Chéri, on a échangé nos corps.


Disclaimer : Hetalia ne m'appartient pas, sinon vous en aurez entendu parler ! Tout appartient au génial Hidekaz Himaruya ! (Sauf cette fic, elle est à moi !)

Rating : K+, quelques vulgarités, mais pas de trucs gores ! XD

Pairing : Sans doute du GerIta, SpaMano et un peu de RoChu, mais pas pour l'instant du moins !

Et voici le chapitre 2 ! J'espère que ça va vous plaire, j'ai eu tout de même du mal à le finir. ^^

Ce sera un chapitre un peu plus sérieux, étant donné qu'il y aura développement de la psychologie de Romano, et pourquoi son comportement est comme il est. J'espère que cette explication vous plaira. :)

Merci à Lisa pour la correction ! ;)

Bonne lecture !


Chapitre 2 : Laisse-moi seul avec les cafards.

POV Romano

… J'étais complètement sur le cul. Qu'est ce que j'ai fais pour mériter ça ? C'est vrai quoi, je suis gentil et serviable, merde !

… Ouais bon ok, peut-être pas, mais je mérite pas un truc pareil ! Être dans le corps de la personne qu'on déteste le plus sur Terre, vous imaginez ça vous ? Votre fierté est réduite en poussière, une humiliation... ALORS METTEZ VOUS A MA PLACE, MERDE ! Et le pire, c'est que si quelqu'un s'en aperçoit... Non, non, personne ne s'en apercevra ! Et puis, cette nuit, je retrouverais mon corps, pas vrai ? Donc aucune raison que quelqu'un s'en rende compte, haha.

… ?

Non mais si jamais je retrouve jamais mon corps ? Si jamais je suis obligé de demeurer pour toujours dans le corps de ce bouffon, comment survivrais-je ? COMMENT CA J'EN FAIS TROP ? Et puis mon frère, il me regardera plus jamais pareil, et cet abruti d'Espagne... Il va me fuir maintenant... Snif...

Nan mais depuis quand je me soucie de cet enfoiré ? Je devrais m'en réjouir, au contraire ! Ça me fera des vacances comme ça, le seul truc positif dans une situation de merde comme celle-ci, haha !

Des pas affolés retentirent soudain vers l'endroit où je me trouvais. Je me retournais pour apercevoir arrivés... Le Japonais coincé du cul et mon abruti de frère, qui étaient complètement paniqués. C'était sans doute après m'avoir entendu hurler comme un malade dans la salle de bain...

-Allemagne ! Qu'est ce qu'il t'est arrivé ? On t'a entendu crier, j'ai eu peur, veeee ! Pleurnicha Veneziano en me sautant dans les bras. Mon cœur fit un bond phénoménal dans ma poitrine.

-Allemagne-san ! Que s'est-il passé ? Vous nous avez fait peur vous savez !

-Ah euh... Hum... Ben euh... Bafouillais-je, ne sachant pas quoi dire. J'avais envie de les envoyer bouler comme j'avais l'habitude de le faire, mais dans ce corps, je ne pouvais pas me permettre de faire un truc pareil. Surtout si je voulais rester discret...

-En fait... J'ai... Vu un cafard dans le lavabo.

Ils firent tous deux des têtes de trisomiques. En même temps, vu l'excuse de merde que je venais de sortir, il y avait de quoi. Si jamais ils croyaient à ça, c'est qu'ils étaient vraiment cons.

-Vraiment ? Demanda le Japonais. Vous ne nous avez jamais dit que vous aviez la phobie des insectes Allemagne-san...

Putain, il y croit ce con. J'hallucine.

-Euh, ben c'est-à-dire que c'est une peur complètement conn- idiote, si je vous l'avais dit, vous auriez sans doute ri... Déclarai-je. On pouvait dire que je jouais plutôt bien mon rôle pour l'instant...

-Ve, tout le monde a ses peurs et ses angoisses ! Et puis c'est vrai qu'il y a de quoi en avoir peur, les cafards sont tellement effrayants, vee ! Déclara t-il en fourrant sa tête contre ''mon'' torse. Je sentais mon cœur faire un triple salto arrière. Mais putain de merde, organe à la con, arrête de t'affoler, c'est mon frère bordel ! C'est pas comme si c'était Espagn- UNE MINUTE, JE PENSAIS A QUOI LA ?

-Allemagne ?

