Mes biens chers frères, mes biens chers sœurs, voici venir le deuxième chapitre de "Le Chupacabra et les Licornes" ^^.

*Enfile sa tenue de bookmaker*

Mesdames et Messieurs les paris sont ouverts ! Qui va mourir ? Qui va être blessé ? Qui va survivre et continuer l'aventure ?

Oui madame, j'écoute. C'est noté, non m'sieur on ne peut pas parier sur l'avenir d'un hypothétique chien ou chat. Bien sûr, je comprends que vous soyez déçus mais c'est la vie, gardez la pêche et tenter un autre pari. Je tiens à rappeler à l'assistance que le lot du gagnant est ce magnifique vase Ming d'époque contemporaine d'une valeur de cinq euros. Oui mesdames et messieurs c'est un peu de l'arnaque mais vous devez comprendre que les temps sont durs.

*Redeviens "normale" *

Merci à Eponyme Anonyme pour la première review de cette fic ^^. Ça fait plaisir tout plein et c'est trop cool.

P.S.; la décision prise par les elfes et Dame Noël est de garder Santa Claus "vivant", leur objectif étant de lui réapprendre à faire son soi-disant "boulot" pour décembre 2014. Ils sont conscients du défi que cela représente tout en restant confiants. Moi je dis qu'ils font une grosse connerie mais soit… on verra si l'avenir me donne raison. Un elfe du nom de Dobby ( nooooooooooon ce n'est absolument pas une référence ^^) a promis de me faire un rapport journalier.

Séline se réveilla en sursaut, un son qu'elle n'arrivait pas à identifier l'avait tiré de son sommeil. Tout son corps était tendu à l'affut du moindre bruit suspect mais c'était une présence dans sa chambre qui l'avait réveillé. Neil se tenait près de son lit, un sourire radieux sur le visage.

- Papa arrive.

Elle ne put s'empêcher de lui sourire en retour alors que son cœur cognait violemment dans sa poitrine. Dominic avait surement appelé depuis l'aéroport, dans une heure et demie il serait là. Séline repoussa les couvertures alors que son jeune frère quittait la pièce en sautillant. Elle se prépara pour la journée avant de descendre prendre son petit déjeuner. Tout le monde était déjà levé et son bol l'attendait. Séline servit Neil en lait quand celui-ci lui tendit sa tasse avant que son regard ne rencontre celui de Thomas, son frère paraissait souffrant. Des cernes sous ses yeux indiquaient qu'il n'avait pas du beaucoup dormir et elle pouvait remarquer le léger voile de sueur qui lui perlait le front de petite gouttelettes.

- Et bien, la tête que tu te payes ce matin. Tu devrais aller te coucher plus tôt.

Son frère lui lança un regard de défi en semblant rassembler ses forces pour se relever un peu sur sa chaise et lancer l'assaut.

- Hey Legolas où sont tes collants ?

Séline avait eu la merveilleuse idée de se déguiser ainsi pour le dernier Halloween et ses frères ne l'avait pas ratés. Elle ouvrait la bouche pour répliquer que Frodon et ses pieds poilus n'était pas non plus une marque de virilité mais la sonnette de la porte d'entrée résonna. Tout sembla s'arrêter un instant avant qu'ils ne se ruent vers le hall. Neil fut le premier à y arriver suivi de près par Thomas, Séline suivait sa mère alors que celle-ci ouvrait la porte pour accueillir le père de famille.

Un homme à la carrure impressionnante entra d'un pas tranquille dans le hall. La première personne sur qui se posèrent ses yeux fut leur mère. Séline pouvait sentir que sa présence les survoltaient elle et ses frères tout en les apaisant agréablement.

- Je suis rentré.

Il se pencha pour effleurer les lèvres de sa femme avant de se tourner vers sa progéniture. Il passait un bras autour de la taille d'Aileen alors que Neil lui sautait au cou.

- Bonjour les enfants.

Sa voix vibrait avec force dans le hall, la voix d'un guerrier. Séline et Thomas s'approchèrent pour le prendre dans leur bras. Ce fut leur mère qui interrompit ce moment après quelque minute d'étreintes.

