bien cachottier mon garçon... Bien loin de l'image de fils dévoué à ma cause décrite par ton père. Tu es un esprit faible, doutant de mes idéaux... Prouve-moi ta valeur !

Lucius n'hésita pas un instant et s'avança à grande foulée vers son Seigneur. Il ne pouvait se résoudre à entendre ses propos. Son fils n'était pas un faible, il ne l'avait pas élevé comme cela. Il se devait d'intervenir même s'il savait qu'il allait endurer les foudres de Voldemort pour cet affront.

- Maitre, avança-t-il, il est prêt à vous servir et fera tout pour vous le prouver.

- T'ai-je demandé ton avis Lucius ? questionna Voldemort.

- Non non, balbutia le mangemort en faisant un pas en arrière.

- Tu devrais mieux de vérifier les lectures de ton fils et ses fréquentations au lieu d'oser me couper. Il s'approche un peu trop des sang de bourbes...

Lucius se retourna vers son fils et il chercha des réponses qui ne vinrent pas. Son visage exprima du dégoût envers son héritier qu'il ne put dissimuler. Il rejoignit son épouse sans un regard en arrière. Narcissa pâlit si cela était encore possible.

Drago se retrouva de nouveau seul face au Maître. Son père venait, publiquement, de le renier.

- Il y a des traîtres dans mes rangs. Cela ne se peut. Je t'ai fait mandé Drago pour tester ta loyauté envers moi et ce que j'ai pu constater me déplait énormément. Tu vas devoir me prouver le contraire si tu veux passer de nouveau cette porte, vivant.

- Bien maître, répondit Drago, peu sûr de lui. Je ferai tout ce que vous me demanderez.

- Je l'espère pour toi...

Voldemort fit signe à McNair et ce dernier quitta rapidement la pièce. Il revint quelques minutes qui semblèrent des heures pour Drago. Le bourreau poussait sans douceur une personne que le jeune homme n'aurait jamais voulu voir dans cette pièce : Blaise.

Une sueur froide parcourut le dos de Drago face à cette vision. Ce n'était pas possible ! Qu'allait-on lui demander et pourquoi Blaise ?

Quand Mcnair fut arrivé devant le maître, il propulsa Blaise aux pieds des marches.

- Comme vous me l'aviez demandé mon seigneur. Il est en entier, du moins pour l'heure, déclara McNair, ne pouvant s'empêcher d'afficher un rictus d'envie.

Voldemort reprit la parole. Tous attendaient de savoir ce que le maître avait encore trouvé comme torture et ils en jubilaient d'avance.

- Vois-tu, comme je te l'ai dit plus tôt, tu vas devoir prouver ton allégeance. Pour cela, tu devras... faire un choix qui aura des conséquences. Torturer ou mourir. Que vas-tu décider ?

Drago regarda Blaise puis les personnes présentes dans la salle. Tous le fixaient impatients. Bellatrix se délectait de la proposition faite par son seigneur. Comme toujours, il avait le sens du spectacle.

Non, se dit-il, il ne voulait pas croire ce que l'on venait de lui dire, il ne voulait pas comprendre car cela voudrait dire... Il ne pouvait s'y résoudre. La peur se gravit sur son visage au fur et à mesure que la réalité s'imposait à lui.

- Je vois que tu as enfin compris où je voulais en venir..., se délecta Voldemort.

Blaise se redressa et se retourna vers son meilleur ami. Il savait le combat intérieur que ce dernier entreprenait et il ne pouvait le laisser ainsi. Il s'approcha de Drago qui n'osait le regarder dans les yeux. Zabini connaissait son ami et il devait le pousser à agir, même s'il devait briser l'amitié qui les liait ou même davantage. Il regarda Drago droit dans les yeux et dit d'une voix emplie de dégoût :

- Je savais que tu étais un faible mais je ne pensais pas à ce point ! Tu es vraiment pitoyable, tu devrais avoir honte, après tout ce que ton père a fait pour toi ! Tu me répugnes.

