Dsl pour le retard, le dernier we n'était pas le meilleur que j'ai passé, lol, et j'ai du mal à démarrer cette année en plus :-S M'enfin, pas de panique, ça devrait revenir petit à petit ;-)

P'tite note : on m'a fait remarqué (bien à raison) que ça faisait un peu répétitif avec les mères de Peter et Severus qui n'ont pas tous leurs esprits (et maintenant celle de Remus). Je reconnais que c'est vrai, mais pour aucune des trois le mal n'est le même et j'avoue m'intéresser assez aux différences pouvant justement exister entre elles trois (bien que pour le moment je ne sois pas trop sur la mère de Peter mais je vais y revenir). Je crois que c'est l'influence de la psycho qui me fait ça, lol. Néanmoins, je tenais quand même à m'excuser pour cette "répétition" auprès de vous, en espérant parvenir à changer cette impression par la suite et sinon… excuses éternelles pour ce point négatif ;-)

oOo

RAR (anonyme) :

Attention ! C'est la dernière fois que je réponds aux anonymes, si vous désirez une réponse, s'il vous plait, mettez votre adresse mail, sinon je me contenterai de vous remercier en début de chapitre sans réponse individuelle, merci. (et encore dsl, c'est pô ma faute, c'est ff . net T.T)

Tashiya : Merci pour la review ! J'espérai bien un effet de surprise avec Procyon Black, et j'y suis apparemment parvenue (happy !). Après tout, ce sont des Black, et si Sirius dit qu'ils n'ont jamais rejoint Voldemort, il devait bien y avoir une raison ! Par ailleurs, je considère tout de même que Sirius tient une grande part de caractère de sa famille, donc il fallait bien qu'elle ait quelques "bonnes" valeurs (même s'ils ne les utilisent pas à proprement parler "bien" lol). euh… la grimace, c'est par rapport à la phrase elle-même ou que ce n'est pas crédible ? Si c'est la première, crois bien que Sirius a bcp plus grimacé que toi, lol. Si c'est la 2ème… Mea culpa, mais ce passage est là pour introduire un chapitre que je mettrais au 8ème volet, p-ê qu'après l'avoir lu, ça passera mieux… Si tu lis jusque là, et si t'as pas oublié ce passage, et si… bon, bcp de si, lol, on a le tps avant d'arriver au 8ème volet ;-) bisous ! La suite suit ! (suis-je drôle…)

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Allez ! Bonne lecture à tous ! (et notez la magnifique originalité du chapitre, à couper le souffle… de médiocrité… dsl T.T)

Chapitre 2 : Rentrée

Les élèves se bousculaient sur le quai 9 ¾, s'interpellant, se bousculant et animant la gare d'un joyeux tintamarre qui semblait désespérer bon nombre de parents. James, Sirius et Peter se trouvaient là depuis dix heures comme Mme Potter les avait emmené avant d'aller travailler, leur souhaitant une bonne rentrée et leur recommandant de ne pas trop traumatiser leurs professeurs. Tara les avait vite repérés et avait sauté dans les bras de Sirius pour lui dire bonjour avant de saluer les deux autres.

- Remus n'est pas avec vous ? demanda-t-elle en regardant autour d'eux comme si le garçon allait apparaître tout à coup.

- Il m'a écrit qu'il nous retrouverait après le départ du train, il a quelqu'un à aller voir apparemment, lui expliqua James. Je remarque que tu es toujours aussi en forme.

- Le jour où ça changera, amène-moi direct à Ste Mangouste, rigola la jeune fille. Oh, elles sont là ! Fiona ! Lily ! On est là ! hurla-t-elle en direction de ses deux amies, qui venaient de passer sur le quai.

Si Distort s'avança avec un sourire resplendissant adressé à ses quatre camarades, James constata qu'Evans paraissait nettement plus maussade.

- Salut vous tous, vous avez passé de bonnes vacances ? demanda Distort tandis que Tara s'accrochait à elle avec allégresse.

- On a eu de quoi s'occuper, confirma Sirius avec un clin d'œil à James. Par contre j'ai l'impression que ton été n'a pas été des meilleurs, Evans.

Il avait dit cela en constatant sa mine renfrognée, devançant James qui allait faire la même remarque.

- Mon été s'est passée d'excellente manière, Black, c'est plutôt ma rentrée qui est gâchée par votre vue, répondit-elle en lui adressant un regard noir qui lui fit hausser un sourcil.

- Hé ! C'est pas sympa de nous dire ça alors qu'on n'a encore rien fait ! s'offusqua faussement James.

- Vous en avez déjà bien assez fait Potter, cingla Evans. L'air devient irrespirable ici, je vais chercher Millea et Océane.

- On vient avec toi !

Tara et Fiona la suivirent dans la foule en saluant les garçons, qui les regardèrent s'éloigner en haussant les sourcils.

- C'est une impression où Evans ne nous porte pas dans son cœur ? remarqua Sirius d'une voix amusée.

- Ses yeux semblaient lancer des éclairs… Ils sont impressionnants…

James regardait dans la direction où avait disparu Evans et ne réagit que lorsque Sirius lui donna un coup de coude, se recevant un sourire goguenard lorsqu'il le regarda.

- Quoi ?

- Tu as bloqué, remarqua Peter, qui paraissait un peu inquiet. On devrait monter dans le train, non ? Il va bientôt partir.

- Et ce serait bien dommage de priver Poudlard de notre présence, affirma James en redressant fièrement la tête.

Ils grimpèrent dans le dernier wagon sous les commentaires élogieux de James à leur égard et s'installèrent dans le compartiment où ils avaient laissé leurs malles quelques temps plus tôt.

- Les bagages de Remus sont là aussi, s'étonna Peter.

- Bien sûr, on s'installe toujours ici, commenta Sirius en roulant des yeux.

- Mais pourquoi n'est-il pas venu nous voir ?