- Tu dois avoir faim mon chéri.

Ils l'emmenèrent vers la cuisine alors qu'il répondait en éclatant de rire.

- Tu sais bien que oui.

La journée se passait comme dans un rêve, les frères ainés arrivèrent en début d'après-midi. Séline ne pouvait détacher son regard de son père. Il était de retour, sans une égratignure. Elle ne pouvait s'empêcher d'être fier de lui. Il remarqua son regard et la gronda des yeux alors qu'il retournait la viande qui grillait sur le barbecue. Elle lui sourit avant de s'approcher de lui, elle savait que son père n'aimait pas être observé. C'était un réservé dans l'âme, plus à l'aise sur un champ de bataille et dans la forêt que parmi les autres. Mêmes si sa famille était la seule exception à cette règle.

Séline prit une bière au passage et la lui tendit, il hocha la tête pour la remercier.

- Et ton année sabbatique ?

Elle sourit en portant sa bouteille à ses lèvres. C'était une manière détourné de lui demander comment elle allait. Elle avait décroché son diplôme en droit quelques temps auparavant.

- J'en profite avant de devoir me lancer. Marcus veux que je prenne mon poste immédiatement mais j'ai besoin d'un peu de temps pour savoir ce que je veux réellement faire…

Son père savait très bien ce qu'elle sous-entendait mais il lui fit comprendre d'un regard que ce n'était pas le moment d'en parler. Elle se tourna vers son frère ainé, Marcus. Celui qui avait fait la fierté de leur père, lui le chien de guerre avait un fils avocat de grande réputation. Elle remarqua du coin de l'œil que son père suivait son regard.

- Je suis fière de vous. Je sais ce que tu veux Séli et on en reparlera plus tard.

Séline n'en cru pas ses oreilles, son père se confiait à elle. Elle ne sut pas trop quoi répondre avant de lui décocher une tape sur l'épaule et d'aller voir si sa mère n'avait pas besoin d'elle. Elle n'était pas à l'aise avec ce genre de déclaration. Surtout que la jeune femme se doutait que ni elle ni son père n'aimerait ce que l'autre dirait lorsqu'ils parleraient enfin de son avenir.

Alors que la fin du repas approchait et que les rayons du soleil se couchaient à l'horizon Nathan, le deuxième de la fratrie se rapprocha de sa sœur.

- Où est Thomas ?

- Parti se coucher, le doc a dit qu'il avait de la fièvre et qu'il devait se reposer.

Leur attention fut captée par leur père qui demandait abruptement quand ils voulaient aller chasser. Séline ne put s'empêcher de sourire, son père était prévisible mais tout le monde était emballé. La décision fut prise de partir au vieux cabanon le weekend prochain et d'y établir un camp pour deux jours. Séline en frissonnait encore de joie quand elle termina de mettre les couverts dans le lave-vaisselle. Ses frères ainés étaient repartis après le dessert en promettant de faire partie de l'expédition.

Séline se trouvait seule dans le garage en décochant flèches après flèches. Rien ne pouvait venir la troubler, le son sifflant à son oreille au moment où elle lâchait la corde et le son mat d'une cible atteinte en réponse. Il ne lui fallait rien de plus. Ses muscles se tendaient alors qu'elle bandait à nouveau l'arc, ils commençaient à être fatigués. Ce geste quotidien et tellement naturel pour elle lui permettait d'atteindre un calme extraordinaire, inaccessible par tous les autres moyens qu'elle avait pour se canaliser. Elle prit la dernière flèches de son carquois et tendis ses muscles une dernière fois avant d'aller se coucher.

Neil hurla dans son sommeil, réveillant toute la maison. La chambre de Séline jouxtait la sienne, en un quart de seconde elle était sur ses pieds, prête à aller réconforter son petit frère. Il était devenu rare que Neil fasse un cauchemar mais durant sa petite enfance ils étaient fréquent. Elle se tendit en l'entendant hurler à nouveau. Il appelait leur père, un frisson lui glaça l'échine alors qu'elle se ruait dans le couloir.