Drago sursauta aux propos de son ami. Mais il savait pertinemment où il voulait l'amener et il ne pouvait se résoudre à l'attaquer. Blaise avait été toujours là pour lui, dans les bons et mauvais moments, quand son père lui donnait une raclée ou qu'il s'isolait. Tout comme Pansy, il faisait parti de sa famille. Le jeune Malefoy était en plein dilemme, silencieux quand son ami s'avança vers lui et le frappa au visage. Il se retrouva rapidement au sol sous la pluie de coups que Blaise lui donnait. Ce dernier essayait de le faire réagir, qu'il se batte et fasse ce que le maître attendait de lui mais il resta immobile, subissant les coups.

Cela ne plut pas à Voldemort et il vit clair dans le jeu de Blaise. Ce n'était pas ce qu'il avait prévu et il ne tolérait pas ça.

- Tu me déçois Drago... Je ne pensais pas que tu refuserais de m'obéir. La mort ne sera pas ton échappatoire mais tu me supplieras de te la donner après ce qui va se produire.

Le seigneur des ténèbres fit signe à McNair. Le bourreau étira ses lèvres et fit ce qui pouvait s'apparenter le plus à un sourire. Il allait pouvoir enfin faire ce qui le satisfaisait le plus : torture et voir la souffrance dans les yeux de ses victimes. Il se réjouissait d'avance.

Blaise qui était toujours à califourchon pour battre Drago, se retrouva rapidement sur ses jambes et amenait de force vers le mur gauche de la pièce. Les autres mangemorts se poussèrent pour laisser passer McNair. Ils regardèrent tous avec envie le nouvel instrument de torture du bourreau. Il ne manquait jamais d'imagination pour faire souffrir et sa trouvaille valait le détour : une roue de rupture ou roue de Catherine.

Voldemort, assis sur son siège, tira sur la chaîne de Gwen pour la ramener à lui. Il se mit à lui caresser la tête comme à un animal puis le lui redressa fermement en rivant ses yeux aux siens.

- Les moldus sont de véritables animaux mais je dois reconnaître qu'ils n'ont pas leur pareil pour s'amuser avec la mort. Les outils de torture qu'ils ont créés sont tout à fait fascinants et j'ai toujours voulus voir l'effet qu'ils produisaient... dit Voldemort. Rassure toi, je te réserve une mort plus abominable encore, petite.

Puis, il la repoussa et elle s'écrasa violemment en bas des marches. Il se rit des émotions qui avaient traversées le visage de la jeune femme. Gwen s'accrocha par mégarde à une robe noire et se tétanisa attendant la suite. Rien ne vint. Elle osa lever les yeux vers le propriétaire. Il s'agissait d'un des deux nouvelles recrues de cet être démoniaque. Comment deux jeunes hommes aussi beaux pouvaient tuer sans une once de pitié, se dit-elle en son for intérieur. Elle retira vivement sa main comme si elle venait d'être brulée puis rampa pour revenir à sa place initiale. Bellatrix ne put s'empêcher de la frapper aux côtes quand elle passa devant elle pour retourner à son triste sort.

Pendant ce temps, Blaise avait été placé, non sans s'être débattu, sur la roue. Elle était suspendue dans les airs, à la verticale, pour que tout le monde puisse apprécier le spectacle.

Ses membres étaient retenus par des liens en cuirs. Ils lui rentraient tellement dans la peau qu'elle avait cédé sous la pression et laissait le sang se répandre sur les vêtements. Blaise faisait face aux mangemorts. Il ne montrait aucun signe de faiblesse. Il faillit laisser tomber le masque quand Drago fut conduit devant lui.

Son visage était dans un sale état mais son regard avait changé. Il emplit d'hargne, non contre son meilleur ami mais contre ce qui était entrain de se passer. Drago ne lâcherait pas. Il lui devait bien ça car il savait ce que son ami faisait en risquant sa vie : lui laisser le choix de sa propre vie, sa conscience ou les convictions de son père. Il n'aurait pas la possibilité de faire ce choix plusieurs fois. Il tiendrait, non comme pouvait le penser Voldemort pour faire parti de ses rangs mais pour choisir sa destinée.

- Comme c'est touchant, minauda Bellatrix.

- Intéressant en effet, confirma Voldemort face au changement de comportement de Drago, mais inutile. Tu n'as pas saisi ce qu'était réellement ton rôle, mon garçon. Tu ne vas pas faire que regarder ton ami se faire torturer mais c'est toi qui sera l'auteur des ses souffrances. Merveilleuse idée n'est-ce pas ?

