Salut tout le monde! Me voilà de retour après cette looooooooooooooooooooooongue absence… Ouais, bon, on a vu pire quand même, nan?;-)
Partez paaaaaaas! Vous inquiétez pas, je ne vais pas blablater pour rien (pour une fois…) mais pour vous faire un topo des… modalités – dirons-nous – des prochaines années.
Comme vous avez pu le constater, les années 1 à 4 sont reliées les unes aux autres par le projet de Voldemort concernant les gamins et, plus particulièrement, par le professeur Carvi.
Pour les années 5 à 7, la donne va être différente car il n'y aura pas d'intrigue d'ordre "policière", si je puis dire. Les Maraudeurs et Cie vont simplement vivre leur vie, mais je vous rassure, elle n'est pas de tout repos, comme on s'en doute, lol. Parallèlement, il y aura Voldemort, les morts (dit-elle d'un air nonchalant), la mise en place de la défense, etc., etc… Et puis je vous réserve quelques surprises qui, je pense, vous satisferont pour la 6ème année, héhé!
Voilà, maintenant vous êtes prévenus du ton des trois années qui vont venir. Vous aurez droit à un autre topo au début du 8ème volet (veinards que vous êtes…:-P)
Place à la 5ème année!
(j'en suis à la moitié de la série! hihihi!)
oOo
IL Y A UN DEBUT A TOUT V
Se connaître et s'entraider
Chapitre 1: Ce n'est pas un jeu
Le mois de juillet s'était déroulé sous une douce chaleur mais celle-ci se faisait de plus en plus étouffante avec le début août. Lily était bien heureuse de se trouver sur le chemin de Traverse, où l'air était plus respirable que du côté Moldu, et elle flâna un peu dans la rue avant de se rendre chez Euchymus Fortarôme(2). Elle avait laissé son père chez Fleury et Bott en grande conversation avec la libraire, comme à chaque fois qu'il y venait, pour rejoindre son rendez-vous. Celui-ci était déjà installé à la terrasse du glacier, en train de prendre un bain de soleil, et la jeune fille s'assit en face de lui avec amusement, attendant qu'il la remarque.
- Tu pensais peut-être que je ne t'avais pas entendu t'installer, Lily? demanda tranquillement le garçon sans ouvrir ses yeux.
- Ça aurait été comique de te voir sursauter en constatant ma présence, mais on ne peut jamais te surprendre, c'est pas drôle, soupira la jeune fille.
- Il y a beaucoup de choses qui peuvent me surprendre, rigola-t-il en ouvrant enfin les yeux. Bonjour Lily, tu es resplendissante.
- Un beau bronzage pour avoir un teint de jeune fille, déclama-t-elle en prenant une voix de présentatrice télé.
- Tu es une jeune fille, lui fit remarquer son ami.
- Ah! Tu vois que ça marche!
Le garçon secoua la tête en souriant et ils commandèrent des glaces avant de poursuivre la conversation.
- Alors Remus, comment ça se passe?
- On fait aller. Je dois passer mes rattrapages dans deux semaines, du coup mon temps est surtout accordé aux révisions, et puis j'aide Molly, elle est fantastique.
Un doux sourire jouait sur les lèvres du garçon et Lily se réjouit de constater qu'il était réellement heureux chez les Weasley. Leurs rapports à tous deux avaient étrangement évolué à la fin juin. Dans la semaine qui avait suivi les examens, ils avaient beaucoup parlé et Lily avait appris la mort du père de Remus et l'état de sa mère ainsi que, dans les grandes lignes, l'histoire avec Carvi. Bien qu'heureuse qu'il lui parle, Lily n'avait pas très bien compris pourquoi Remus lui avait brusquement accordé une telle confiance et c'était durant la correspondance qu'ils avaient établi tout le mois de juillet qu'elle en avait appris la raison.
Bien que lui assurant qu'elle avait tort de réagir ainsi, il avait été profondément touché par la manière dont elle l'avait défendu contre James, Sirius et Peter lorsque ceux-ci avaient un instant douté du camp dans lequel il se trouvait. Lui-même ne semblait absolument pas leur en tenir grief – ce que Lily avait du mal à comprendre – mais la confiance qu'elle lui avait accordé avait surpris le jeune homme au point d'accepter d'établir une relation d'amitié avec elle, ce qu'elle lui proposait de longue date.
- Et tu as revu les trois hypocrites? demanda-t-elle avec amertume en songeant aux autres Maraudeurs.
- Tu vas leur en vouloir longtemps? s'amusa Remus. Je t'ai déjà expliqué qu'ils avaient de sérieuses raisons d'avoir des doutes.
- Potion de confusion ou pas, un ami n'a pas à douter ainsi! Ils ont bon dos de te prendre pour un traître alors qu'ils le sont bien plus!
- Cette histoire est plus compliquée et je leur dois beaucoup. Si je leur en voulais, je ne serai pas honnête et ce serait sûrement moi le plus hypocrite de tous.