- Je t'ai déjà dit qu'il nous rejoindrait plus tard, intervint James. Au moins on est sûr qu'il n'a pas manqué le train. On va pouvoir lui annoncer la bonne nouvelle de vive voix !

Il avait dit cela d'un ton joyeux et espérait que Remus ne mettrait pas trop de temps à revenir tellement il avait hâte de lui apprendre la nouvelle. Son esprit dériva un instant vers le regard embrasé de colère que leur avait lancé Evans mais il revint rapidement à la conversation lorsque Sirius prononça le mot Quidditch.

- Ça va être étrange cette année. Toutes les équipes changent de capitaine, non ? demanda Peter.

- Oui, et je n'ai même pas reçu la proposition pour être capitaine, grommela James en se renfrognant. Pourtant je suis le meilleur, alors pourquoi pas moi ?

- Je crois que tu tiens ta raison, se moqua Sirius. Qui va remplacer Pockad à ton avis ?

- Jordan, sans aucun doute. Même s'il ne voulait pas appartenir à l'équipe au départ, maintenant qu'il y est il se donne à fond, soupira James.

- Tu auras ta chance l'année prochaine alors ! lança Peter comme Jordan était en septième année.

- Y'a intérêt ! s'exclama James.

Ils continuèrent à parler Quidditch un bon moment et une dizaine de minutes après le départ du train, la porte de leur compartiment s'ouvrit pour laisser entrer Remus.

- Salut ! Vous allez bien ?

- Remus ! Mais où t'étais passé ? l'accueillit James en le faisant asseoir sur la banquette.

- Je savais bien que vous ne pouviez pas vous passer de moi, commenta Remus en haussant un sourcil, amusé par l'impatience dans le ton de son ami.

- Tu deviens trop confiant, remarqua Sirius avec un sourire en coin. Sais-tu qu'avec ton retard, tu as amené James au bord de l'apoplexie ?

- C'est pas vrai ! s'insurgea James. J'étais seulement un peu impatient.

- De quoi ? demanda Remus en regardant ses trois amis les uns après les autres, qui arborèrent aussitôt le même sourire mystérieux.

- Cela fait maintenant une semaine mais nous souhaitions te l'annoncer de vive voix, déclara pompeusement James. Nous…

Il s'interrompit soudain, songeur, et se tourna vers Peter.

- A toi l'honneur, finalement, dis-lui ce que tu es parvenu à faire.

Le garçon eut un sourire radieux et bomba le torse avec fierté en regardant Remus.

- J'ai enfin totalement réintégré le psyché de mon animagus, annonça-t-il.

Remus le regarda avec étonnement.

- Déjà ? Mais ça aurait dû prendre bien plus longtemps !

- Je sais, sourit Peter, heureux de l'air stupéfait mais impressionné de son ami.

- Et vous, vous en êtes où ? demanda Remus en se tournant vers les deux autres.

Ceux-ci le regardèrent avec indignation et Peter pouffa devant la mimique moqueuse de Remus.

- Si Peter y est parvenu, nous aussi ! s'exclama Sirius comme si ça coulait de source.

- Pourtant il est parvenu avant vous à trouver son cogitosum, nota le châtain en regardant négligemment ses ongles.

- Mais après nous à le ressortir, grommela James. Bref ! Ce n'est pas important ! L'important est qu'on va pouvoir commencer la métamorphose maintenant, c'est génial non ?

Remus hocha la tête, l'air pensif, et James comprit qu'il songeait au garou. Il ignorait si leur ami avait changé d'avis concernant leur présence lors des pleines lunes mais cela n'était pas si important finalement puisqu'il n'aurait pas d'autres choix que de les accepter. Sur cette constatation parfaitement logique, James dirigea le sujet de la conversation sur la manière dont ils devraient s'y prendre pour mener au mieux la métamorphose. Remus pensait que ça leur prendrait six mois, reconnaissant ainsi qu'ils iraient plus vite que ne le prévoyait la théorie, mais James était persuadé qu'ils pouvaient y arriver avant Noël.

- Remus… Qu'est-ce que c'est que ça ?

James et Sirius se tournèrent d'abord vers Peter qui regardait Remus avec des yeux exorbités puis vers leur autre ami, sans comprendre de quoi le premier parlait. Le châtain avait un sourire malicieux qui jouait sur ses lèvres.

- Je vous ai connu plus attentifs, nota-t-il d'une voix amusée. Peter a vu, mais vous ?

- Mais de quoi tu parles ?

- Son… son badge, murmura Peter en désignant la broche qu'il portait sur son vêtement.

James se pencha vers son ami pour mieux voir puis recula, comme frappé par la foudre.

- Tu… Tu es… balbutia-t-il.

- Pas contagieux, je te rassure, rigola Remus devant les têtes effarées de ses trois amis.

- Tu as été nommé préfet ? demanda Sirius, qui semblait soufflé.

- Eh bien oui, sourit son ami en faisant négligemment tourner son badge. En fait, Dumbledore me l'a annoncé après que j'ai eu mes résultats du rattrapage. Je pense que si j'avais eu de moins bons résultats, il aurait confié ce poste à quelqu'un d'autre.

- Tu as été si bon que ça ? s'étonna Peter.

- Eh bien… Sans deux hurluberlus qui m'empêchent de travailler autant que je le voudrais, j'ai réussi à avoir quasiment la note maximale partout… sauf en potion, évidemment.

- Les hurluberlus te font dire qu'ils sont fiers de toi… en tous cas pour tes examens, dit James.

- Tu m'as fait peur, j'ai cru un instant que tu me donnais ta bénédiction pour mon rôle de préfet, s'horrifia ostensiblement Remus.

- Et tu as l'intention de te prévaloir de ce rôle ? ricana Sirius.

- On verra quand on y sera, grimaça Remus.

- Au fait, tu as vu le nouveau professeur de défense contre les forces du Mal lorsque tu as passé tes examens ? demanda Peter.