- Non, s'exclama Drago, je refuse de rentrer dans votre jeu.

- Bon sang fils, intervint Lucius, en le retournant violemment pour qu'il lui fasse face. Tu vas obéir au maître sinon je peux t'assurer que tu le regretteras...

Drago se dégagea de la main paternelle pour de nouveau faire face au seigneur.

- Je ne torturerai pas mon ami pour satisfaire vos pulsions morbides, déclara-t-il.

- Bien qu'il en soit ainsi ! Faites le souffrir mille morts ! Tu me supplieras bien assez vite d'abréger ses souffrances mais également les tiennes quand j'en aurai fini avec toi, ordonna Voldemort. O'Malley, je te laisse t'en charger.

- Mais maître..., avança Mcnair, ne pourrais-je pas plutôt le faire ?

Voldemort lui lança un tel regard que Mcnair préféra reculer de quelques pas et de ne plus rien ajouter. Il était bien sûr déçu de ne pas pouvoir laisser libre court à sa folie.

Le nouveau serviteur nommé O'Malley, savait que cette demande n'avait pas pour simple but de torturer mais aussi de tester son envie d'appartenance aux mangemorts.

Il s'avança vers sa prochaine victime en prenant son temps. Il retira sa cape pour être plus libre de ses mouvements et réajusta son kilt. Il demanda ensuite à Voldemort sans se retourner :

- Avec lenteur mon seigneur pour faire durer le plaisir ou assez rapidement ?

- Laisse le temps au jeune Malefoy d'admirer ce qu'il a engendré. Je ne veux pas qu'il en loupe une miette...

- Avec plaisir maître.

Ce qui suivit, fut une atrocité. Blaise fut lacéré par des sortilèges. Il eut des parties du corps fracturées. Le craquement des os résonnaient dans la pièce et faisaient une mélodie macabre. O'Malley avait commencé d'abord par les doigts puis était passer aux jambes, tout en élargissant sa zone de torture au fur et à mesure.

Les hurlements de Blaise emplissaient l'air et Drago fut forcé par un autre mangemort d'observer la scène. Les vêtements s'imprégnaient de sang et furent rapidement en lambeaux. Son corps n'était que plaie et ecchymoses. Quand Sean voyait que sa victime n'allait pas tenir, il refermait ses blessures. En revanche, remettre les os en place était une nouvelle torture à laquelle Blaise ne pouvait échapper.

Le spectacle surexcitait Bellatrix et elle fut tentée plus d'une fois d'y prendre part. Elle était rapidement et subtilement remise à sa place par Sean.

- Savoure le spectacle, tu vas adorer... disait-il, comme s'il essayait de charmer la mangemort. Celle-ci ne bronchait pas à la surprise de tout le monde.

La torture sembla durer une éternité et Drago pâlissait encore plus à chaque minute écoulée. Voir son ami dans cet état, le rongeait de l'intérieur mais il ne devait en aucun cas trahir sa volonté. Il était contraint à le voir souffrir.

Une marre de sang s'était formée aux pieds de la roue et serpentée maintenant vers les marches du trône. Gwen avait la nausée de ce qu'elle voyait. Elle ne pouvait détacher son regard du sang qui s'écoulait dans sa direction. Comment pouvait-on aimer torturer à ce point ?

Un geste suffit à stopper le supplice de Blaise. Il n'avait même plus la capacité d'ouvrir les yeux. Son corps n'était que meurtrissure et sa tête retomba sur son torse. Il n'avait plus de force pour la tenir. Drago s'inquiéta de la survie de son ami. La réponse lui vint du bourreau qui s'approcha pour refermer les plaie restaient ouvertes et sanguinolentes. Blaise eut un sursaut et frémit. Le soulagement submergea Drago mais vite remplacé par la peur de ce qui allait suivre.

- Je vois que tu n'es pas prêt à te plier à mon bon vouloir. Amenez notre deuxième invité. Il est vraiment incorrect de faire attendre une jeune fille, dit Voldemort en affichant un rictus.