Il avait dit cela d'une voix douce et Lily l'observa le temps qu'un serveur dépose leur commande devant eux. Sans la regarder, Remus attaqua son Crésus au chocolat – six boules toutes d'un chocolat différent recouvertes d'une sauce chocolat aux trois saveurs et décorées d'amandes concassées et de nougatine(2) – et la jeune fille s'amusa de l'expression ravie qui apparut sur son visage dés sa première bouchée.
- Après tout, tu agis comme tu le souhaites, soupira-t-elle, mais ce n'est pas pour ça que je vais leur pardonner. Ça va toujours chez les Weasley?
- Molly est très chaleureuse, Arthur sympathique et j'avoue que j'aime bien m'occuper de leurs deux enfants. Au départ je n'étais pas très à l'aise parce que je me disais que je n'avais pas le droit de m'imposer de la sorte mais ils m'ont fait comprendre qu'ils me considéraient comme un membre de leur famille… Tu sais, Molly attend un nouvel enfant.
- Depuis quand? s'étonna Lily comme il ne lui en avait pas parlé dans ses lettres.
- Elle ne l'a su qu'hier en fait, et elle est enceinte d'un peu plus d'un mois apparemment. Il devrait arriver en février ou mars.
- Trois enfants, constata Lily, songeuse, en attaquant sa coupe aux neufs saveurs exotiques réparties dans trois boules de glaces, coulis de pêche et morceaux de fruits. Quand je vois comment ça se passe avec ma sœur, j'hésite même à savoir si j'en voudrais deux, alors trois…
- Molly m'a avoué qu'elle désirait une famille nombreuse et qu'ils auraient des enfants jusqu'à ce qu'une fille naisse, déclara Remus avec un air rêveur.
- Ça peut aller loin! s'exclama Lily.
- Oui… Mais quand tu vois Molly, tu te dis qu'avec tout l'amour qu'elle a en elle, elle ne peut qu'avoir beaucoup d'enfants. Quand je la regarde s'occuper de Bill et Charlie, je me dis que c'est dommage que…
Il s'interrompit brusquement et regarda son amie avec un sourire d'excuse qu'elle ne comprit pas.
- Alors? Il paraît que ton père fait des merveilles dans son rôle d'ambassadeur, remarqua-t-il pour changer de sujet.
- Oui, depuis que le premier ministre a accepté l'alliance avec le ministère de la magie, il a beaucoup de travail, mais il ne se plaint pas, il est heureux que les choses se déroulent ainsi. C'est un peu le désordre dans le salon, il y a plein de parchemins un peu partout, je ne sais pas comment mon père s'y retrouve mais il prétend que son "bazar organisé" est le seul type de rangement qu'il arrive à gérer. Je suis bien contente de ne pas avoir hérité de cela, rigola-t-elle, et puis, ça fait enrager Pétunia de voir tous ces parchemins un peu partout.
- Vous ne vous entendez vraiment pas avec ta sœur, hein? demanda Remus en notant le sourire narquois qu'avait esquissé la Gryffondor.
- Ce n'est pas ma faute! se défendit Lily. Depuis toujours, elle m'en veut parce que je suis différente et elle prétend que nos parents font du favoritisme, mais c'est n'importe quoi. Ce n'est qu'une bécasse sans cervelle qui ne pense qu'à se marier de toute façon.
- Charmante description, j'aimerai vraiment rencontrer ta sœur, plaisanta Remus.
- C'est elle qui ne voudrait pas te rencontrer sachant que tu es sorcier, soupira Lily. Déjà, lorsque Tara est venue, elle est restée enfermée dans sa chambre toute la semaine.
- Tara était chez toi? s'étonna Remus.
- Oui, il y a une semaine. Quand je lui ai dit que nous correspondions, elle a rigolé et elle m'a assuré qu'il ne valait mieux pas que tu saches qu'elle était chez moi parce que tu aurais attendu qu'elle soit repartie pour poursuivre la correspondance.
Lily avait dit cela d'un ton malicieux et Remus grimaça.
- C'est de bonne guerre, je n'ai pas été de la meilleure compagnie en ce qui la concerne jusqu'alors. Sauf…
Il eut un petit sourire sans terminer sa phrase puis secoua la tête.
- Mais je vais faire un effort maintenant. Elle est sans aucun doute une insupportable petite fille, il n'en reste pas moins qu'elle est amusante.
- Elle sera ravie de l'apprendre, tu étais le seul à ne pas encore lui avoir cédé, rigola Lily. Enfin, si on exclut certaines personnes évidemment. Rassure-moi, même si je suis en froid avec les trois autres dégénérés, on continuera à se voir une fois à Poudlard?
- Je ne passe pas ma vie avec James, Peter et Sirius, s'amusa Remus. Tes sentiments à leur égard me concernent d'une certaine manière mais tu es bien libre de faire ce qui te chante avec eux.
- Bien, ça m'aurait embêté que tu m'en veuilles de leur dire leurs quatre vérités à ceux-là.
- Qui sont? se renseigna Remus, curieux.
- Potter est un prétentieux doublé d'un abruti, Black est cloisonné dans sa vision des choses et Pettigrow ne fait que les suivre sans avoir le moindre jugement, énonça-t-elle sincèrement.