La porte de Neil était ouverte et quelque chose s'avançait vers lui en rampant. Avant qu'elle ne puisse faire un pas de plus son père passait devant elle armé d'un poignard. Neil se réfugiait dans un coin de la pièce alors que Dominic fonçait dans la mêlé. Séline enjambât un coffre à jouets renversé pour tendre la main vers son frère. Neil se raccrocha à son bras alors qu'elle l'emmenait hors de la pièce. Elle le fit rentrer dans sa chambre avant de lui demander s'il n'avait rien. L'enfant n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'un cri retentit à nouveau ponctué par des grognements violents.

- Reste ici, enferme-toi à clefs !

Elle ne prit pas la peine de vérifier s'il faisait ce qu'elle avait demandé. Le cri qu'ils venaient d'entendre provenait de leur père. Toujours occuper à lutter dans la chambre de Neil. Séline vit sa mère allumé la lumière de la chambre d'enfant et hurler avant de se précipiter à l'intérieur.

La jeune femme fut arrêtée un instant sur place, c'était un prénom qu'elle avait hurlé. Celui de Thomas, son sang s'arrêta de circuler. Puis tout alla plus vite, elle ne savait pas comment elle avait atteint la porte, elle ne comprenait pas non plus ce qui se passait à l'intérieur.

Son père se faisait mordre par Thomas alors qu'il lui plantait son couteau dans le cœur. Sa mère se précipitait vers son fils tandis que Dominic le repoussait violemment contre le mur. Son mari voulu la maintenir à l'écart mais il perdait trop de sang, elle passa à côté de lui alors qu'il chancelait.

Séline aperçu son père tombé au sol, elle n'arrivait pas à bouger. Elle vit Thomas relevé la tête en grognant, Aileen se penchait vers lui pour le serrer dans ses bras. Séline croisa le regard de son frère, un regard mort dénué d'émotion. Ses mains se refermaient sur le dos de leur mère. Son père essaya de bouger vers sa femme mais le sang qu'il perdait formait une large flaque autour de lui.

Séline l'entendit hurler le prénom de sa mère avant que Thomas ne lui morde l'épaule. Elle put enfin bouger, ramassant à toute vitesse le couteau de son père tombé au sol. Sa mère se débattait avec ce qui était autrefois son frère, presque son jumeau, en hurlant sa douleur. Elle semblait se détacher d'elle-même alors qu'elle plantait la lame dans son front. Il ne remua plus après une seconde.

Séline tomba au sol, les gémissements de ses parents la prenaient aux tripes, lui donnant l'impression de se retrouver en enfer. Elle se tourna vers son père, il appuyait sur une vilaine blessure au bras. Le sang coulait à flots, une artère devait être sectionnée. Elle s'approcha de lui, le forçant à se coucher pour qu'elle puisse défaire la ceinture de son peignoir et en faire un garrot. Ses gestes se firent chaotiques, l'adrénaline ne voulait pas quitter son corps. Elle entendit un bruit de chute avant de se retourner et de voir sa mère inconsciente. Séline serra le garrot aussi fort qu'elle le pu et se précipita vers elle, glissant dans le sang qui maculait le sol.

- Maman…

Elle ne reconnut pas sa voix, le monde devenait flou autour d'elle. Elle n'arrivait pas à savoir si sa mère respirait, la jeune femme posa sa tête contre son cœur. Pas un bruit, pas un souffle, aucun mouvement. Elle se recula horrifié avant de hurler devant le sang qui s'échappait de l'épaule de sa mère et le trou béant qui ornait le front de Thomas.

- Séli, ma chérie… calme toi…

Elle se gifla mentalement pour reprendre contenance avant de revenir, les membres tremblants, vers Dominic.

- Papa…

Le regard de son père se porta vers la porte grande ouverte. Neil venait de tomber à genoux devant le spectacle qu'il avait sous les yeux. Dominic essaya de se relever mais le sang qu'il perdait augmenta aussitôt. Un grognement de douleur lui échappa.