La roue de rupture ne fut pas déchargée de sa victime. Le jeune homme était destiné à rester dessus jusqu'au prochain revirement de situation. Il n'avait de toute façon plus conscience de ce qui l'entourait vu son état. Mais, il savait qu'il n'avait pas trahi son ami.

En revanche, pour Drago, la torture allait continuer. Il ferma les yeux de désespoir quand il vit la prochaine victime entrée dans la salle : Pansy.

Il se demanda quand le cauchemar allait enfin cesser et que la mort lui ouvrirait les bras. La douleur qu'il percevait des plaies sur son visage, était minime face à celle qui emplissait son cœur. Il allait devoir une nouvelle fois voir un être proche de lui souffrir.

La jeune femme semblait perdue et ne pas savoir ce qui s'était déroulée quelques minutes plus tôt. Elle hurla quand elle vit l'état de Blaise et tenta de s'échapper de la poigne du mangemort qui l'avait conduite en ce lieu.

- Le choix qui s'offre à toi est le suivant : tu tues cette fille ou je les fais tuer tout les deux. Bien sûr, tu seras livré ensuite en pâture à Naguini ou à McNair pour qu'il s'entraine. A toi de voir.

Drago ne savait plus quoi faire ni quoi penser. Il n'était pas un meurtrier et ne pouvait être celui des ses amis et confidents. Même si tout le monde pensait que Pansy était stupide et voulait se marier avec lui, elle s'était en réalité fait une couverture pour pouvoir être qui elle voulait. Une jeune fille pleine d'esprit et tenant plus que tout à ses amis. Si les gens le savaient, sa place chez les serpents était compromise. Il ne pouvait se résoudre au sort qui les attendait tous les trois.

- Vous ne pourrez jamais faire de moi un meurtrier, s'exclama Drago.

- Qu'il en soit ainsi, annonça Voldemort avant de faire signe à Bellatrix.

Il avait assez perdu de temps avec cette histoire. Il reviendrait plus tard dessus mais pour l'heure, des affaires plus importantes l'attendaient.

La mangemort n'hésita pas une seconde et tua la jeune Pansy. Son corps s'effondra au sol dans un bruit mat, les yeux fixant Drago. Ce dernier ne put en supporter davantage et s'agenouilla au sol, des gouttes salées coulant le long de ses joues.

L'attention générale fut attirée par l'intrusion bruyante d'un mangemort. Il en fut bien sûr puni à coup de doloris. Personne ne pouvait s'introduire de cette manière auprès de lui. Pendant que le serviteur faisait son rapport, tremblant, à Voldemort, Drago fut conduit hors de la salle, direction les cachots. Il ne les connaissaient que trop biens. Son père l'avait tant de fois amené dans ces lieux sombres, humides et remplis de vermines pour le punir. Il disait que cela forgerait son caractère car les Malefoy n'étaient pas des faibles. Vu ce qui venait de se passer, il se disait en souriant que son éducation n'avait pas abouti comme son père avait voulu. Le chemin jusqu'aux cachots fut assez mouvementé. Les mangemorts qui l'y amenaient, ne purent s'empêcher de le faire s'écorcher contre les murs, cogner contre les torches suspendues au mur... Ces derniers lui faisaient payer à leur façon sa traitrise. Pousser le vice plus loin, les conduiraient à enfreindre les ordres du seigneur et ceci était inconcevable. Drago fut tout de même projeté avec force contre le fond de sa cellule et percuta le mur de plein fouet. Le choc le fit s'allonger de tout son long au sol. La porte de sa cellule se referma dans un clic et le silence se fit.

Reprendre ses esprits lui prit un peu de temps, sa vision devint moins trouble. Drago tenta de se redresser mais sa tête lui fit l'effet d'être pris dans un étau et il dut se rallonger. Il sentit du sang coulé de son front et un hématome commençait à se former. Quand il put enfin s'asseoir, Malefoy junior s'adossa au mur, sur le reste de paillasse qui état encore présente. Elle sentait la moisissure comme tout le secteur des cachots en réalité. Il réfléchit ce qu'il allait pouvoir bien faire mais ne trouva pour l'heure aucune réponse. Il se décida donc à dormir pour reprendre des forces car il n'avait encore aucune idée de ce Voldemort lui préparait. Respecterait-il ses paroles et servir de repas à Naguini ? Il espérait de tout cœur que non. C'est sur ses pensées qu'il ferma les yeux.