- Tu n'es pas très gentille avec Peter, souffla doucement Remus sans songer à la contredire pour les deux autres. Il manque de confiance en lui mais… Tu sais, lorsque Jugson, le Mangemort, nous avait en joue, il aurait pu me laisser là et s'enfuir, pourtant il est resté à mes côtés. Malgré la bataille qui faisait rage, il est venu à moi et il ne m'a pas abandonné. Peter… n'est pas doué en magie, et qui plus est il n'aurait pas dû se trouver là, alors les Mangemorts pouvaient le tuer puisque Voldemort ne l'avait pas dans sa ligne de mire. James et Sirius se moquent souvent de lui, ils ne sont pas très gentils mais je crois surtout qu'ils ne réalisent pas, qu'ils veulent s'amuser. Peter à sa place à Gryffondor, parce que même s'il n'est pas fort, il est courageux à sa manière. Rien que dans le fait de supporter James et Sirius, j'estime que lui et moi aurions droit à la palme du courage, plaisanta-t-il.
Lily grimaça à cette tirade.
- J'avoue que j'ai peut-être un peu trop de préjugés sur lui et même sur Black et Potter, mais tu avoueras qu'ils ne font rien pour y remédier!
- Tu es têtue, s'amusa Remus. Au fond, tu leur ressembles plus que tu ne le crois.
Le regard indigné de la jeune fille le fit à nouveau rire et elle se renfrogna un peu avant de céder à son tour à l'amusement.
- Bon, je vois que tu as décidé de mettre aux nues tous mes défauts, je saurai bien trouver les tiens, Remus Lupin.
- Tu ne t'avances pas trop en disant cela, ils ne sont pas difficiles à trouver, mais tu risques de manquer de parchemin pour tous les lister.
- D'accord, je commence: «manque de confiance en lui», déclara-t-elle en faisant bouger sa main devant elle comme si elle écrivait avec une plume.
- Si je mets «juge trop vite les gens» en premier, tu m'en voudras? la taquina-t-il.
- Je reconnais mes torts, grimaça-t-elle. Mais une fois de plus, ce n'est pas ma faute, jusqu'alors mes premières impressions ont toujours été les bonnes!
- Ah bon? J'ignorai que tu avais eu une première impression si négative des autres Maraudeurs.
Lily ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois avant de lui lancer un regard noir sous les yeux brillant de malice de son ami.
- Je vais éviter de répondre à cette remarque, je risquerai de m'enliser.
- C'est vrai que si tu me sors que la première impression n'est pas toujours la bonne, tu te contredis, et si tu reconnais que tu les as d'abord apprécier, c'est cette impression qui devrait prévaloir sur ton jugement, nota Remus, mi figue, mi raisin.
- Je pourrais dire que ma première impression était mauvaise, grommela Lily.
- S'il y a une chose que je sais de toi, Lily, c'est que tu ne sais pas mentir.
- Tu caches bien ton jeu, je n'imaginais pas que tu étais comme Millea, soupira Lily. Le Choixpeau n'aurait pas hésité à te mettre à Serpentard à tout hasard?
- Il l'a fait avec Stimpson? s'étonna Remus.
- Elle dit que non mais je suis persuadée du contraire, assura Lily en hochant la tête.
- Peut-être, mais je me suis laissé dire que sans elle, tu n'aurais pas donné ce spectacle en épreuve libre pour mai. Je regrette de ne pas l'avoir vu d'ailleurs, quand j'entends les autres en parler, ça devait vraiment valoir le déplacement.
- Les gens exagèrent toujours, dit-elle en écartant le sujet d'un geste de la main. Et puis je n'ai pas arrêté de danser, tu me verras sûrement un jour. Non, ce qu'il faut vraiment, c'est que tu entendes Tara chanter, ça c'est vraiment dommage que tu l'aies manqué.
- Si tu le dis… commenta Remus, sceptique. Dis-moi, je peux te poser une question indiscrète?
- Je ne vois pas ce qui pourrait l'être, rigola la jeune fille.
- Je me demandais pourquoi tu avais rompu avec Gary Boot.
Lily le regarda avec étonnement. Elle n'était pas gênée par la question mais elle se demandait pourquoi il voulait savoir ce genre de chose, ce sur quoi elle ne manqua pas de l'interroger.
- C'est un peu idiot en fait mais vous sembliez vraiment proches et Boot est un garçon vraiment bien. Je me demandais comment vous en étiez venus à vous séparer vu comme vous vous entendiez.
- Je vois… Mais tu sais, nous sommes encore amis, même si pour le moment, nous gardons un peu nos distances. Gary est un garçon bien, c'est vrai, et sur les premières semaines et même avant que nous sortions ensemble, nous étions réellement sur la même longueur d'ondes, mais ça a changé. Je crois qu'il s'est mis en tête qu'il avait un rôle à jouer en tant que petit ami et… ça n'allait pas.
- Que veux-tu dire?
- C'est de mon côté que ça clochait, tu sais? Gary fera un mari formidable, j'en suis persuadée, mais on n'avait pas les mêmes attentes. Il pense qu'étant le petit ami de quelqu'un, il se doit d'être toujours là pour elle, la protéger, et je reconnais que c'est normal, mais ce n'est définitivement pas ce que je cherche. Je ne supportais plus qu'il s'inquiète ainsi constamment pour moi, que dès qu'il pensait qu'un truc n'allait pas, il ne me dise rien pour ne pas m'inquiéter et me protéger en secret. Je ne suis pas fragile, ni même douce d'ailleurs, j'aime savoir que je maîtrise ce qui m'entoure et régler mes problèmes moi-même, parce que je sais que je peux le faire.