- Oui, nous avons même un peu parlé. Il est assez sympathique mais un peu bizarre.

- Comment ça ?

- Je ne sais pas, on parlait, il souriait et à un moment donné le professeur Yure est entré dans la pièce, il s'est mis dans une fureur noire en disant que la politesse exigeait qu'on frappe avant d'entrer. Il était vraiment effrayant et lui a ordonné de recommencer. Elle l'a fait et il était très joyeux lorsqu'elle est rentrée de nouveau. Il semble… d'humeur assez changeante.

- Il est à cheval sur la politesse en tous cas, remarqua Sirius, on aura intérêt à lui dire bonjour quand on le verra.

- Ça va surtout dépendre s'il a le sens de l'humour ou pas, nota judicieusement James avec un sourire malicieux. D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faut que nous te montrions un nouveau sort très intéressant que nous avons découvert. On a l'intention de le lier à un autre.

- Et qui va servir à l'esprit Maraudeur, je présume ? Je me demande si je peux laisser passer ça en tant que préfet…

Ses amis le regardèrent de travers et il rigola.

- Mais on peut supposer que l'année n'a pas commencé tant que Dumbledore n'a pas fait son discours de bienvenue, je pense. Enfin, tout dépend de ce que vous voulez faire évidemment.

Il avait dit cette dernière phrase d'un air suspicieux et Peter lui adressa un sourire rassurant.

- Je ne pense pas que tu opposeras ton veto à cette idée, ce n'est rien de bien méchant et cela concernera toute l'école.

- Je vous écoute et j'en jugerai.

Tandis que Sirius lui expliquait leur farce de début d'année, James observa Remus en se disant qu'il était vraiment fier de son ami. Il doutait pouvoir sourire comme il le faisait s'il lui arrivait tous les événements tragiques que le lycanthrope avait subi. Sans doute puisait-il sa force dans la pensée de sa mère, toujours était-il que tous ceux qui prenaient Remus pour un sage et fragile petit garçon se trompaient lourdement, il était l'un des êtres les plus battants que James n'ait jamais rencontré.

- J'avoue que ça serait plutôt amusant, commenta Remus après avoir entendu les explications de Sirius. Je marche dans l'affaire, mais où avez-vous trouvé ce sort ?

- Tu en crois tout de même pas qu'on va dire ça à un préfet, lui dit James en lui adressant un clin d'œil.

- Pendant que j'y pense, lança soudain Sirius, Alphar nous invite tous les quatre à venir passer Noël au manoir.

James et Peter étaient déjà au courant, mais comme Remus allait pour parler, Sirius le coupa.

- Tu n'es pas obligé de rester toutes les vacances mais tu as fortement intérêt à être présent au moins quelques jours, c'est compris ?

Il avait pris un regard menaçant en disant cela qui ne fit que grimacer Remus, peu fortement impressionné mais visiblement touché de l'intention.

- Je vais y réfléchir, déclara-t-il. Si ce n'est que quelques jours…

- De toute façon t'auras pas le choix, on t'enlèvera. Bon, voyons ce sort maintenant !

Ils entraînèrent Remus au sort une bonne partie du voyage et discutèrent de leurs vacances jusqu'à l'arrivée à Pré-au-Lard. C'est dans la cohue des élèves se pressant sur le quai que les Maraudeurs œuvrèrent discrètement pour appliquer leur sortilège à plusieurs élèves, évitant les premières années, seule condition que Remus leur avait imposée. Ils se retrouvèrent devant les calèches satisfaits de leur entreprise et impatient d'en voir les résultats une fois à Poudlard.

Lorsque les hautes tours du château apparurent dans son champ de vision, James ne put retenir un sourire chaleureux, plus que ravi de revenir en ces lieux. Il se rappelait avoir pesté contre son départ à Poudlard lors de la première année, pourtant aujourd'hui, il ne pouvait imaginer ce qu'aurait été sa vie ces dernières années sans ses amis et leurs diverses aventures dans l'école. Il se sentait à sa place dans ce "vieux château pourri", comme il l'avait souvent nommé avant de découvrir tous les trésors qu'il recelait.

- On débloque les sortilèges à l'arrivée des premières années ? suggéra Peter comme ils s'installaient à la table des Gryffondor.

- Quels sortilèges ? demanda Remus d'un air faussement surpris.

- Mais aucun mon cher ami, d'ailleurs tu ne nous verras pas agiter nos baguettes sous la table, déclara tranquillement Sirius.

- Aucune raison de regarder là, confirma Remus. Regardez, voilà le nouveau professeur.

Il désigna du menton un homme d'une quarantaine d'année en train de discuter avec le professeur McGonagall. Son sourire lui mangeait le visage en étrécissant ses yeux déjà de petite taille et faisant ressortir ses joues un peu bouffies. Il avait un visage lunaire et agréable, une peau comme rougie par le soleil et des cheveux châtain cendrés impeccablement coiffés en arrière.

- Il a l'air assez sympathique, même si on dirait qu'il a forcé sur le whisky pur feu, commenta James en haussant un sourcil.

- Je crois plutôt que c'est naturel chez lui, il était déjà comme ça quand je l'ai vu en août.

- Qui est la femme qui parle avec Flitwick ? demanda Peter.

- C'est Mme Chourave, indiqua Léopold Fraister, qui se trouvait près de lui. Elle était professeur de botanique quand on était en première année, je suppose qu'elle est venue reprendre son poste après l'affaire avec Carvi.

James lança un coup d'œil à Remus qui s'était légèrement crispé sans rien dire.

- Et elle est bien ?

- Elle était plutôt compétente et très gentille, maintenant elle a pu changer.