Un bruit le tira de ses songes. Il provenait de la porte de la cellule. Ne sachant pas s'il s'agissait d'un autre tour de ses charmants geôliers, il marcha lentement vers l'entrée en évitant d'y aller directement de face. Drago reconnut le visiteur. Il avait senti si souvent ce parfum embaumer la maison. La trappe de la porte s'actionna et un petit sac en toile apparut. Drago entendit les pas de sa mère s'éloigner rapidement au loin et retourna s'installer sur son lit de fortune. Il ouvrit le petit balluchon et découvrit du pain, quelques fruits. Rien de réellement consistant mais c'était déjà de quoi tenir. Le prochain repas était encore dans un futur indéterminé.

Drago se redressa soudain en entendant l'effervescence qui régnait dans le manoir. Ses geôliers quittèrent précipitamment leur poste, le laissant seul dans son cachot. Il se demanda ce qui avait pu causer tant de précipitation. Puis le silence se fit. Il n'entendait que les gouttes d'humidité tombées lentement sur les pierres du cachot. Faisant un rythme, elles créaient une atmosphère oppressante.

S'approchant de la grille de la porte pour attendre d'autre bruit, Drago bondit en arrière quand un visage apparut. Il était impossible de connaître l'identité du propriétaire de la cape. Un déclic indiqua que le verrou de la cellule venait de s'ouvrir et la porte s'entrouvrit. La silhouette sombre s'avança vers Drago qui recoula, méfiant. Est-ce qu'il s'agissait des dernières secondes de son existence ? Allait-il mourir dans ce cachot sordide ? Seul ?

Il se mit en position de défense mais cela ne sembla pas troubler la personne devant lui. Elle approcha, lui saisit la nuque et tourna le visage du jeune homme dans sa direction. Une voix s'éleva de la cape.

- Tu vas te taire et me suivre immédiatement. Ta survie ne dépend que du temps que l'on va mettre pour sortir d'ici. En espérant que la ruse est été efficace...

- Qui...commença Drago.

- Ce n'est pas le moment pour les bavardages ! Alors suis-moi !

Le jeune Malefoy ne savait pas pourquoi mais il faisait confiance à l'individu venu le chercher. Un sentiment en son for intérieur lui dit qu'il devait écouter ces dires et le croire. Quand il fut libre de ses mouvements, il suivit la personne qui le guida non vers la sortie comme prévu mais vers la grande salle de bal.

Le feu crépitait toujours dans la cheminée. La pièce semblait bien vide sans les hurlements des victimes et les cris de satisfactions des assassins. La jeune femme était toujours à sa place, accrochée avec une chaîne autour du cou. Quand elle entendit les bruits de pas troubler la quiétude salvatrice de la pièce, elle redressa vivement la tête. Gwen reconnut le pauvre garçon qui avait du regarder son ami se faire torturer devant ses yeux. Cet ami n'avait pas bougé. Les mangemorts n'avaient pas pensé un seul instant à le détacher de cet objet de sévices. On pouvait voir le sang qui avait coagulé sur le corps du malheureux et au sol. Une odeur métallique emplissait l'air et fit frémir les narines de Drago. Il n'arrivait à détourner les yeux de son ami. Son sauveur détachait lentement et avec précaution le corps sans force. Il le recouvrit à l'aide de sa baguette puis le fit léviter devant lui tout en avançant vers la porte de la salle.

Gwen essaya d'attirer l'attention de l'homme drapé mais ce dernier ne lui accorda pas un regard. Bien au contraire, il effaça de sa mémoire l'épisode qu'elle venait de voir. Aucun témoin.

Drago avait regardé sans rien dire et le suivit. Ils arrivèrent bientôt vers la porte d'entrée mais une ombre attira l'attention de l'homme. Le jeune homme n'avait pris à aucun moment conscience que quelqu'un les observait. Il vit l'autre silhouette s'avancer vers eux et tendre un parchemin à son sauveur. Puis, elle repartit en silence. Drago vit rapidement un symbole sur un côté de la lettre mais ne le reconnut pas. Cela le laissa perplexe mais il dut vite revenir à la réalité car le danger rôdait toujours. Le trajet jusqu'aux grilles se passa sans problème mais la suite fut autre.