- Je crois que je peux comprendre, remarqua Remus, songeur. Tu as du caractère et tu le revendiques. Je pense que j'ai trouvé ce qui te caractérisait le plus, ton trait dominant dans toutes les situations qui fait que, en effet, tu es loin d'être douce.
- Et c'est quoi? demanda Lily en haussant un sourcil.
Remus lui adressa un sourire énigmatique et un clin d'œil.
- Je ne voudrais pas te faire rougir en public et je laisse tes amies le dire les premières.
- Me faire rougir? Tu me ferais presque peur.
- Voilà Molly, je vais devoir te laisser Lily. J'ai été très heureux de te revoir, ça m'a fait du bien.
- Et moi je suis heureuse de t'avoir vu sourire et rire aussi franchement, déclara son amie en déposant un baiser sur sa joue.
Elle salua Mme Weasley avant de retourner à la librairie pour en sortir son père avant qu'il n'y prenne racine en songeant qu'elle ne regrettait vraiment pas cette amitié avec Remus.
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L'ambiance au 12 Square Grimmaurd était plutôt tendue en ce jour d'août et même Sirius, qui n'avait jamais apprécié l'atmosphère des lieux, savait que c'était inhabituel. Bellatrix était arrivée une demi heure plus tôt et les parents de Sirius l'avaient fait passer dans le salon sans même appeler leurs fils, ce qui était déjà en soi surprenant.
Plus poussé par l'inquiétude que la curiosité quant à une conversation qui le concernait potentiellement, Sirius était resté devant la porte fermée dans l'espoir d'entendre quelque chose, mais la conversation était trop calme pour qu'il perçoive plus que quelques mots, du moins jusqu'à ce que son père hausse le ton.
- Vous n'aviez pas à faire cela! rugit-il. Et toi, en tant que membre de la famille Black, tu aurais dû t'y opposer.
- On ne s'oppose pas à ses décisions, claqua la voix sèche de Bellatrix.
- Un Black peut s'opposer à n'importe qui, rétorqua Procyon d'une voix menaçante. Je commence à sérieusement douter de l'intégrité d'Achernar lorsqu'il vous a éduqué, toi et tes sœurs. Andromeda s'est enfuie avec un Moldu, tu t'inclines devant quelqu'un et Narcissa suit à la lettre le moindre ordre qu'on lui donne. Vous faîtes honte à notre nom!
- Nous essayons de changer notre monde, rétorqua Bellatrix. Ne voyez-vous pas, mon oncle, ce que nous sommes en train de faire? Lorsque la main de notre maître s'abattra, impitoyable, sur l'Angleterre, les sorciers de pure souche deviendront les souverains de…
- Qui appelles-tu «maître»? la coupa son oncle avec froideur. Un Black n'a de maître que lui-même, il ne se prosterne jamais, devant qui que ce soit.
- Evidemment, vous préférez nous laisser faire tout le travail et récolter ce que nous aurons semé sans vous salir les mains.
- Prend garde à tes paroles, Bellatrix, tu n'es pas en position de me parler sur ce ton et de douter de mon honneur. Par ailleurs, lord Voldemort connaît parfaitement ma position. Qu'est-ce donc? Tu trembles devant un nom? Tu es tombé bien bas, ma nièce. Même si je ne t'ai jamais porté en haute estime, j'espérai mieux de ta part.
- Procyon! intervint la voix de Nocera. Bellatrix est encore jeune et elle sait ce qu'elle veut. Laisse lui le temps de se former et je suis certaine qu'elle répondra à tes attentes.
- Merci ma tante, mais je doute que…
- L'âge n'entre pas en ligne de compte dans cette affaire! Vous vous en êtes pris à notre fils, Bellatrix, alors que je vous l'avais expressément interdit lors d'une discussion dont je ne doute pas que la moindre parole est restée gravée dans ton esprit. Sache que je ne crains pas ton maître et bien que je l'aie en haute estime, je ne tolérerai pas qu'il agisse dans mon dos à l'encontre des miens.
- Pourquoi ne pas le laisser former Sirius? s'exclama sa cousine. Il saura le remettre dans le droit chemin! Vous êtes en train de le perdre, ne vaut-il pas mieux pour l'honneur des Black qu'il se mette au service de la pureté du sang plutôt que le voir suivre le chemin de cette sotte d'Andromeda?
- Ecoute moi bien Bellatrix car je ne le répéterai pas: aucun de mes enfants ne deviendra un larbin de mon vivant. Et si tu souhaites tant une réponse à ta question, apprend donc que si un de mes fils doit un jour me décevoir, ce sera de ses propres choix et dans une voie que je n'approuverai certes pas mais où il conservera son honneur de sorcier! Un Black sera toujours un Black tant qu'il restera son propre maître!