- Neil… viens…

Le garçon de onze ans pris sur lui en s'approchant de son père alors que sa sœur s'effondrait. Elle venait de tuer son frère, son sang était sur ses mains. Celui de sa mère et de son père venait compléter le tableau. Sa mère était morte et son père allait bientôt la suivre. Séline pouvait voir le sang qu'il perdait en abondance. Elle vit son père prendre son frère dans son bras valide, le rassurant alors que son regard se rivait à la jeune femme.

- Séline…

Elle éclata en sanglots, ne voulant pas entendre ce qu'y allait suivre. Les larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle ne puisse les arrêter.

- Tu dois prendre ton frère et partir d'ici. Va chez Nathan, il sera quoi faire.

- Non… c'est un cauchemar… je vais me réveiller.

Elle perdait pied, tout son monde s'écroulait. Son père lui tendit la main pour qu'elle vienne près de lui. Elle eut immédiatement envie de se blottir contre son torse, de se rendre compte que ce n'était qu'un mauvais rêve et qu'elle allait se réveiller d'une minute à l'autre. Un grognement se fit entendre dans son dos. Le réveil venait de sonner mais le cauchemar continuait.

Séline se retrouva sur ses pieds sans qu'elle ne sache comment, le couteau se trouvait toujours dans sa main. Sa mère remuait faiblement, Séline fit un pas vers elle alors qu'elle rouvrait les yeux. Le soulagement afflua en elle, sa mère vivait. Son regard tomba sur l'épaule d'Aileen et ce sentiment vola en morceaux. Elle reporta son attention vers les yeux de sa mère, aucune vie ne les animait.

- Papa…?

Elle paniquait, ne sachant pas ce qu'elle devait faire. Sa mère commençait à remuer, essayant de se relever dans un grognement inhumain.

- Tu sais quoi faire Séli… la tête…

La voix de son père était faible, douloureuse et immensément triste. Mais l'ordre était donné. D'un mouvement fluide elle fondit sur sa mère, lui enfonçant la lame dans un œil. Séline laissa tomber le couteau au sol avant de voir le monde tanguer violement autour d'elle. Elle s'écarta de ce qui était autrefois sa mère et tourna son regard vers sa famille. Son père était blanc comme un linge et son frère pleurait en silence.

Séline ne voulait qu'une seule chose, disparaitre pour laisser éclater ses sentiments. Mais elle ne pouvait pas, le regard de son père le lui interdisait. Ses yeux d'acier lui ordonnaient d'être forte, elle le regarda en comprenant ce qu'il voulait. Elle prit sa tête entre ses mains et hurla de douleur. Elle savait qu'elle devrait le faire, ils avaient vu ce qui se passait après être mort. Son frère quitta les bras de son père pour venir poser sa main sur son épaule. Elle le regarda en ayant une peur panique, Neil avait-il été blessé ? Elle prit ses bras pour les tendre et vérifier que tout allait bien, elle allait en faire de même avec ses jambes quand il arrêta ses mains pour faire non de la tête. Elle poussa un profond soupir avant de l'enlacer. Il la repoussa gentiment tout en continuant de pleurer.

- Mes enfants…

Ils s'approchèrent de leurs pères alors qu'il tournait de l'œil.

- Papa !

Séline n'avait pas pu s'empêcher de crier, il rouvrit les yeux en se forçant à rester éveillé.

- Séli… Neil… chez Nathan… vite.

Séline se tourna vers Neil et elle essaya de parler le plus calmement possible.

- Neil, prends tes affaires et dis au revoir.

Sa voix l'avait trahie dès le début. Neil savait, il savait que c'était la dernière fois qu'il voyait son père. Ses yeux furent un torrent lorsqu'il se pencha pour embrasser la joue de son père avant de prendre un sac dans son armoire et d'y fourrer des vêtements.

- Prends soin de ta sœur…

Ils attendirent que Neil soit parti, Séline se doutait que son père avait des directives à lui donner. Il le fit d'une voix blanches, sans timbres.

- Allez chez Nathan… Séli… ma chérie… prend les armes avec toi… Pas à pieds, … moto.

- Oui papa…

Elle se refusa à pleurer, le temps n'était pas aux larmes, rageusement elle essuya ses joues. Il fallait emmener Neil en sécurité. Mais son père n'avait pas fini.