Voldemort n'avait pas laissé la demeure sans surveillance. Les gardes patrouillaient, suivant les ordres donnés.

Le sorcier devant lui stoppa sa marche silencieuse et remit à Drago sa baguette. Deux personnes dans la nuit faisant flotter une troisième n'était pas ce que l'on pouvait qualifier de discret.

- Tu vas rester là et garder ton ami. Compris ! chuchota-t-il, d'un ton sans appel.

Drago opina de la tête puis prit soin de dissimuler son ami derrière une des haies. Il observa ensuite l'homme se diriger vers les gardes. Ces derniers semblèrent le reconnaître et échangèrent quelques mots avec lui. La suite fut un ascenseur émotionnel pour Drago. Il vit les gardes suivre du regard le doigt indiquant la direction de la cachette des deux jeunes hommes puis commencer à venir vers eux. Sa main tenant sa baguette devint moite. Puis tout se passa rapidement. Les gardes furent rapidement désarmés et oubliettés. Cela n'avait pris que quelques secondes. Son attention se reporta sur la personne qui venait de les libérer et qui leur faisait signe de venir vers elle. Quand ils se furent éloignés suffisamment du manoir Malefoy, l'homme poussa Drago contre son ami en lévitation.

Un détail apparut soudain à la lueur de la lune et prit de court le jeune homme. Lui ? Mais comment ? Il tenta de parler mais il fut vite réduit au silence par un sortilège informulé. Cet élément pouvait compromettre dangereusement la personne qui venait de les sauver.

Elle leur mit ensuite une cordelette autour du cou qui les lia son ami et lui. Après un sortilège lancé sur la dite cordelette, elle ordonna à Drago de la toucher. Il n'hésita pas un seul instant, confiant et les jeunes sorciers disparurent du domaine privé.

Deux silhouettes apparurent devant les grilles de la célèbre école de sorcellerie. L'une d'elles regarda autour d'elle, surprise de se trouver en ce lieu. Leur arrivée ne passa pas inaperçue. La rentrée des classes n'était prévue que dans plusieurs semaines. Aucun élève n'avait donc à franchir ces grilles forgées.

C'est ce qui déclencha l'arrivée au pas de course du professeur Chourave. En ces temps troublés, tout le corps professoral se devait d'assurer la sécurité des lieux. Elle ne put retenir un cri quand elle découvrit l'identité des visiteurs mais surtout leur état. Le professeur n'ouvrit pas de suite mais demanda aux nouveaux arrivants de toucher les grilles. Seulement elles, pourraient décider de leur entrée. Le grincement de la porte fut l'autorisation pour franchir les sortilèges de sécurité.

Le professeur Chourave envoya en urgence un patronus pour prévenir Mme Pomfresh de leur arrivée sous peu. Elle permit à Drago de souffler en prenant le relais auprès de son ami. Il semblait complétement déstabilisé par la situation, perdu. Leur avancée fut stoppée par le professeur McGonagall.

- Ces jeunes doivent immédiatement voir le Directeur ordonna-t-elle.

- Mais voyons, Minerva, vous avez vu leur état ! Il est nécessaire de les faire soigner avant !

- Nous n'avons pas le temps d'attendre. Il en va de leur survie ! s'exclama la directrice adjointe.

Elle ne laissa pas le professeur Chourave renchérir et guida avec précipitation les deux jeunes gens. La statue dévoila l'escalier en colimaçon avant même que McGonagall ne donne le mot de passe. Gravir les marches fut difficile surtout avec un être en lévitation. L'ascension prit fin après quelques difficultés et ils entrèrent chez le directeur.

Dumbledore était assis derrière son bureau, lisant un parchemin. Il ne fut pas étonné de l'intrusion. En revanche, Drago fut surpris du calme que reflétait son professeur.

- Merci Minerva. Vous pouvez nous laisser maintenant, dit calmement Dumbledore. J'ai quelques questions à leur poser.

- Albus, vous ne pouvez laisser ses jeunes hommes dans cet état...

- Je m'en occupe. Faites moi confiance.