- C'est vous qui paraissez avoir oublié la devise de notre famille, vous ne…
- De MA famille, elle a cessé d'être la tienne le jour où tu as baisé les pieds de lord Voldemort! La noble et très ancienne maison des Black. Toujours pure. La noblesse n'est pas qu'argent, elle est avant tout honneur et fierté, et la pureté ne passe pas que par le sang mais également par nos actes. Je ne saurai tolérer qu'un membre de ma famille souille notre nom en s'asservissant à un autre sorcier, aussi pur de sang soit-il!
«Si ses intentions sont effectivement néfastes, il est prêt à les sacrifier pour ne jamais avoir à passer de maître à serviteur. C'est bien là le seul point sur lequel je le respecte et la raison pour laquelle je ne m'inquiète guère en te laissant ici. Fais moi confiance, il ne te livrera jamais à Voldemort en tant que serviteur, pas plus que Nocera.»
Sirius sentait sa tête lui tourner alors que les paroles d'Alphar concernant son père lui revenaient. Il avait la désagréable impression que toutes les certitudes qu'il s'était forgé sur son père s'effritaient peu à peu et il détestait ça. Après tout, malgré tout ce qu'il pouvait dire, il restait en accord avec les idéaux de Voldemort.
- Vous voulez dire que vous préférerez voir votre fils avec une Moldueet enfanter un Sang-de-Bourbe? demanda Bellatrix avec dédain.
- Une fois de plus tu prouves combien tu déshonores les Black par ton manque d'intelligence, ma pauvre nièce. As-tu donc si peu d'ambition que tu ne peux réclamer que le moins? La pureté des Black passera par son sang et son honneur, une souillure à l'un ou à l'autre et ce nom s'éteindra.
- Si vous vous obstinez à être contre le Seigneur des Ténèbres…
- Cesse de jacasser pour ne rien dire, la coupa Procyon – et Sirius songea non sans une certaine satisfaction que jamais sa cousine ne s'était autant fait couper la parole. Je ne suis pas contre lui et s'il a des comptes à me rendre, crois bien qu'il viendra me voir de lui-même plutôt que t'envoyer ou l'un de ses sous-fifres. Puisque tu te trouves là cependant, j'attends de toi que tu lui fasses clairement passer le message: qu'il ne s'avise plus jamais de tendre un piège à n'importe quel membre de ma famille, cela n'incluant en fait que Nocera, Sirius et Regulus, ou il lui en coûtera.
- Comment osez-vous le menacer? hurla Bellatrix. Il vous aura réduit en charpie avant que vous ayez même eu le temps de sortir votre baguette!
- Ceci n'est qu'un avertissement et ton lord le prendra comme tel. Nous n'appartenons pas au même monde et, de toute évidence, ce ne sera jamais le cas, ma nièce. Tu aurais tort de sous-estimer le chef de la famille Black ou d'oublier qui je suis. Ceux qui ont rejoint lord Voldemort sont certes puissants, ils n'en restent pas moins que des novices face à moi. Maintenant Bellatrix, tu vas aller faire ton rapport à ton "maître" et tu ne remettras plus jamais les pieds ici. Tu m'as bien compris? Ne t'avise plus jamais de te présenter devant ma porte car tu n'en reviendrais pas. Tu n'es plus digne de passer le seuil de ma demeure.
- Vous le regretterez mon oncle, gronda Bellatrix.
- Je ne crois pas non. Tu dois t'en tenir aux ordres de lord Voldemort et celui-ci réfléchit fort heureusement bien mieux que toi. Sors d'ici dès à présent si tu ne veux pas que je t'expulse à ma manière.
Sirius entendit sa cousine souffler de rage avant que la porte du salon ne s'ouvre. Elle figea un instant en le voyant et sembla prête à lui lancer une remarque acerbe, mais elle se contenta de renifler avec mépris avant de lui passer devant sans lui accorder plus d'attention.
Le garçon la regarda descendre les escaliers puis reporta son regard vers le salon, où son père le fixait avec une expression impénétrable.
- Procyon, cette scène était-elle vraiment nécessaire? demanda Nocera, l'air réprobateur.
Il fallait dire que la femme appréciait beaucoup sa nièce par alliance, elle ne devait donc pas voir d'un très bon œil l'interdiction de son mari.
- Nocera, dit-il d'un ton bien trop calme, je te prie de ne pas oublier que tu n'es pas née Black et que tu dois encore faire tes preuves pour prouver que tu es digne de ce nom. Aurais-tu quelque chose à redire sur les vérités que j'ai asséné à ce serf avili?
Le silence qui suivit rendit Sirius mal à l'aise autant que stupéfait. Lors des leçons qu'ils lui donnaient, c'était le plus souvent sa mère qui se chargeait de le punir et, quelque part, il avait toujours eu l'impression que Nocera pouvait faire de Procyon tout ce qu'elle désirait, mais vu la situation, peut-être se trompait-il.
- Evidemment non, répondit-elle lentement, avec prudence. Tu ne peux cependant…
- Bien, dans ce cas l'affaire est close et nous n'y reviendrons plus.
Nocera le regarda un moment avec colère puis se leva dignement.
- Si tel est ton souhait, lança-t-elle sans essayer de dissimuler sa hargne.