-... Je... J'ai faim pas vous ? Dis-je avec un sourire crispé.

-...

-Ve ! Moi aussi j'ai faim ! On va manger des pasta, pas vrai ?

-B-bien sûr que oui idiot. Tu croyais qu'on allait manger quoi d'autre ?

-Ben d'habitude ça t'énerve quand je dis ça. Ve, mais je suis content que tu sois d'accord ! Il sourit.

Putain, c'est pas vrai. Avec un peu de chance, je le trouverais presque craquant.

… J'ai fumé ou quoi ? Plutôt crever que de craquer sur mon frère ! Je me mis une baffe mentale, puis secouai vivement la tête sous l'œil interrogatif du Japonais. Nous descendîmes les escaliers pour aller préparer le petit-déjeuner. Mon frère s'attela à la cuisson des pâtes, le Japonais aux trucs... Ben japonais quoi, et moi à mettre la table. Malgré les apparences, je trouvais ça plutôt chouette, de ne pas être seul pour déjeuner... Même si j'étais entouré de deux cassos et surtout que j'étais dans le corps du plus gros bouffon que la Terre ait jamais porté. Mais mieux valait voir ça du côté positif non ? Et puis, même si les trucs à bouffer de balai-dans-le-cul qui accompagnaient les pâtes et les pizzas avaient une forme et une couleur bizarre, je devais bien avouer que c'était bon. Je souris en enfournant une bouchée. Je levais les yeux vers l'asiatique, qui me regardait. Je le regardais, il me regardait, nous nous regardions. Oui, je connais bien ma conjugaison, allez vous faire foutre.

-Allemagne-san... Ça ne va pas ?

-Hein ? Euh, Pourquoi ? Lui dis-je.

-Vous... Semblez joyeux. Enfin, je veux dire, vous souriez, ce qui n'est pas dans vos habitudes, sans vouloir vous vexer...

-...

Putain, me dites pas qu'il m'a vu sourire ce con ? Aaaah, la honte ! Je retournai la tête pour ne pas qu'il me voie. Me comporter comme un gros macho sans cervelle, voilà la vision que je devais donner. Alors pourquoi est ce que j'ai souri moi ? Je suis pas un niais pourtant ! Rah, ça m'énerve...

-En fait, depuis ce matin vous m'avez l'air changé... Est-ce que par hasard... Il se serait passé quelque chose ? Continua t-il avec un regard qu'on aurait pu qualifier d'interrogateur, si ce bouffon avait un tant soit peu un regard expressif.

C'est pas vrai, derrière son air d'asiatique coincé du cul, il pouvait remarquer que quelque chose clochait. Ça voulait dire que j'étais officiellement dans la merde. Me trouver un prétexte, à la con ou pas, peu importe tant qu'il gobe tout ce que je lui dit.

-En fait... J'ai... Fais un cauchemar cette nuit. Il m'a un peu perturbé, mais maintenant ça va mieux, merci.

-Ah, je me disais aussi que l'excuse du cafard était étrange... Lança le Japonais.

-Oui, j'avais pas trouvé mieux, je ne voulais pas vous inquiétez Ven- Italie et toi... La vache, qui aurait cru que c'était moi qui parlait ? Je suis un vrai comédien dans l'âme ! Pensais-je fièrement.

-Ve, Allemagne, toujours à t'inquiéter pour les autres avant toi ! Derrière tes airs de dur, tu es super gentil ! C'est pour ça qu'on t'adore Japon et moi ! Pas vrai Japon ?

-O-oui... Lança ce dernier, gêné.

-Ah, ben... Merci... Déclarai-je, me grattant la joue et détournant le regard.

Bien que ce n'était pas à moi qu'ils disaient ça, je me sentais gêné et heureux. Mais je me sentais surtout mal à l'aise, je ne pouvais même pas les regarder. En fait, c'était comme si j'étais un intrus. En même temps c'est un peu logique vu que je ne suis pas celui qu'ils croient que je suis.

… Ouah, je pourrais devenir philosophe en faisant ce genre de phrases !

-Et donc... On fait quoi aujourd'hui ? Demandais-je, changeant de sujet pour ne pas montrer mon malaise. Le frigo me semblait absolument fascinant...

-Il me semble que nous n'avons rien prévu pour le moment... Déclara l'asiatique. Avec ce qu'il s'est passé hier, peut-être devrions-nous nous montrer plus prudents pendant nos sorties ?