Blaise fut déposé en douceur sur un divan en velours rouge. McGonagall quitta la pièce sans pouvoir s'empêcher de jeter un dernier regard vers eux. Serpentards ou non, ils restaient ses élèves.

- Bien. Maintenant Drago, tu vas me donner le parchemin qui se trouve dans ta poche, s'il te plaît, demanda Dumbledore.

Drago fouilla dans sa robe de sorcier et en ressortit le papier demandé. Il s'avança ensuite pour le tendre à son directeur. Il ne se rappelait pas avoir mis ce document dans sa poche. Il se mit à se questionner intérieurement, essayant de se remémorer les dernières heures passées.

- Peux-tu me dire ce dont tu te souviens mon garçon ? questionna le directeur.

Tout en attendant la réponse de son élève, il lisait avec attention le parchemin remis plus tôt. Le symbole écrit, fit l'effet d'un flash dans la tête de Drago mais il ne pouvait dire où il l'avait déjà vu. Cela le perturba. Il le fut encore plus quand il se rendit compte que sa mémoire était vide des derniers événements survenus durant la soirée. Comment était-il arrivé devant les grilles de Poudlard ? Comment était-il sorti des cachots de la demeure familiale ? La voix de Dumbledore le ramena dans le présent.

- Je me doute que tu dois te poser plein de questions mais il est très important que ce que tu vas voir et entendre reste entre ces quatre murs ? Puis-je te faire confiance ?

- Oui professeur, répondit Drago sans la moindre hésitation.

- Je n'en doute pas un seul instant, dit chaleureusement Dumbledore. Nous attendons encore des visiteurs. Ils ne devraient plus tarder à arriver.

Au moment où Dumbledore disait ces mots, des flammes vertes surgirent de la cheminée et un homme en sortit. Il avait les cheveux bruns très clairs, un nez aquilin recouvert de tâches de rousseur. Un détail attirait le regard, son grain de beauté au coin de l'œil droit. De corpulence moyenne, il devait avoir dans la vingtaine, habillé avec des vêtements moldus. Cela détonnait avec la baguette à sa main.

- Dumbledore, dit-il simplement en s'avançant vers les deux personnes conscientes dans le bureau.

- Content de te revoir Peter... Les choses sont enfin en marche...

- Va-t-on donc laisser ce jeune homme dans cet état ? Il me semble que ce n'est pas dans nos projets.

Peter s'avança vers Blaise, allongé sur le divan. Son état était toujours alarmant mais il ne sembla pas choquer outre mesure le jeune homme. Il regarda toutes les blessures, entailles et zone fracturées avec minutie.

- Je reconnais là tout son savoir-faire... Aucune plaie n'est mortelle, aucune fracture pouvant qu'oser la moindre séquelle, handicap pour la suite. C'est juste de la poussière pour les yeux de ces mangemorts, un leurre parfait. Mais les sortilèges de magie noire laissent tout de même des traces et je vais m'en charger.

- C'est impossible, s'exclama Drago. J'y étais et mon ami a failli mourir plusieurs fois ! Ce que vous dites n'a réellement aucun sens.

- Tu n'as vu que ce qu'il a bien voulu te laisser voir.

Tout en disant cela, il effectua un mouvement de poignet et les plaies apparentes disparurent, en ne laissant aucun cicatrice. Puis, des filaments argentés se mirent à courir sous la peau de Blaise, effaçant les marques de magie noire. Sa respiration reprit un rythme régulier et il sembla sortir de sa torpeur. Drago se précipita aux côtés de son ami qui tourna la tête dans sa direction.

- Tu as vraiment une sale tête mon pauvre !

- Tu ne t'es pas regardé avant, dit Drago en lui souriant. Sourire vite remplacé par une grimace au vu de l'état de son visage.

- Que fait-on ici, demanda Blaise. Comment sommes-nous arrivés devant vous professeur ?

- C'est une assez longue histoire que je me ferai un plaisir de te raconter mais pas maintenant. Je te présente Peter, la personne qui a soigné tes blessures.