Elle sortit également sans accorder un regard à son mari ou Sirius et celui-ci s'apprêtait à retourner dans sa chambre lorsque son père le retint. Il le fixa un long moment avant de parler.
- Dans tes pensées, tu me fais toujours honte, dans tes actes, tu as fait honneur à notre nom. Puisque je doute pouvoir le redire plus tard et qu'il est sincère en cet instant, sache que je suis fier de toi, mon fils.
Par réflexe, Sirius eut un mouvement de recul et lui adressa un regard noir.
- Si vous croyez que cela me rend fier!
- Iras-tu jusqu'à dire que pour éviter cela tu serais prêt à te prosterner devant lui?
Sirius ouvrit la bouche puis la referma, fulminant, et son père eut un sourire satisfait.
- Que tu le veuilles ou non, Sirius, tu es et resteras un Black, au même titre que moi. C'est inscrit dans ton sang et tu ne pourras jamais t'en défaire.
Il y a un an, Sirius aurait sûrement provoqué son père, mais il se trouvait désormais trop mal à l'aise en sa présence pour pouvoir rallonger le temps passer avec lui, aussi se contenta-t-il de lui souhaiter sèchement un bon après-midi et de tourner les talons pour rentrer dans sa chambre.
- Non mais qu'est-ce qu'il croit être en train de faire? grogna-t-il une fois sa porte refermée.
- Procyon est un grand homme, tu as de la chance de l'avoir pour père.
- Vous êtes encore là, vous? souffla Sirius en regardant le portrait de Phineas Black avec exaspération. Si vous n'aimez pas les ados, pourquoi ne pas rester dans le bureau de Dumbledore, tout simplement?
- Je reconnais que tu es bien plus intéressant que la plupart des autres jeunes, déclara le portrait sans dissimuler une certaine fierté.
- Ça me fait une belle jambe, soupira le garçon, qui semblait brusquement très las. Vous avez le choix entre vous rendre dans un autre portrait ou vous retrouver avec un déguisement de clown pour une durée indéterminée, que préférez-vous?
- De mauvaise humeur? ricana Phineas. Très bien, de toute façon il se passe des choses plus intéressantes à Poudlard. A bientôt mon jeune héritier.
Il disparut du cadre et Sirius y appliqua le sortilège d'imperturbabilité qu'Alphar lui avait appris en regrettant qu'il ne soit pas définitif puis sortit le réveliroir de ses affaires pour contacter James.
- James Potter. Grand chien noir appelle faon pédant, grand chien noir appelle faon pédant, annonça-t-il ensuite.
La tête de James apparut et Sirius se reçut un regard colérique.
- Non mais c'est quoi ça encore? "Faon pédant"?
- Ben quoi? A ton âge, t'es encore jeune, donc tu peux pas être un cerf.
- Et pour le pédant?
- Sois un peu réaliste et honnête avec toi-même, mon ami.
- Je peux couper la communication, tu sais?
- Tu faisais quoi avant que je te joigne?
- Je… m'ennuyais, admit James avec un soupir.
- Heureusement que j'existe, conclut Sirius. Une bonne nouvelle pour aujourd'hui, ma chère cousine Bellatrix est interdite de séjour, ça m'étonnerait que je la revoie de sitôt.
- Hein?
- Ton éloquence me surprendra toujours James. Mon père a littéralement banni Bella du 12, elle n'a plus le droit d'y revenir.
- Comment ça se fait?
- Pour être franc, même moi j'ai du mal à y croire mais apparemment, mon père lui en veut pour le piège tendu par Voldemort à notre encontre.
- Tu te moques de moi, là?
- J'ai vraiment l'air de plaisanter? Procyon commence sérieusement à me taper sur le système, je me demande ce qu'il recherche.
- Bah! Après-demain tu viens chez moi et tu ne les vois plus avant longtemps, de toute manière. Alphar n'a pas renvoyé de lettre pour annuler, hein?
Le ton inquiet de son ami le fit sourire.
- Non, et puis même s'il l'avait fait, ça m'aurait pas empêché de te rejoindre.
- Le problème n'est pas là, mais il faudra venir te chercher si c'est annulé.
- Ah oui, tu n'as pas tort.
- Qu'est-ce que tu crois, je pense à tout moi! Au fait, Peter n'arrivera que la dernière semaine et Remus n'a toujours pas changé d'avis.
- Quand est-ce qu'il passe aux rattrapages déjà? En fin de semaine, non?
- Oui, c'est ça, et il m'a dit qu'il y avait de fortes chances pour qu'il rencontre notre prof de défense contre les forces du Mal pour cette année.
- C'est toujours intéressant d'avoir une exclusivité dans ce genre. Au fait, tu as eu une idée pour la rentrée?
- Beaucoup d'idées mais pas vraiment de projets, j'attends que tu sois là pour élaborer. Hé, Sirius!
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Tu te rends compte de ce que ça veut dire ce qui s'est passé chez Voldemort?
Le même sourire qui était affiché sur le visage de James naquit sur celui de Sirius.
- Evidemment Cornedrue, on a tenu tête au "Seigneur des Ténèbres" et à ses partisans tout de même! Preuve en est, si besoin, que nous sommes les meilleurs.