Je me remémorai les événements de la veille, mes dents se serrant sur le coup de la colère. C'est maintenant que tu pense à faire attention, ANDOUILLE ? Il serait temps !

-Vee ! Je veux plus jamais sortir, si grand frère France, Angleterre et les autres ont réussi à vous kidnapper et qu'ils ont découvert que je vous ai libérés, si jamais je sors tout seul, ils n'hésiteront pas à s'en prendre à moi, veeee !

Pour une fois, je dois admettre que j'étais d'accord avec mon abruti de frère. Même si cette bande d'incapables était stupide, ils avaient sans doute deviné que Veneziano s'était ramené pour venir sauver ses potes. Même si c'était une mauviette, il n'allait pas laisser des personnes qui lui sont chères entre de mauvaises mains. Je soupirais, amer. Se serait-il autant inquiété pour moi si j'avais été dans la même situation que le macho et le balai-dans-le-cul ? Peut-être pas. Après tout, qui s'inquiéterait pour quelqu'un comme moi ? Personne.

Ah si, peut-être Espagne. Et encore. Je suis tellement agressif avec lui qu'il doit être bien content quand je suis pas dans le coin pour l'envoyer chier. En fait ça a toujours été comme ça. Même lorsque Grand-Père était encore vivant. Il préférait toujours Veneziano. C'est sûr qu'entre un gamin souriant, gentil et attentionné et un môme chieur, râleur et malpoli, le choix était vite fait. Même si j'avais toujours été jaloux du fait que Veneziano soit le petit préféré de la famille, je ne pouvais pas le détester. Après tout, comment détester quelqu'un comme lui ? Je voulais seulement recevoir un peu d'attention moi aussi. Alors je faisais des caprices et des crises de colère, seul moyen pour un enfant maladroit de se faire remarquer par les personnes qu'il aime. Et puis c'est vite devenu une habitude. Râler le matin au réveil, râler quand l'eau de la douche est trop chaude ou trop froide, râler devant la télé, râler parce que mon abruti de frère s'est fait lyncher, râler parce qu'il pleut, râler quand Espagne me parle avec son grand sourire de niais, râler parce qu'au fond, j'en avais marre de moi-même. Mais comment le faire comprendre lorsqu'on trouve pas les mots pour décrire ce qu'on ressent ? Tellement pitoyable, pensais-je avec amertume.

Perdu dans mes pensées noires, j'entendais vaguement mon frère et le japonais discuter. Bien que n'entendant qu'à moitié leur conversation, le fait qu'ils parlent, totalement inconscients de ce qui me triturait la tête, et surtout faisant comme si je n'existais pas, je sentis une profonde colère m'envahir, et le besoin de les envoyer chier me prenait à l'estomac. Je me levai précipitamment. Tellement violemment que j'ai bien failli tomber de ma chaise.

Les deux glands me regardaient avec un air surpris, ne s'attendant sûrement pas à ce que je me lève aussi brusquement. Je les fusillai tous deux du regard, et me précipitai dans la fameuse-salle-de-bain-où-j'ai-fais-l'horrible-découverte pour m'y enfermer à double tour.

-Allemagne ? Allemagne, qu'est ce qu'il y a ? J'ai dis quelque chose de mal ? Ouvre s'il te plaît ! Quémanda mon idiot de frère en tambourinant à la porte.

Bon sang, tais-toi... Je ne suis pas cet abruti d'Allemand, alors arrête ça. Si tu dois t'inquiéter pour quelqu'un, c'est moi. Pas lui. Pourquoi tu t'inquiètes toujours pour lui ? En quoi est-il si important à tes yeux, hein ? Je veux juste être seul...

-Laisse-moi tranquille. J'ai besoin d'être seul. Déclarai-je, assis sur le carrelage froid de la salle de bain, le dos appuyé contre la porte.

J'attendais un vague instant une réplique qui allait venir, mais n'entendis que des bruits de pas se faisant de plus en plus lointains.

Un soupir léger flotta dans l'air. Mon frère et le Japonais étaient partis. J'étais enfin tranquille.


Et voilà, le chapitre 2 est fini, j'espère que ça vous aura plu. ^^

Et non, je n'ai pas mis le POV d'Allemagne, car je compte faire le prochain chapitre entièrement centré sur lui !

Merci à vous d'avoir lu, et à bientôt pour le prochain chapitre. ;)

Review ?