Les premières années arrivèrent à ce moment-là, au soulagement de James qui n'aimait guère entendre parler de ce genre de choses devant Remus, qui devait avoir encore un peu de mal à digérer ce qu'il s'était passé avec Carvi. Il échangea un regard avec Sirius et tous deux exécutèrent le même discret mouvement de baguette sous la table. Aussitôt, une musique entraînante s'éleva dans la Grande Salle et plusieurs POP retentirent alors que les vêtements de plusieurs élèves se transformaient. Ceux-ci se retrouvèrent debout sur leurs tables, bras dessus bras dessous, à danser le french cancan dans les tenues appropriées, des filles comme des garçons.

Ceux qui n'avaient pas été touché par le phénomène ne tardèrent pas à éclater de rire et à battre la mesure pour encourager leurs camarades, non consentants à voir leurs visages horrifiés, sous les regards abasourdis des premières années et de la plupart des professeurs. Le spectacle dura deux bonnes minutes avant que le directeur ne se décide à lever le sortilège sous les protestations amusées des élèves et leurs rappels.

- Je suis ravi de voir que beaucoup d'entre vous savent recevoir comme il se doit mes nouveaux élèves, déclara joyeusement le directeur, se recevant des regards inquiets comme beaucoup se demandaient s'il n'était pas devenu plus fou que d'ordinaire. Maintenant, commençons la répartition !

- Vous ne vous fatiguez jamais ? demanda Evans d'un ton grondant alors que le Choixpeau entamait sa chanson.

- Même Dumbledore a trouvé ça amusant ! se défendit James.

Elle lui lança un regard qui signifiait clairement que ce n'était pas un critère avant de totalement se désintéresser de lui.

- Tu vas finir par me briser le cœur à me rejeter ainsi, se plaignit le garçon dans une tentative de la faire sourire.

- La perte serait négligeable, répliqua férocement la jeune fille.

- Mais pourquoi t'es aussi agressive ? s'exclama James, stupéfait.

- Je ne le serai pas si tu ne m'adressais pas la parole, alors maintenant, je te serai reconnaissante de faire comme si je n'existais pas !

James se tourna vers ses amis qui se contentèrent de hausser les épaules ou de grimacer légèrement pour Remus et il préféra abandonner pour le moment. Quelque part, ça l'agaçait franchement qu'Evans les déteste pour une raison qu'il ignorait. Elle ne les avait jamais vraiment portés dans son cœur, mais là ça dépassait tout. La répartition se termina et Dumbledore se leva à nouveau.

- Soyez tous les bienvenus pour cette nouvelle année ! J'espère qu'elle sera pour vous tous enrichissante et pleine de surprises, car n'oublions pas que la vie est faîte pour en profiter, que chaque instant qui passe forge notre personnalité et que ce n'est qu'en acceptant les changements que nous pouvons nous-mêmes changer. Cela étant dit, laissez moi vous présenter les deux enseignants qui nous rejoignent cette année. Ceux de septième année auront très certainement reconnu le professeur Pomona Chourave, qui reprend cette année le poste de professeur de botanique et que nous retrouvons tous avec plaisir.

Il applaudit avec les élèves et la femme rougit tout en adressant des signes de têtes pour remercier ou saluer d'anciens élèves qu'elle reconnaissait.

- Quant à la défense contre les forces du Mal, c'est le professeur Proteus Whimsical qui se chargera de cette matière à partir de cette année. Bienvenue parmi nous !

Des applaudissements polis le saluèrent alors que certains élèves le regardaient avec curiosité et le repas de début d'année commença.

- Très réussi ce spectacle, félicita Tara en souriant au garçon. Le french cancan, fallait y songer !

- On a d'abord pensé à de la danse irlandaise mais c'était moins amusant au niveau des costumes, répondit Peter en se servant à manger.

- Je suis sûr que certains se sont découverts une souplesse qu'ils ne s'imaginaient pas, ricana Sirius.

- Très réussi en tous cas, déclara Fiona Distort. Quand j'étais à Paris, mon père a convaincu ma mère d'aller aux Folies-Sorcières, c'était quasiment ça.

- Que crois-tu, nous faisons les choses bien quand nous le faisons.

- Je pense tout de même que McGonagall ne va pas vous rater sur ce coup, sourit narquoisement Millea Stimpson.

La directrice de Gryffondor les observait en effet avec une certaine menace dans le regard et Remus poussa une légère plainte.

- Je vais me faire sermonner comme jamais.

- Nous aussi, remarqua Peter, surpris.

- Dois-je te rappeler qui je suis ? demanda Remus en désignant son insigne.

- Tu as été nommé préfet ? s'étonna Distort. Voilà qui est plutôt… original.

- Sûr qu'on aurait plus vu Evans dans le rôle, pas vrai miss Moralité ?

- Parce que tu n'estimes peut-être pas Remus digne de ce rôle ? demanda-t-elle en lui adressant un regard dangereux.

- J'ai jamais dit ça. Tu voudrais pas arrêter de m'attaquer comme ça, sans arrêt ?

- Tu ne…

- Lily, s'il te plait.

Remus la regardait avec un air désapprobateur et elle grommela en détournant le regard.

- Désolé Remus, je ne dis plus rien.

Cette fois, même Sirius regarda Remus avec étonnement.

- Vous vous entendez si bien ? demanda-t-il.

- C'est si surprenant que Lily soit devenue une amie à part entière ?

Sirius fit mine de réfléchir.

- En fait non, c'est même plutôt logique… effroyablement logique, ajouta-t-il d'un ton moqueur.

- Je suis sûr que vous pourriez vous entendre très bien, remarqua Remus.

- C'est pas à nous qu'il faut dire ça, souligna James en lançant un regard en coin à Evans.

Celle-ci se contenta de lui adresser un regard noir mais ne releva pas. Pour être honnête, James était plutôt déçu de la tournure de leur relation avec elle. Il avait été extrêmement et agréablement surpris par l'attitude de sa camarade lorsqu'ils s'étaient trouvés dans le repaire de Voldemort et regrettait un peu de ne pas pouvoir un peu mieux la connaître suite à ce qu'ils avaient vécu.