- On va encore bien s'amuser cette année…
- On va leur montrer de quoi on est capable, sourit Sirius avec assurance.
o
Les étagères poussiéreuses de l'apothicaire croulaient sous les nombreux produits qu'elles supportaient et qui allaient des écailles de dragons aux rognures d'ongle de harpie en passant par les poils de demiguise et les intestins d'acariens – ingrédient si ce n'est difficile à trouver, dur à récolter. Pour sa part, Severus était à la recherche de dards séchés de Bylliwig et ne parvenait pas à mettre la main dessus.
- Besoin d'aide, Rogue?
Le garçon redressa lentement la tête des flacons qu'il examinait et jaugea un long moment la jeune fille qui venait de l'aborder.
- Canaris, dit-il en hochant la tête pour la saluer. Je ne vois pas en quoi tu pourrais m'aider.
- Peut-être qu'en tant que commis de boutique, je suis la plus à même de le faire, répondit sarcastiquement la Serpentard.
- Commis de… Tu travailles ici?
- Tu comprends vite, Rogue. En effet, je travaille ici.
- Comment ça se fait? Tu es trop jeune pour avoir le droit de travailler.
- J'ai quinze ans depuis fin juin et je ne vis plus chez mes parents. La loi m'autorise à vivre seule si je peux subvenir à mes besoins, ce que je fais. Tu ne croyais pas que j'allais demander de l'aide à mes parents ou accepter d'être placée dans un orphelinat moldu?
- Tu ne croyais pas que j'allais m'en inquiéter? rétorqua Severus.
- Echec à la dame. Alors? Tu veux de l'aide ou pas?
Il hésita un instant puis lui dit ce qu'il cherchait. Aussitôt, elle alla chercher une échelle et disparut dans un rayon avant de revenir pour lui donner son produit.
- Je viens de terminer mes heures, tu veux venir boire un verre chez moi?
- Pourquoi le ferai-je?
- Pourquoi ne le ferais-tu pas? Mais je comprendrais que tu sois pressé, je ne propose cela que par civilité.
- Très bien, mais je ne reste pas.
- Tu n'es pas obligé de venir, lui fit-elle remarquer alors qu'elle avançait vers la sortie. Je reviens à une heure, annonça-t-elle calmement à l'apothicaire qui se contenta d'acquiescer tout en encaissant le prix des dards séchés.
Severus suivit Wanda Canaris le long du chemin de Traverse jusqu'à ce qu'elle bifurque dans une petite ruelle, une impasse qui contenait quelques entrées qui ne semblaient pas être des magasins. La jeune fille poussa d'ailleurs l'une d'elles et passa sans y faire attention devant ce qui devait être une loge de gardien dont la porte aux vitres fumées tremblaient violemment et laissait passer des flashs lumineux de diverses couleurs.
Ils grimpèrent trois étages par un escalier délabré dont l'une des marches se mit à protester et à jurer comme un charretier lorsque Severus posa le pied dessus.
- Désolée, j'ai oublié de te dire de l'enjamber, déclara Canaris d'un ton neutre.
Nonchalamment, elle redescendit à la marche inférieure, retira une de ses chaussures et frappa de toutes ses forces sur la marche protestataire qui poussa un couinement avant de se taire.
- Quand elle crie, on l'entend dans tout l'immeuble, alors celui qui la réveille doit payer plus cher son loyer. Je préfère éviter. C'est là.
Le Serpentard préféra éviter tout commentaire et entra dans l'appartement de sa condisciple, le parcourant du regard alors qu'elle refermait la porte derrière elle. Il s'agissait d'un studio plutôt petit et délabré avec une minuscule salle de bain dont la douche rouillée laissait à désirer. Dans un coin, un lit en bois qui avait l'air confortable était correctement fait et faisait face à un petit bureau. Considérant le milieu d'où venait la jeune fille, c'était étonnant de l'imaginer vivre ici.
Sans s'intéresser à lui, elle s'approcha de l'unique fenêtre et ferma les volets, plongeant la pièce dans l'obscurité. Severus voulut lui demander ce qu'elle faisait mais avant qu'il ait pu parler, elle agita sa baguette et le studio s'illumina, les fissures sur les murs disparurent, la salle de bain retrouva un aspect neuf et des tableaux apparurent aux murs. Il n'était pas plus grand mais définitivement plus confortable.
- Si le propriétaire savait que j'ai rénové l'endroit, il me ferait payer plus cher, alors je lance des sorts de dissimulation quand je ne suis pas là, expliqua la jeune fille en sortant du jus de citrouille d'une armoire ainsi que deux verres. Ça te surprend, pas vrai?
Le garçon la regarda servir le jus avant de répondre.
- De quoi parles-tu?
- Wanda Canaris, héritière d'une puissante et riche famille, travaille chez un apothicaire pour payer le loyer d'un studio miteux, on passera sur les aménagements. Il y a de quoi rire et alimenter les discussions dans les tavernes.
- A vrai dire ta vie m'importe peu, alors je ne suis pas exactement sensé savoir comment tu as l'habitude d'être, répliqua Severus. Ce qui me surprend en revanche, c'est que tu m'aies laissé voir ça. Et si j'allais en parler à tous les Serpentard? Ta vie deviendrait rapidement infernale.