Blaise se redressa avec difficulté et s'avança vers la personne qui venait de lui sauver la vie. Après un remerciement bref et un hochement de tête, tous se remirent en arc de cercle autour du bureau de Dumbledore. Un autre bruit provint de la cheminée et une jeune femme blond platine s'épousseta ses habits recouverts de cendres. Quand elle vit Blaise et Drago, elle leur sauta au cou. Eux eurent un mouvement de recul, grimaçant de leurs blessures. Ils ne connaissaient pas cette personne et tout contact était donc inapproprié.

Elle eut un haussement de sourcils face à leur comportement et leur demanda s'ils étaient bien sûrs de ce qu'ils faisaient. Soudain, la longue et blonde chevelure changea de teinte et de longueur pour finir en carré et couleur ébène. Le sourire qu'afficha Pansy face aux regards médusés de ses amis, était plus que parlant. Elle se riait bien d'eux.

- Pansy ?! Mais il t'a tué ?! s'exclama Drago. Je t'ai vu mourir sous mes yeux...

- Le polynectar est toujours une méthode efficace pour cacher la vérité, annonça simplement Peter. Je crois que les retrouvailles ont assez duré. Il est grand temps d'en venir au fait.

- En effet mes enfants, votre arrivée n'est pas le fruit du hasard. Nous allons vous faire une proposition, à vous de l'accepter ou non, déclara Dumbledore. Vous vous trouvez actuellement dans une situation plus que difficile. Vous avez choisi votre conscience et non l'appartenance aux idéaux de Voldemort. Pour cela, le sacrifice de votre famille et de votre ancienne vie a été obligatoire. Nous vous proposons de vous conduire dans un endroit sûr, loin de cette guerre et de la peur. En échange, vous devrez nous fournir toutes les informations que vous disposez sur le seigneur des ténèbres. Peter vous y conduira dès ce soir. Quand dites-vous ?

Les trois jeunes sorciers se regardèrent. Blaise resta muet, réfléchissant à toute allure. L'hésitation passa sur le visage de Drago, n'échappant pas à Pansy. Celle-ci se mit face à ses compagnons.

- Nous n'avons pas d'autre choix. Il faut que nous y allons. Ici plus rien ne nous retient. Nous sommes des traîtres maintenant.

- Tu as raison Pansy, dit Blaise. Mais ca veut dire abandonner tout et changer de vie, d'identité. Es-tu prête à faire ce sacrifice ?

- Je ne veux pas vous perdre, vous êtes tout ce qu'il me reste. Alors oui, je le ferai. Drago, tu en penses quoi ?

Le jeune homme semblait complètement perdu et démuni face à cette situation. Il savait que ces amis avaient entièrement raisons. Pourtant, cela voulait dire perdre aussi sa mère, celle qui avait été toujours là, le protégeant comme elle pouvait des coups de son père. Il avait du mal à fuir sachant qu'elle allait rester sous la coupe de son père et entourée de mangemorts assoiffés de sang. Il inspira profondément avant de donner sa réponse mais quand il la donna, son regard exprimait une volonté de fer.

- J'accepte ce que vous nous proposez mais à une condition. Je veux que ma mère soit mise hors danger, que mon père n'est plus d'emprise sur elle. Est-ce possible ?

- Nous ferons tout ce que nous pourrons pour la sortir de là Drago, dit Dumbledore. Elle sera rassurée de te savoir en sécurité.

Pansy, Drago et Blaise acceptèrent la proposition faite, conscients de ce que cela allait impliquer pour le restant de leur vie. Conformément à ce qui avait été décidé, ils commencèrent à fournir quelques informations sur les projets des mangemorts. Peter attendait, adossé à une étagère recouverte de vieux grimoires. Quand Dumbledore eut toutes les informations voulues, il s'adressa aux sorciers présents dans son bureau.

- Je crois qu'il est temps de vous conduire dans votre nouvelle demeure. Suivez Peter. Bonne chance à vous trois.

- Merci professeur, répondirent-ils ensembles.

Peter lança une poignée de poudre de cheminette et indiqua une destination inconnue. Les jeunes regardèrent une dernière fois cet endroit qui leur avait tant donné. Un dernier souvenir puis à tour de rôle, ils disparurent dans les flammes de la cheminée.

Dumbledore reprit le parchemin posé sur son bureau et le détruit avec le bout de sa baguette. Le feu brûla doucement le bout de papier, se reflétant sur les verres en demi-lune...