Comme Stimpson l'avait prévu, McGonagall vint les chercher après le repas, déléguant le guidage des premières années au préfet de sixième pour pouvoir parler à Remus. James songea que certaines choses étaient immuables et qu'une année scolaire à Poudlard ne commençait réellement pour eux qu'après le passage dans le bureau de leur bien aimée directrice de maison.

o

En cette première soirée à Poudlard, le dortoir des filles de Gryffondor pulsait au rythme des tubes des Beach Boys, un groupe Moldu que Tara et Lily avaient fait découvrir à leurs amies au plus grand bonheur de celles-ci, qui se déhanchaient en reprenant les paroles de vive voix, et il était heureux que les sommiers des lits soient si solides vu la manière dont les jeunes filles se jetaient ou dansaient allégrement dessus.

- Whaow ! C'est du délire ce groupe ! s'exclama Millea en se laissant tomber sur son lit, un immense sourire collé à son visage rougi par l'effort.

- C'est génial ! confirma Fiona en tournant sur elle-même, les yeux pétillant de joie. Ça promet de sacrées soirées !

- J'arrête pas de dire que les Moldus ont des productions excellentes, vous ne me croyiez pas ou quoi ? rigola Tara.

- Elles nous croiront d'ici trois ans avec de la chance, plaisanta Lily.

- Bon, je voudrais pas jouer les rabat-joie mais il est déjà minuit, nota Océane en bâillant.

- La journée fut longue et le week-end ne sera pas long à arriver, alors tout le monde au lit ! confirma Lily en lançant un oreiller à Millea, qui allait répliquer.

- Petites natures, soupira cette dernière.

- Tu dis ça mais tu vas t'endormir cinq minutes après t'être couchée, sourit Fiona.

- Ce qui ne signifie pas que je suis fatiguée, je m'endors toujours comme ça.

- Et je m'insurge, ça devrait être interdit de savoir s'endormir comme ça, sanglota faussement son amie.

- Allez ! Finis les bavardages et extinction des feux !

Cinq minutes plus tard, il n'y avait plus aucun bruit dans le dortoir, et encore dix minutes après, alors que les respirations de Millea et Océane s'étaient faites profondes, deux silhouettes se glissèrent hors de leurs lits pour se rendre à celui de Lily, dont les rideaux furent tirés et insonorisés avant que Fiona n'allume sa baguette.

- Non mais c'est vrai, lança-t-elle, moi il me faut toujours au moins une demi heure pour parvenir à m'endormir, c'est pas juste !

- Peut-être que tu devrais retourner te coucher alors, suggéra malicieusement Tara.

- Non, autant passer cette demi heure avec vous, répondit-elle en souriant.

- Ça ne tient pas debout, rigola Lily. Mais passons au sujet qui nous intéresse…

Aussitôt, elle se tourna en même temps que Fiona vers Tara avec un sourire qui ne présageait rien de bon pour son amie.

- Je sens que je vais encore être la victime innocente de vos maléfiques complots, gémit la jeune fille acajou en enfouissant son visage dans ses mains.

- Mais comment font les autres pour te croire ? Tu es vraiment une piètre comédienne, soupira Fiona.

Tara releva vers elle un visage souriant et lui adressa un clin d'œil.

- Les gens sont plus faciles à berner qu'on ne le pense. Alors ? Quel est le sujet de l'interrogatoire d'aujourd'hui ?

- Cette question ! Remus bien sûr !

La Gryffondor rigola, s'étant bien douté qu'il s'agissait de cela.

- Mais vous savez, je n'ai pas avancé dans cette affaire. J'ai fait plusieurs recherches pourtant, mais je n'ai rien trouvé qui correspondait à ce qui s'est passé.

Elle poussa un soupir et s'allongea sur le lit de son amie en fixant le baldaquin.

- Je me demande si ça a vraiment un rapport avec mon pouvoir…

- De quoi pourrait-il s'agir d'autre ? demanda Fiona. Je veux dire, c'était bien rapport à ton pouvoir que tu t'es sentie mal après, non ?

- Oui, mais… C'était peut-être le Veritas après tout… Je n'avais jamais ressenti ça, je me sentais totalement insignifiante et écrasée par tout ce que je connaissais. Je ne me suis jamais senti aussi faible, même pas avec… même pas avec la mort de maman. C'était étrange et ça m'a fait peur, vraiment très peur.

- Et ça s'est reproduit après ? se renseigna Fiona, qui était celle à connaître le moins de détail sur ce qui s'était passé.

- Dans une moindre mesure dans le bureau de Dumbledore. Au départ, j'ai cru que c'était parce que j'avais, d'une certaine manière, absorbé la faiblesse de Remus, dans cette pièce, mais en fait c'est ridicule, je ne suis pas absempathe, je suis visionnaire.

- Absent quoi ? demandèrent Lily et Fiona en même temps.

Tara eut un petit rire à leur réaction.

- Les empathes peuvent connaître les sentiments des gens, les absempathes, comme le nom le suggère, absorbent ces sentiments, mais c'est un don très rare. Bref, je ne le suis pas et je n'ai utilisé aucun sortilège qui aurait pu avoir des effets similaires, donc ce n'est pas ça. En plus je pense que Remus est capable de se remettre de lui-même et qu'il avait juste besoin d'un coup de pouce pour se relever.

Si au départ Tara n'avait pas voulu parler en détail de cette affaire à ses amies par respect pour Remus, il s'était vite avéré que Lily avait compris dans les grandes lignes ce qui s'était passé et elle avait préféré éviter qu'elle se fasse de fausses idées, et comme il ne lui était pas venu à l'idée de tenir Fiona à l'écart, celle-ci avait également été mise au courant.

- Et ton pouvoir ? Tu as dit que tu t'étais sentie plus proche de la vision que tu avais eu de lui, ça ne peut pas être ça ?