- Il faut que tu le fasses chérie…

Elle frappa le sol de ses poings, elle savait ce qu'elle devait faire mais elle ne pouvait s'y résoudre.

- Tu es forte Séline, je le sais… mais tu dois l'être encore plus maintenant.

Sa voix s'éteignait peu à peu.

- Tu dois retrouver les nôtres, tu dois… protéger la famille.

Séline se leva pour s'armer de courage, elle ramassa le couteau qui gisait au sol près de sa mère alors que son père bredouillait des mots de plus en plus incompréhensibles. Elle remarqua que le sang ne coulait plus aussi abondamment de son bras. Il était proche de la mort, un souffle de plus et il ne serait plus. Elle se pencha vers lui et lui déposa un baiser sur le front en retenant ses sanglots. Son père lui caressa la joue avant que sa main ne retombe au sol. Un instant plus tard elle enfonçait le couteau dans son oreille. Elle se releva immédiatement et claqua la porte derrière elle en hurlant de rage et de désespoir.

Neil entra dans son champ de vision portant son sac à dos et étant totalement habillé. Elle le prit par la main et l'entraina dans sa chambre. Elle s'habilla aussi vite qu'elle le pouvait avant de mettre ses affaires dans un sac. Elle sortit en trombe suivit par son frère. Séline n'hésita pas un instant, elle entra dans la chambre de ses parents. La jeune femme ouvrit le placard et de poussa les chemises de son père pour atteindre un coffre-fort. Elle le déverrouilla avant de vider son contenu dans le sac. Trois armes à feux, deux Glock et un fusil à pompe avec trois boites de munitions pour chaque. Un paquet de lettres retenues ensemble par un élastique glissa au sol alors qu'elle se relevait. Son frère se pencha pour le prendre et les mettre dans son propre sac.

Elle allait se ruer dehors mais elle s'arrêta sur le pas de la porte, Neil la suivait sans rien dire. Séline ne pouvait s'empêcher de penser au pire. Elle se dirigeât vers la salle de bain et vida la pharmacie dans son sac ouvert au sol.

Neil la regardait faire en silence, elle lui demanda de prendre de la nourriture dans la cuisine et le garçon s'exécuta sur le champ. Il remplissait son sac de conserves quand un bruit à la fenêtre le fit sursauter. Quelqu'un se tenait dehors dans le jardin. Il battit en retraite après avoir refermé son sac. Sa sœur l'attendait dans le hall, surveillant les alentours par la petite fenêtre de la porte d'entrée. Elle voulut lui parler mais il lui fit signe de se taire, lui expliquant par gestes qu'elle devait venir dans la cuisine. Elle le rejoignit à pas de loups. Neil tendit son doigt vers la fenêtre. Elle vit ce qu'il lui montrait, une de ces… choses se trouvait dans le jardin.

Entre eux et le garage se tenait un obstacle que Séline décida d'éliminer. L'un des Glock se trouvait à sa ceinture, elle en retira la sécurité avant de sortir dans l'obscurité. Elle calcula la distance entre eux et la porte du garage et décida qu'il valait mieux agir au plus vite.

- Neil, cours au garage.

Il partit comme une flèche vers la porte et elle contourna l'obstacle qui lui faisait face pour arriver derrière sa victime qui grognait en se prenant les pieds dans un des massifs de fleurs de sa mère. Une pression sur la gâchette et le coup de feu tonnât dans l'air.

Séline courut rejoindre son frère, elle ouvrit la porte pour la refermer à la volée derrière elle. Elle ne vit pas Neil près des véhicules et se dirigea vers le stand de tir. Elle le retrouva près de l'armoire où ils rangeaient leurs affaires de chasse. Il remplissait les sacoches de la moto de leur père. La jeune femme vit qu'il y fourrait ses vêtements de chasse ainsi que les siens et plusieurs couteaux avant de refermer les lanières de cuir. Elle tendit le bras pour prendre son arc alors qu'il en faisait de même. Il lui passa la lanière du carquois sur son épaule et ils se tournèrent vers leur objectif. Prendre la moto et aller chez Nathan.