- Tu as l'intention d'en parler à nos condisciples? demanda tranquillement la jeune fille en buvant une gorgée de sa boisson.
- Non.
- Alors je ne vois pas où est le problème. De plus, quand bien même tu irais leur raconter tout cela, ils seraient bien suicidaires de vouloir s'en prendre à moi. J'ai beau avoir renié ma famille, j'ai quatorze ans de cette éducation derrière moi et je suis loin de la rejeter, tu peux me croire, car elle a bien des avantages.
- Je pourrais en parler à Black.
- Et lui donner une occasion de s'amuser en se moquant de moi? Je t'en prie Rogue, cesse de sortir ces inepties, je ne t'ai pas fait monter pour cela.
- Il me semblait bien aussi que l'excuse des civilités ne te convenait guère.
- Douterais-tu de ma courtoisie? Tu n'es guère galant, voilà un point que Black à sur toi, mais laissons cela. J'aurai une association à te proposer.
- De quelle genre? demanda Severus, prudent.
- Du genre que toi seul es assez doué pour m'apporter ce que je désire. Je te parle de potions, Rogue.
- Pourquoi ne pas demander à Tara? C'est elle la meilleure dans ce domaine.
- Je t'en prie! Tara est une excellente préparatrice de potion mais elle n'a pas ton sens de l'intuition en ce domaine, ou du moins il n'est pas aussi aiguisé que le tien. Et puis Tara reste Tara.
- Que veux-tu confectionner? Qu'attends-tu de moi?
La jeune fille termina lentement son verre avant de répondre.
- Une trahison.
Un silence plana et Severus fronça les sourcils.
- Que veux-tu dire par là?
- Ce que cela signifie. J'attends de toi que tu trahisses ton père. Et je ne pense pas m'avancer en supposant que tu n'as pas besoin de plus pour comprendre où je veux en venir.
- C'est Dumbledore qui t'a chargé de cela?
- Question indiscrète s'il en est. Si tu veux vraiment savoir, la réponse est non.
- J'avoue ne pas comprendre, si vous savez ce qu'est mon père, pourquoi ne pas l'arrêter?
- Ne joue pas les naïfs, tu sais pertinemment que les choses ne sont pas aussi simples. Si on pouvait emprisonner tous ceux soupçonnés d'être Mangemorts, Voldemort n'aurait plus un seul partisan, c'est certain, mais les détraqueurs feraient une indigestion et beaucoup trop d'innocents y passeraient.
- Je constate que tu considères les détraqueurs en premier lieu, nota ironiquement Severus.
- Tout le monde sait bien que ce sont de grands incompris, répliqua-t-elle sur le même ton.
- En tous cas ça ne m'intéresse pas. Merci quand même pour la boisson.
- Tu es intelligent Rogue, un jour tu feras sûrement le bon choix, mais combien de pièces devront tomber pour que tu joues le bon coup?
- Nous ne jouons pas aux échecs, rétorqua Severus, la main sur la poignée de la porte, à une Wanda Canaris qui ne le regardait même pas.
- Certainement pas, mais attendras-tu le jour où ta reine tombera ou sauras-tu comprendre que nous ne sommes pas sur un échiquier où il faut attendre le coup de l'adversaire?
Severus écarquilla légèrement les yeux mais comme elle ne le regardait toujours pas, il sortit en claquant la porte et dévala l'escalier.
Dans son studio, Wanda Canaris entendit la marche grossière jurer lorsque le garçon posa son pied dessus et eut un faible sourire.
- Echec et mat, souffla-t-elle tristement.
A suivre…
1 C'est le pôpa de Florian, une affaire familiale, dirons-nous;-) (Euchymus (lat.) qui a une saveur agréable)
2 baaaaaaaaaaaaaave! . a veuuuuuuuuuux!
oOo
BONUS:
1) «C'est quoi ces bonus? O.o» Officiellement, c'est pour vous donner quelques informations sur l'histoire en général, les persos, les lieux et tout un tas de petites joyeusetés totalement inutiles mais qui intéresseront peut-être quelques personnes; officieusement… c'est pour détourner la frustration de ne plus pouvoir mettre les RAR au vu et au su de tous T.T J'trouvais ça amusant moi de laisser des p'tits mots à d'autres personnes dans les RAR de certains, snif!
2) «Certes mais encore? ô.ó» Je vais parler de ce que j'écris évidemment, mais me connaissant, je vais partir en digressions, vous raconter un peu mon rapport à l'écriture et des trucs dont vous vous foutez complètement… alors voilà ce qu'on va faire (enfin "je"… Nan, ne rappelez pas les hommes en blanc, je ne voudrais pas les traumatiser une deuxième fois;-) ) Je mettrais en gras les mots clés correspondant à mes fics sur Harry Potter, comme ça vous verrez vite quel est le sujet et s'il vous intéresse, ça vous va? De toute façon c'est comme ça et pis c'est tout!;-P
3) «Ben vas-y alors! è.é» mmh… Nan, je commencerai ça au prochain chapitre:-D
A la prochaine!