- Non, ce phénomène, je sais à quoi il est dû, et il n'avait aucune raison d'avoir ce genre de conséquence. Par contre on ne sait rien du Veritas. Quand je le projette, c'est une partie de moi que je laisse sortir, je me demande si en faisant ça, je ne transmets pas justement une part de mon instinct de protection à la personne visée, et comme c'est ce qui me donne ma force…

- Ça m'étonnerait beaucoup, intervint Lily. Le Patronus, le Veritas et l'Apsyché sont des sortilèges de projection psychique, il ne s'agit que de copies, de révélateurs, comme on les nomme, s'ils étaient une véritable part de l'âme, cela signifierait qu'à chaque fois qu'on les utilise, on perd une part de soi, hors ce n'est pas le cas.

Tara fit une petite moue, embêtée que sa théorie tombe à l'eau.

- Alors je ne sais vraiment pas… Il y a une autre possibilité… mais si c'était ça, je l'aurais ressenti bien avant.

- Et qui est ?

- Désolée, mais là, ça concerne Remus personnellement, s'excusa Tara, et ses amies n'insistèrent pas.

La jeune fille resta un moment silencieuse, réfléchissant à ce à quoi elle venait de penser. L'idée que l'état de lycanthrope de Remus lui ait fait un choc par assimilation à sa mère l'avait effleuré mais c'était stupide dans la mesure où elle avait maintes fois été proche du garçon depuis la mort de sa mère sans ressentir la moindre gêne. En même temps… c'était depuis cette histoire qu'elle était parvenue à faire le deuil de sa mère et elle avait assez de bon sens pour savoir que les deux événements étaient liés.

- Enfin bon, je finirai bien par trouver, et je ne vais pas lâcher Remus avant d'avoir compris, foi de Tara Milten !

- J'aurai cru que tu voudrais l'éviter, s'étonna Fiona.

- Ah non ! C'est ce que j'aurai voulu sur le coup, mais maintenant, vu que c'est de lui que ça vient, c'est le seul auprès de qui je pourrai avoir une réponse !

Il y avait une lueur de détermination au fond de ses yeux qui fit sourire ses deux amies et Lily songea qu'il était heureux pour Remus qu'il ait décidé de faire des efforts vis-à-vis de Tara, car il n'aurait pas survécu plus de trois jours à sa présence sans cela.

- Peut-être que tu es amoureuse de lui sans le savoir, suggéra Fiona en jouant des sourcils.

Tara éclata de rire à cette remarque.

- Bien que je reconnaisse que Remus est un fort joli garçon, très sympathique bien que sacrément buté, je ne pense pas que si un jour je tombe amoureuse de lui, ce sera en ayant envie de tout abandonner et de me laisser sombrer rien qu'en le voyant.

- Ouais, j'admets que c'est plutôt l'inverse qui se produit d'ordinaire. Dommage, ça aurait été d'un romantisme fou, commenta son amie en papillonnant des yeux.

- Ne parle pas trop vite, tu as entendu Millea ? Elle a l'intention de toutes nous "caser" cette année.

- Je lui souhaite bien du plaisir, s'esclaffa Tara, ça ne va pas être de tout repos si elle souhaite me trouver quelqu'un.

- Il n'empêche que je serai curieuse de savoir quel garçon va finir par ravir ton cœur, remarqua Lily, songeuse.

- Si tu veux tout savoir, cela m'intrigue autant que toi, sourit Tara.

Elle poussa un profond soupir puis prit une mine contrariée.

- Je n'ai pas pu voir Severus aussi longtemps que je l'aurai voulu aujourd'hui, ça m'embête. Je m'occuperai de Remus après-demain, je ne lâche pas Severus d'une semelle demain.

- Je n'arriverai jamais à comprendre comment tu peux autant apprécier sa compagnie, grimaça Fiona.

- Mais à part la première année, il n'a plus jamais attaqué personne, souligna Tara, sachant pertinemment que Fiona lui en voulait toujours de son attaque en première année.

- On va dire que c'est ton effet bénéfique, dit-elle en haussant les épaules. Et puis tu admettras qu'il n'est pas particulièrement agréable.

- Il l'est en privé avec moi, en tous cas, mais j'ai l'impression que je n'arriverai jamais à le dérider en public, sourit-elle doucement. Mais on s'entend bien…

Elle marqua une courte pause avant de prendre un air espiègle.

- Ça doit être normal entre cousins, lança-t-elle nonchalamment.

Elle regardait le dessus du lit mais tourna la tête pour observer la réaction de ses amies. Celles-ci ne percutèrent pas immédiatement les paroles, puis elles froncèrent les sourcils avant d'écarquiller lentement les yeux, tout cela dans un étrange synchronisme.

- Entre… ?

- De quoi ?

Tara rit de nouveau devant leurs airs ébahis puis hocha la tête.

- Jusqu'alors, Severus ne voulait pas que ça se sache, mais maintenant il s'en fiche. Le père de Severus était le frère de ma mère, il est donc mon cousin. C'est si dur à croire ?

« Et encore… », songea-t-elle.

- Euh… Plutôt oui, reconnut Fiona, il est difficile d'imaginer que vous êtes de la même famille.

Lily la regarda puis haussa les épaules.

- Après tout, Pétunia est bien ma sœur, grimaça-t-elle, s'attirant un rire de Tara. Mais je crois que pour moi, Rogue restera toujours Rogue, désolée Tara.

- Tu n'as pas à l'être. Severus peut être exécrable quand il le décide, sourit-elle largement.

- Puisqu'on parle de mecs, tu comptes rester comme ça longtemps avec Potter, Black et Pettigrow ? se renseigna Fiona en se tournant vers Lily.

- Ça va dépendre de leur attitude par la suite… Après tout, Remus a raison, si quelqu'un doit leur en vouloir, c'est lui, pas moi, mais s'ils continuent à faire leurs soi-disant farces stupides, ça ne risque pas de changer.

- C'était pourtant amusant le…

- Je ne parle pas de leurs farces en général mais de lorsqu'ils provoquent des bagarres ou qu'ils humilient des personnes en particulier, ça c'est quelque chose que je ne supportais déjà pas avant mais qui m'excède aujourd'hui. De toute manière, je ne pense pas que mon avis sur eux leur importe énormément. Evitons de parler de ces crétins, ça vaudra mieux. Je voulais vous demander, qu'est-ce que vous pouvez me dire sur la prison d'Azkaban ?

Ses amies lui lancèrent un étrange regard, même Tara ne souriait plus et elles échangèrent un coup d'œil avant que cette dernière ne hausse les épaules.

- Pourquoi tu t'intéresses au sujet ? demanda Fiona.

- D'après ce que j'ai compris, mon père va devoir se rendre là-bas. Je me suis documenté chez Fleury et Bott mais…

- Ton père va aller à Azkaban ? l'interrompit brusquement Fiona, l'air inquiet. Il ne faut pas qu'il s'y rende… Il y a trop de risques !

- Pourquoi devrait-il y aller ? demanda Tara.

- A vrai dire, je tiens ça d'une conversation que j'ai surprise. Le premier Ministre a vu, dans le dossier que mon père a constitué avec certains sorciers, la mention de cette prison et comme il ne veut pas se contenter des témoignages de gens de notre monde, il préférerait que mon père y aille pour lui faire un rapport. Je crois que cet endroit inquiète le premier Ministre, plus particulièrement les créatures qui en ont la garde.

- Et ça peut aisément se comprendre, mais le ministre moldu a tellement confiance en ton père ? s'étonna Fiona.

- Il a gagné beaucoup de crédit durant l'année dernière et même si je ne sais pas tout, je crois qu'en effet il lui accorde une assez grande confiance et le reconnaît pleinement en tant qu'ambassadeur. Ces détraqueurs sont si dangereux que ça ?

- Dumbledore suit de très près tout ce qui concerne les relations entre sorciers et Moldus, il saura gérer cela, dit Tara, et puis Alan Herbert, le ministre de la Magie, n'est pas un idiot, il ne prendra pas un tel risque.

- Mais les relations avec le premier Ministre moldu sont précaires, rappela Fiona, qui n'avait pas perdu son air inquiet. Si j'ai bien compris ce qu'il se passait, il ne tient qu'au père de Lily de faire pencher la collaboration dans un sens ou dans l'autre, et si ce ministre décide d'accorder toute son attention à Azkaban…

- Mon père acceptera forcément, souffla Lily, cette affaire lui tient bien trop à cœur. Les détraqueurs… on en parle dans les livres mais ce ne sont que des écrits, ils sont si terribles ?

- Pire que ça, murmura Fiona. Une fois, mon père a dû se rendre à Azkaban pour recueillir des informations pour l'OCDI, et il n'était vraiment pas bien lorsqu'il en est revenu. J'étais petite mais je me rappelle que j'ai pleuré et que je ne voulais pas quitter mon père alors j'ai dormi avec mes parents cette nuit-là. Je crois que j'avais l'impression qu'il n'était pas vraiment rentré, mais deux jours plus tard, tout est rentré dans l'ordre… Et puis, comme Tara le dit, si Dumbledore est là, ton père risque moins.

Lily hocha la tête et préféra changer de sujet.

- En parlant de l'OCDI, où on est ton père ?

- Depuis que l'organisme a été rattaché au ministère, il rechigne beaucoup plus à la tâche, soupira Fiona, et beaucoup de ses collègues sont pareils. Il dit que les bureaucrates n'arrêtent pas de censurer les informations, qu'ils n'ont plus aucune liberté de mouvements, et tout cela avant même que ça ne parvienne au ministre, d'ailleurs, qui a d'autres chats à fouetter. J'ai entendu mes parents en parler et je crois qu'il ne va pas tarder à poser sa démission. Pour le moment il garde son poste à cause de mon frère et moi, il attend d'avoir un point de chute où travailler, mais en même temps il est inquiet…

- Pourquoi ? demanda Lily.

- Parce qu'il connaît bien trop d'informations sur les représentants du monde sorcier et leurs antécédents. Tu sais, mon père était… est l'un des meilleurs agents de l'OCDI, il a recueilli beaucoup de données au long de son service. Avant, quand l'OCDI était indépendant, il bénéficiait d'un service de protection privé affilié, mais ce service a refusé de suivre le mouvement vers le ministère, du coup les agents de l'OCDI ne sont protégés que lorsqu'ils travaillent encore dans l'organisme, ils ne bénéficient plus de rien une fois qu'ils démissionnent ou partent à la retraite, tous les services de protection du ministère étant mobilisé pour contrer Voldemort.

Elle poussa un profond soupir et resserra ses bras autour de son corps.

- Pourtant c'est absurde parce que si Voldemort met la main sur ces agents, il aura accès à une mine d'informations qui l'aideront dans son entreprise, ils auraient donc tout intérêt à les protéger, termina Tara en serrant les dents. Plus on avance dans le temps et plus je me dis que je suis certaine d'une chose : je ne travaillerai pas pour le ministère.

- A ce rythme là, quand on va sortir de Poudlard, Voldemort sera toujours là et… sûrement encore plus puissant, frissonna Fiona. Parfois j'ai peur, j'ai si peur que je voudrais quitter l'Angleterre, avoua-t-elle dans un souffle, mais d'autres fois… je n'ai pas envie de tout lâcher et de laisser ce fou furieux tout détruire, mais je sais que je ne saurai pas me battre.

- Il y a différentes manières de se battre, remarqua doucement Tara. Il y a eu plusieurs attaques cet été, mais je n'ai eu la vision que de quelques unes et d'autres… disons que je n'ai pas su les interpréter à temps. Mon pouvoir m'aide mais j'ai le sentiment que je m'y prends de la mauvaise façon, qu'il y a quelque chose que je dois faire sans parvenir à mettre le doigt dessus. Pourtant j'ai confiance, je sais qu'un jour je trouverai, je suis simplement trop jeune pour le moment. Après tout, quelqu'un m'a dit un jour qu'il fallait que je profite de ma jeunesse et je compte bien le faire.

Elle avait adressé un sourire à Lily en disant cela et celle-ci rougit légèrement, rendant par la même le sourire à Fiona.

- Vrai ! Restons unies et tout se passera bien, lança Fiona en tendant sa main, Lily mettant la sienne par-dessus et Tara faisant de même.

- Si les Maraudeurs croient avoir le monopole de l'amitié durable, ils se furent le doigt dans l'œil, lança férocement Lily avec un sourire qui ne collait pas du tout avec son ton.

Elles rigolèrent encore un moment avant que Fiona et Tara ne rejoignent leurs lits, Tara songeant qu'elle avait eu bien de la chance de se retrouver avec ces deux-là, elle s'endormit le sourire aux lèvres en se traitant de chanceuse.

A suivre…

Y'a pas que le titre de pitoyable… Vraiment désolée mais là c'est pas la grande forme pour l'écriture, faut dire que j'ai décidé d'étudier ce semestre, ça me déstabilise, lol. Ça devrait s'arranger sur les prochains chapitres ;-)

oOo

BONUS :

Général, si seul ce que je pourrais raconter sur HP vous intéresse, ce ne sera pas le cas de ce… truc…

Ça fait déjà un petit moment que j'écris, depuis que je suis entrée au collège je crois (ouais, je sais, c'est triste de voir que je savais pas écrire avant ça, un retard qui me pèse… lol) mais, pour être franche, ça fait seulement quatre ans que j'apprécie ce que je fais. Avant… comment dire ? C'était trèèèèèèèèèèèès niaiseux et meugnons et gna gna gna (qui qu'a dit que ça avait pas changé ? è.é)­­. C'est l'effet « comtesse de Ségur » qui me valait ça. Nan sérieux, j'adore ces livres, mais même s'il y a une morale à chacun, il faut reconnaître que c'est plutôt simpliste…

Bref, c'est pas de ça dont je voulais parler. Je disais donc que ça ne remonte pas à si longtemps que je suis contente de ce que j'écris, depuis que j'ai réellement commencé un projet à long terme, un "véritable" récit. Je l'aime bien… En fait j'adore l'histoire, ses tenants et ses aboutissants, ses persos… Une amie trouve qu'il y en a trop, de persos, c'est sûrement vrai mais… c'est ma façon d'écrire je crois, lol, j'aime faire interagir les gens comme dans la réalité, leur donner une dimension particulière.

Mais ce qui me fait surtout aimer ce récit, c'est qu'à son travers, j'ai enfin compris quelle était ma façon d'écrire, ce que je faisais exactement. C'était assez flou avant, mais là j'ai compris, et ce grâce à un perso. C'est le genre de perso qui se glisse subrepticement dans l'histoire, sans que vous vous en rendiez compte (alors que c'est quand même vous qui l'écrivez !) vous connaissez peut-être, si vous écrivez des récits… Ce perso, donc, est apparu à la fin d'un chapitre, j'écrivais tranquillement, heureuse d'en voir le bout, et puis le nom de ce perso est apparu, prononcé comme ça, il n'était rien d'autre qu'un nom et une fonction donnée un peu au pif. J'ai bloqué… Un moment j'ai regardé cette phrase lancée par un perso de fond (un garde, dans mon récit) et où ce nom apparaissait, et puis finalement je l'ai laissé, sans avoir l'intention de le réutiliser pour autant. Et puis ce perso est réapparu… une fois… deux fois… trois fois… Aujourd'hui il est l'un des personnages principaux de mon récit, en fait sans lui, l'intrigue manquerait cruellement de saveur O.o Il a aussi embarqué avec lui un autre perso, qui est également important. Quand j'y pense, je me dis qu'à l'origine, ce récit était vraiment pitoyable, mdr !

Depuis, quand j'écris, je fais un plan général mais je m'impose moins de conditions qu'avant et je lâche la bride à mes persos, je les laisse évoluer seuls bien que sous surveillance (lol), c'est comme ça qu'est né Jean Lamare dans « Le miroir de Parenze », mais à cette époque, je venais tout juste de "découvrir" ce genre de perso, alors il est assez incomplet. Par contre, dans « Il y a un début à tout », il existe un perso qui m'a fait ce coup-là et que j'arrive un peu mieux à développer, bien que je ne le mette pas en avant autant que je l'ai fait avec le perso de mon propre récit, il s'agit de Wanda Canaris. Elle est le prototype du perso qui se tape l'incruste et dont on ne peut plus se défaire, mdr ! Vous êtes nombreux à l'apprécier d'ailleurs. A l'origine, elle ne devait qu'apparaître une fois ou deux, et puis elle s'est développée, elle a revendiqué son droit à l'existence j'ai l'impression. Quand j'ai commencé à lui écrire une vie qui ne se résumait pas à « Serpentard, troisième année » (pour sa première apparition), j'avais l'impression de sentir ses yeux suspicieux sur moi, j'avais pas intérêt à bâcler ;-P

Ça peut vous paraître étrange que je parle ainsi… J'y reviendrais plus tard, dans un autre bonus, celui-là se fait vraiment long, alors je vais l'arrêter là. Ça vous a intéressé ? Je prévois des bonus plus centrés sur « Il y a un début à tout », je vous rassure ;-)

Byyye !

PS : Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, j'ai encore beauuuuuuuuuuuucouuuuuuuup de progrès à faire pour être digne d'être appelé "auteur", si tant est que j'y arrive un jour, lol. Mais du moment que je m'amuse en écrivant et que ce soit le cas pour ceux qui me lisent, je ne recherche pas plus ;-)